Léonie Aviat

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Léonie Françoise de Sales Aviat
Image illustrative de l’article Léonie Aviat
Sainte Léonie Aviat
Sainte
Naissance le 16 septembre 1844
Sézanne
Décès le 10 janvier 1914  (à 69 ans)
Pérouse, Italie
Nationalité Flag of France.svg Française
Ordre religieux Salésiens
Béatification 27 septembre 1992 Rome
par Jean-Paul II
Canonisation 25 novembre 2001 Rome
par Jean-Paul II
Vénéré par Église catholique romaine
Fête 10 janvier

Léonie Aviat ou mère[1] Françoise de Sales Aviat, née à Sézanne le et morte à Pérouse (Italie) le , est une religieuse française, fondatrice de la congrégation des Oblates de Saint François de Sales. Elle a été canonisée en 2001.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses premières années[modifier | modifier le code]

Sainte Françoise de Sales naît à Sézanne le 16 Septembre 1844 sous le nom de Léonie Aviat. Son père tient une épicerie fine réputée sur la place de la petite ville.

En octobre 1855, elle débute ses études à la Visitation de Troyes où elle rencontre deux personnes qui resteront sa vie durant des figures tutélaires : l’Abbé Brisson et la Mère Marie de Sales Chapuis.

Très tôt Léonie apparaît comme une jeune fille intelligente et bonne et, dès sa jeunesse, elle semble se destiner à une vocation religieuse. Cependant ses parents désirent qu’elle se marie et l’Abbé Brisson qui l’accompagne dès son jeune âge, lui demande d’attendre ses 21 ans pour se décider.

L'appel à la vie religieuse[modifier | modifier le code]

En réponse à la détresse matérielle mais surtout morale des ouvrières de l’industrie troyenne, l’Abbé Brisson avait fondé un foyer de jeunes filles ouvrières quelques années auparavant. Suite à plusieurs déboire, il se persuade que seules des religieuses serraient à même de s’occuper de son oeuvre. Le désir de l’Abbé rejoignant celui de la jeune fille, elle devient, en 1866, à 21 ans, responsable de la fondation d’une nouvelle congrégation religieuse. Elle est assistée pour cela de Lucie Canuet, une jeune fille du Pensionnat des Visitations, avec laquelle elle partagera presque toute sa vie.

L'Oeuvre des Oblates de Saint François de Sales[modifier | modifier le code]

Pour Soeur Françoise de Sales, il s’agit d’abord de prendre en charge l’Oeuvre destinée à aider la jeunesse ouvrière de Troyes. A cette époque, il y avait un fort clivage entre bourgeoisie et milieu populaire et il n’allait pas de soi que ces deux jeunes filles de bonnes familles parviennent à se lier avec les petites ouvrières du foyer. Cependant les deux jeunes filles montrent une proximité et un zèle remarquable et parviennent à établir ce lien.

La fondation et la consécration des religieuses sont finalement réalisées le 30 octobre 1868, la consécration de la fondation et la prise d’habit des deux jeunes filles se faisant en présence de l’évêque de Genève (et successeur de Saint François de Sales) et de l’évêque de Troyes. Léonie devient alors Soeur Françoise de Sales. Le 11 octobre 1871, Soeur Françoise de Sales prononce ses voeux définitifs en présence de Monseigneur Ségur. Et le 20 septembre 1872, les oblates de Saint François de Sales, réunies en Chapitre, élisent Soeur Françoise de Sales comme supérieure générale de la communauté naissante sous le regard de l’Abbé Brisson qui reste très présent aux côtés de la congrégation naissante.

Elle réalise un mandat où sa hauteur de vue et sa capacité d’organisation font merveilles. Elle doit cependant laisser la place à l’ancienne supérieure d’une congrégation qui a fusionné avec les Oblates de Saint François de Sales quelques années auparavant. En novembre 1880, Soeur Françoise de Sales part alors en région parisienne réorganiser deux maisons issues de cette fusion. Une fois cette réorganisation réalisée, elle fait construire un foyer de jeunes filles dans la première puis prend la tête d’un établissement parisien tenue par la deuxième. L’établissement est plutôt huppé l’accueil de cette jeune directrice est froid. Mais Soeur Françoise fait encore un beau travail si bien qu’elle est très regrettée quand on lui retire la direction de ce collège pour la prise en charge, en 1889, de l’Oeuvre de Troyes qu’elle a dirigé lorsqu'elle n'avait que 21 ans.

De l'humiliation à la tête de l'Oeuvre des Oblates de Saint François de Sales[modifier | modifier le code]

Elle passe alors trois années marquées par des vexations et des humiliations continuelles de la part de sa supérieure et de ses soeurs mais fait ici encore preuve d’une humilité et d’une endurance exceptionnelle.

En 1893, elle finit par être réélue supérieure générale de la congrégation et elle le restera jusqu’à sa mort. Celle qu’on appellera alors Mère Françoise de Sales ne cessera de sillonner la France et l’Europe pour fonder de nouvelles maisons dans un contexte où les vocations religieuses sont très nombreuses en France. Cependant une dernière épreuve l’attend : entre 1903 et 1905 la République française mène une politique de dissolution des congrégations religieuses. Mère Françoise terminera sa vie à Pérouse où elle parviendra à maintenir son oeuvre en l’état.

Après une vie bien remplie et toute tournée vers Dieu qu'elle aime tant, elle décède à Pérouse le 10 janvier 1914.

Et son procès en béatification s'ouvre à Pérouse en 1929.

Béatification, canonisation et fête[modifier | modifier le code]

Léonie a été béatifiée le 27 septembre 1992 par le pape Jean-Paul II, qui l'a également canonisée le 25 novembre 2001. Liturgiquement sa fête est célébrée le 10 janvier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Marie-Aimée d'Esmauges, Léonie Aviat, Mutter Franziska Salesia: Die Gründerin der Oblatinnen des heiligen Franz von Sales, Franz-Sales-Verlag, 1993.
  • Marie-Aimée d’Esmauges, M’oublier entièrement : Léonie Aviat, Mère Françoise de Sales (1844-1914), 1991 (ISBN 978-2909452272).
  • Geneviève-Agnès Poinsot, Sainte Léonie Françoise de Sales Aviat : une sainte champenoise, Editions Le Livre ouvert, 2001 (ISBN 978-2907429818).
  • Ricardo Alvarez, Miguel Berzosa Martinez, Soeurs Oblates de Saint François de Sales, Sainte Léonie Aviat, Mère Françoise de Sales : La sainteté au quotidien, son travail se fera prière, Ed. du Signe, 2001 (ISBN 978-2746805569).

Patronymie[modifier | modifier le code]

Le patronyme Aviat est porté par des familles de localités du Sud-Ouest Marnais et de l'Aube, Sézanne bien sûr, mais aussi Villiers-Herbisse, Herbisse, Angluzelles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir son tombeau.

Liens externes[modifier | modifier le code]