Peyrus

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Peyrus
Peyrus
La mairie.
Blason de Peyrus
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Crest
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Georges Deloche
2014-2020
Code postal 26120
Code commune 26232
Démographie
Gentilé Peyrusiens, Peyrusiennes
Population
municipale
605 hab. (2016 en diminution de 3,66 % par rapport à 2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 49″ nord, 5° 06′ 32″ est
Altitude Min. 338 m
Max. 1 101 m
Superficie 10,48 km2
Localisation

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Peyrus est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le village de Peyrus est traversé par la Lierne où se trouve l'une des seules piscines françaises remplie à l'eau de source. Traversé par la départementale 68, Peyrus est le dernier village avant l'ascension du plateau du Vercors par le col des Limouches.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Charpey Saint-Vincent-la-Commanderie Rose des vents
Châteaudouble N Léoncel
O    Peyrus    E
S
Châteaudouble Châteaudouble

Peyrus est situé à 8 km à l'est de Chabeuil (chef-lieu du canton), à 20 km à l'est de Valence, à 23 km au sud de Romans-sur-Isère et à 30 km au nord de Crest, sur les contreforts occidentaux du massif du Vercors, appelé ici Raye.

Les communes les plus proches sont Châteaudouble, Charpey et Saint-Vincent-la-Commanderie.

L'altitude, au village, est de 400 mètres et, au plus haut de la commune, de 1 100 mètres (Rancs du Touet).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site a déjà été occupé au Néolithique (vase d'âge chasséen découvert dans les années 1960), puis par les Romains (villa gallo-romaine découverte en 1992) sous le cimetière actuel.
Le village trouve son origine à partir de la création, au XIIe siècle, d'un prieuré Saint-Pierre par les bénédictins de La Chaise-Dieu (Auvergne) .

C'est en 1198, lors de implantation d'un cellier des moines de l'abbaye de Léoncel qu’apparaît le nom de "Peruz" pour désigner ce simple hameau de la seigneurie fortifiée de Châteaudouble, fief des Poitiers, comtes de Valentinois et Diois.

Rattaché à la France en 1446, en même temps que l'ensemble des possessions des comtes, le village fut gagné par la Réforme au XVIe siècle et ravagé par les guerres de religion, surtout entre 1577 et 1581, date de la destruction du château fort de Châteaudouble qui abritait des chefs protestants qui rançonnaient la région.

La plupart des protestants durent partir après 1685 (Révocation de l'édit de Nantes) et le village perdit beaucoup de sa prospérité.

Néanmoins, au XVIIIe siècle, le village retrouva une certaine prospérité avec la force motrice de l'eau, permettant la fabrication et le négoce des draperies de laine, ainsi que la fabrication de papier (manufacture Cartelier, bâtie au XVIIe siècle, détruite au XXe), des activités florissantes qui permettront le développement d'une véritable bourgeoisie locale.

Peyrus s'émancipa alors de son ancien chef-lieu historique de Châteaudouble, qu'il avait dépassé en population et richesse et devint une commune durant la Révolution française, avec une population de plus de 1 000 habitants qui retomba à 330 habitants en 1930 et 227 en 1968[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1981 Jean Robin    
1981 1983 Henri Magnat    
1983 2001 Jean-Claude Langdorph    
mars 2001 2014 Marie-Hélène Guillon    
2014 En cours
(au 20 février 2015)
Georges Deloche[2]   Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2016, la commune comptait 605 habitants[Note 1], en diminution de 3,66 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0079571 0241 0211 0401 014957960898
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
850807790665617561526454466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
508533503383372334324299299
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
215227249296423488582596609
2013 2016 - - - - - - -
616605-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle romane de l'ancien prieuré Saint-Pierre (XIIe siècle), à l'extérieur du village.

Église paroissiale Saint-Pierre dite du Vœu (fin XVIIe siècle, modifiée au XIXe siècle). Sa construction serait liée, selon une légende locale, à un vœu du roi Louis XIII d'avoir un héritier mâle.

Parc du château Bruyas, "Folie" en style Art-Nouveau de la fin du XIXe siècle, détruit vers 1913 en quasi totalité (restes dans le parc en face de l'église).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sources : Jean-François Duvic : "L'Eau et la Mémoire" 1996 - "Gens de la Raye" 2007
  2. Peyrus sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 20 février 2015).
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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