Élections régionales de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie

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Élections régionales de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie
170 sièges du conseil régional
et
Type d’élection Élections régionales
Corps électoral et résultats
Inscrits 4 237 839
Votants au 1er tour 2 322 851
54,81 %
Votes exprimés au 1er tour 2 236 792
Votes blancs au 1er tour 51 483
Votes nuls au 1er tour 34 576
Votants au 2d tour 2 595 417
61,24 %
Votes exprimés au 2d tour 2 405 002
Votes blancs au 2d tour 117 764
Votes nuls au 2d tour 72 651
Xavier Bertrand.jpg Xavier Bertrand – LR - UDI
Voix au 1er tour 558 420
24,97 %
Voix au 2e tour 1 389 340
57,77 %
Sièges obtenus 116
Le Pen, Marine-9586.jpg Marine Le Pen – FN
Voix au 1er tour 909 035
40,64 %
Voix au 2e tour 1 015 662
42,23 %
Sièges obtenus 54
SSF2014 - Pierre de Saintignon - 1.jpg Pierre de Saintignon – PS
Voix au 1er tour 405 199
18,12 %
Sièges obtenus 0 (retrait)
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Fabien Roussel – PCF
Voix au 1er tour 119 081
5,32 %
Sièges obtenus 0
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Sandrine Rousseau – EELV - PG
Voix au 1er tour 107 993
4,83 %
Sièges obtenus 0
Composition du conseil régional
Diagramme
Président du conseil régional
Sortant Élu
Daniel Percheron (PS)
Claude Gewerc (PS)
Xavier Bertrand
(LR)

Les élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie se déroulent les 6 et 13 décembre 2015 afin d'élire les 170 conseillers de la nouvelle grande région.

Au premier tour, le Front national, conduit par Marine Le Pen, arrive largement en tête avec 40,64 % devant la liste de droite de Xavier Bertrand avec 24,97 %. La liste socialiste de Pierre de Saintignon recueille 18,12 % mais décide de se retirer du second tour, pour « faire barrage au Front national ».

Au second tour, une plus grande mobilisation des électeurs et le report des voix de gauche vers Xavier Bertrand permettent à sa liste de terminer en tête avec une large avance, avec 57,77 % des voix.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Carte de la future région.

Le mode de scrutin est fixé par le Code électoral. Les 170 conseillers régionaux (17 pour l'Aisne, 25 pour l'Oise, 18 pour la Somme, 76 pour le Nord et 44 pour le Pas-de-Calais[1]) sont élus pour six ans[2]. Ils sont élus au scrutin de liste à deux tours sans adjonction ni suppression de noms et sans modification de l'ordre de présentation. Chaque liste est constituée d'autant de sections qu'il y a de départements dans la région[3].

Si une liste a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, une prime d'un quart des sièges lui est d'abord attribuée. Ensuite le reste est réparti à la proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne. Une liste ayant obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés ne peut se voir attribuer un siège[3]. Sinon on procède à un second tour où peuvent se présenter les listes ayant obtenu 10 % des suffrages exprimés[3]. La composition de ces listes peut être modifiée pour comprendre les candidats ayant figuré au premier tour sur d’autres listes, sous réserve que celles-ci aient obtenu au premier tour au moins 5 % des suffrages exprimés et ne se présentent pas au second tour[4]. À l’issue du second tour, les sièges sont répartis de la même façon[3], sauf que la majorité absolue n'est plus requise : la liste arrivée en tête dispose d'une « prime » d'un quart des sièges. Le reste des sièges est ensuite attribué à l'ensemble des listes ayant recueilli au moins 5 % des suffrages exprimés. Ainsi, avec la prime, la liste arrivée en tête peut disposer d'une majorité au conseil régional à partir d'environ 33 % des suffrages exprimés au second tour.

Les sièges étant attribués à chaque liste, on effectue ensuite la répartition entre les sections départementales, au prorata des voix obtenues par la liste dans chaque département[5].

Contexte régional[modifier | modifier le code]

Les deux anciennes régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie ont connu des évolutions politiques divergentes depuis la création des premiers conseils régionaux, d'abord dénommés « Établissements publics régionaux » (EPR) par la loi du 5 juillet 1972[6]. La région Nord-Pas-de-Calais est ainsi historiquement acquise au Parti Socialiste, qui a dirigé la région depuis 1972, à l'exception d'une brève parenthèse écologiste, de 1992 à 1998, tandis que les majorités ont plus régulièrement alterné en Picardie : le centre de 1974 à 1978 (CNIP et UDF), la gauche de 1978 à 1979 (PSD), la droite de 1979 à 1980 (DVD), le parti communiste de 1980 à 1981, le parti socialiste de 1981 à 1985, le centre de 1985 à 2004 (UDF) puis de nouveau le Parti Socialiste depuis lors.

Le candidat Xavier Bertrand (4e sur la rangée du haut) entre Francis Decourrière et Valérie Létard, lors d'une rencontre de football le 21 septembre. Trois rangs devant se trouve le président sortant Daniel Percheron.

En dépit de ces évolutions politiques divergentes, la nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie est sujette à des préoccupations communes, au premier rang desquelles figure notamment la question de l'emploi. Le taux de chômage y est d'environ 12,5 %, soit plus de deux points au-dessus de la moyenne nationale, pour une population de 5,98 millions d'habitants sur l'ensemble des 5 départements, dont 2,5 millions pour le seul Nord, le département le plus peuplé de France. Les candidats ont d'ailleurs noté l'importance de cette thématique : Xavier Bertrand (LR) a choisi pour slogan de campagne « Notre région au travail », tandis que Pierre de Saintignon (PS) met en exergue son expérience de premier vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais chargé des affaires économiques pour proposer des solutions aux entreprises locales et aux industries telles que la métallurgie, la sidérurgie, l'automobile et l'agro-alimentaire.

Il est à noter que la nouvelle région remodelée est la 3e région française en termes de production de richesse économique avec un PIB de l'ordre de 150 milliards d'euros, soit 7,5 % de la richesse nationale. Elle bénéficie d'une productivité du travail importante, la classant au 5e rang des régions françaises au regard du PIB par tête. En outre, la nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie se signale par son économie très insérée dans la dynamique mondiale. Assurant la jonction entre l'Île-de-France et la Belgique, qu'elle dépasse d'ailleurs en termes de superficie avec ses 12 414 km2, et reliée au Royaume-Uni par le Tunnel sous la Manche, le Nord-Pas-de-Calais-Picardie devrait compter pour 10,7 % des exportations françaises[7].

La capitale de la nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie sera sans surprise la ville de Lille. Celle-ci a été préférée à Amiens pour devenir le chef-lieu du territoire à l'issue du conseil des ministres du 31 juillet 2015[8]. Toutefois, le conseil régional issu des élections de décembre 2015 devra se prononcer par un vote pour entériner cette décision.

Élections régionales précédentes[modifier | modifier le code]

Nord-Pas-de-Calais[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Nord-Pas-de-Calais[9]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
Daniel Percheron* PS - PRG - MRC 358 204 29,16 704 181 51,90
73
64,60
Alain Bocquet FG - Alternatifs - DVG 132 435 10,78
Jean-François Caron - MEI 126 982 10,34
Valérie Létard Majorité présidentielle 233 366 19,00 351 502 25,91
22
19,47
Marine Le Pen FN 224 871 18,31 301 190 22,20
18
15,93
Olivier Henno MoDem 48 245 3,93  
François Dubout CNI 37 051 3,02
Pascale Montel NPA 36 870 3,00
Eric Pecqueur LO 17 693 1,44
Mickaël Poillion Divers 12 648 1,03
 
Inscrits 2 870 281 100,00 2 872 257 100,00  
Abstentions 1 593 097 55,50 1 460 589 50,85  
Votants 1 277 184 44,50 1 411 668 49,15  
Blancs et nuls 48 819 3,82 54 795 3,88  
Exprimés 1 228 365 96,18 1 356 873 96,12  

Picardie[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Picardie[10]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Claude Gewerc* PS - PRG - MRC 153 044 26,64 310 674 48,28
35
61,40
  Christophe Porquier EE 57 343 9,98
  Caroline Cayeux Majorité présidentielle 149 007 25,94 208 665 32,43
14
24,56
  Michel Guiniot FN 90 802 15,81 124 177 19,30
8
14,04
  Maxime Gremetz Colère et espoir 35 643 6,20  
  Thierry Aury FG - Alternatifs - PCOF - DVG 30 721 5,35
  France Mathieu MoDem - AEI - Cap21 21 486 3,74
  Sylvain Desbureaux NPA 17 269 3,01
  Thomas Joly PDF - MNR 11 624 2,02
  Roland Szpirko LO 7 555 1,32
 
Inscrits 1 321 513 100,00 1 320 977 100,00  
Abstentions 719 286 54,43 645 273 48,85
Votants 602 227 45,57 675 704 51,15
Blancs et nuls 27 733 4,61 32 188 4,76
Exprimés 574 494 95,39 643 516 95,24

* liste du président sortant


Listes et candidats[modifier | modifier le code]

Têtes de liste régionales[modifier | modifier le code]

Liste Aisne Nord Oise Pas-de-Calais Somme
Liste Sylvain Blondel Nous Citoyens William Landa [11](NC) Sylvain Blondel[12] (NC) Sébastien Veron[11] (NC) Josette Dautriche[11] (NC) Thomas Porquet[11] (NC)
Liste Xavier Bertrand LR - UDI - MoDem - CPNT Xavier Bertrand (LR) Valérie Létard[13] (UDI) Éric Woerth[14] (LR) Natacha Bouchart[15] (LR) Brigitte Fouré[16] (UDI)
Liste Marine Le Pen FN-RBM Paul-Henry Hansen-Catta (FN) Philippe Eymery[17] (FN) Michel Guiniot (FN) Marine Le Pen (FN) Sébastien Chenu[18] (RBM)
Liste Éric Mascaro UPR Marcel Marchand Sofiane Souchi Kamel Katache Eric Mascaro Gérard Daulle
Liste Éric Pecqueur LO Anne Zanditénas[19] Eric Pecqueur Roland Szpirko[20] Françoise Millot Bruno Paleni
Liste Sandrine Rousseau EELV - PG - ND - NGS[21] Dominique Jourdain (EELV)[22] Laurent Matejko (PG)[23] Marie-Laure Darrigade (PG)[23] Marine Tondelier (EELV)[22] Dominique Théo (ND)[24]
Liste Fabien Roussel PCF - E! - R&S - CC Benoît Roger Fabien Roussel[25] Thierry Aury Cathy Apourceau-Poly Nathalie Marchand
Liste Pierre de Saintignon PS - PRG - MRC - MEI Anne Ferreira[26] (PS) Pierre de Saintignon[26] (PS) Béatrice Lejeune[26] (PS) Frédéric Cuvillier[27] (PS) Nicolas Dumont[26] (PS)
Liste Jean-Philippe Tanguy DLF Philippe Douchain[28] François Dubout[29] Roland Guillaux[30] Benoît Dolle [31] Nicolas Lottin [32]

Situation par parti[modifier | modifier le code]

Debout la France (DLF)[modifier | modifier le code]

Jean-Philippe Tanguy[33], délégué national aux fédérations de Debout la France, est le candidat déclaré du parti. Il fut la tête de liste de Debout la France aux élections européennes de 2014 dans le Nord-Ouest (4,16 %)[34].

Le Rassemblement (EELV / PG / ND / NGS)[modifier | modifier le code]

Europe Écologie Les Verts Nord – Pas-de-Calais – Picardie a élu le samedi 25 avril ses deux têtes de liste pour les élections régionales de 2015 : Sandrine Rousseau et Emmanuel Cau[35],[36]. Tous deux sont déjà conseillers régionaux élus à la région.

Le Parti de gauche a désigné Laurent Matejko et Marie-Laure Darrigade comme chefs de file pour mener les élections régionales[37]. Ils ont décidé de faire alliance avec EELV et Sandrine Rousseau pour les élections régionales de 2015[38].

Nouvelle Donne , parti créé fin 2013 en prévision des élections européennes de 2014, fait partie de la liste Le Rassemblement au côté de EELV, du Parti de gauche et de la Nouvelle gauche socialiste.

Laurent Matejko, candidat sur la liste de Sandrine Rousseau et chef de file du Parti de gauche conteste que la liste conduite par Fabien Roussel se revendique du Front de gauche. Il affirme qu'il n'est pas possible de constituer une liste Front de gauche sans le Parti de gauche, sa principale composante après le PCF[39].

Front national (FN)[modifier | modifier le code]

Marine Le Pen lors d'un meeting pour les régionales à Lille le 30 novembre 2015.

Le 30 juin 2015, Marine Le Pen[40],[41] s'est déclarée candidate à l'élection régionale de 2015 dans la nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie[42], d'abord lors d'une intervention sur iTélé puis lors d'une déplacement à Arras au cours d'une conférence de presse.

Les Républicains / Union des démocrates et indépendants (UDI) / Mouvement démocrate (MoDem)[modifier | modifier le code]

Xavier Bertrand lors d'un meeting en 2015.

Xavier Bertrand est le candidat des Républicains[43],[44],[45]. Il a été investi dès le mois de février 2015 pour mener la liste UMP, devenue depuis Les Républicains. L'ancien ministre, un temps pressenti concurrent dans la course à la primaire internet au parti, peut compter sur le soutien de l'UDI dans la région. En effet, Valérie Létard, proche de Jean-Louis Borloo, présidente de l'UDI Nord et vice-présidente du parti à l'échelle nationale, avait été désignée début février par le bureau exécutif de l'UDI comme chef de file du mouvement, les deux partis ont finalement fait le choix d'une liste commune, menée par Xavier Bertrand. À noter que les noms de Gérald Darmanin et Marc-Philippe Daubresse avaient été un temps pressentis. Le MoDem, mené par Jean-Marie Vanlerenberghe dans cette région, a rejoint cette liste commune de la droite et du centre en septembre 2015.

Lutte ouvrière (LO)[modifier | modifier le code]

Éric Pecqueur est la tête de liste « Lutte Ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs » pour les élections régionales 2015 dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Ouvrier de l'usine Toyota Valenciennes, il est également porte parole régional de Lutte ouvrière.

Parti communiste (PCF) et alliés[modifier | modifier le code]

Fabien Roussel[46] est élu tête de liste du PCF pour les élections régionales 2015 dans la Région Nord-Pas-de-Calais-Picadie le 27 juin 2015 à Avion. Né à Béthune, il vit à Saint Amand les Eaux où il est conseiller communautaire depuis 2014.

Parti socialiste (PS)[modifier | modifier le code]

Pierre de Saintignon.

Frédéric Cuvillier tête de liste département Pas de Calais. Anne Ferreira pour l'Aisne. Beatrice Lejeune pour l'Oise, et Nicolas Dumont pour la Somme.

Pierre de Saintignon, premier adjoint de Martine Aubry à la mairie de Lille, conduit la liste régionale du PS désigné par les militants[47],[48] pour la région Nord Pas De Calais Picardie. Le président de Picardie, Claude Gewerc, avait annoncé ne pas briguer la tête de liste, faute de soutiens[49],[50].

Nous Citoyens[modifier | modifier le code]

Denis Payre.

Denis Payre a fondé le mouvement Nous Citoyens en 2013, présent aux européennes de 2014 et sur le scrutin départemental. Une liste issue de la société civile est présentée pour les régionales 2015 menée par Sylvain Blondel, entrepreneur.

Union populaire républicaine (UPR)[modifier | modifier le code]

Eric Mascaro est la tête de liste pour l'Union populaire républicaine dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie[51].

Programmes des partis[modifier | modifier le code]

Debout la France (DLF)[modifier | modifier le code]

Jean-Philippe Tanguy a mis en ligne sur son site de campagne son programme politique pour ces élections[52]. Plusieurs grandes thématiques sont ainsi abordées. En matière de transport, le candidat propose une rénovation des lignes ferroviaires, l'instauration d'un service minimum de transports renforcé aux heures de pointe, la création de lignes de bus pour les zones non desservies par les rails. Jean-Philippe Tanguy se prononce pour la vidéo-protection pour toutes les lignes et les gares et le renforcement d'une véritable police ferroviaire à l'échelle de la région. Concernant l'automobile, le programme s'engage sur une suppression des péages pour les voies rentabilisées ou encore des aides régionales pour l'achat de voitures propres (filière électrique et biocarburants).

En matière de ruralité, Jean-Philippe Tanguy propose la création d'un « chèque terroir » pour encourager les producteurs, les artisans et les commerçants de proximité. De même, le candidat s'engage à lutter contre les déserts médicaux en parrainant les étudiants en médecine contre une promesse d'installation, à aider les départements et associations à assurer un service de transports aux personnes âgées vers les centre-villes et à investir dans l'Internet très haut débit et la fibre optique. Pêle-mêle, la protection de la filière du bois, le financement d'un plan de vigilance et d'action pour les apiculteurs et l'arrêt des projets d'éoliennes refusés par la population sont également mis en exergue.

En matière de sécurité, Jean-Philippe Tanguy souhaite créer une police régionale des transports, aider les communes à se doter de caméras de vidéo-protection, contribuer au financement du matériel manquant de la police et de la gendarmerie, donner plus de moyens aux lycées pour lutter contre la drogue et soutenir les maires qui refusent les campements illégaux de Roms et de migrants.

En matière de développement économique, le candidat propose la création d'un « contrat de la deuxième chance » et souhaite élargir l'apprentissage à tous les corps de métier, dont les entreprises tertiaires, et développer massivement les formations en ligne. Par ailleurs, Jean-Philippe Tanguy souligne vouloir réserver les marchés publics aux TPE et PME régionales qui refuseraient les travailleurs détachés et créer un bouclier RSI, fonds de solidarité pour protéger les commerçants et artisans en litige avec le RSI. Le développement économique s'articule ainsi autour de l'idée de projet « Symbiose 2020 », devant permettre une meilleure alliance de l'agriculture et de l'industrie.

En matière de santé publique, Jean-Philippe Tanguy se prononce contre la fermeture supplémentaire d'hôpitaux et de maternités. Il souhaite créer un centre d'excellence contre les maladies cardio-vasculaires, un centre d'excellence Douai/Valenciennes sur la voiture propre. De même, un projet de mutuelle régionale figure dans le programme.

Le Rassemblement (EELV / PG / ND / NGS)[modifier | modifier le code]

Le Rassemblement a édité un projet de 30 pages, résumant les mesures qu'il prendrait en cas de victoire[53].

Front national (FN)[modifier | modifier le code]

Marine Le Pen a insisté sur la dimension sécuritaire de son programme. Dans un meeting de campagne à Amiens[54], la candidate se prononce ainsi en faveur d'une police régionale des transports et d'équipements de sécurité dans les lycées.

Philippe Emery, tête de liste Front national, s'est pour sa part engagé à baisser les indemnités des élus du Nord-Pas-de-Calais afin de réaliser une moyenne avec les élus de la Picardie[54]. Il a également plaidé pour faire de la région l'une des moins imposées de France.

Le programme du Front national promet d'agir également sur la formation, avec la création d'une « université des métiers de la mer » et la volonté d'un audit général sur l'efficacité des structures de formation partenaires de la région.

Sur le thème de l'écologie, Marine Le Pen s'est dite opposée à l'implantation d'éoliennes qui nuisent à la santé des riverains et défigure le paysage, et souhaite prôner le bio et le recours aux producteurs locaux dans les cantines[55].

Les Républicains / Union des démocrates et indépendants (UDI) / Mouvement démocrate (MoDem)[modifier | modifier le code]

Dans un document présenté sur son site de campagne[56], Xavier Bertrand a articulé son programme autour de trois grands axes : le travail, l'autorité et la proximité. Une dernière partie conclut sur son engagement pour la région.

En matière de travail, Xavier Bertrand propose de réformer la formation professionnelle, compétence de la nouvelle région. Il indique également faire « le choix de l'apprentissage plutôt que des contrats aidés », en proposant, pour chaque jeune qui le demande, un poste d'apprenti, en multipliant par trois l'aide aux entreprises. Le candidat Les Républicains développe également ses propositions pour les entreprises : création d'un guichet unique, soutien à la trésorerie, consolidation des pôles d'excellence et soutien à la filière agricole. Xavier Bertrand propose également la création d'une banque régionale d'investissement[57].

En matière de sécurité, le candidat propose l'instauration de la vidéosurveillance dans les trains et gares de la région, avec un centre de supervision unique et la création d'une police des transports. Xavier Bertrand souhaite instaurer un plan anti-drogues fondé sur la prévention dans les lycées et centres de formation. Sur le plan de la crise des migrants, le candidat propose notamment de demander l'expulsion de tout clandestin commettant un acte illégal sur le territoire, de dénoncer les accords du Touquet[58], d'installer un centre fermé pour limiter les nuisances pour les habitants du Calaisis, ainsi que de décider d'un blocus maritime au large des côtes libyennes.

Xavier Bertrand prône enfin la vision d'une région plus proche de ses habitants et « fière de son identité ». À cet égard, il souhaite utiliser les fonds européens pour financer la mise au norme des exploitations, notamment dans l'élevage et la production laitière et favoriser les produits locaux dans les marchés publics. Concernant le désenclavement des territoires, Xavier Bertrand propose de rendre Internet accessible sur l'ensemble du territoire de la nouvelle région, de mettre en place un plan de modernisation rurale, et de développer les investissements dans les routes terrestres et ferroviaires du Nord-Pas-de-Calais-Picardie[59].

Lutte ouvrière (LO)[modifier | modifier le code]

Le parti Lutte Ouvrière a mis à disposition sur son site une circulaire dans laquelle il rappelle les points principaux de son programme[60]. Figurent ainsi en première place les revendications économiques : augmentation des revenus au même rythme que les prix réels et de façon automatique pour empêcher que l'inflation ne grignote le pouvoir d'achat des travailleurs, interdiction des licenciements, abolition du secret des affaires et contrôle des comptes des entreprises, expropriation des banquiers sans indemnités ni rachat, fusion et placement des banques sous le contrôle des travailleurs et de l'ensemble de la population.

Le programme propose également d'accueillir les migrants sur tout le territoire comme « frères de classe » ou encore de retirer les troupes française d'Afrique et du Moyen-Orient.

Parti communiste (PCF) et alliés[modifier | modifier le code]

Une synthèse du projet du candidat est disponible sur le site de la liste « L'Humain d'abord »[61], dans laquelle plusieurs thématiques sont abordées.

La première propose de « reprendre la main sur l'économie » en mettant l'argent au service d'une politique industrielle ambitieuse et d'investissements publics répondant aux besoins humains. Le projet phare est la création d'une banque publique régionale afin d'injecter 3 milliards d'euros dans l'économie régionale, sous forme de prêt à taux zéro au service de l'industrie, des PME et des collectivités. La liste propose également des aides aux entreprises qui soient davantage maîtrisées.

Le deuxième thème mis en exergue dans le programme et le développement de services publics accessibles et efficaces, piliers d'une économie sociale et solidaire. Fabien Roussel dit vouloir demander auprès de l'Éducation nationale davantage de postes d'enseignants pour la nouvelle région, afin de répondre au décrochage scolaire. Le candidat se propose également de faire en sorte que la CARSAT et la CPAM puissent embaucher davantage d'agents. En outre, le programme met en lumière la volonté de la liste de garantir le maintien des effectifs des 8 600 agents du Conseil régional et de développer des antennes du Conseil régional sur l'ensemble du territoire de la future région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Enfin, le programme est également axé sur l'environnement. Fabien Roussel propose de favoriser les transports collectifs et le fret, relocaliser la production en permettant la mise en place d'une logique de circuits courts, et encourager l'isolation thermique des bâtiments afin de réduire la consommation d'énergie.

Parti socialiste (PS)[modifier | modifier le code]

Sur son site de campagne, Pierre de Saintignon classe ses propositions en trois rubriques : emploi, service public et environnement[62].

Sur le thème de l'emploi, le candidat propose tout d'abord de développer les grands travaux : réalisation du canal Seine Nord, lancement des « Grands travaux portuaires » (Calais, puis l'ensemble Boulogne-Calais-Dunkerque), la rénovation des quartiers populaires et des centres-villes, un plan logement durable et l'amélioration des infrastructures de transport. Pierre de Saintignon propose également de faire du territoire Nord-Pas-de-Calais-Picardie la première région sur l'industrie numérique, en lançant l'Acte II des pôles de compétitivité et d'excellence de la région, en développant le soutien aux PME et en créant 50 000 emplois numériques sur le mandat. Concernant la compétitivité sociale, le candidat PS propose un New Deal régional et le lancement d'un programme Salariés Séniors.

Sur le thème des services publics, la santé est l'une des priorités affichée dans le programme. À cet égard, la « garantie santé » propose un élargissement du plan maisons de santé ainsi qu'un soutien de la région aux deux CHRU et aux hôpitaux de proximité. La recherche médicale est également prise en considération, avec un soutien à l'Eurasanté, à l'Institut Pasteur de Lille et aux CHRU de Lille et d'Amiens. Les engagements de Pierre de Saintignon concernent également les services publics dans leur ensemble. À cette fin, le candidat s'est exprimé en faveur de la création de Maisons de services publics[63] dans toute la région, le développement du haut débit dans chaque commune en corrélation avec la création de services publics numériques. Par ailleurs, la valorisation du patrimoine et de la culture commune de la grande région, l'éducation artistique, le soutien à la filière économique de la culture, la création d'un conseil régional des acteurs culturels et d'une conférence annuelle des lieux culturels seraient également instaurés.

Sur le thème de l'environnement, Pierre de Saintignon a choisi d'axer son programme sur la transition écologique. Aussi, le candidat socialiste propose de faire du Nord-Pas-de-Calais-Picardie une région à la pointe de la lutte contre le réchauffement climatique en favorisant la transition énergétique et en améliorant le développement durable.

Nous Citoyens[modifier | modifier le code]

Dans son discours de lancement de campagne le 3 octobre 2015, Sylvain Blondel, tête de liste du mouvement Nous Citoyens a dressé la liste des cinq priorités qui le guideraient[64].

En matière d'emploi, le candidat propose la « troisième Révolution industrielle » en forgeant dans la région un contexte porteur de dynamique économique et propice à la création de richesses.

De même, Sylvain Blondel souhaite axer son programme sur l'éducation, la formation professionnelle et l'apprentissage. À cet égard, il se propose de lutter contre l'illettrisme en mettant en œuvre un plan personnalisé, en augmentant les moyens pédagogiques et en développant les bourses au mérite.

Concernant l'aménagement du territoire, le candidat de Nous Citoyens souhaite lutter contre les déserts médicaux et la fracture numérique. En outre, il propose de restaurer un cadre de vie agréable, bien desservi au niveau des transports mais aussi respectueux de l'environnement.

La quatrième priorité est la défense d'une fiscalité stable et d'une gestion saine et responsable des deniers publics. Sylvain Blondel annonce ainsi qu'il n'augmentera pas les impôts.

Enfin, Nous Citoyens propose la mise en place d'une charte de l'élu pour tous les conseillers régionaux : non-cumul des mandats, transparence et obligation de rendre compte de son action.

Union populaire républicaine (UPR)[modifier | modifier le code]

Le site de campagne d'Eric Mascaro fait figurer son programme pour les élections régionales 2015[65].

En matière de formation professionnelle et d'apprentissage, le candidat se propose d'accroître les aides pour les « métiers en tension » et de prioriser les crédits vers les jeunes les moins diplômés, tout en simplifiant les démarches administratives.

En matière d'économie, Eric Mascaro souhaite réorienter les aides vers les PME et TPE locales et l'artisanat, augmenter la part des aides allouées à la recherche et à l'innovation, créer un fonds de garantie pour les prêts bancaires aux PME et mieux superviser les chambres de métier. Concernant l'agriculture, le candidat s'oriente vers la création à titre expérimental de centres régionaux de distribution de produits agricoles, gérés par la région, à but non lucratif et permettant d'établir des circuits courts et de vendre des productions agricoles locales à des prix rémunérateurs pour les agriculteurs et intéressants pour les consommateurs.

En matière de transports, Eric Mascaro se prononce contre la privatisation du TER prévue pour 2019 et souhaite garantir le maintien des lignes de TER existantes.

Eric Mascaro se dit favorable à une gestion transparente et économe du Conseil régional : il milite en effet pour la division par deux du nombre d'élus et propose un audit complet et indépendant de la région sur la dette, l'attribution des fonds européens et des aides publiques versées aux entreprises. Au niveau régional, le candidat propose d'instaurer le référendum d'initiative populaire, de mettre en place une commission citoyenne de contrôle du conseil régional afin d'évaluer les projets et les politiques conduites et de soutenir les médias alternatifs et indépendants qui contribuent au débat démocratique.

Sondages[modifier | modifier le code]

Avertissement : Les résultats des intentions de vote ne sont que la mesure actuelle des rapports de forces politiques. Ils ne sont en aucun cas prédictifs du résultat des prochaines élections. La marge d'erreur de ces sondages est de 4,5 % pour 500 personnes interrogées, 3,2 % pour 1000, 2,2 % pour 2000 et 1,6 % pour 4000[66].

Premier tour[modifier | modifier le code]

Institut Date Échantillon Éric Pecqueur
(LO)
(NPA) Fabien Roussel
(PCF - E! - R&S - CC)
Sandrine Rousseau
(EELV-PG-ND-NGS)
Pierre de Saintignon
(PS, PRG et alliés)
Yves Gernigon
(PFE)
Sylvain Blondel
(Nous Citoyens)
(MoDem) (UDI) Xavier Bertrand
(LR)
Jean-Philippe Tanguy
(DLF)
Éric Mascaro
(UPR)
Marine Le Pen
(FN - RBM)
Autres
Ifop Du 4 au 8 juin 2015 876 2,5 % 14 % 18 % - - 5 % 28 % 2,5 % - 30 % -
OpinionWay Du 25 au 29 juin 2015 859 4 % 5 % 8 % 18 % - - - 26 % 1 % - 32 % 6 %
OpinionWay Du 25 au 29 juin 2015 859 5 % 6 % 23 % (de Saintignon) - - - 26 % 1 % - 33 % 6 %
Ifop Du 9 au 14 septembre 2015 924 2 % - 5 % 10 % 18 % 0,5 % - 28 % 2,5 % - 34 % -
Ifop Du 9 au 14 septembre 2015 924 2 % - 9 % 5 % 17 % 1 % - 28 % 3 % - 35 % -
Ifop Du 9 au 14 septembre 2015 924 3 % - 28 % 1 % - 30 % 3 % - 35 % -
Odoxa Du 15 au 18 septembre 2015 991 4 % 6 % 4 % 19 % - - 26 % 2 % - 36 % 3 %
Odoxa Du 15 au 18 septembre 2015 991 4 % 9 % 21 % - - 26 % 1 % - 37 % 2 %
BVA Du 6 au 14 octobre 2015 903 1 % - 5 % 8 % 15 % - 2 % 25 % 2 % - 42 % -
Harris Du 14 au 19 octobre 2015 1 022 2 % - 9 % 8 % 16 % - - 25 % 2 % - 35 % -
Ifop Du 20 au 23 octobre 2015 978 1 % - 4 % 9 % 19 % - 1,5 % 26 % 1,5 % - 38 % -
Ifop Du 10 au 13 novembre 2015 968 1,5 % - 5,5 % 8 % 19 % - 1 % 26 % 2 % 0,5 % 36,5 % -
OpinionWay Du 17 au 20 novembre 2015 807 1 % - 6 % 5 % 20 % - - 26 % 2 % - 40 % -
Ipsos Du 19 au 21 novembre 2015 802 2 % - 3,5 % 5 % 20 % - 1 % 26 % 2 % 0,5 % 40 % -
BVA Du 17 au 23 novembre 2015 902 2,5 % - 5 % 6 % 17 % - 1 % 24 % 2 % 0,5 % 42 % -
Ifop Du 25 au 28 novembre 2015 941 1,5 % - 5,5 % 6,5 % 20 % - 1 % 24 % 2 % 0,5 % 39 % -
Ipsos Du 20 au 29 novembre 2015 23 061 1,5 % - 3,5 % 6 % 20 % - 1,5 % 25 % 2 % 0,5 % 40 % -

Second tour[modifier | modifier le code]

Hypothèse triangulaire[modifier | modifier le code]

Institut Date Échantillon Pierre de Saintignon Xavier Bertrand Marine Le Pen
OpinionWay 25 au 29 juin 2015 859 31 % 32 % 37 %
Ifop 9 au 14 septembre 2015 924 32 % 33 % 35 %
Odoxa 15 au 18 septembre 2015 991 29 % 32 % 39 %
BVA 6 au 14 octobre 2015 903 25 % 29 % 46 %
Harris 14 au 19 octobre 2015 1022 32 % 31 % 37 %
Ifop 20 au 23 octobre 2015 978 30 % 31 % 39 %
Ifop 10 au 13 novembre 2015 968 31 % 31 % 38 %
OpinionWay 17 au 20 novembre 2015 807 27 % 30 % 43 %
Ipsos 19 au 21 novembre 2015 802 29 % 30 % 41 %
BVA 17 au 23 novembre 2015 902 26 % 30 % 44 %
Ifop 25 au 28 novembre 2015 941 30 % 28 % 42 %
Ipsos - Sopra Steria 20 au 29 novembre 2015 23 061 30 % 30 % 40 %

Hypothèse duel[modifier | modifier le code]

Institut Date Échantillon Pierre de Saintignon Xavier Bertrand Marine Le Pen
BVA 6 au 14 octobre 2015 903 / 48 % 52 %
Ifop 10 au 13 novembre 968 / 53 % 47 %
OpinionWay 17 au 20 novembre 807 46 % / 54 %
/ 50 % 50 %
BVA 17 au 23 novembre 902 / 49 % (soutenu par la liste PS) 51 %
/ 48 % 52 %
Ifop 25 au 28 novembre 2015 941 48 % / 52 %
/ 50,5 % 49,5 %
TNS Sofres 7 au 8 décembre 2015 805 / 53 % 47 %
Odoxa 6 au 8 décembre 2015 1 274 / 52 % 48 %
BVA 9 au 10 décembre 2015 908 / 53 % 47 %

Résultats[modifier | modifier le code]

Global[modifier | modifier le code]

Carte représentant la liste arrivée en tête dès le premier tour dans l'ensemble des communes.
Tête
de liste
Liste Premier tour[67] Second tour[68] Sièges
# % # % # %
Marine Le Pen[69] FN 909 035 40,64 1 015 662 42,23 54 31,76
Xavier Bertrand LR - UDI - MoDem - CNIP - CPNT[70] 558 420 24,97 1 389 340 57,77 116 68,24
Pierre de Saintignon * PS - PRG - MRC - UDE - MEI - MDP[71] 405 199 18,12 Retrait[Note 1]
Fabien Roussel[72] PCF - E! - R&S - CC[73],[74],[75] 119 081 5,32
Sandrine Rousseau EELV - PG - ND - NGS[21] 107 993 4,83
Jean-Philippe Tanguy DLF 53 359 2,39
Éric Pecqueur LO 39 041 1,75
Sylvain Blondel[76] NC[12] 30 319 1,36
Éric Mascaro[77] UPR 14 345 0,64
* Vice-président sortant
Inscrits 4 237 839 100,00 4 237 939 100,00  
Abstentions 1 914 988 45,19 1 642 522 38,76
Votants 2 322 851 54,81 2 595 417 61,24
Blancs 51 483 2,22 117 764 4,54
Nuls 34 576 1,49 72 651 2,80
Exprimés 2 236 792 96,30 2 405 002 92,66
  1. Ayant recueilli plus de 10% des voix lors du premier tour, la liste de gauche de Pierre de Saintignon décide pourtant de se retirer avant le second tour.

Ex-région Picardie[modifier | modifier le code]

Aisne[modifier | modifier le code]

Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
Paul-Henry Hansen-Catta FN 87 229 43,55 98 914 46,24
Xavier Bertrand LR - UDI - MoDem - CNIP - CPNT[70] 58 111 29,02 114 989 53,76
Anne Ferreira PS - PRG - MRC - UDE - MEI - MDP[71] 27 657 13,81 Retrait
Benoît Roger PCF - E! - R&S - CC[74],[75] 8 085 4,04
Dominique Jourdain EELV - PG - ND - NGS[21] 7 881 3,94
Philippe Douchain DLF 4 786 2,39
Anne Zanditénas LO 3 389 1,69
William Landa NC[12] 2 198 1,10
Marcel Marchand UPR 941 0,47
Inscrits 374 780 100,00 374 758 100,00  
Abstentions 166 986 44,56 143 408 38,27
Votants 207 794 55,44 231 350 61,73
Blancs 4 326 2,08 10 645 4,60
Nuls 3 191 1,54 6 802 2,94
Exprimés 200 277 96,38 213 903 92,46

Oise[modifier | modifier le code]

Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
Michel Guiniot FN 122 031 42,08 139 407 44,12
Éric Woerth LR - UDI - MoDem - CNIP - CPNT[70] 77 746 26,81 176 579 55,88
Béatrice Lejeune PS - PRG - MRC - UDE - MEI - MDP[71] 42 695 14,72 Retrait
Marie-Laure Darrigade EELV - PG - ND - NGS[21] 14 710 5,07
Thierry Aury PCF - E! - R&S - CC[74],[75] 12 871 4,44
Roland Guillaux DLF 8 334 2,87
Roland Szpirko LO 4 688 1,62
Sébastien Véron NC[12] 4 630 1,60
Kamel Katache UPR 2 299 0,79
Inscrits 559 330 100,00 559 345 100,00  
Abstentions 259 295 46,36 219 409 39,23
Votants 300 035 53,64 339 936 60,77
Blancs 6 495 2,16 15 399 4,53
Nuls 3 536 1,18 8 551 2,52
Exprimés 290 004 96,66 315 986 92,95

Somme[modifier | modifier le code]

Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
Sébastien Chenu FN 93 211 41,02 104 800 43,63
Brigitte Fouré LR - UDI - MoDem - CNIP - CPNT[70] 59 845 26,33 135 412 56,37
Nicolas Dumont PS - PRG - MRC - UDE - MEI - MDP[71] 39 239 17,27 Retrait
Nathalie Marchand PCF - E! - R&S - CC[74],[75] 11 137 4,90
Dominique Théo EELV - PG - ND - NGS[21] 9 441 4,15
Nicolas Lottin DLF 6 573 2,89
Bruno Paleni LO 3 858 1,70
Thomas Porquet NC[12] 2 787 1,23
Gérard Daulle UPR 1 163 0,51
Inscrits 408 525 100,00 408 506 100,00  
Abstentions 170 711 41,79 144 933 35,48
Votants 237 814 58,21 263 573 64,52
Blancs 6 191 2,60 14 422 5,47
Nuls 4 369 1,84 8 939 3,39
Exprimés 227 254 95,56 240 212 91,14

Ex-région Nord-Pas-de-Calais[modifier | modifier le code]

Nord[modifier | modifier le code]

Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
Philippe Eymery FN 341 833 37,04 383 238 38,16
Valérie Létard LR - UDI - MoDem - CNIP - CPNT[70] 239 996 26,01 621 099 61,84
Pierre de Saintignon PS - PRG - MRC - UDE - MEI - MDP[71] 179 185 19,42 Retrait
Fabien Roussel PCF - E! - R&S - CC[74],[75] 56 194 6,09
Laurent Matejko EELV - PG - ND - NGS[21] 49 596 5,37
François Dubout DLF 20 335 2,20
Eric Pecqueur LO 15 464 1,68
Sylvain Blondel NC[12] 13 724 1,49
Soufyane Souchi UPR 6 466 0,70
Inscrits 1 804 756 100,00 1 804 722 100,00  
Abstentions 849 197 47,05 725 917 40,22
Votants 955 559 52,95 1 078 805 59,78
Blancs 20 612 2,16 47 499 4,40
Nuls 12 154 1,27 26 969 2,50
Exprimés 922 793 96,57 1 004 337 93,10

Pas-de-Calais[modifier | modifier le code]

Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
Marine Le Pen FN 264 731 44,38 289 303 45,88
Natacha Bouchart LR - UDI - MoDem - CNIP - CPNT[70] 122 722 20,57 341 261 54,12
Frédéric Cuvillier PS - PRG - MRC - UDE - MEI - MDP[71] 116 423 19,52 Retrait
Cathy Apourceau-Poly PCF - E! - R&S - CC[74],[75] 30 794 5,16
Marine Tondelier EELV - PG - ND - NGS[21] 26 365 4,42
Benoit Dolle DLF 13 331 2,24
Françoise Millot LO 11 642 1,95
Josette Dautriche NC[12] 6 980 1,17
Eric Mascaro UPR 3 476 0,58
Inscrits 1 090 448 100,00 1 090 608 100,00  
Abstentions 468 799 42,99 408 855 37,49
Votants 621 649 57,01 681 753 62,51
Blancs 13 859 2,23 29 799 4,37
Nuls 11 326 1,82 21 390 3,14
Exprimés 596 464 95,95 630 564 92,49

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Élections régionales 2015 - Tout savoir sur les élections
  2. Art. L336 du Code électoral.
  3. a, b, c et d Art. L338 du Code électoral.
  4. Art. L346 du Code électoral.
  5. Art. L338-1 du Code électoral.
  6. « Loi n° 72-619 du 5 juillet 1972 portant création et organisation des régions », sur legifrance.gouv.fr (consulté le 9 novembre 2015).
  7. « Panorama statistique de la nouvelle région - Conseil régional de Picardie », sur picardie.fr (consulté le 9 novembre 2015).
  8. Bertrand Bissuel, « Régions : et les nouvelles capitales sont... », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  9. « Ministère de l'Intérieur », sur interieur.gouv.fr« Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais », sur nordpasdecalais.fr.
  10. « Résultats des élections régionales 2010 - Picardie », sur interieur.gouv.fr.
  11. a, b, c et d http://www.nouscitoyens2015.com/
  12. a, b, c, d, e, f et g « Élections régionales: des citoyens «engagés» et candidats », sur La Voix du Nord, (consulté le 31 décembre 2015).
  13. http://www.nordeclair.fr/info-locale/regionales-udi-et-republicains-font-listes-communes-jna60b0n803768
  14. http://www.leparisien.fr/chantilly-60500/eric-woerth-tete-de-liste-lr-udi-dans-l-oise-pour-les-regionales-14-09-2015-5090237.php
  15. http://www.lavoixdunord.fr/region/elections-regionales-natacha-bouchart-sera-tete-de-ia33b48581n3052746
  16. http://www.courrier-picard.fr/region/amiens-brigitte-foure-sera-tete-de-liste-dans-la-somme-ia201b0n605949
  17. http://www.lavoixdunord.fr/region/regionales-tete-de-liste-fn-dans-le-nord-philippe-ia23b44386n3055444
  18. http://www.leparisien.fr/beauvais-60000/un-beauvaisien-tete-de-liste-dans-la-somme-31-10-2015-5235721.php
  19. http://www.aisnenouvelle.fr/region/regionales-2015-lutte-ouvriere-sera-aussi-de-la-bataille-ia16b0n280159
  20. http://www.leparisien.fr/oise-60/regionales-eric-pecqueur-lo-adoube-roland-szpirko-25-09-2015-5127019.php
  21. a, b, c, d, e, f et g https://pgnord.wordpress.com/2015/10/03/communique-du-parti-de-gauche-nord-pas-de-calais-picardie-elections-regionales/
  22. a et b Les écologistes d'EE-LV dévoilent leurs têtes de listes départementales pour les élections régionales
  23. a et b http://lerassemblement-npdcp.fr/les-candidats/
  24. http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/somme/elections-regionales-dominique-theo-nouvelle-tete-de-liste-eelv-dans-la-somme-843459.html
  25. « Fabien Roussel officiellement tête de liste communiste pour les élections régionales », sur La Voix du Nord (consulté le 4 novembre 2015).
  26. a, b, c et d http://www.lavoixdunord.fr/politique/elections-regionales-nord-pas-de-calais-picardie-un-ia228354b0n3056851
  27. http://www.lavoixdunord.fr/politique/elections-regionales-la-mauvaise-orchestration-de-la-ia228354b229665n3062508
  28. « Élections régionales en Nord-Pas-de-Calais Picardie : retrouvez l’intégralité des candidats pour chaque liste », sur La Voix du Nord (consulté le 10 novembre 2015).
  29. « Régionales : Debout la France en haut de l’affiche », sur dailynord.fr, (consulté le 4 novembre 2015).
  30. « Elections régionales : Jean-Philippe Tanguy (DLF) se pose en « quatrième voie » », sur leparisien.fr (consulté le 4 novembre 2015).
  31. « Régionales: Debout la France, avec Benoît Dolle et Véronique Loir, présente sa liste pour le Pas-de-Calais », sur La Voix du Nord (consulté le 27 octobre 2015).
  32. « Tweet de Jean-Philippe Tanguy annonce Nicolas Lottin tête de liste départementale (M. Tanguy, tête de liste régionale se trouvant en 3eme position) », sur twitter.com.
  33. Nicolas Dupont-Aignan a présenté aujourd’hui ses vœux à la presse, debout-la-france.fr, 22 janvier 2015.
  34. Européennes dans le Nord-Ouest
  35. « Nord – Pas-de-Calais-Picardie : l’écologie au cœur de notre grande région. », sur npdc.eelv.fr, (consulté le 11 mai 2015).
  36. M.V., « Élections régionales : Sandrine Rousseau tête de liste d’Europe Écologie - Les Verts », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  37. « REGIONALES 2015 Le Parti de Gauche désigne ses têtes de liste », sur Le Courrier picard (consulté le 22 octobre 2015).
  38. « Régionales: EELV s'allie avec le Front de gauche en Nord-Pas-de-Calais/Picardie », sur Le Figaro (consulté le 22 octobre 2015).
  39. http://www.laurent-matejko.fr/pourquoi-le-parti-de-gauche-membre-du-front-de-gauche-est-dans-le-rassemblement/
  40. Marine Le Pen, présidente… en 2015, Le Journal du dimanche, 16 octobre 2014.
  41. Un Le Pen sera-t-il président de région ?, Le Journal du dimanche, 20 décembre 2014.
  42. Régionales: Marine Le Pen candidate dans le Nord-Pas-de-Calais/Picardie , Le Point, 30 juin 2015.
  43. Xavier Bertrand briguera la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Le Monde, 1er février 2015.
  44. VIDÉO - Xavier Bertrand candidat aux régionales dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Le Figaro, 1er février 2015.
  45. Xavier Bertrand (UMP) candidat aux régionales dans la grande région Nord/Pas-de-Calais-Picardie, France 3 Nord-Pas-de-Calais, 1er février 2015.
  46. « L’humain d’abord ! », sur www.rousselfabien.fr (consulté le 27 octobre 2016).
  47. Régionales Nord-Pas-de-Calais-Picardie : le choix d'un nordiste, Le Journal du dimanche, 14 décembre 2014.
  48. Pierre de Saintignon candidat des socialistes aux élections régionales, France 3 Nord-Pas-de-Calais, 16 janvier 2015.
  49. Élections régionales : Claude Gewerc (PS) ne sera pas tête de liste, Le Parisien, 16 janvier 2015.
  50. Régionales Nord-Pas-de-Calais-Picardie : Pierre de Saintignon sera le candidat PS, Claude Gewerc abandonne, France 3 Picardie, 17 janvier 2015.
  51. « Éric Mascaro conduira la liste de l'UPR dans la région Nord-Pas de Calais-Picardie - Union Populaire Républicaine | UPR », sur Union Populaire Républicaine | UPR (consulté le 14 septembre 2015).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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