Saint-Vincent-la-Commanderie

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Saint-Vincent-la-Commanderie
Saint-Vincent-la-Commanderie
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Françoise Agrain
2020-2026
Code postal 26300
Code commune 26382
Démographie
Population
municipale
556 hab. (2018 en augmentation de 10,1 % par rapport à 2013)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 21″ nord, 5° 07′ 09″ est
Altitude Min. 326 m
Max. 1 108 m
Superficie 13,34 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Valence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vercors-Monts du Matin
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.st-vincent-la-commanderie.com/

Saint-Vincent-la-Commanderie est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Vincent-la-Commanderie est situé à 15 km au sud de Romans-sur-Isère et à 26 km à l'est de Valence.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le village se situe à une altitude de 390 mètres mais le territoire communal s'élève jusqu'à une altitude de 1 110 mètres sur les Rancs de Treillaras.

Sites particuliers :

  • Gorges de Saint-Vincent[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Boisse, le Guimand et le Béal de Cors.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Vincent-la-Commanderie est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

  • 1240 : mention de la paroisse et de la commanderie : parrochia et domus Sancti Vincenti de Charpey (cartulaire de Romans, 370)[7].
  • 1381 : villa Sancti Vincentii prope Charpeyum (Valbonnais, II, 162)[7].
  • XVe siècle : mention du prieuré : prioratus Sancti Vincentii prope Charpeyum (pouillé de Valence)[7].
  • 1891 : Saint-Vincent, village, paroisse et section de la commune de Charpey[7].
  • 1953 : Saint-Vincent-la-Commanderie, la section est distraite de la commune de Charpey et forme une commune distincte[réf. nécessaire].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie :

La paroisse appartient au mandement de Charpey qui comprend les paroisses de Charpey, de Saint-Didier-de Charpey, de Bésayes et de Saint-Vincent. Ce mandement a été pendant longtemps l'une des plus importantes communautés féodales du comté de Valentinois.
Les pâtres de Charpey, et de Saint-Vincent en particulier, ont eu de nombreux démêlés avec les moines de l'abbaye voisine de Léoncel qui, au XIIIe siècle, s'étaient accaparés les plateaux de Combe-Chaude et des Limouches[8].

Dans le cadre du durcissement des conditions d'exercice des droits traditionnels qui a précédé la Révolution française, un « laboureur » (c'est-à-dire un paysan riche) de Saint-Vincent, interdit sur ses terres la vaine pâture aux familles pauvres, et pour être certain du respect de son interdiction, il construit des murs autour de ses terres. Par deux fois, en 1757 et 1758, la population de Saint-Vincent détruit ces murs au cours d'émeutes[9].

Avant 1790, Saint-Vincent était une paroisse du diocèse de Valence et de la communauté de Charpey. Son église était celle d'une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui fut unie à celle de Valence vers la fin du XVIe siècle, et dont le titulaire avait les dîmes de cette paroisse[7].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Saint-Vincent fait partie de la commune de Charpey[7].

Au XIXe siècle, les carrières de kaolin sont exploitées par l'entrepreneur Perdu (basé à Barbières)[10].

1953 : la commune de Saint-Vincent-la-Commanderie est créée par distraction de celle de Charpey[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : commune distincte depuis 1953.
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 Jean Laurent    
1971 1977 Jean Laurent   maire sortant
1977 1983 Jean Laurent   maire sortant
1983 1989 Marcel Soulier    
1989 1995 Marcel Soulier   maire sortant
1995 2001 Marcel Soulier   maire sortant
2001 2008 Françoise Agrain PS [1] retraitée (fonction publique)
vice-présidente de la communauté de communes du canton de Bourg-de-Péage
2008 2014 Françoise Agrain   maire sortante
2014 2020 Françoise Agrain   maire sortante
2020 En cours Françoise Agrain[11][source insuffisante]   maire sortante

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1962. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2018, la commune comptait 556 habitants[Note 3], en augmentation de 10,1 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
260236213229318391410413415
2013 2018 - - - - - - -
505556-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : le [1].
  • Fête communale : le [1].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, fourrage, vergers, bovins, caprins[1].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Traces (bâti et fosse sec) au lieu-dit Le Château (sur la colline au sud du village) où se serait situé le château de l'Épervier au Moyen Âge, disparu dans des conditions mystérieuses données par la légende[16].
  • Ancienne commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[1], remaniée au XVIIe siècle (propriété privée)[réf. nécessaire].
  • Église de la commanderie (XVe siècle) : clocher latéral (XIXe siècle)[1].
  • Village ancien[1].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Saint-Vincent-la-Commanderie possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine, afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Saint-Vincent-la-Commanderie.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  7. a b c d e f g et h J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 364 (quartier de Charpey).
  8. Michel Wullschleger, revue Les Cahiers de Léoncel, n°7, 1991
  9. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, (no)64, mars 1985, p. 18.
  10. Jean-François Duvic : Gens de la Raye - 2007
  11. Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Revue Le Monde Alpin et Rhodanien, n°2-3, 1985