Saint-Paul-lès-Romans

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Saint-Paul-lès-Romans
La mairie
La mairie
Blason de Saint-Paul-lès-Romans
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Romans-sur-Isère
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Gérard Lunel
2014-2020
Code postal 26750
Code commune 26323
Démographie
Population
municipale
1 814 hab. (2015 en augmentation de 3,07 % par rapport à 2010)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 06″ nord, 5° 08′ 01″ est
Altitude Min. 140 m
Max. 200 m
Superficie 15,77 km2
Localisation

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Saint-Paul-lès-Romans est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Saint-Paulois et Saint-Pauloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Paul-lès-Romans est limitrophe à la ville de Romans-sur-Isère. Elle se trouve à environ 26 kilomètres au nord-est de Valence.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Génissieux Châtillon-Saint-Jean, Triors Saint-Lattier Rose des vents
Romans-sur-Isère N Eymeux
O    Saint-Paul-lès-Romans    E
S
Chatuzange-le-Goubet Beauregard-Baret Jaillans

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le réseau de bus Citéa.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une voie romaine, nommée « Meyanne » au Moyen Âge, reliait Vienne à l'Italie en passant par Grenoble[1]. On traversait alors l'Isère par le pont romain « de la déesse », à Châteauneuf. C'est le long de cette voie que s'installèrent les premiers Romains sur les actuels sites de Saint-Paul-lès-Romans et Génissieux[2]. La « Villa des Mingauds », située à la jonction avec les communes de Génissieux, Triors et Châtillon-Saint-Jean a conservé des fresques datées des années 170 et 180 après J.-C. représentant les travaux d'Hercule et Orphée. Composées de marbre, de terre cuite et de pâte de verre, elles sont exposées au musée de Valence[3],[4]. Cette luxueuse villa, occupée du Ier au IVe siècle, était située à l'époque gallo-romaine sur le territoire allobroge de la cité de Vienne[5],[6]. Les principales fouilles ont été effectuées entre 1964 et 1969.

Jusqu'au VIIIe siècle, les terres étaient partagées entre de riches familles burgondes mais les Sarrasins les envahirent en 730. Charlemagne rétablit l'ordre dans la région en réorganisant les comtés, l'Isère devenant alors la limite entre les territoires de l'archevêque de Vienne, au nord, et l'évêque de Valence, au sud.

Au centre du village se trouve un imposant bâtiment qui constitue les vestiges d'une ancienne commanderie des chevaliers de l'Ordre de Malte, destinée à héberger les pèlerins en route vers la Terre Sainte. Cette ancienne préceptorie devint, en 1260, sous l'impulsion du grand-maître dauphinois Hugues de Revel, une commanderie. Elle fut achetée au chapitre de Saint-Barnard en 1231, incendiée durant les guerres de religion et reconstruite en 1614. Composée d'un château, d'une cour intérieure défendue par des tours d'angle et d'une chapelle, la commanderie possède alors plus de 100 hectares de terres agricoles et de bois. Vendue aux enchères en 1805 comme bien d'église, elle est acquise par Barthélemy Charles Chevallier qui la revend en 1825 à Jean Dochier dont la famille est encore propriétaire de nos jours. Seule une aile subsiste, la majeure partie du bâtiment ayant été démolie dans les années 1850[7].

À gauche de l'entrée de l'église romane se trouve une très ancienne pierre tombale. Une autre est située près du petit pont, d'époque romaine, qui enjambe la Joyeuse. La petite chapelle sous le clocher de l'église daterait aussi de l'époque romaine[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1947 mars 1977 Henri Garmon    
mars 1977 mars 1989 Jacques Rivoire    
mars 1989 mars 1995 Maurice Payen    
mars 1995 mars 2001 Marc Rivoire    
mars 2001 mars 2008 Roger Mallet    
mars 2008 mars 2014 Agnès Rodillon    
mars 2014 en cours Gérard Lunel[8] SE Cadre

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2015, la commune comptait 1 814 habitants[Note 1], en augmentation de 3,07 % par rapport à 2010 (Drôme : +4,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
845 841 859 1 012 1 118 1 134 1 153 1 062 1 200
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 165 1 129 1 097 1 007 981 917 982 968 937
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
952 956 893 824 843 830 789 860 846
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
893 865 960 1 301 1 401 1 502 1 626 1 793 1 814
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
  • Église de style roman qui est située le long d'une rivière (Joyeuse).
  • La Commanderie : corps de bâtiment flanqué de quatre tours, brûlé durant les guerres de religion puis restauré en 1614. De cette ancienne commanderie partait un souterrain, dont l'entrée n'a jamais été trouvée (ainsi que le puits), une sortie de ce souterrain arrivait vers l'église et un autre se dirigerait vers l'Ecancière. Des restes de fresques sont visibles dans une pièce en dessous des escaliers.
  • Superbe chemin des Trois-Croix.

Le corso de Saint-Paul-lès-Romans[modifier | modifier le code]

Un char du corso 2013.

Chaque année fin avril, plus de 15 chars circulent dans le village, et cela depuis 1951 (67 ème Corso en 2017).

Ce corso a été initié au départ dans le but de faire rentrer des fonds afin d’accélérer le remboursement de l'emprunt, contracté par la commune, lors de la construction en 1947 de la salle des fêtes du village (toujours en fonction de nos jours).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « L'Isère », Carte archéologique de la Gaule, p. 38.
  2. a et b Origines historiques sur le site de la commune de Saint-Paul-lès-Romans.
  3. Hercule (Les cavales de Diomède), Hercule (L'Hydre de Lerne), Hercule (La biche de Cérynie), Hercule (Le sanglier de l'Erymanthe), Orphée charmant les animaux (détail 1), Orphée charmant les animaux (détail 2), Orphée charmant les animaux (détail 3).
  4. Marcel Leglay, Fouilles et monuments archéologiques dans la circonscription de Rhône-Alpes, Gallia, 1971, vol. 29, no 2, p. 435.
  5. [PDF] Marie-Noëlle Roy, La Pierre et l'Écrit, o, Didactibook, p. 7.
  6. [PDF] Gérard Rochas, « Épigraphie et Histoire : la vallée de l’Isère à l’époque romaine », 1998, p. 250.
  7. [PDF] La Commanderie de Saint Paul les Romans.
  8. « 26750 ST PAUL LES ROMANS », sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 9 mars 2015).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.