Triors

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Triors
Triors
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Xavier Oudille
2020-2026
Code postal 26750
Code commune 26355
Démographie
Population
municipale
602 hab. (2019 en augmentation de 3,97 % par rapport à 2013)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 52″ nord, 5° 06′ 58″ est
Altitude Min. 191 m
Max. 323 m
Superficie 5,65 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Romans-sur-Isère
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Romans-sur-Isère
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Triors
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Triors

Triors est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Triors se situe à environ dix kilomètres de Romans-sur-Isère (chef-lieu du canton).

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers :

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La carte IGN ne donne aucun nom de ruisseau[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Triors est une commune rurale (car elle fait partie des communes peu ou très peu denses) au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

La commune fait partie de l'aire d'attraction de Romans-sur-Isère dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (44,3 %), terres arables (33,6 %), forêts (16,5 %), zones urbanisées (5,6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Abbaye Notre-Dame de Triors
  • Chapoize
  • Château Vieux
  • Chaumant
  • Croix de Lettrat
  • la Berlodiaire
  • la Fontanille
  • la Garenne
  • Lamuron
  • les Beugnets
  • les Combes
  • les Condamines
  • les Goiffards
  • les Mallens
  • les Teppes
  • les Vernes
  • les Violettes
  • Lombret
  • Planchâtel

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales D 112 et D 507[1].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[8] :

  • XIe siècle : villa Triornium (cartulaire de Romans, 76) (ou Xe siècle[9]).
  • 1062 : villa Triors (cartulaire de Romans, 49).
  • 1150 : mention de la paroisse : ecclesia de Triorz (cartulaire de Romans, 325).
  • 1221 : mention de la paroisse : capella de Trionz (cartulaire des Hospitaliers, 55).
  • 1240 : Triort (cartulaire de Romans, 369).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : capella de Tiror-Triors (pouillé de Vienne).
  • 1521 : mention de la paroisse : ecclesia de Triaux (pouillé de Vienne).
  • 1551 : Triaulx (archives de la Drôme, E 2576).
  • 1565 : Le Triol (Bull. Soc. d'archéol., XVII, 161).
  • 1568 : Tryors (Bull. Soc. d'archéol., XIX, 217).
  • 1777 : Triols (ét. de sect.).
  • 1891 : Triors, commune du canton de Romans.

Les formes Triortz, Triaux, Trioux (1517) et Triol (1656) sont aussi proposées[9].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Triors pourrait dérivé du mot gaulois tri « pays, territoire » que l'on retrouve dans Tricastins[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Fief du comte de Vienne qui en fit don aux religieux de Vienne au IXe siècle[10].

La seigneurie[8] :

  • Au point de vue féodal, Triors était une terre (ou seigneurie) premièrement possédée par les Clermont-Chatte.
  • 1450 : elle est hommagée au chapitre de Romans.
  • 1483 : elle passe aux Vinay.
  • 1509 : elle est vendue aux Vallin.
  • Elle est recouvrée par les Clermont-Chatte.
  • 1515 : vendue aux Odde.
  • 1611 : passe (par héritage) aux Lionne. Ils font construire le château actuel.
  • 1701 : passe aux Chabo de la Serre.
  • 1757 : passe aux Bourchenu.
  • Elle passe (par mariage) aux Bailly, derniers seigneurs.

Avant 1790, Triors était une communauté de l'élection et subdélégation de Romans et du bailliage de Saint-Marcellin.
Elle formait une paroisse du diocèse de Vienne dont l'église, dédiée à saint Didier, dépendait du chapitre de Romans qui y prenait la dîme et présentait à la cure[8].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Saint-Paul-lès-Romans. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Romans[8].

En 1977, Josepha du Bouchage, héritière du domaine du château, contacte l'abbaye Notre-Dame de Fontgombault. L'abbaye Notre-Dame de Triors est officiellement inaugurée le [11].
La nouvelle abbaye fut conçue par l'architecte lyonnais Jean-François Grange-Chavanis. L'église abbatiale est consacrée le par l'évêque de Valence Didier-Léon Marchand[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 ?    
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1933 ?    
1933
(élection ?)
1935 Cyrille-Eloi Tardy    
1935 1945 Cyrille-Eloi Tardy   maire sortant
1945 1947 ?    
1947 1953 ?    
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 ?    
1971 1977 ?    
1977 1983 ?    
1983 1989 ?    
1989 1995 ?    
1995 2001 ?    
2001 2008 Gérard Labriet DVG retraité
2008 2014 Gérard Labriet   maire sortant
2014 2020 Gérard Labriet   maire sortant
2020 En cours
(au 20 décembre 2020)
Xavier Oudille[13][source insuffisante]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une station d'épuration des eaux[1].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2019, la commune comptait 602 habitants[Note 3], en augmentation de 3,97 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,46 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
241278295330373392416470476
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
431398365357358346331325314
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
305285298262244252240266223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
203202189286383482475502558
2014 2019 - - - - - - -
564602-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : le [10].
Fête de la Saint-Vincent : le troisième dimanche de janvier[réf. nécessaire].
Il est de coutume de déguster des bugnes et du vin blanc. Un spectacle de théâtre est proposé par les habitants l'après-midi. Le lundi est dévolu à un banquet puis à l'élection du nouveau président. Enfin le mardi, dernier jour des réjouissances, un repas est organisé avec en entrée la fameuse salade de croupes[réf. nécessaire].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Randonnées : PR[1].
  • Un poney-club[10].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Abbaye de Triors[modifier | modifier le code]

L'église de l'abbaye Notre-Dame de Triors est ouverte aux fidèles.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, vignes, caprins[10].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancien château dans le village : fenêtres Renaissance[10].
  • Château des XVIIe et XVIIIe siècles[10] : Il est inscrit MH[18]. L'établissement actuel fut édifié au XVIIIe siècle par Jean-Pierre de Bailly de Bourchenu[9]. Il apparaît aujourd’hui comme un imposant édifice au toit de tuiles vernissées.
Depuis 1984, il abrite une communauté monastique bénédictine.

Au lieu-dit le Château Vieux : une motte castrale médiévale (diamètre apparent d'une quinzaine de mètres, hauteur d'environ 4 à 5 m. Excellent point d'observation, elle est située sur le promontoire dominant, au nord, le village de Triors[réf. nécessaire].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Nombreuses grottes[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Triors possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, tome VI[9].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine, afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f https://www.geoportail.gouv.fr/
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  8. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 396 (Triors).
  9. a b c d et e « Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme », sur Gallica, (consulté le ), p. 102-103.
  10. a b c d e f g et h Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Triors.
  11. http://valence.cef.fr/1-Historique.html
  12. a et b [PDF]http://valence.cef.fr/IMG/pdf_Historique.pdf Diocèse de Valence, Historique du château au monastère, l'enracinement en Dauphiné
  13. Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  18. Notice no PA00117081, base Mérimée, ministère français de la Culture.