Chris Cornell

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Chris Cornell
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 52 ans)
DétroitVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Christopher John Cornell BoyleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Christopher John BoyleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Shorewood High School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
Père
Edward Boyle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Karen Cornell (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Susan Silver (1990-2004)
Vicky Karayiannis (2004-2017)
Parentèle
Peter Cornell (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Soundgarden
"Alice Mudgarden (en)
Center for Disease Control Boys (en)
Temple of the Dog
Audioslave
M.A.C.C. (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Taille
1,9 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Tessiture
Instruments
Labels
Genres artistiques
Site web
Discographie
signature de Chris Cornell
Signature

Christopher Cornell, dit Chris Cornell, né Christopher Boyle le à Seattle dans l’État de Washington et mort le à Détroit dans le Michigan, est un auteur-compositeur-interprète américain.

Il est le chanteur et le guitariste rythmique des groupes Soundgarden et Audioslave. Il mène également une carrière solo et contribue à des bandes originales de films. Cornell est également le fondateur et leader du groupe Temple of the Dog créé en hommage à son ami Andrew Wood, chanteur du groupe Mother Love Bone, décédé d'une overdose.

Chris Cornell est l'une des personnalités importantes de la musique grunge émanant de Seattle dans les années 1990. Il est reconnu pour ses qualités discographiques en tant qu'auteur-compositeur et pour ses qualités vocales. Il possède une voix puissante de quatre octaves qui est considérée comme l'une des plus grandes voix de sa génération[1]. En solo il sort quatre albums studio Euphoria Morning (1999), Carry On (2007), Scream (2009) et Higher Truth (2015), un album live Songbook (2011) et une compilation The Roads We Choose (2007). Il est nommé aux Golden Globes pour sa chanson The Keeper en 2012 pour le film Machine Gun Preacher et co-écrit et interprète la chanson You Know My Name, pour la bande originale du film de la série des James Bond Casino Royale (2006).

Chris Cornell a vendu plus de 14,8 millions d'albums et 8,8 millions de titres numériques[2],[3]. Il a été dix-huit fois nommé aux Grammy Awards et en a remporté trois. Il a été élu « Meilleur chanteur de rock » par les lecteurs du magazine Guitar World[4], classé no 4 des 100 meilleurs chanteurs de heavy metal par Hit Parader[5], no 9 sur la liste du « Meilleur chanteur de tous les temps » par le magazine Rolling Stone[6] et no 12 des 22 plus grandes voix par MTV[7].

Chris Cornell se suicide dans la nuit du 17 au à l'âge de 52 ans, à Détroit dans sa chambre d'hôtel, après avoir donné un concert au Fox Theatre avec Soundgarden[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Chris Cornell naît et grandit à Seattle. Il est le fils d'Edward Boyle, un pharmacien catholique d'origine irlandaise et de Karen Cornell, une comptable juive. Il a deux grands frères, Peter et Patrick, ainsi que trois sœurs, Katy, Suzy et Maggie. Chris et ses frères et sœurs choisissent de porter le nom de jeune fille de leur mère après le divorce de leurs parents[8]. Il est scolarisé dans l'école catholique Christ the King. Pendant son année de sixième, il participe à un concert où il chante pour la première fois en public une chanson anti-guerre des années 60 : One Tin Soldier[9]. L'année suivante alors qu'il est sur le point d'être renvoyé, sa mère le retire de l'école car sa curiosité pose problème en classe. « En tant que jeunes qui ont une curiosité naturelle et la moitié d'un cerveau vous commencez à chercher des incohérences qui sont abondantes dans la religion organisée »[C 1]. Il prend alors ses distances avec cette religion[10]. Il se définit comme un enfant difficile, indépendant, rebelle, échappant à la surveillance de ses parents, rêvant de devenir footballeur professionnel et souffrant de dépression depuis l'âge de 11 ans[11]. « Je disparaissais dans la nature de bon matin sans prévenir pour nager dans les lacs du coin, escalader les murs, saccager des choses diverses »[12].

Vue de la baie depuis le Ray's Boathouse (en).

À l'âge de 6-7 ans, Cornell découvre Hey Jude des Beatles. « Cela m'a fait sentir comme si je n'avais jamais ressenti avant. Sorte d'euphorie étrange »[C 2],[13]. Il trouve dans le sous-sol inondé d'un voisin quinze disques du groupe et les écoute pendant plus d'un an[14]. « Il n'y a pas eu de moment décisif où j'ai pensé Wow, je veux faire ça. Ce n'était pas là du tout. Cela m'a juste fait du bien[13]... Les Beatles furent mon premier amour »[C 3],[9]. Sa scolarité est chaotique car il s'ennuie en classe et est souvent absent. Il fréquente plusieurs établissements dont la Shorewood High School dans la ville de Shoreline qu'il quitte en quatrième à l'âge de 15 ans[15], reprochant à l'école d'uniformiser les élèves et de ne pas y trouver sa place[16]. Cornell grandit dans un quartier difficile où circule la drogue et dès l'âge de 13 ans devient consommateur. C'est à cette période que ses parents divorcent, eux-mêmes victimes de troubles liés à l'alcool[17]. « Ce fut le moment le plus difficile de ma vie. Je suis passé d'un usage toxicomane quotidien à 13 ans à une mauvaise expérience de la drogue et à cesser d'en consommer à l'âge de 14 ans, puis je n'ai plus eu d'amis jusqu'à 16 ans. Il y a eu deux années où j'étais plus ou moins agoraphobe, je n'avais aucun contact avec personne, je ne parlais à personne, je n'avais pas d'amis du tout. Tous les amis que j'avais étaient encore dans cette foutue drogue et étaient des gens avec qui je n'avais vraiment rien en commun »[C 4],[18].

Enfant, Cornell prend des leçons de piano. Avec les Beatles, ses goûts musicaux se tournent vers Lynyrd Skynyrd, Alice Cooper, Yes, Rush[13], Led Zeppelin, Black Sabbath, Rolling Stones et Elvis Costello[16]. À 15 ans, sa mère lui offre une caisse claire car depuis son enfance il frappe sur des objets. « Elle a dû comprendre qu'au moins je m'intéressais à autre chose que la drogue ou être un criminel »[C 5],[11].

The Shemps (1983).

À 16 ans, il commence à envisager sérieusement la musique. Il prend des cours de batterie et crée son premier groupe dans son garage, The Jones Street Band, du nom de sa rue The Jones Street jouant des titres de AC/DC, The Ramones, Sex Pistols, Rush[18]. Cornell travaille comme grossiste en fruits de mer, plongeur et comme sous-chef dans le restaurant Ray's Boathouse[19]. Il se souvient qu'à 19 ans, « il m'est venu à l'esprit qu'il n'y avait aucune garantie qu'en tant que musicien je puisse avoir un quelconque succès financier, mais ça m'allait. […] Je me souviens m'être fait la promesse que quoi qu'il arrive en termes de succès, j'allais être un de ces gars qui joue de la musique jusqu'à ce qu'il tombe mort »[C 6],[20].

De 17 à 21 ans, Chris Cornell joue dans différents groupes[17]. En 1982, il joue de la batterie dans le groupe Face to Face[21]. Puis il passe plusieurs auditions et intègre en tant que chanteur et batteur le groupe The Shemps en 1983 où il rencontre le bassiste Hiro Yamamoto, le guitariste Kim Thayil et le chanteur Matt Dentino. Leur répertoire est composé de titres de The Doors, Jimi Hendrix, Otis Redding et Buddy Holly. Une seule chanson originale est signée Dentino : Marilyn Monroe[22]. Le groupe se sépare après quelques concerts. Cornell reste en contact avec Hiro Yamamoto qui devient son colocataire. Après plusieurs jams avec Hiro et Kim Thayil, ils composent une quinzaine de titres et décident de créer un groupe : Soundgarden[18]. « Quand j'étais petit, je chantais des harmonies sur des disques des Beatles. Quand j'avais 17 ans, j'ai commencé à jouer de la batterie, et cela a retenu mon attention. J'ai commencé à chanter derrière la batterie. J'ai juste imaginé : "Si j'y travaille, je serai si bon qu'un grand groupe voudra de moi." Et cela ne s'est pas produit. De 17 à 21 ans, j'étais dans un tas de groupes différents, et j'ai réalisé que si je devais jouer de la musique que j'aimais, j'allais devoir créer cette musique. C'est alors que Soundgarden a commencé. On s'est dit : "Eh bien, on va chercher soit un batteur, soit un chanteur et on verra qui arrivera le premier." C'est comme ça que je suis devenu chanteur. »[C 7],[17].

De leurs côtés son frère Peter et ses sœurs Katy et Suzy Cornell ont formé le groupe Inflatable Soule[23], qui connut un succès modéré à Seattle durant les années 1990. Quant à Peter Cornell, il a continué une carrière de musicien[24].

Carrière[modifier | modifier le code]

Soundgarden (1984-1997)[modifier | modifier le code]

Soundgarden : les débuts (1984-1989)[modifier | modifier le code]

En 1984, Chris Cornell forme le groupe Soundgarden avec Kim Thayil et Hiro Yamamoto. À l'origine, Cornell est à la batterie et au chant, puis le groupe engage le batteur Scott Sundquist, afin que Cornell puisse se concentrer sur le chant. Sa voix de baryton de quatre octaves pouvant atteindre celle d'un ténor sera jugée comme l'une des plus grandes voix de sa génération[1],[25],[26]. Après un trimestre, Sundquist est remplacé par Matt Cameron, ancien batteur de Skin Yard et qui deviendra aussi le batteur de Pearl Jam[27]. « Les gens nous détestaient au début. Je montais sur scène sans chemise, je me fouettais les cheveux et j'étais généralement un jeune rockeur en sueur »[C 8],[11].

Soundgarden (1987)

En 1987, le groupe signe chez Sub Pop, sortant les EPs Screaming Life et Fopp en 1988 (une combinaison des deux donne naissance à Screaming Life/Fopp en 1990). Bien que le groupe ait été courtisé par des majors, ils signent en 1988 chez le label indépendant SST Records pour enregistrer leur premier album, Ultramega OK en 1988. Finalement, le groupe est déçu par la production de Drew Canulette et même s'ils aiment les chansons l'album ne sonne pas comme ils l'auraient souhaité[28]. Chris Cornell commence à composer à la guitare à cette période sans savoir en jouer. « Je n'avais aucune idée de la façon de jouer de la guitare, donc j'étais juste en train de l'inventer et d'écrire une chanson. Cela a fini par faire partie de ce qu'était notre son, ces chansons basées sur des compositions de guitare d'une personne complètement analphabète »[C 9],[29]. Soundgarden devient l'un des groupes qui vend le plus d'albums sur un label indépendant post-punk (220 000 exemplaires) tout en ayant un son particulier[30]. « Nous avons réalisé que ce que nous faisions était spécial, différent de tout le monde, c'était notre combinaison d'influences qui incluait un côté hard rock assez agressif »[C 10],[29].

En 1990 le groupe est nommé aux Grammy Awards dans la catégorie Meilleure performance metal aux côtés de Metallica et Faith No More[31]. En 2017, l'album est réédité et mixé par Jack Endino qui avait réalisé les premières démos qui avaient plu au groupe[32].

En 1989, un 2e album Louder Than Love sort chez la major A&M Records qui voit le groupe « prendre une direction plus metal populaire »[C 11] selon Steve Huey d'AllMusic[33]. À cause des paroles de certaines chansons, en particulier Hands All Over et Big Dumb Sex, le groupe fait face à des problèmes pour faire distribuer l'album[34]. Hiro Yamamoto quitte le groupe avant la tournée[35].

Temple of the Dog, Badmotorfinger et Seasons (1990-1992)[modifier | modifier le code]

Le , Andrew Wood, chanteur du groupe grunge Mother Love Bone et ami de Chris Cornell, meurt d'une overdose. Très affecté, ce dernier compose 2 titres pour lui rendre hommage : Reach Down et Say Hello 2 Heaven[18].« Je ne me souviens pas de l'enregistrement des démos, mais je me souviens des idées et de l’écriture des paroles parce qu’elles étaient vraiment différentes et impliquaient une personne réelle. Ce n’était pas quelque chose que je faisais d'habitude. J'écrivais d'habitude un personnage qui faisait partie de moi et qui avait une part de fiction. Mais ces paroles reflétaient spécifiquement Andy et mes sentiments à son sujet »[C 12],[36]. Il enregistre les deux titres avec deux musiciens de Mother Love Bone, Stone Gossard et Jeff Ament pour les sortir en single mais d'autres chansons naissent et le projet devient un album, Temple of the Dog qui sort le [37]. Sont également présents sur cet album de 10 chansons, le batteur Matt Cameron et le guitariste Mike McCready. Alors que les anciens membres de Mother Love Bone fondent un nouveau groupe, Mookie Blaylock qui deviendra ensuite Pearl Jam, ils engagent le chanteur Eddie Vedder. Ce dernier chante en duo avec Chris Cornell le titre Hunger Strike. À sa sortie, l'album connait un succès confidentiel mais est soutenu par la presse locale qui apprécie son style blues rock[13],[38].

Logo du groupe tel qu'il apparaît sur le compact disc

Le bassiste Ben Shepherd rejoint Soundgarden et le sort le 3e album Badmotorfinger dans un nouveau style musical[22]. L'album est l'un des 100 albums les mieux vendus en 1992[39]. Avec ce double disque de platine[40] et 2 nominations aux Grammy Awards, Soundgarden devient l'un des groupes les plus populaires de la scène grunge de Seattle aux côtés de Nirvana, Alice in Chains et Pearl Jam[41]. Ils partent en tournée nord-américaine et font la première partie du Use Your Illusion Tour des Guns N' Roses en Europe[42]. L'un des singles, Rusty Cage, est repris par Johnny Cash en 1996 sur son album Unchained. C'est le premier hommage que Cornell reçoit en tant que parolier[43],[44].

En 1992, le groupe participe au film Singles de Cameron Crowe, une comédie romantique tournée à Seattle avec Bridget Fonda et Matt Dillon dans le rôle d'un rockeur. Les membres des groupes Pearl Jam et Alice in Chains apparaissent également à l'écran et participent aussi à la bande originale du film qui se vend à 2 millions d'exemplaires[45]. Soundgarden compose et interprète Birth ritual et Cornell propose au réalisateur le titre préexistant Seasons[Note 1],[46],[36]. Ce titre surprend car c'est la première fois que Cornell chante accompagné seulement d'une guitare acoustique. Dans Rolling Stone en 2015, il déclare qu'au début de Soundgarden il composait pour s'amuser des chansons acoustiques et que le succès de Seasons lui a donné envie de faire un jour un album composé uniquement dans ce style (ce qu'il fera en 2011 avec l'album Songbook)[20]. Passionné de cinéma, c'est la première fois que l'artiste participe à la bande originale d'un film et écrira une dizaine d'autres chansons par la suite[Note 2],[47]. En tant qu'acteur il est pressenti pour jouer le rôle de Cliff Poncier interprété finalement par Matt Dillon[48] puis décline un rôle secondaire dans Usual Suspects de Bryan Singer en 1995[49]. Le titre Seasons fait partie des chansons fictives du chanteur Cliff Poncier. Le guitariste de Pearl Jam, Jeff Ament trouve les titres des chansons et Cornell décide de les écrire. Il enregistre 4 autres titres : Nowhere but you, Spoon Man, Flutter girl et Missing. « J'ai senti que les titres étaient brillants. Ils m'ont inspiré. Je n'aurais jamais écrit cette chanson [Spoonman] ou les quatre autres titres qui faisaient partie de ça s'ils n'étaient pas convaincants »[C 13],[50]. À cette période que Cornell estime comme la plus agressive de Soundgarden, il écoute de la musique plus acoustique, notamment celle de Nick Drake et son album guitare-voix Pink Moon de 1972 mais aussi le folk lo-fi de Daniel Johnston avec l'album Songs of Pain (1981) et Nebraska de Bruce Springsteen (1982)[51],[52]. C'est sous cette influence qu'il écrit le titre Seasons, diffusé en radio. « J'ai enregistré Seasons dans un placard en 1990, j'ai toujours le microphone que j'utilisais, c'était juste deux pistes de guitare acoustique et deux pistes vocales, parce que tout ce que j'avais était un quatre pistes et c'était la seule façon dont ça se passait pour bien sonner »[C 14],[20]. Les titres sont enregistrés sur une cassette appelée EP Poncier qui est commercialisée à 5 000 exemplaires[53]. Spoon Man qui n'est qu'une démo sera enregistré sur l'album Superunknown de Soundgarden en 1994[54] et Flutter girl figurera sur le premier album solo de Cornell, Euphoria Morning, en 1999. En 2017, lors de la réédition de la bande originale du film, ces 5 titres paraîtront ainsi que 2 autres inédits de Cornell : Ferry Boat et Score Piece[55].

À l'été 1992, grâce aux succès des albums Badmotorfinger et Ten de Pearl Jam, l'album Temple of the Dog ressort et le clip du single Hunger Strike est diffusé sur MTV. L'album du groupe Temple of the Dog se vend à 1 million d'exemplaires et se classe à la 5e place du Billboard 200[56],[57]. Chris Cornell et Eddie Vedder chanteront souvent cette chanson sur scène en duo jusqu'en 2014[58]. Elle atteint la 4e place au Billboard et évoque la crise existentielle que vivait Soundgarden à cette époque, craignant de devenir un groupe commercial[59]. « Hunger Strike est une déclaration selon laquelle je reste fidèle à ce que je fais, peu importe ce qui en résulte, mais je ne changerai jamais ce que je fais à des fins de réussite ou d'argent »[C 15],[36]. Chris Cornell partage également le duo avec Chester Bennington, chanteur du groupe Linkin Park lors de leur tournée commune en 2008[60].

À cette période, Chris Cornell connaît une crise d'identité. Très inspiré par Iggy Pop, il devient sur scène la figure du jeune homme en colère : torse nu, agressif, courant, grimpant, se jetant dans la foule, hurlant et cassant des guitares « mais il y avait toujours un autre côté en moi, intellectuellement, qui voulait autre chose »[C 16]. Il prend conscience que d'autres groupes adoptent son comportement et décide de changer. « Je me souviens un jour être allé dans mon placard et avoir vu que tous mes vêtements ressemblaient essentiellement à ce que tout le monde dans Alice in Chains portait. Alors je me suis rasé la tête, j'ai changé ce que je portais et, à partir de ce moment-là, en 1992, je me suis plongé dans un personnage différent et j'ai essayé de trouver différents aspects de ma personnalité à travers la musique plus que tout. Et j'ai en quelque sorte abandonné ce type, qui il soit »« mais il y avait toujours un autre côté en moi, intellectuellement, qui voulait autre chose »[C 17],[61].

Soundgarden : succès mondial (1994-1997)[modifier | modifier le code]
Les membres de Soundgarden (2012-2015) : Chris Cornell, Kim, Thayil, Ben Shepherd, Matt Cameron

En 1994, Soundgarden connaît un succès mondial avec son 4e album Superunknown, un des plus gros succès critique et commercial de l'année. Cet album qui explore de nouveaux styles musicaux se vend à 9 millions d'exemplaires dans le monde, entre à la première place du Billboard 200[62] et remporte 2 Grammy Awards, dont un pour la chanson phare Black Hole Sun, qui devient l'un des plus grands tubes rock des années 1990 et le titre emblématique du groupe vendu à 3 millions d'exemplaires[63],[64]. Pour les textes, très sombres, évoquant pour la plupart l'abus de substances, la dépression, le suicide, Cornell s'est inspiré de la poète Sylvia Plath[65]. En janvier commence une tournée mondiale qui débute par le Japon, l'Australie et la Nouvelle Zélande[66] où ils n'étaient jamais allés, mais à la fin de l'année 1994 des médecins diagnostiquent chez Cornell une inflammation des cordes vocales. Soundgarden annule plusieurs concerts pour ne pas causer de dommages permanents à son chanteur[67]. Cornell écrit 3 titres pour Ozzy Osbourne, le chanteur de Black Sabbath, qui les refuse. Il les propose à Alice Cooper qui choisit Stolen Prayer et Unholy Wa pour The Last Temptation et sur lesquels Cornell pose sa voix[68]. Le titre Heartfist reste à l'état de démo non commercialisée sur laquelle Cornell joue de tous les instruments[69].

Le 5e album de Soundgarden, Down on the Upside sort en 1996 et se vend à 2,3 millions d'exemplaires[70]. Le groupe choisit de produire l'album mais dès son écriture des tensions apparaissent au sujet de son orientation musicale, Cornell souhaitant — contrairement à Thayil — s'éloigner des riffs de guitare qui étaient jusqu'ici la marque du groupe[71]. Ils utilisent pour la première fois des instruments acoustiques comme un piano, une mandoline[72]. Malgré une bonne réception de la presse, Soundgarden annonce sa dissolution le après une tournée mondiale artistiquement chaotique. Avec cette séparation s'éteint le mouvement grunge : le suicide de Kurt Cobain a entraîné la dissolution de Nirvana, Pearl Jam boycotte la presse lors de la sortie de ses albums et rencontre des tensions au sein du groupe, le chanteur d'Alice in Chains, Layne Staley souffre d'addiction aux drogues[73].

Carrière solo et Audioslave (1998-2011)[modifier | modifier le code]

Euphoria Morning (1999)[modifier | modifier le code]

À la suite de la séparation de Soundgarden, Chris Cornell commence une carrière en solo. Le premier titre qu'il édite est Sunshower qu'il écrit pour le film De grandes espérances (1998) d'Alfonso Cuarón avec Ethan Hawke et Gwyneth Paltrow adapté du roman de Charles Dickens. « Il y a eu beaucoup de versions de ce film. Et je ne pense pas en avoir vu aucune avant de l'écrire. J'avais le livre et j'avais vu tous les autres films et j'avais une idée de base de l'histoire »[C 18],[46].

Chris Cornell (2003).

« Les premières chansons que j'ai écrites et qui n'étaient pas destinées à Soundgarden, c'était vraiment juste pour m'amuser. C'est devenu mon passe-temps, m'asseoir dans ma chambre ou dans mon salon, écouter des chansons à quatre pistes sur une cassette et m'amuser avec. J’aimais faire ça et c’était excitant. Ma seule direction lorsque j'ai enregistré mon premier album solo était que je voulais quelque chose qui ne serait pas une chanson de Soundgarden. (A) Parce que j'avais tellement écrit dans ce contexte, et (B) parce que j'avais une telle estime pour le groupe que je ne voulais pas le corrompre en faisant une version légèrement plus commerciale de la même chose [...] »[C 19] déclare Cornell en 2015[74]. Cornell débute donc l'écriture seul puis s'entoure de Natasha Schneider et Alain Johannes du groupe Eleven qui a souvent fait la première partie de Soundgarden[75],[76]. Les trois artistes sont rejoints par Josh Freese à la batterie, Alan Jones (rythme) et Alexis Lemoine (lead) aux guitares. Coproduit par le chanteur et les membres d'Eleven, l'album Euphoria Morning sort en .

L'album qui a pour thèmes la « solitude, [le] départ, [la] séparation et [le] désir désespéré de vraies relations humaines »[C 20],[76] est en général bien accueilli par la presse. Pour le Los Angeles Times, Cornell délaisse le métal de Soundgarden pour une musique folk-rock psychédélique[77]. Pour New Musical Express, Euphoria Morning « est aussi prévisible et fastidieux que possible »[C 21],[78]. Rolling Stone et Allmusic sont plus enthousiastes. Pour Greg Tate, en mêlant le blues, le R&B, le funk et le rock progressif, l'album influencé par The Beatles permet à la voix de Cornell de révéler la vulnérabilité et l'émotion de sa voix, faisant de lui un soulman. « Personne ne fait de lamentations et de mélancolie avec plus de fureur que Cornell. [...]. Cornell dévoile son désir d’être considéré comme un balladeur de rock ouvertement blessé et sans vergogne »[C 22] (Rolling Stone)[79]. Pour Stephen Thomas Erlewine l'album rock ombré, texturé et organique asseoit définitivent Cornell en tant qu'auteur-compositeur et musicien. « C'est un album mature sans être trop sombre. On pourrait dire que cela semble un peu trop mature et peut-être un peu gêné, mais cela ne fait que souligner le véritable savoir-faire derrière Euphoria Morning. Cornell savait exactement où il voulait aller en tant qu'artiste solo, et il y est parvenu. S'il ne satisfait pas certains fans purs et durs de Soundgarden, c'est dommage, car il gagnera sans aucun doute l'affection d'auditeurs ouverts d'esprit qui ne le considéraient pas auparavant comme un auteur-compositeur ou un musicien sérieux »[C 23] (Allmusic)[80].

L'album ne connaît pas le succès des disques de platine de Soundgarden, malgré une tournée en Amérique et en Europe où Eleven l'accompagne sur scène[81] mais se classe no 18 au Billboard 200 et s'écoule à près de 500 000 exemplaires[82]. La chanson Can't change me est nommée aux Grammy Awards 2000 dans la catégorie meilleure prestation rock [Note 3]. Deux autres titres sont enregistrés en collaboration avec Natasha Schneider et Alain Johannes mais n'apparaissent pas sur l'album : Heart of Honey et Someone to die for (reprise en 2004 dans Spider-Man 2)[83].

L'album ressort en 2015 sous son titre initial Euphoria Mourning que Cornell avait choisi et avait retiré sur les conseils de son manager. « C'était un album assez sombre et dépressif et je traversais une période difficile dans ma vie - mon groupe était dissous, mon mariage s'effondrait et je compensais tout ça en buvant beaucoup trop. [...] Donc j'ai intitulé l'album Euphoria Mourning, mais juste avant la sortie du disque je faisais des interviews, à la radio par exemple si vous dites Euphoria Mourning, l'auditeur ne sait pas s'il s'agit de mourning (deuil) avec un u ou morning (matin) sans u. Et ça a commencé à me déranger »[C 24],[20]. Sur cet album figure la chanson Wave Goodbye dédiée à son ami Jeff Buckley disparu en 1997. La mère de ce dernier, Mary Guibert le sollicite afin de participer à la conception du deuxième album du chanteur Sketches for My Sweetheart the Drunk qui sort en 1998 à titre posthume. En 2011, Chris Cornell se produit seul sur scène en tournée acoustique avec à ses côtés le téléphone rouge de Jeff Buckley donné par sa mère[84],[85].

Audioslave et James Bond (2000-2006)[modifier | modifier le code]
Chris Cornell en concert avec Audioslave au Festival de Jazz de Montreux 2005

En , le groupe Rage Against the Machine se sépare à la suite du départ du chanteur Zack de la Rocha. Les trois autres membres Tim Commerford, Tom Morello et Brad Wilk cherchent un nouveau chanteur pour former un nouveau groupe. Ils contactent Chris Cornell alors qu'il prépare son deuxième album[86]. « Pour moi, dans un sens, c'était comme un autre Temple of the Dog. […] Je ne savais même pas que je pourrais avoir une relation comme ça avec d'autres gars [que Soundgarden], et cela m'a fait réaliser que plus tard, à n'importe quel moment de ma carrière, je ne devrais pas dire immédiatement non à une telle opportunité[87]. Je pense que l'une des principales raisons pour lesquelles j'ai toujours voulu un groupe comme Audioslave était de voir Rage en 1996, et je pensais qu'ils étaient l'un des meilleurs groupes live que j'ai jamais vus »[C 25],[88]. Cornell trouve le nom du groupe à la suite d'une vision[89]. Il ne souhaite pas écrire la musique et préfère se concentrer sur les paroles et la mélodie[90].

Audioslave (Logo)

En 2002 sort le premier album éponyme Audioslave. Il se classe à la 7e place du Billboard 200 et est le plus grand succès du groupe avec plus de 4 millions d'exemplaires vendus[91],[92]. L'album reçoit un accueil critique mitigé : un disque « paresseux et prévisible »[C 26],[93] ; « classique et frais [...] rappelant le rock des années 70 de Led Zeppelin et de Black Sabbath »[C 27],[94]. Cinq singles en sont extraits dont Like a stone qui sera le titre le mieux classé du groupe (no 31 du Billboard 100)[95]. Pendant l'enregistrement de l'album Chris Cornell passe deux mois en cure de désintoxication pour son alcoolisme et sa dépendance aux médicaments qui dure depuis 20 ans[17]. En 2003, le groupe part en tournée mondiale, se produisant notamment au Lollapalooza Festival où leur concert est très remarqué[96] et joue notamment à l'Olympia à Paris[97],[98]. L'album obtient 2 nominations aux Grammy Awards 2004 : Meilleure prestation hard rock pour Like a stone et Meilleur album rock[99].

En 2005, sort le 2e album Out of Exile. Il se classe no 1 au Billboard 200, le seul album du groupe à atteindre cette place et se vend à plus d'1 million d'exemplaires[91],[92]. Cet album est mieux accueilli par la presse. Le groupe a réussi la fusion de Soundgarden et de Rage Against the Machine et a trouvé son propre son[100]. Autour d'un single pop, Be yourself jugé commercial, les autres titres alternent entre douceur et son plus agressif sur lesquels Cornell estime sa voix plus puissante à la suite de l'arrêt de l'alcool et du tabac, et ses paroles plus apaisées et personnelles grâce à sa nouvelle situation familiale (remarié et père d'un deuxième enfant)[101],[102],[14],[103]. Le , Audioslave joue un concert gratuit à La Havane à Cuba devant 70 000 personnes, devenant ainsi le premier groupe américain à s'y produire[104],[105]. S'ensuit une tournée européenne où Audioslave fait une halte au Zénith de Paris[106]. Le titre Doesn't Remind Me est nommé aux Grammy Awards 2006 dans la catégorie Meilleure prestation hard rock[99].

Le groupe retourne en studio et sort un 3e album en 2006 Revelations. Il entre à la 2e place du Billboard et est certifié disque d'or[107],[108]. L'album s'inspire pour la première fois du funk, de la soul et du rhythm and blues ; Morello décrit ce nouveau son : « Led Zeppelin qui rencontre Earth, Wind & Fire »[C 28],[109]. L'album est accueilli de la même manière que Out of Exile et la majeure partie de la presse spécialisée prône l'intégrité du groupe[110]. Les nouveaux éléments de funk et de soul sont bien accueillis. Stephen Thomas Erlewine d'AllMusic considère notamment l'album comme « plus coloré, varié, et consistant »[C 29],[111]. D'autres, cependant, le perçoivent comme « rien de plus qu'un autre album rock »[C 30],[112], et musicalement identique aux précédents albums du groupe[113].

Logo du film Casino Royale sorti en 2006.

En 2006, Chris Cornell signe avec David Arnold le titre You Know My Name, chanson du film Casino Royale, le premier James Bond avec Daniel Craig. La production cherche une chanson et un chanteur qui reflètent la nouvelle direction dramatique du film. Cornell accepte étant un fan de Sean Connery et de Paul McCartney (auteur de Live and Let Die), devenant ainsi le premier chanteur américain à chanter pour un James Bond[114]. Selon son souhait la chanson ne figure pas sur la bande originale du film mais sera présente sur son prochain album. « J'ai eu beaucoup de chance avec Casino Royale car il était basé sur le premier livre du monde Fleming qui a le personnage en lui et c'est le personnage quand il est encore un être humain et il n'a pas encore développé cette extérieur platine qui est impénétrable, il est une personne amoureuse qui a des doutes et des crises existentielles. J'ai donc pu écrire une chanson avec des aspects de l'histoire qui étaient intéressants et plus qu'un simple super espion qui va botter le cul de tout le monde »[C 31],[47]. La chanson est récompensée aux Satellite Award, aux World Soundtrack Awards et est nommée aux Grammy Awards.

En l'absence de tournée pour le 3e album d'Audioslave, Chris Cornell écrit des chansons pour son deuxième album solo. « J'ai passé ce temps à écrire. Il y a quelques chansons que j'avais écrites au cours de la dernière année et demie. Et le reste [du disque solo] l'a été ces derniers mois. Je le fais plus ou moins pour m'amuser - c'est en quelque sorte comme mon hobby. J'ai beaucoup de chansons maintenant, certaines d'entre elles pourraient probablement être des chansons d'Audioslave, mais dans l'ensemble, avec autant de chansons qui sont complètement différentes de tout ce que nous avons fait en tant qu'Audioslave, j'ai décidé qu'il était temps de faire un autre disque »[C 32],[115],[116]. Lors d'une tournée promotionnelle en Europe pour l'album Revelations, Cornell se voit proposer de jouer en Suède un concert acoustique en solo d'une heure dans le cadre d'une promotion radio. « [...] c’était une expérience formidable. [...] J’ai eu un peu de mal, parce que je ne l’avais jamais fait auparavant. J’ai joué des chansons en acoustique que je n’avais jamais jouées en acoustique auparavant »[C 33],[117],[52]. Jusqu'ici Cornell ne s'était jamais produit en acoustique. Lui et Soundgarden ont toujours refusé de participer à l'émission MTV Unplugged soit par manque de temps[118] soit par manque d'envie. « Il existe une poignée de chansons Soundgarden qui fonctionnent en acoustique, mais seulement quelques-unes. Ce n’est pas qui nous étions »[C 34],[119].

Carry On, Scream et Songbook (2007-2011)[modifier | modifier le code]

En , Chris Cornell déclare quitter Audioslave « à cause de conflits de personnalité insolubles ainsi que de différences musicales [...]. Je souhaite aux trois autres membres le meilleur dans tous leurs projets futurs »[C 35],[120]. « Audioslave a été une expérience formidable. Nous avons réalisé trois excellents albums »[C 36],[121]. En mai sort la chanson Disappearing Act qu'il a composée pour le film Bug de William Friedkin avec Ashley Judd et Michael Shannon[122].

Chris Cornell (2011)

Le , paraît son 2e album solo Carry On produit par Steve Lillywhite (U2, Dave Matthews Band, Peter Gabriel) et enregistré entre autres avec les guitaristes Gary Lucas (Jeff Buckley) et Brian Ray (Paul McCartney). L'album se classe à la 17e place du Billboard 200 la semaine de sa sortie[123] et la presse salue la diversité musicale des titres allant du blues, de l'électronique, de la soul, de la folk au rock alternatif ainsi que la diversité vocale du chanteur[124],[125]. Avec des textes plus apaisés que sur son premier album, le musicien revient à un son plus proche de celui de Soundgarden. « J'ai vraiment dû écrire des chansons plus lourdes, orientées riffs, ce que je n'avais pas fait depuis longtemps. C'était excitant »[C 37],[121]. Y figurent une version rock de la chanson Billie Jean de Michael Jackson[126] et un titre inédit dans les versions anglaises et japonaises, Roads We Choose[125]. Pour l'accompagner dans sa tournée mondiale de 18 mois, il fait passer des auditions et recrute les guitaristes Peter Thorn et Yogi Lonich, le bassiste Corey McCormick et le batteur Jason Sutter. « J'avais besoin de trouver des musiciens qui pourraient avoir une vue d'ensemble, qui pourraient avoir la sensibilité de certains de mes trucs solo plus doux ou plus arrangés ainsi que la nature agressive de certaines de mes chansons dans des groupes…. »[C 38],[125]. Pendant sa tournée, il partage notamment certaines scènes avec Aerosmith et Linkin Park[127],[128]. Sa première compilation est éditée en 2007, The Roads We Choose – A Retrospective, composée de 17 titres et extraits de ses albums solos et de ceux de Soundgarden, Temple of the Dog et Audioslave[129].

En 2008, Cornell contacte le producteur de hip-hop Timbaland (Madonna, M. Pokora, Nelly Furtado, Justin Timberlake) afin de remixer certains titres de Carry on. Timbaland, étant un admirateur de son premier album Euphoria Morning, ils décident de travailler ensemble et enregistrent l'album Scream en six mois[130]. L'album est décrié par les fans avant même sa sortie[131]. Il sort en 2009, est composé de quatorze chansons qui ne s'arrêtent pas comme l'album The Dark Side of the Moon de Pink Floyd (1973)[131], entre le hip-hop et la pop, incitant Cornell à chanter et écrire différemment[132]. L'album déconcerte la critique et son public rock[131]. Pour le Los Angeles Time, l'album est un « document fascinant mais déchirant sur le nombre de mauvaises décisions que l'on peut prendre en écrivant et en interprétant un disque »[C 39],[131]. Pour Jon Pareles du New York Times, Cornell qui sur la pochette de l'album casse sa guitare électrique, invente l'électrogrunge[133],[134]. Il salue toujours la puissance de la voix du chanteur qui évoque « les querelles d'amoureux, la colère plus profonde et le doute de soi »[C 40] mais « ses plaintes et ses confessions arrivent désormais sous forme de lignes mélodiques coupées, ponctuées d'arpèges automatisés et de rythmes vifs, ainsi que des marques de commerce de Timbaland comme des cris rapides et échantillonnés »[C 41],[134]. Scream se classe à la 10e place du Billboard 200 et devient l'album solo du chanteur le mieux classé[123]. S'ensuit une tournée américaine[135] et européenne passant par la France où Cornell se produit à La Cigale[136] puis en première partie de Lenny Kravitz[137],[138]. Cornell a déclaré que musicalement c'était le projet le plus ambitieux auquel il avait participé[132]. « Je veux juste m’amuser avec la musique... et si je m’en inspire, alors quelqu’un d’autre le sera... Si vous entrez dans un coin confortable, où vous faites ce que vous faisiez auparavant, vous pouvez vous enfermer dans ce coin et y rester et vous avez terminé. Ça ne m’arrivera jamais »[C 42],[139].

Chris Cornell (2012)

A la surprise de Cornell, certaines chansons du concert acoustique qu'il a jouées à Stockholm en 2006 sont diffusées à la radio aux États-Unis - le concert est également disponible en ligne sous le titre Chris Cornell: Unplugged in Sweden. Le chanteur décide de réitérer l'expérience mais comme son manager ne souhaite pas qu'il parte en tournée, Cornell va jouer à Los Angeles où il vit [52]. Le il monte sur la scène de l'Hôtel Café devant 165 personnes où pour Gary Suarez de MetalSucks, c'est « [...] un endroit apparemment improbable pour trouver un rockeur de renommée mondiale avec des millions de ventes de disques à son actif »[C 43],[140].

Le , le chanteur annonce sur son compte Twitter : « Les vacances de 12 ans sont finies, c'est la rentrée. Inscrivez-vous. Les Knights of the SoundTable sont de retour ! »[C 44]. Ce tweet annonçait la réouverture du fan club de Soungarden (les Knights of the Soundtable) et une remise en valeur du catalogue du groupe sur le web. Il est interprété comme un retour du groupe et Soundgarden reçoit de ce fait de nombreuses sollicitations[141]. En avril, il écrit et interprète la chanson Promise sur l'album Slash, l'album du guitariste Slash de Guns N' Roses[142].

Cornell joue son deuxième concert acoustique le au Troubadour (Los Angeles)[143]. En 2011, Cornell débute la tournée acoustique Songbook dans des petites salles en Amérique du Nord[144], en Australie[20] et en Amérique du sud[145]. Cornell déclare que plusieurs faits sont à l'origine de ce nouveau spectacle. Il y a l'expérience d'une version acoustique du titre Like Suicide de Soudgarden pour un film. « Plutôt que Soundgarden ne fasse une version acoustique, j'en ai juste fait une à la maison avec quelques guitares. Vous réalisez que les chansons peuvent être complètement différentes acoustiques. Sur cet air, en tant que guitariste, j'ai joué des choses complètement différentes »[C 45],[146]. Puis il y a la rencontre avec l'artiste Artis the Spoonman au début des années 90. Ce musicien joue des percussions avec des cuillères lors de spectacles de rue à Seattle. Cette performance qui attire le public fascine Cornell et le culpabilise. Il confie à Rolling Stone : « C’est incroyable que ce type se produise dans des festivals, des foires et au coin des rues. Ce type peut entrer dans une pièce et obtenir une réaction. Soudain, je me suis senti gêné et plus petit, parce que j’avais l’impression de me considérer comme un chanteur, un auteur-compositeur, un musicien, et j’ai vendu des millions de disques et fait le tour du monde, mais je ne peux pas faire ce qu’il fait. Je ne peux pas simplement entrer dans une pièce, prendre un instrument, jouer et divertir tout le monde et que les gens restent bouche bée »[C 46],[54].

Le public de Cornell répond présent à cette tournée acoustique qui se joue à guichets fermés et qui revisite ses 27 ans de carrière[52]. La presse est également unanime. L'acoustique permet à l'artiste de mettre en lumière sa voix et l'écriture de sa musique. Pour The San Diego Union-Tribune, le concert est une masterclass de deux heures et demie dans laquelle Cornell explique son processus d'écriture en échangeant avec le public[147]. Pour Jay Cridlin de Tampa Bay Times, « sans les riffs et les solos époustouflants de Thayil ou du guitariste d'Audioslave Tom Morello, les chansons de Cornell révélaient davantage des influences bluesy et country hors-la-loi [...]. Et ses influences plus pop ont toujours transparu dans son travail solo »[C 47],[148]. Pour Jim Farber du New York Daily News, « [...] cette approche a permis de révéler à la fois toute la force et la maîtrise totale de son chant. Cela montre enfin à quel point il apporte de l'habileté à son chant, ainsi que la rareté de son timbre »[C 48],[149].

En Chris Cornell sort son 1re album live acoustique Songbook[150]. Il contient des titres extraits des albums solo du chanteur, des titres de ses groupes Temple of the Dog, Audioslave, Soundgarden mais aussi des reprises comme Thank You de Led Zeppelin et Imagine de John Lennon. Deux titres sont inédits : Cleaning My Gun et The Keeper écrit pour le film Machine Gun de Marc Forster avec Gerard Butler et Michelle Monaghan. Adapté des mémoires de Sam Childers, le film raconte son voyage au Soudan afin de protéger les enfants des armées rebelles et de construire un orphelinat. « C'était un peu stressant le concept de 'Qui suis-je pour écrire une chanson au sujet de quelque chose que je n'ai pas vécu [...][C 49],[46]. Le sentiment était que si Sam Childress... S'il était Woody Guthrie et qu'il écrivait une chanson, quelle serait cette chanson? Parce que les chansons de Woody Guthrie étaient très simples et très directes comme l'est Sam, et très réalistes. J'ai pensé qu'il pourrait écrire une chanson qui serait une sorte de dédicace aux enfants pour qui il a risqué sa vie de nombreuses fois pour essayer de les protéger. Donc dans un sens ma perspective, quand je la chante ou l'écoute est que c'est sa chanson »[C 50],[47]. La chanson obtient une nomination aux Golden Globes. La même année Cornell participe au documentaire de Cameron Crowe, Pearl Jam Twenty, qui célèbre les 20 ans du groupe Pearl Jam[47]. En 2012 et 2013, Songbook Tour tourne également en Europe[151].

Soundgarden et Higher truth (2012-2017)[modifier | modifier le code]

Seize ans après leur séparation, Soundgarden sort en 2012 son 6e album studio King Animal. Le titre Live to Rise fait partie de la bande originale du film Avengers de Joss Whedon[152]. L'album se classe no 5 au Billboard et s'écoule à 235 000 exemplaires[153],[154]. Il est plutôt bien accueilli par la presse. Pour Rolling Stone, le groupe n'a rien perdu de ses riffs agressifs et de ses tempos mélancoliques qui ont fait son succès dans les années 1990[155]. Pour The Washington Post et La Grosse Radio, King Animal est le digne successeur de Down on the Upside, plus mature, « un album de synthèse qui esquisse de nouvelles pistes pour le futur et pose les bases idéales pour un nouveau départ »[156],[157]. The Boston Globe et Chicago Tribune émettent davantage de réserves : à part quelques titres, l'ensemble ne rivalise pas avec leurs anciennes productions[158],[159]. Le groupe part en tournée mondiale et Cornell alterne avec ses concerts acoustiques en solo[160].

Soundgarden (2014)

Le , afin de célébrer sa réélection, le président Barack Obama invite Cornell au bal du Commander-in-Chief. Accompagné de sa guitare acoustique, il interprète quelques titres puis il intervient de nouveau avec Soundgarden au bal inaugural[161]. Il écrit la chanson Misery Chain pour la bande originale du film Twelve Years a Slave de Steve McQueen, chanson qu'il interprète avec Joy Williams - le film retrace l'histoire de Northup, un homme libre afro-américain qui est enlevé et vendu comme esclave dans une plantation de la Louisiane dans les années 1840[Note 4]. « J'ai été ému par ce film et par l'histoire d'une manière qui transcende toutes les expériences cinématographiques que j'ai jamais vécues. J'ai été inspiré pour écrire une centaine de chansons différentes, mais j'ai finalement atterri sur une chanson basée sur ce que je crois être un message extrêmement important que j'ai transmis du parcours de cet homme. La compassion, les droits humains fondamentaux et l'amour doivent être nos priorités avant la race, la religion ou le commerce. Chaque génération a besoin qu'on lui rappelle cette idée simple »[C 51],[162].

En , Jimmy Page, le guitariste de Led Zeppelin publie son autobiographie et Chris Cornell l'interviewe lors d'une séance publique à Los Angeles. À cette occasion, Cornell se souvient d'avoir entendu le groupe pour la première fois à la radio lorsqu'il était enfant et combien le groupe l'a inspiré dans la carrière de Soundgarden. Pour lui, Jimmy Page est le plus grand guitariste de tous les temps[163].

En , Chris Cornell sort son 4e album studio Higher Truth produit par Brendan O'Brien (Pearl Jam, Bruce Springsteen) et conçus pour être joué en version acoustique[155],[52]. Cornell aborde une nouvelle forme d'écriture en composant avec une guitare acoustique, comme il avait commencé pour l'album Temple of the Dog[43]. Cornell explique dans une interview qu'il a probablement l'idée de faire un album acoustique depuis le début des années 1990 lorsqu'il a écrit le titre Seasons. Les albums qui l'ont influencé sont « Pink Moon de Nick Drake ou Nebraska de Bruce Springsteen, des albums presque sans production, des albums faits maison. Un autre disque qui m'a vraiment ému quand j'ai commencé à me lancer dans des albums plus dépouillés en 1989, était Songs Of Pain de Daniel Johnston. Des paroles très mélodiques, incroyables, très personnelles et assez drôles, mais aussi très déprimantes parfois »[C 52],[20]. La presse salue le retour de Cornell à ses origines pop-rock après le décrié Scream, considérant que Higher Truth est le digne successeur de son premier album Euphoria Morning, avec une atmosphère moins sombre et plus chaleureuse[164]. Avec pour thèmes « la perte, la mortalité, l’inévitable passage du temps »[C 53],[165] pour Stephen Thomas Erlewine d'Allmusic « les morceaux sont construits avec des pianos, des cordes, des harmonies et des guitares fuzz, cela semble intime, presque acoustique »[C 54],[164]. Pour Jon Dolan de Rolling Stone, les arrangements de O'Brien et la voix « nuancée de Cornell, d’autant plus polie avec l’âge, insufflent à la musique Roots une dynamique de rock alternatif »[C 55] qui définit la carrière solo de l'artiste : un équilibre entre puissance et intimité[166]. S'ensuit une tournée en Amérique du nord, en Europe et en Amérique du sud avec en première partie le bluesman Fantastic Negrito[167]. Sur scène Cornell est accompagné du musicien violoncelliste Bryan Gibson. Il se produit notamment au Trianon à Paris et pour la première fois au Royal Albert Hall à Londres[168],[169]. Voulant se prouver à lui-même qu'il est « un vrai musicien en captivant un public avec une guitare acoustique »[54], il trouve dans cette carrière solo un public qui découvre une voix différente et la profondeur de ses textes, performances également saluées par la presse[116],[168]. L'album se classe à la 19e place du Billboard 200 la semaine de sa sortie[123].

Chris Cornell (2015)

En , Cornell intègre dans ses concerts acoustiques la chanson de Prince, Nothing Compares 2 U rendue célèbre par Sinéad O'Connor[170]. À la mort de Prince, le , Cornell lui rend hommage en sortant une version acoustique du titre qui se classe à la 34e place du classement Alternative Songs de Billboard[Note 5],[171],[123]. En 2016, Cornell écrit la chanson Til the Sun Comes Back Around pour le film 13 Hours de Michael Bay[172]. Pour le 25e anniversaire de la sortie de l'album Temple of the Dog, le groupe se reforme sans Eddie Vedder à l'occasion de cinq concerts à l'automne[173],[174]. L'album ressort dans une version remastérisée contenant 2 CD[175].

Le , le groupe Audioslave se reforme à l'occasion d'un concert anti-Trump à Los Angeles et n'exclut pas de remonter sur scène à certaines occasions[176],[177].

Le , Chris Cornell participe à la première du film La Promesse de Terry George avec Christian Bale, Oscar Isaac et Charlotte Le Bon qui évoque le Génocide arménien. Il enregistre le titre The Promise pour la bande originale du film, travaillant pour la première fois avec un orchestre symphonique. Le film se déroulant en 1915, il ne souhaite pas une musique avec des références modernes mais une musique davantage intemporelle. « C'est du point de vue de quelqu'un qui chante à un membre plus âgé de la famille qui n'est plus là mais qui était en quelque sorte un mentor [...]. Et c'est un concept qui est lié à ce qu'il a appris sur la préciosité des photographies d'êtres chers pour les personnes qui ont souffert pendant le génocide, un sentiment parmi ceux qui ont été touchés qui transcende l'âge. Cela montre qu'une promesse a été faite à la génération plus âgée et en leur disant qu'ils sont l'inspiration »[C 56]. Marié à une épouse d'origine arménienne et sensibilisé par l'actualité en Syrie, le titre sort en single et les droits sont reversés à l'International Rescue Committee (organisme de bienfaisance qui répond aux crises humanitaires en aidant les victimes de conflits)[178]. À la suite de cette expérience, le chanteur envisage de faire des concerts avec un orchestre symphonique[179]. En 2018, The Promise est nommé aux Grammy Awards et aux Satellite Awards[180].

Le , Soundgarden entame une tournée d'un mois aux États-Unis[181]. Depuis 2015, le groupe travaille sur son 7e album studio et 7 chansons sont enregistrées[182],[183]. Chris Cornell meurt dans la nuit du 17 au à l'âge de 52 ans, à Détroit (Michigan) dans sa chambre d'hôtel, après le concert du 17 mai au Fox Theatre[184].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1990, Chris Cornell épouse Susan Silver (manager de Soundgarden et d'Alice in Chains) avec qui il a une fille, Lillian, en 2000. Il divorce en 2004 et épouse Vicky Karayiannis (en grec moderne : Βίκυ Καραγιάννης), une attachée de presse d'origine grecque. De cette union naît une seconde fille, Toni, en 2004 et un fils, Christopher, en 2005[185]. Le couple vit entre Los Angeles et Paris où ils deviennent les propriétaires du restaurant le Black Calavados pendant une dizaine d'années[16]. En 2012, ils créent la Chris and Vicky Cornell Foundation pour la protection de l'enfance[186].

Mort[modifier | modifier le code]

Chris Cornell meurt dans la nuit du 17 au à l'âge de 52 ans, à Détroit (Michigan) dans sa chambre d'hôtel, après avoir donné un concert le soir du 17 mai au Fox Theatre[184]. Dans un communiqué envoyé à l’Associated Press, son agent Brian Bumbery indique que sa mort est « soudaine et inattendue »[C 57],[187],[188],[184]. Son garde du corps le retrouve inanimé dans la salle de bains, une bande d'exercice autour du cou[189].

La tombe de Chris Cornell au Hollywood Forever Cemetery

Quelques heures après l'annonce de sa disparition, les autorités indiquent que la cause du décès est un suicide par pendaison[190],[191]. Sa veuve, Vicky Cornell affirme qu'il n'avait pas l'intention de se suicider. Selon elle, Cornell luttait contre la dépression et la drogue, et s'en était éloigné une dizaine d'années auparavant. Il prenait de l'Ativan, un médicament prescrit contre l'angoisse[191]. « Quand on a parlé après le concert, j'ai remarqué qu'il mangeait ses mots, il était différent. Quand il m'a dit avoir pris un ou deux Ativan de plus, j'ai contacté la sécurité pour qu'ils le surveillent »[C 58],[192],[191]. L'avocat de la famille, Kirk Pasich, affirme que l'Ativan peut donner des idées suicidaires ou mener à la paranoïa. Il précise que : « la famille pense que lorsque Chris s'est tué, il ne savait pas ce qu'il faisait, et que des médicaments ou d'autres substances ont pu influencer son geste »[C 59],[193],[191]. Ted Keedick, l'ingénieur du son du chanteur depuis 10 ans déclare quelques jours plus tard que le chanteur n'était pas dans son état normal pendant le concert : « Je n'avais jamais entendu sa voix de cette façon auparavant. Il avait de gros problèmes de justesse »[C 60],[194]. Le musicien et ami du chanteur Kevin Morris témoigne que : « Pendant tout le concert, on pouvait dire que quelque chose n'allait pas [...]. Dans la deuxième chanson, il a commencé à être désorienté. J'ai simplement pensé qu'il ne se sentait pas bien »[C 61],[195].

Le corps de Chris Cornell est incinéré le [196]. Ses funérailles ont lieu le au Hollywood Forever Cemetery de Los Angeles[197]. Ses cendres sont enterrées près de la statue de son ami et guitariste Johnny Ramone[198].

Le , le rapport d'autopsie du Wayne County Hospital de Détroit confirme la mort par pendaison. Plusieurs substances médicamenteuses ont été retrouvées dans le corps de Chris Cornell : Butalbital, Ativan, Pseudoéphédrine, norpseudoéphédrine. Pour le médecin légiste, les doses de ces médicaments n'ont pas contribué à sa mort : « [...] le niveau de 200 mg/l d’Ativan dans le sang de Cornell était bien supérieur à la dose moyenne de 30 à 50 mg/l, il était également inférieur aux taux sanguins d’Ativan de 300 mg/l de ceux dont la mort est liée au médicament »[C 62],[189].

En , Vicky Cornell déclare à The Detroit News être insatisfaite du rapport d'autopsie qu'elle juge incomplet, faisant naître ainsi des théories du complot dont elle et sa famille sont victimes. Ses avocats font appel à d'autres experts qui affirment que l'ingestion des médicaments a joué un rôle dans la mort du chanteur en altérant ses facultés de jugement. Vicky Cornell souligne que son mari souffrait également d'une blessure à la tête mentionnée dans deux rapports cliniques et qui n'apparaît pas dans le rapport d'autopsie. Elle et ses enfants portent plainte contre le docteur Robert Koblin pour avoir « de manière négligente et répétée, prescrit des substances psychotropes dangereuses »[C 63],[199] à Chris Cornell depuis septembre 2015 pour une douleur à l'épaule. « [Mon mari], qui avait lutté contre la dépendance aux opioïdes et à l'alcool à la fin des années 1990, avait admis à un ami qu'il avait rechuté en mars, deux mois seulement avant sa mort »[C 64],[200],[201],[202]. Le docteur Koblin nie toute accusation de négligence et affirme que le chanteur était bien conscient des risques inhérents aux médicaments qu'il prenait pour traiter l'anxiété (Ativan, Oxycodone)[203]. En , les deux parties concluent un accord confidentiel[204].

Hommages[modifier | modifier le code]

Bon nombre d'artistes de tous horizons rendent hommage à Chris Cornell : Nile Rodgers, Billy Idol, Rage Against the Machine, Metallica, Jane’s Addiction, Mark Ronson, Alice Cooper, « incroyablement talentueux, incroyablement jeune, nous manque incroyablement »[C 65] déclare Jimmy Page, « un grand chanteur, auteur-compositeur et l’homme le plus charmant » dixit Elton John[C 66],[205]... Matt Cameron est le premier membre de Soundgarden à lui rendre hommage : « Mon chevalier noir est parti. Merci pour cet incroyable élan de gentillesse et d'amour »[C 67]. Pour Mike McCready de Pearl Jam, « Chris Cornell a peint en chanson l'obscurité et la beauté de la vie à Seattle »[C 68],[206]. Un de ses amis, Chester Bennington, le chanteur de Linkin Park, qui se suicidera deux mois plus tard le 20 juillet, jour de l'anniversaire de Chris Cornell : « ton talent était pur et inégalé. Ta voix était joie et douleur, colère et pardon, amour et chagrin, le tout réuni en un seul »[C 69],[207]. À l'initiative de Vicky Cornell, une statue du chanteur est inaugurée en octobre 2018 au Museum of Pop Culture de Seattle[208].

Pour Kory Grow de Rolling Stone :

Chris Cornell était une énigme. Il pouvait paraître sauvage et tendre à la fois. Durant ses 52 ans, il a été le dieu doré du grunge, un auteur-compositeur folk, un pleurnicheur pop et un crooner facile à écouter. Il possédait l’une des voix les plus impressionnantes de sa génération, et peut-être la plus grande voix issue du grunge, et il pouvait l’étendre pour fonctionner dans n’importe quel contexte. De manière improbable, il a même rendu le mélisme cool dans le hard rock. Au final, il y avait plusieurs Chris Cornell. Il pouvait chercher la Californie, ressentir le Minnesota ou chercher un ami pour la fin du monde, selon la chanson. Les fans de musique connaissaient le génie de David Bowie, Tom Petty et Prince au moment de leur mort, mais Cornell est mort sous-estimé[C 70],[209].

Le , le concert I Am The Highway en hommage au chanteur a lieu au The Forum (Inglewood) près de Los Angeles. Y participent les groupes Foo Fighters, Metallica, Melvins, les membres de Soundgarden, d'Audioslave et de Temple of the Dog, les chanteurs Fiona Apple, Jerry Cantrell, William DuVall, Nikka Costa, Adam Levine, Jesse Carmichael, Jack Black, Geezer Butler, Ryan Adams, Taylor Momsen, Brandi Carlile, Perry Farrell, Juliette Lewis, Josh Homme, Miley Cyrus, Alain Johannes, Peter Frampton et Ziggy Marley. Le concert organisé par Vicky Cornell reverse la recette à la Fondation Chris et Vicky Cornell et à la recherche médicale pour l'épidermolyse bulleuse[210].

En musique

Œuvres posthumes[modifier | modifier le code]

En , sort la première chanson de Cornell à titre posthume. Il met en musique deux poèmes de Johnny Cash : You Never Knew My Mind et I Never Knew Your Mind en une seule chanson qui a pour titre You Never Knew My Mind. Elle figure sur l'album hommage Forever Words sur lequel différents artistes comme Kris Kristofferson, Elvis Costello, John Mellencamp chantent des poèmes de Johnny Cash. Cornell avait rencontré l'artiste dont il était un grand admirateur, notamment lorsque ce dernier avait repris Rusty Cage de Soundgarden en 1996. « J'ai rencontré [Cash] une ou deux fois dans ma vie [...] il a eu une telle influence sur moi en tant que musicien »[C 71],[214].

Des affiches figurant Chris Cornell (2018)

En , sort la compilation Chris Cornell, sous la forme d'un coffret comprenant 4 CD. Composée de 64 titres, celle-ci contient des chansons des différents groupes du chanteur, des titres solo, 11 titres originaux ainsi que des reprises (dont Nothing Compares 2 U de Sinéad O'Connor et un mashup inédit des paroles de One de Metallica sur la musique de One de U2)[215],[216],[217]. Le single inédit When Bad Does Good[218] obtient le Grammy Award de la meilleure prestation rock en 2019 et le coffret celui du Grammy Award for Best Recording Package en 2020[219],[220].

En sort le 5e album studio du chanteur, No One Sings Like You Anymore, Vol. 1[Note 6]. Enregistré en 2016, il contient 10 reprises dont des titres de John Lennon, Janis Joplin... Il a été entièrement conçu par l'artiste qui joue de tous les instruments et est mixé et produit par Brendan O'Brien[221],[222]. D'après son épouse Vicky Cornell « Son choix de reprises donne un regard personnel sur ses artistes préférés et les chansons qui l'ont touché. Il avait hâte de le sortir »[C 72],[223]. Préalablement, le , à l'occasion de son anniversaire, paraît en single une reprise de la chanson Patience des Guns N'Roses. La chanson est accompagnée d'un clip en hommage au chanteur[224]. Cornell reprend des classiques du rock tels que Jump into the Fire d'Harry Nilsson, Watching the Wheels de John Lennon, Showdown d'Electric Light Orchestra et des titres moins connus : To Be Treated Right de Terry Reid, Sad Sad City du groupe électronique Ghostland Observatory et trois titres de Jerry Ragovoy : Get It While You Can (Janis Joplin), You Don't Know Nothing About Love (Carl Hall), Stay with Me (Lorraine Ellison)[Note 7]. Pour Kory Grow de Rolling Stone, « les influences des artistes ne sont jamais aussi intéressantes que ce qu’ils en font »[C 73] et salue l'audace et l'originalité de Cornell[221]. « Il faut de l’audace pour transformer une chanson comme « Get It While You Can » – une fable teintée de gospel de Howard Tate et plus tard une perle de blues-rock enjouée pour Joplin – en un numéro de synthé new-wave pratiquement méconnaissable et grinçant, comme Cornell fait ici. Il chante la chanson avec émotion comme Tate et interprète le refrain comme Joplin [...] mais l'arrangement aléatoire et lourd du clavier donne l'impression que c'est quelque chose de nouveau »[C 74],[221]. Pour Stephen Thomas Erlewine d'Allmusic, « [...] les chansons sont à la fois familières et surprenantes - un mélange qui a toujours été l'une des principales attractions du travail de Cornell - et bien qu'il y ait ici des échos des enregistrements originaux, il façonne chaque morceau pour l'adapter à sa voix et à son penchant contemplatif. La puissance inhérente à la voix de Cornell peut encore être entendue, mais ce qui perdure, c'est la passion et l'intelligence, les émotions qui en font une expérience vivifiante quoique douce-amère »[C 75],[225].

L'album se classe n°78 au Billboard 200[123]. La reprise de Patience atteint la première place du classement Mainstream Rock (c'est le 1re titre solo de Chris Cornell à atteindre cette place)[226]. Aux Grammy Awards 2022, l'album est nommé dans la catégorie Meilleur album rock et la reprise de Nothing Compares 2 U dans la catégorie Meilleure prestation rock[227].

Style musical[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

L'influence principale de Chris Cornell est The Beatles qu'il découvre enfant et dont il écoute tous les albums pendant un an jusqu'à déclarer en 2011 que John Lennon était devenu une figure paternelle[228]. À l'adolescence dans les années 70 il découvre les groupes rock Pink Floyd[229], Led Zeppelin et Black Sabbath à qui la presse spécialisée comparera beaucoup ses groupes Soundgarden et Audioslave[94],[71]. Au début des années 90, dans la période où Soundgarden est le plus agressif, Cornell écoute davantage des musiciens folk comme Nick Drake, Neil Young, Johnny Cash, Daniel Johnston, musique qu'il avait détestée enfant et qui forgera ses tournées acoustiques en solo à partir de 2009[51],[182],[214]. « La raison pour laquelle je détestais cela avait plus à voir avec les personnes avec qui je l'associais. [...]. Une autre chose qui m'a dissuadé du [folk], ce sont toutes ces règles, ces références spécifiques et ces choses que je pensais que la musique rock n'avait pas - parce que la musique rock est gratuite et que vous faites ce que vous voulez et c'est tout l'intérêt »[C 76],[52]. Cornell a également déclaré que la liberté et l'inventivité de David Bowie ainsi que l'irrévérence de Iggy Pop avaient été des sources d'inspiration dans sa carrière[61].

Lors de ses concerts Chris Cornell reprenait souvent des titres d'autres artistes, pour les réinterpréter à sa façon à la guitare acoustique : Billie Jean de Michael Jackson, Imagine de John Lennon, Thank you de Led Zeppelin, Nothing Compares 2 U de Prince, The Times They Are a-Changin' de Bob Dylan, Don't let it bring you down de Neil Young, Trouble de Cat Stevens, To Love Somebody des Bee Gees, Lady Stardust de David Bowie, Better Man de Pearl Jam, Long As I Can See The Light du Creedence Clearwater Revival, (Sittin' on) The Dock of the Bay d'Otis Redding, Thunder road de Bruce Springsteen, I Will Always Love You de Whitney Houston, Hotel California des Eagles, la chanson One du groupe Metallica sous forme de mashup sur la musique de One de U2, Redemption Song de Bob Marley, Peace, Love, and Understanding de Nick Lowe[230],[169],[168],[231],[232].

Pour Kory Grow de Rolling Stone :

Chris Cornell a toujours aimé s'approprier des chansons connues et les faire siennes. L'un des premiers enregistrements de Soundgarden était une interprétation du blues au rythme régulier et au cœur brisé de Howlin' Wolf, Smokestack Lightnin', sur lequel Cornell semblait trouver sa propre angoisse dans la voix, criant, hurlant et hurlant comme il le faisait. était sur son propre support de torture personnel. Et plus tard, lorsqu’il abordait les morceaux des autres, la chanson elle-même n’était pas toujours l’influence la plus apparente. Il a remplacé les paroles de Into the Void de Black Sabbath par un discours sur les droits des Amérindiens, a grungifié l'hymne new-wave de Devo Girl U Want, juxtaposé les chansons de Metallica et de U2 intitulées One les unes sur les autres, et a tourné Billie Jean dans une complainte country-rock poussiéreuse et mélodramatique. La manière innovante de Cornell d’interpréter et de présenter la musique, associée à une gamme de chant multioctave médaillée d’or, est ce qui a fait de lui une légende[C 77],[221].

Chant[modifier | modifier le code]

Cornell était un baryton avec une gamme vocale de quatre octaves comme Robert Plant, Steven Tyler, Freddie Mercury et Axl Rose[233],[234]. Il avait la capacité de chanter « extrêmement haut dans la tessiture du ténor, ainsi que dans le registre grave d'une voix de baryton »[235]. Cornell a déclaré en 2008 n'avoir pas pris de cours de chant avant 1995[236]. Sa gamme vocale lui permettait d'expérimenter différents style allant du fausset léger aux cris de fausset aigus. En plus de chanter du rock et du métal principalement avec Soundgarden et Audioslave, Cornell a chanté du blues[237] et du néo-soul[130].

Dès le début de sa carrière avec Soundgarden, Cornell est surnommé par la presse le « hurleur du grunge »[C 78],[238] ou le « hurleur de heavy metal »[C 79],[221], comparant sa voix à un cyclone[239]. Pour Brad Wheeler de The Globe and Mail : « cette voix est arrivée comme un ouragan éclair entre deux feux. Primordial et planant, son cri de pierre était une arme indubitable »[C 80],[240]. Cornell a déclaré au sujet de l'enregistrement du premier EP du groupe. Screaming Life : « Je chantais des chansons dont les parties difficiles étaient écrites pour que ma voix aille au-dessus de ma tessiture, pousse beaucoup d'air et ma voix se brise, c'est comme ça que les gens crient. Je faisais cette chanson « Heretic », qui hurle tout au long du couplet. Je suis allé bien au-dessus de ma gamme et j'ai découvert qu'il y avait des notes bien plus haut. C'était vraiment excitant. J'ai juste repoussé les limites, ne sachant pas ce que je faisais »[C 81],[241].

Dès 1991 avec le groupe Temple of the dog en hommage à son ami Andrew Wood, la voix de Cornell se fait plus émouvante dans des « ballades tristes et élégiaques »[C 82],[242] mais c'est en 1992 que Cornell dévoile une voix inattendue avec le titre acoustique Seasons. Pour le magazine Revolver « [c]'est ici que nous avons véritablement découvert la profonde émotivité et la polyvalence époustouflante de cet incroyable chanteur »[C 83],[243].

En 2011, lors de la sortie de l'album live acoustique Songbook, Dan Aquilante du New York Post écrit : « Cornell est un chanteur unique dans la pop d'aujourd'hui ; sa prestation bluesy et émotionnelle semble tirer ses influences de Jim Morrison sur « L.A. Woman », son dernier enregistrement avec The Doors »[C 84],[25]. Pour Jon Pareles du New York Times : « À mesure qu'elle s'élevait, de plus en plus haut, la voix de M. Cornell pouvait maintenir une mélodie à travers la mêlée, ou elle pouvait affronter les turbulences du hard rock avec des grognements, des râles, des gémissements, des gémissements amers et, au sommet de sa gamme, des cris corsés qui n'admettaient aucune faiblesse »[C 85],[244]. Pour Jim Cridlin de Tampa Bay Times, les tournées acoustiques du chanteur ont révélé que « la voix de Chris Cornell est une œuvre d'art »[C 86],[148].

Avec les années, la voix de Cornell change. Elle perd de l'amplitude mais gagne en émotion, hissant le chanteur au rang de conteur[245],[246]. « Au fur et à mesure que le temps passe, j'ai moins de portée et moins de capacité à entrer et sortir facilement de différents registres, mais j'ai l'impression d'avoir une bien meilleure capacité à me connecter émotionnellement avec n'importe quelle chanson [...]. Tout cela est une cible mouvante. La voix humaine n'est pas une trompette. Ce n'est pas un piano. Cela change constamment et un chanteur doit suivre le courant » déclare le chanteur en 2015[C 87],[247]. Ce que confirme Nick Messitte de Forbes et les nombreuses critiques enthousiastes de la presse ainsi que le public qui a suivi Cornell dans sa carrière acoustique[147],[148]. « On pouvait l'entendre chercher quelque chose dans ces spectacles, essayant de récupérer son ancien timbre ou d'en trouver un nouveau qui mérite d'être promu. Au cours de cette période, il a travaillé sur ses graves autant que sur toute autre chose, s'attaquant aux harmoniques et aux harmoniques de sa voix depuis la poitrine. Je ne m’en suis pas rendu compte à ce moment-là, mais il reconstruisait sa voix, pièce par pièce » (Forbes)[C 88],[248].

Cornell a déclaré dans une interview en 2015 que la voix de Freddie Mercury était sans doute la plus belle voix de la musique rock, tant par sa vulnérabilité que par sa technique[249].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums solo[modifier | modifier le code]

Chris Cornell en 2009

Soundgarden[modifier | modifier le code]

Chris Cornell sur scène à Lisbonne en 2009.

Temple of the Dog[modifier | modifier le code]

Audioslave[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

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Réalisateur
  • 2000 : Preaching the End of the World, vidéo-clip

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

En solo[180]
Avec Soundgarden[259]

Nominations[modifier | modifier le code]

En solo[180]
Avec Soundgarden[259]
Avec Audioslave[99]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Je ne l'avais pas vraiment écrit pour le film. [...] Mais je l'avais écrit pour Cameron. Je voulais juste lui faire une surprise (I hadn't actually written it for the film. [...] I had written it for Cameron, though. I just wanted to surprise him) »
  2. voir la section discographie
  3. Cornell enregistre également une version en français de la chanson.
  4. Le film reçoit l'Oscar du meilleur film en 2014.
  5. Cornell enregistre également la chanson en duo avec sa fille Toni. Cette version sort en juin 2018, en hommage à Cornell, un an après sa mort.
  6. Cette phrase est extraite de la chanson Black Hole Sun de Soundgarden, le titre emblématique du groupe.
  7. Le titre a été enregistré pour figurer tout d'abord dans la série télévisée Vinyl de Martin Scorsese et sur l'album Vinyl: The Essentials (Best of Season 1).

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Citations originales[modifier | modifier le code]

Les traductions des citations sont des traductions libres, parfois réalisées avec l'aide de services de traduction dont Google Traduction ou DeepL.
  1. Citation originale : (en) « Being young people who have a natural curiosity and half a brain, you're going to start finding inconsistencies, which there are tons of in organized religion ».
  2. Citation originale : (en) « It made me feel like I hadn’t felt before. Sort of a strange euphoria ».
  3. Citation originale : (en) « There was no decisive moment when I thought, ‘Wow, I want to do this.’ That wasn’t there at all. It just made me feel good... The Beatles were my first love ».
  4. Citation originale : (en) « That was the toughest time in my life. I went from being a daily drug user at 13 to having bad drug experiences and quitting drugs by the time I was 14 and then not having any friends until the time I was 16. There was about two years where I was more or less agoraphobic and didn’t deal with anybody, didn’t talk to anybody, didn’t have any friends at all. All the friends that I had were still fucked up with drugs and were people that I didn’t really have anything in common with ».
  5. Citation originale : (en) « But she must have figured that at least I had an interest in something other than drugs or being a criminal ».
  6. Citation originale : (en) « It occurred to me that there was no guarantee that as a musician I would ever have any kind of financial success, but I was fine with that. And on this drive I remember making a promise to myself that no matter what happened in terms of success, I was going to be one of those guys playing music until he drops dead ».
  7. Citation originale : (en) « When I was a little kid, I would sing harmonies to Beatles records. When I was 17, I started to play drums, and that held my attention. I started singing backup from behind the drums. I just imagined, “If I work at it, I’ll be so good that some great band will want me.” And it didn’t happen. From 17 to 21, I was in a bunch of different bands, and I realized that if I was going to play music I liked, I was going to have to create that music. That’s when Soundgarden started. We thought, “Well, we’ll look for either a drummer of a singer and see who arrives first.” That’s how I ended up being a singer ».
  8. Citation originale : (en) « People hated us in the beginning. I’d come on stage with no shirt on, whipping my hair around and generally being a sweaty young rock guy ».
  9. Citation originale : (en) « I had no idea how to play guitar so I was just kind of making it up and writing a song. That ultimately ended up being part of what our sound was—these songs based on guitar compositions from a completely guitar-illiterate person ».
  10. Citation originale : (en) « We realized that the thing we were doing that was special, that was different than everybody else, was our combination of influences that included a pretty aggressive hard rock side ».
  11. Citation originale : (en) « take a step toward the metal mainstream ».
  12. Citation originale : (en) « I don’t remember recording the demos, but I remember the ideas and writing the lyrics because they were really different and they involved a real person. That wasn’t something I’d normally do. I’d normally write a character that was part me and part a fictional character. But these lyrics specifically reflected Andy and my feelings about him ».
  13. Citation originale : (en) « I felt like these titles were brilliant. They inspired me. I never would have written that song or the other four songs that were part of that if the titles weren’t compelling ».
  14. Citation originale : (en) « I recorded "Seasons" in a closet in 1990, I still have the microphone I used, it was just two acoustic guitar tracks and two vocal tracks, 'cause all I had was a four-track and that was the only way it was going to sound good ».
  15. Citation originale : (en) « ”Hunger Strike” is a statement that I’m staying true to what I’m doing regardless of what comes of it, but I will never change what I’m doing for the purposes of success or money ».
  16. Citation originale : (en) « But there was always another side to me, intellectually, that wanted other things ».
  17. Citation originale : (en) « I remember one day going in my closet and seeing that all my clothes essentially looked like what everyone in Alice in Chains wore. So I shaved my head, changed what I wore and, from that point on in, like, 1992, delved into a different character and tried to find different aspects of my personality through the music more than anything. And I kind of shed that guy, whoever he was ».
  18. Citation originale : (en) « There were a lot of versions of the film,” he says. “And I don”t think I saw any of the film before I wrote it. I had the book and I”d seen all the other films and had a basic idea of the story ».
  19. Citation originale : (en) « Les premières chansons que j'ai écrites et qui n'étaient pas destinées à Soundgarden, c'était vraiment juste pour m'amuser. C'est devenu mon passe-temps, m'asseoir dans ma chambre ou dans mon salon, écouter des chansons à quatre pistes sur une cassette et m'amuser avec. J’aimais faire ça et c’était excitant. Ma seule direction lorsque j'ai enregistré mon premier album solo était que je voulais quelque chose qui ne serait pas une chanson de Soundgarden. (A) Parce que j'avais tellement écrit dans ce contexte, et (B) parce que j'avais une telle estime pour le groupe que je ne voulais pas le corrompre en faisant une version légèrement plus commerciale de la même chose [...] ».
  20. Citation originale : (en) « loneliness, departure, separation and a desperate yearning for real human connections ».
  21. Citation originale : (en) « is as predictable and tedious as they come ».
  22. Citation originale : (en) « Nobody does lamentation and melancholia more furiously than Cornell. [...]. Cornell unveils a desire to be reckoned with as an openly wounded and unabashedly portentous rock balladeer ».
  23. Citation originale : (en) « It's a mature album without being overly somber. It could be argued that it sounds a little too mature and possibly a little self-conscious, but that just emphasizes the real craft behind Euphoria Morning. Cornell knew exactly where he wanted to go as a solo artist, and he's achieved it. If it doesn't satisfy some dyed-in-the-wool Soundgarden fans, that's too bad, since it will undoubtedly win the affections of open-minded listeners who haven't before considered him a serious songwriter or musician balladeer ».
  24. Citation originale : (en) « It was a pretty dark album lyrically and pretty depressing, and I was going through a really difficult time in my life – my band wasn't together anymore, my marriage was falling apart and I was dealing with it by drinking way too much, and that has its own problems, particularly with depression. So I titled the album Euphoria Mourning, but right before the record came out and I was doing interviews over the radio for example, if you say "Euphoria Mourning", the listener doesn't know if it's mourning with a "u" or morning without a "u". And that started to bother me ».
  25. Citation originale : (en) « To me, in a sense, it was like another Temple of the Dog [...] I didn't even know I could have a relationship like that with some other guys, and it made me realize that later on in any point of my career I shouldn't just immediately say no to any opportunities like that. I think one of the main reasons why I ever wanted a band like Audioslave was because of seeing Rage in 1996, and I thought they were one of the best live bands I had ever seen ».
  26. Citation originale : (en) « bore, predictable ».
  27. Citation originale : (en) « classic and fresh [...] 70s rock greats [...] likes of Led Zeppelin and Black Sabbath ».
  28. Citation originale : (en) « sounds like Led Zeppelin meets Earth, Wind & Fire ».
  29. Citation originale : (en) « most colorful, diverse, and consistent ».
  30. Citation originale : (en) « just another rock record ».
  31. Citation originale : (en) « I was really lucky with “Casino Royale” in that it was based on the first book in Fleming world that has the character in it and it’s the character when he’s still a human being and he hasn’t developed this kind of this platinum exterior that’s impenetrable, he’s a person that’s in love and has doubts and existential crisis. So I actually got to write a song with aspects about the story that were interesting and more than just a super spy who’s going to kick everybody’s ass ».
  32. Citation originale : (en) « I spent this time writing. There are a few songs that I had written over the last year and a half. And the rest [of the solo record] has been released over the last few months. I do it more or less for fun - it's sort of like my hobby. I have a lot of songs now, some of them could probably be Audioslave songs, but overall with so many songs that are completely different from anything we've done as Audioslave, I decided it was time to make another record ».
  33. Citation originale : (en) « [...] it was a great experience [...]. I struggled a little, ’cause I had never done it before. I played some songs acoustically that I’d never played acoustically before ».
  34. Citation originale : (en) « There are a handful of Soundgarden songs that work acoustically, but only a couple. It’s not who we were ».
  35. Citation originale : (en) « Due to irresolvable personality conflicts as well as musical differences [...]. I wish the other three members nothing but the best in all of their future endeavors ».
  36. Citation originale : (en) « Audioslave was a great experience. We made three great records ».
  37. Citation originale : (en) « I got to really write some riff-oriented heavier songs, which I haven't done in a long time. It was exciting ».
  38. Citation originale : (en) « I needed to find musicians that could get the whole picture, that could get the sensitivity of some of my mellower or more arranged solo stuff as well as the sheer aggressive nature of some of my songs in bands ».
  39. Citation originale : (en) « a fascinating but heartbreaking document of how many wrong decisions one can make in writing and performing a record ».
  40. Citation originale : (en) « lovers' quarrels and deeper anger and self-doubt ».
  41. Citation originale : (en) « but his complaints and confessions now arrive in clipped melody lines punctuated by automated arpeggios and snappy beats, as well as Timbaland trademarks like quick, sampled shouts ».
  42. Citation originale : (en) « I just want to have fun with music… and if I’m inspired by it, then someone else will be... If you get into a comfortable kind of corner, where you’re doing what you used to, you can get locked in that corner and stuck there and you’re done. That’s never going to happen to me ».
  43. Citation originale : (en) « [...] a seemingly unlikely place to find a world famous rocker with millions of record sales under his belt ».
  44. Citation originale : (en) « The 12-year break is over and school is back in session. Sign up now. Knights of the Soundtable ride again! ».
  45. Citation originale : (en) « Rather than Soundgarden do an acoustic version, I just did one at home with a couple of guitars. You realize that songs can be completely different acoustic. On that tune, as a guitar player, I played completely different things ».
  46. Citation originale : (en) « It’s amazing this guy performs at festivals, fairs and street corners.’ This guy can walk into a room and get a reaction. Suddenly, I felt embarrassed and smaller, ’cause I felt like I call myself a singer, a songwriter, a musician, and I’ve sold millions of records and toured the world, but I can’t do what he can. I can’t just walk into a room and pick up an instrument and perform and entertain everyone and their jaws drop ».
  47. Citation originale : (en) « Without the mind-melting riffs and solos of Thayil or Audioslave guitarist Tom Morello, Cornell's songs revealed more of a bluesy, outlaw-country influences [...]. And his poppier influences always shone through in his solo work, such as Sunshower, Sweet Euphoria and his signature take on Billy Jean ».
  48. Citation originale : (en) « [...] the approach served to reveal both the full force, and the utter control, of his singing. It made it clear, at last, just how much skill he brings to his vocals, as well as how rare his timbre remains ».
  49. Citation originale : (en) « It was kind of stressing me out, the concept of, ‘Who am I to write a song about something that is this intense that I haven”t experienced? ».
  50. Citation originale : (en) « The feeling was that if Sam Childress… if he were Woody Guthrie and he were writing a song, what would that song be? Because Woody Guthrie’s songs were very simple and very direct like Sam is, and very matter-of-fact. I thought he would be writing a song that’s sort of a dedication to the children that he’s risked his life many times over to try to protect. So in a sense my perspective, when singing it or listening to it, is that it’s his song ».
  51. Citation originale : (en) « I was moved by this film and the story in a way that transcends any film experience I have ever had. I was inspired to write a hundred different songs, but finally landed on one based on what I believe is an extremely important message I took from this man's journey. Compassion, basic human rights and love must be our priorities above race, religion or commerce. Every generation needs a reminder of that simple idea ».
  52. Citation originale : (en) « Nick Drake's Pink Moon or Bruce Springsteen's Nebraska , albums with almost no production, kind of homemade records. Another record that really moved me when I was starting to get into more stripped-down albums in about 1989 was Daniel Johnston's album Songs Of Pain. Very melodic, amazing lyrics, very personal and pretty funny, but also really depressing sometimes ».
  53. Citation originale : (en) « loss, mortality, the inevitable passage of time ».
  54. Citation originale : (en) « the tracks are built up with pianos, strings, harmonies, and fuzz guitars, it feels intimate, almost acoustic ».
  55. Citation originale : (en) « Cornell’s nuanced growl, all the more burnished with age, infuse roots music with alt-rock dynamics ».
  56. Citation originale : (en) « It’s from the perspective of someone singing to an older family member who is no longer around but was kind of a mentor [...]. And it’s a concept that ties into what he learned about the preciousness of photographs of loved ones to people who had suffered during the genocide, a feeling among those who were affected that transcends age. “It shows that a promise was made to the older generation and then telling them that they’re the inspiration ».
  57. Citation originale : (en) « sudden and unexpected ».
  58. Citation originale : (en) « When we spoke after the show, I noticed he was slurring his words; he was different. When he told me he may have taken an extra Ativan or two, I contacted security and asked that they check on him ».
  59. Citation originale : (en) « The family believes that if Chris took his life, he did not know what he was doing and that drugs or other substances may have affected his actions ».
  60. Citation originale : (en) « I'd never heard his voice that way before. He was having serious control problems ».
  61. Citation originale : (en) « The whole performance you could tell something wasn’t right [...]. Into the second song he started getting disoriented or something. I just figured he wasn’t feeling well ».
  62. Citation originale : (en) « the 200 ng/mL level of Ativan in Cornell’s blood was well higher than the average 30-50 ng/mL dosage, it was also lower than the 300 ng/mL Ativan blood levels of those whose death are tied to the drug ».
  63. Citation originale : (en) « negligently and repeatedly ».
  64. Citation originale : (en) « [My husband] who battled opioid and alcohol addiction in the late 1990s, had admitted to a friend that he’d relapsed in March, just two months before his death ».
  65. Citation originale : (en) « Incredibly Talented, Incredibly Young, Incredibly Missed ».
  66. Citation originale : (en) « A great singer, songwriter and the loveliest man ».
  67. Citation originale : (en) « My dark knight is gone. Thank you for the incredible outpouring of kindness and love ».
  68. Citation originale : (en) « Chris Cornell painted in song the darkness and beauty of life in Seattle ».
  69. Citation originale : (en) « Your talent was pure and unrivaled. Your voice was joy and pain, anger and forgiveness, love and heartache all wrapped up into one ».
  70. Citation originale : (en) « Chris Cornell was an enigma. He could sound savage and tender at the same time. During his 52 years, he was grunge’s Golden God, a folky songsmith, a pop wailer and an easy-listening crooner. He possessed one of the most awe-inspiring voices of his generation, and possibly the greatest voice to emerge from grunge, and he could stretch it to work in any context. He even improbably made melisma sound cool in hard rock. Ultimately, there were many Chris Cornells. He could be looking California, feeling Minnesota or seeking a friend for the end of the world, depending on the song. Music fans knew David Bowie’s, Tom Petty’s and Prince’s genius at the times of their deaths, but Cornell died underappreciated ».
  71. Citation originale : (en) « I met [Cash] once or twice in my life [...] he was such an influence on me as a musician ».
  72. Citation originale : (en) « His choice of covers provides a personal look into his favorite artists and the songs that touched him. He couldn't wait to release it ».
  73. Citation originale : (en) « artists'influences are never nearly as interesting as what they do with them ».
  74. Citation originale : (en) « It takes audacity to turn a song like “Get It While You Can” — a gospel-tinged fable by Howard Tate and later a jaunty blues-rock pearl for Joplin — into a practically unrecognizable, squeaky, synthy new-wave number, as Cornell does here. He sings the song soulfully like Tate and belts the chorus like Joplin [...] but the shuffling keyboard-heavy arrangement makes it feel like something new ».
  75. Citation originale : (en) « [...] the songs are simultaneously familiar and surprising -- a blend that always was among the chief attractions in Cornell's work -- and while there are echoes of the original recordings here, he shapes each tune to fit his voice and contemplative bent. The inherent power in Cornell's voice can still be heard, but what lasts is the passion and intelligence, emotions that make this a bracing if bittersweet experience ».
  76. Citation originale : (en) « The reason why I hated it had more to do with who I associated it with. [...]. Another thing that put me off of [folk] were all these rules and specific references and things that I thought rock music didn’t have—because rock music is free and you do whatever the fuck you want and that’s the whole point. ».
  77. Citation originale : (en) « Chris Cornell always thrived at taking well-known songs and making them his own. One of Soundgarden‘s earliest recordings was a rendition of Howlin’ Wolf’s steady-grooving, broken-hearted blues “Smokestack Lightnin’,” on which Cornell seemed to find his own anguish in the vocal, hollering, screeching, and howlin’ like he was on his own personal torture rack. And later, when he approached others’ tunes, the song itself wasn’t always the most apparent influence. He variously replaced the lyrics of Black Sabbath’s “Into the Void” with a speech about Native American rights, grungified Devo’s new-wave incel anthem “Girl U Want,” juxtaposed the Metallica and U2 songs titled “One” over each other, and turned “Billie Jean” into a dusty, melodramatic country-rock lament. Cornell’s innovative way of interpreting and presenting music, coupled with a gold-medal multioctave singing range, is what made him a legend. ».
  78. Citation originale : (en) « grunge howler ».
  79. Citation originale : (en) « heavy-metal howler ».
  80. Citation originale : (en) « That voice arrived like a flash crossfire hurricane. Primal and soaring, his rock wail was a weapon, unmistakable ».
  81. Citation originale : (en) « I was singing songs that hard parts written so my voice would go above my range, push a lot of air and my voice would break up, which is how people scream. I was doing this song ‘Heretic,’ which is straight up screaming through the whole verse. I went way above my range and found that there were notes way up there. It was really exciting. I just pushed the envelope, not knowing what I was doing ».
  82. Citation originale : (en) « mournful, elegiac ballads ».
  83. Citation originale : (en) « It's here that we truly discovered the deep emotionality and the jaw-dropping versatility of this incredible vocalist ».
  84. Citation originale : (en) « Cornell is a unique vocalist in today’s pop; his bluesy, emotional delivery seems to draw its influences from Jim Morrison on “L.A. Woman,” his last recording with The Doors ».
  85. Citation originale : (en) « As it rose, higher and higher, Mr. Cornell's voice could sustain a melody through the fray, or it could confront hard-rock turbulence with grunts, rasps, wails, bitter moans and, at the top of his range, full-bodied shrieks that admitted no weakness ».
  86. Citation originale : (en) « Chris Cornell's voice is a work of art ».
  87. Citation originale : (en) « As time has moved on, I have less range and less ability to easily go in and out of different registers, but I feel like I have a much better ability to emotionally connect with any song,” Cornell says. “All that is a moving target. The human voice is not a trumpet. It’s not a piano. It’s always changing, and a singer has to go with the flow ».
  88. Citation originale : (en) « But Chris emphatically did not give up on his own voice. Instead, he took a surprising series of turns: An album with Hip-Hop Cash King Timbaland of all people, followed by what you could call a blue-eyed soul record. He began to tour the country armed only with an acoustic guitar, a back-catalogue, and his voice. He did not shy away from where his body was taking its instrument. You could hear him digging for something in these shows, trying to reclaim his old timbre or to find a new one worth promoting. In this period he worked on his low-range as much as anything else, reaching down into the overtones and harmonics of his vocals from the chest up. I didn’t realize it then, but he was building his voice back, piece by piece ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) Corbin Reiff, Total F*cking Godhead: The Biography of Chris Cornell, Post Hill Press, , 1re éd., 384 p., relié (ISBN 978-1642932157)
  • Manuel Perreux, Chris Cornell. Clair-obscur, Editions du Camion Blanc, , 1re éd., 448 p., relié (ISBN 978-2378483074)

Liens externes[modifier | modifier le code]