Triors

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Triors
Triors
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Romans-sur-Isère
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Gérard Labriet
2014-2020
Code postal 26750
Code commune 26355
Démographie
Population
municipale
558 hab. (2015 en diminution de 0,89 % par rapport à 2010)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 52″ nord, 5° 06′ 58″ est
Altitude Min. 191*/ m
Max. 323 m
Superficie 5,65 km2
Localisation

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Triors est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Triors se situe à environ dix kilomètres de Romans-sur-Isère (chef-lieu du canton). Elle est blottie au fond d’un vallon, au contact de la plaine de Romans et de la Drôme des Collines.

Le lieu-dit le Château Vieux révèle la présence discrète d’une motte castrale médiévale (butte artificielle constituée par l’accumulation de terre). De diamètre apparent d’une quinzaine de mètres et d’une hauteur de l’ordre de 4 à 5 m, elle est relativement modeste. Située sur le promontoire dominant au nord le village de Triors, elle représente un excellent point d’observation. Et permet d’embrasser du regard tout le vallon triorais, la plaine de l’Isère, le rebord du Vercors et au loin, celui du Massif Central. La bonne exposition des pentes du vallon justifie la présence ancestrale de vigne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Geyssans Saint-Michel-sur-Savasse Rose des vents
Peyrins N Châtillon-Saint-Jean
O    Triors    E
S
Génissieux Châtillon-Saint-Jean

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le terme Triors suggère la possibilité de l'existence du peuple celtique, car le mot tri signifiait pays, territoire, tels les Tricastins[bs 1].

Vers le Xe siècle, le terrain s'appelait en latin, Triornium[bs 1]. Il était en effet attaché à l'abbaye de Saint-Barnard de Romans-sur-Isère[bs 2]. La forme en langue vulgaire Triors se trouvait déjà en 1062.

Toutefois, le nom de commune ne se stabilisait jamais. Dans plusieurs actes à partir du XIe siècle, il s'agissait de Triorz ou de Triortz. Puis, Triaux ou Trioux (1517) s'employaient également. Donc, depuis longtemps, la plupart des habitants prononçaient Triors ou Triols. Cependant en 1656, il devint Triol. Il est difficile à trouver les équivalences de ces noms en France. Ces derniers, Triaux, Trioux et Triol restaient en usage dans ces derniers siècles[bs 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Si l'on suppose que les habitants celtiques y demeuraient en raison de la toponymie[bs 1], il n'y aucune preuve archéologique.

Au Moyen Âge, le terrain était attribué à l'abbaye de Saint-Barnard[bs 2],[1]. Dans un acte daté en 1062, le terrain de Triors était certainement mentionné[2].

Il semble qu'au XIIIe siècle, Triors soit devenu le territoire de la famille Faulchier[3].

Dès le XIVe siècle, le domaine était celui de la maison de Clermont-Chaste, seigneur de Geyssans[bs 2],[3].

Entre 1509 et 1515, Falcon de Vallin posséda courtement le terrain de Triors[3]. En 1515[bs 2], celui-ci fut acquis par Jean Odde. L'un des membres de la famille, Ennemond Odde, y décéda en 1581, selon une pierre tumulaire dans l'église de Triors[4]. Puis, Humbert Odde y mourut en 1611 sans héritier, en léguant le territoire à son épouse, Catherine de Lionne[3],[bs 2].

Sébastien de Lionne, contrôleur général des gabelles du sel et père d'Hugues de Lionne, reçut ce territoire[bs 2]. C'était Charles de Lionne, dit l'abbé de Lesseins en raison de sa fonction comme abbé commendataire de Saint-Calais[5], qui fit bâtir un château au sud de l'ancien manoir[bs 1],[3]. Dorénavant, la commune de Triors possède son château, jusqu'à nos jours. Après le décès de celui-ci, Charles Antoine de Chabo de La Serre acquit en 1709 Triors, Génissieux et Saint-Paul-lès-Romans pour le prix de 60 000 livres. Le 2 juillet 1722, son épouse Anne de Lattier de Bayane lui succéda, d'après le testament[bs 1].

Ensuite, François-Joseph de Bailly de Bourchenu, marquis de Valbonnais, acheta la seigneurie de Triors en 1754[bs 1]. Selon son goût, son fils Jean-Pierre, petit-neveu de Jean-Pierre Moret de Bourchenu[6] fit modifier l'ancien château construit par l'abbé de Lesseins et déjà fortement remodelé par Chabo de la Serre, afin de bâtir son propre château. Cet édifice actuel est l'un des châteaux les plus vastes et les plus beaux dans la Provence. Néanmoins ses travaux étaient tellement coûteux que la construction ne se termina qu'en 1789[bs 1].

Toujours assez curieusement, faute d'héritage direct tout comme ses prédécesseurs, le fief fut attribué à Marc-Joseph de Gratet du Bouchage[7], neveu de Jean-Pierre de Bally de Bourchenu[5] et préfet de la Drôme de 1815 à la fin de 1821, en 1791[bs 1]. Il s'agit de la dernière maison qui posséda ce domaine. Le fils de Marc-Joseph, Antoine-Louis-Joseph-Flodoard[8], demeurait au château et fut député de la Drôme[9]. Après la Première Guerre mondiale, cette famille aussi dut renoncer l'espoir de succession directe. Par conséquent, afin de maintenir le domaine agricole, une donation à une abbaye était dorénavant prévue. À la suite du trépas de l'héritière en 1976, c'était mademoiselle Josepha du Bouchage, originaire du Danemark et fille adoptive, qui commença à contacter l'abbaye Notre-Dame de Fontgombault en 1977. Si elle put vivre jusqu'en avril 2000, la fondation de l'abbaye Notre-Dame de Triors avait officiellement été inaugurée le 6 octobre 1984[10].

Conçue par l'architecte lyonnais, Jean-François Grange-Chavanis, l'église abbatiale fut consacrée le 5 octobre 1996 par l'évêque de Valence Didier-Léon Marchand[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1933 20 mai 1945 Cyrille-Eloi Tardy[9]    
         
mars 2001 en cours Gérard Labriet[11] DVG Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2015, la commune comptait 558 habitants[Note 1], en diminution de 0,89 % par rapport à 2010 (Drôme : +4,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
241278295330373392416470476
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
431398365357358346331325314
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
305285298262244252240266223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
203202189286383482475558564
2015 - - - - - - - -
558--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château : inscrit MH[16] ; l'établissement actuel fut édifié au XVIIIe siècle par Jean-Pierre de Bailly de Bourchenu[bs 1] ; il apparaît aujourd’hui comme un imposant édifice dont le toit aux tuiles vernissées, signale l’entrée du village ; depuis 1984, il abrite une communauté monastique bénédictine, ci-dessous :
  • L'abbaye Notre-Dame de Triors, adossée au précédent monument, à partir de 1984, et dont l'abbatiale a été édifiée entre 1990 et 1996[5] ; en tant que monastère de la congrégation de Solesmes, elle ne peut se visiter, à l'exception des fidèles.

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Fête de la Saint-Vincent : 3e dimanche de janvier.

Il est de coutume de déguster des bugnes et du vin blanc puis un spectacle de théâtre gracieusement offert par les habitants a lieu l'après-midi. Le lundi est dévolu au banquet puis à l'élection du nouveau président. Enfin le mardi, dernier jour des réjouissances, un repas est organisé avec en entrée la fameuse salade de croupes.

  • Vogue : 1er week-end de septembre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, tome VI[17], Valence 1871 [lire en ligne]
  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j p.  103
  2. a, b, c, d, e et f p.  102

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ndtriors.fr
  2. https://books.google.fr/books?id=zEsPAAAAQAAJ&pg=PA17 Paul-Émile Giraud, Essai historique sur l'abbaye de St-Barnard et sur la ville de Romans, tome I, p. 17, note n° 2
  3. a, b, c, d et e http://www.memoire-drome.com/recherche-detail.html?q=%2Bcommune%3A%22Triors%22&i=23&id=119155 Site Mémoire de la Drôme
  4. http://sites.google.com/site/racontemoiardeche/familles/odde-de-triors
  5. a, b, c et d [PDF]http://valence.cef.fr/IMG/pdf_Historique.pdf Diocèse de Valence, Historique du château au monastère, l'enracinement en Dauphiné
  6. http://www.bibliotheque-dauphinoise.com/moret_bourchenu_valbonnais.html
  7. http://www.genealogieonline.nl/fr/genealogie-peeters-rouneau/I36777.php
  8. http://www.genealogieonline.nl/fr/genealogie-peeters-rouneau/I36789.php
  9. a et b http://www.monadelporte.com/a2-aieux-tardy.php
  10. http://valence.cef.fr/1-Historique.html
  11. Triors sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 9 mars 2015).
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. Notice no PA00117081, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5432210g/f104.image