Barcelonne

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Il ne faut pas confondre Barcelonne avec Barcelone, ville d'Espagne ou avec Barcelonne-du-Gers, ville de France.

Barcelonne
Barcelonne
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Crest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Patrick Siegel
2014-2020
Code postal 26120
Code commune 26024
Démographie
Gentilé Barcelonnais, Barcelonnaises
Population
municipale
349 hab. (2016 en diminution de 1,69 % par rapport à 2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 10″ nord, 5° 03′ 04″ est
Altitude Min. 233 m
Max. 617 m
Superficie 8,28 km2
Localisation

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Barcelonne est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est située non loin de Valence, la préfecture de la Drôme.

Ses habitants sont les Barcelonnais(e)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

La départementale D 188 traverse ce village situé à 14 km de Valence.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Barcelonne
Chabeuil Châteaudouble
Montvendre Barcelonne Combovin
Montvendre Montvendre

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

  • 1159 : Barcelunna[1].
  • 1171 : Barcinona (archives de la Drôme, fonds de Bonlieu)[2] / étudié par Ernest Nègre[1].
  • 1328 : Barssiliona (choix de doc., 31)[2].
  • 1332 : Barcilena (Gall. christ., XVI, 130)[2].
  • 1385 : Barcelunia (archives de la Drôme, E 461)[2].
  • 1391 : Barsilonne (choix de doc., 213)[2].
  • 1429 : Barcillona / Barsilhone (inventaire de Saint-Apollinaire [Valence], 293 et 1115)[2].
  • 1442 : Castrum Barsilhone / Barsallona (ibid., 213)[2].
  • 1645 : Barcillone (rôle de décimes)[2].
  • 1788 : Barcelone (Alm. du Dauphiné)[2].
  • 1790 : Barcelonne[réf. nécessaire].
  • 1891 : Barcelonne, commune du canton de Chabeuil[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Nous avons plusieurs hypothèses :

  • La graphie Bar-sillona serait composé du radical celtique bar signifiant « sommet, cime », et du terme bas-latin Silo, Silonis signifiant « plat, écrasé ». Le sens général serait « plateau de la cime du mont » ou « cime écrasée, plate »[3].
  • Ce toponyme dériverait du toponyme catalan Barcelona[réf. nécessaire].
  • Barcinona (en 1171) pourrait avoir la même origine que l'ancien nom de Barcelone en Espagne, Barcino, dérivé du mot phénicien Barcè qui signifie la citadelle. Il en serait de même pour le nom de Barcelonnette dans les Basses-Alpes, de Barcillonnette dans les Hautes-Alpes (Baron de Coston, Étymologies des noms de lieux dans la Drôme (Pais, 1872) p. 93). Cela parait plausible. On pourrait considérer le château de Barcelonne comme une citadelle. Il est plus difficile d'expliquer une influence des Phéniciens dans la région de la Drôme, et il faut penser que ce nom a été donné pour la première fois à Barcelonne (Drôme) par quelqu'un qui connaissait Barcelone (Espagne) : faut-il voir là un souvenir du passage des Sarrazins dans la région de la Drôme [réf. nécessaire]?

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[2] :

  • Fief des comtes de Valentinois
  • Les Barcelonne.
  • Fin XIIIe siècle : Les terres sont partagées en deux :
  • Une moitié reste aux Barcelonne.
    • 1427 : les Hautvillars.
    • 1480 : les Odoard.
    • 1583 : les Thomé.
    • 1584 : les Lacour.
    • 1590 : les Glane de Cugy.
  • L'autre moitié passe aux Cornilhan.
    • 1530 : les Eurre (par alliance).
    • Après 1590 : Les Glane de Cugy (par héritage). Ils réunissent ainsi les deux parties.
  • 1680 : les Gélas de Léberon (par achat), derniers seigneurs.

La paroisse[2] :

  • XIVe siècle : Capella Barcelhona (Pouillé de Valence).
  • 1650 : Esglize paroisiale de Saint-Georges de Barcelone (inventaire de Saint-Apollinaire [Valence], 629).

Avant 1790, Barcelonne était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence et de la sénéchaussée de Crest, formant une paroisse du diocèse de Valence, dont l'église dépendait du prieur de Saillans, qui y prenait les dîmes[2].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune fait partie du canton de Chabeuil[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2001 Elie Besset   Agriculteur
mars 2001 mars 2008 Paul Vial    
mars 2008 mars 2014 Elisabeth Vial    
mars 2014 En cours
(au 19 février 2015)
Patrick Siegel[4] SE Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1689, il y 80 familles dans la commune[2].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 349 habitants[Note 1], en diminution de 1,69 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
308244329374337308305337329
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
324324301294311286282269248
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
262252251216238226206192177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
168152157233347370361360351
2016 - - - - - - - -
349--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, ovins, caprins[9].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Randonnées pittoresques[9].
  • Contreforts du Vercors[9].
  • Source minérale[9].
  • Fête : dernier dimanche de juillet[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour restaurée (photo de 2011).
  • Tour ruinée (ancien château)[9], restaurée après 1992.
  • Petite Chapelle votive Sainte-Marguerite (située au sommet du chemin de randonnée-Vues sur la plaine de Valence et sur les contre-forts du Vercors / Pèlerinage le 3e dimanche de juillet)[réf. nécessaire].
  • Petite église récente[9], du XXe siècle (Sainte-Anne).
  • Temple protestant avec clocheton[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, tome 3, Formations dialectales, page 1727, (ISBN 2600028846)
  2. a b c d e f g h i j k l m n et o J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 19
  3. Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Valence, Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme, page 205, (id)
  4. Barcelonne sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 19 février 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. a b c d e f g et h Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Barcelonne

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]