Saint-Christophe-et-le-Laris

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Saint-Christophe-et-le-Laris
Saint-Christophe-et-le-Laris
église de Saint-Christophe-et-le-Laris
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Francis Barry
2020-2026
Code postal 26350
Code commune 26298
Démographie
Gentilé Saint Christophois, Saint Christophoises
Population
municipale
418 hab. (2018 en augmentation de 5,29 % par rapport à 2013)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 39″ nord, 5° 04′ 20″ est
Altitude Min. 320 m
Max. 502 m
Superficie 11,35 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Drôme des collines
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Saint-Christophe-et-le-Laris

Saint-Christophe-et-le-Laris est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Christophe-et-le-Laris est située à 9 km au sud du Grand-Serre (chef-lieu du canton), à 20 km au nord de Romans-sur-Isère et à 28 km au nord-est de Tain-l'Hermitage.

Rose des vents Hauterives Hauterives Le Grand-Serre Rose des vents
Tersanne N Montrigaud
O    Saint-Christophe-et-le-Laris    E
S
Montchenu Crépol Miribel

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par[1] :

  • La Limone ;
  • Le Champagnier, affluent de La Limone ;
  • Le Cocagnon, affluent de La Limone ;
  • La Tirette, affluent de La Limone ;
  • Le Rachinier, affluent de La Tirette.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Christophe-et-le-Laris est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (52,4 %), prairies (19,2 %), forêts (16,8 %), terres arables (9 %), zones urbanisées (2,6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Saint-Christophe[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[9] :

  • 1097 (lieu-dit) : mention de la paroisse ou de l'église : ecclesia Sancti Cristophori de Enos (cartulaire de Romans, 128).
  • XIIe siècle (lieu-dit) : mention de la paroisse ou de l'église : ecclesia Sancti Chrystophori de Enoz (cartulaire de Romans, 185).
  • XIVe siècle (lieu-dit) : mention de la paroisse ou de l'église : ecclesia Sancti Chrystophori de Bosco (pouillé de Vienne).
  • 1468 (lieu-dit) : mention de la paroisse : parrochia Sancti Christophori de Bosco in mandamento Miribelli Vallis Clarisii (terrier du Laris).
  • 1705 (lieu-dit) : Saint Christofle du Bois (dénombrement du royaume).
  • 1891 (lieu-dit) : Saint-Christophe, chapelle, cimetière et ferme de la commune de Saint-Christophe-et-le-Laris.
  • 1891 (commune) : Saint-Christophe-et-le-Laris, commune.

Le Laris[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[10] :

  • 1178 : mention de la paroisse (distincte) : parrochia de Laritz (cartulaire de Romans, 377).
  • XIVe siècle : preceptor de Lariez (pouillé de Vienne).
  • 1356 : domus hospitalis de Laricio (terrier du Laris).
  • Vers 1390 : preceptoria Lancii (choix de docum., 197).
  • 1402 : mention de la paroisse (distincte) : cura Larisii et Cura de Larisio (cartulaire des Hospitaliers, 58).
  • 1516 : apud Laricium (terrier du Laris).
  • 1733 : Le Lary (vis. de la commune).
  • 1891 : Le Laris, village, chef-lieu de la commune de Saint-Christophe-et-le-Laris.

Charaix[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[11] :

  • 1111 : mention de la paroisse ou de l'église : ecclesia de Enutio (cartulaire de Grenoble, B 83).
  • 1119 : mention de la paroisse ou de l'église Saint-Pierre : ecclesia Sancti Petri de Enochio (cartulaire de Romans, p. j. 1).
  • XIVe siècle : Chareysium sive Enoscum (terrier de Saint-Barnard [Romans]).
  • 1521 : mention de la paroisse ou de l'église : ecclesia de Chareys (pouillé de Vienne).
  • 1654 : mention de l'église : Saint-Pierre d'Eyneuf sur Charaix (archives de la Drôme, E 2200).
  • 1783 : Charex (Aff. du Dauphiné).
  • 1789 : Charais (Alman. du Dauphiné).
  • 1891 : Charaix, hameau et paroisse de la commune de Saint-Christophe-et-le-Laris.

Étymologies[modifier | modifier le code]

Saint-Christophe[modifier | modifier le code]

Le Laris[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Saint-Christophe[modifier | modifier le code]

La seigneurie[9] :

  • Au point de vue féodal, cette communauté formait un fief des Beaumont.
  • 1685 : la terre est démembrée de celle de Miribel et vendue aux Thomé.
  • Vers 1710 : elle passe aux Pina, derniers seigneurs.

Avant 1790, Saint-Christophe était une communauté de l'élection et subdélégation de Romans et du bailliage de Saint-Marcellin, comprenant la plus grande partie de la commune actuelle de Saint-Christophe-et-le-Laris.
Elle formait une paroisse du diocèse de Vienne, dont les dîmes appartenaient au chapitre de Romans, qui présentait à la cure[9].

Le Laris[modifier | modifier le code]

La seigneurie[10] :

  • Au point de vue féodal, la seigneurie temporelle du lieu appartenait au commandeur de Saint-Paul-lès-Romans.
  • Milieu XVIIe siècle : la terre est en partie aliénée aux Brénières.

Ancienne commanderie de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusaiem, connue dès 1289 et unie dès 1390 à celle de Saint-Paul-lès-Romans.
Aux XIIe et XVe siècles, la terre forme une paroisse distincte du diocèse de Vienne. Elle était encore desservie par un vicaire en 1651. Les dîmes appartenaient au commandeur.
Par la suite, le Laris fait partie de la communauté et de la paroisse de Saint-Christophe-du-Bois jusqu'en 1790[10].

1640 (démographie) : trois habitants[10].

Charaix[modifier | modifier le code]

Au point de vue féodal, la terre fut démembrée de celle de Montrigaud en 1684 et fut alors acquise par les Thomé. Elle passa ensuite aux Pina (derniers seigneurs).
Charaix a fait partie de la communauté de Montrigaud jusqu'au , date à laquelle il fut uni à celle du Laris, de laquelle il faisait encore partie en 1790.
Au point de vue judiciaire, Charaix était du bailliage de Saint-Marcellin[11].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Saint-Christophe[modifier | modifier le code]

En 1790, la terre de Saint-Christophe-du-Bois forme une municipalité du canton de Montrigaud[9].

Le Laris[modifier | modifier le code]

En 1790, le Laris forme, conjointement avec Charaix, une municipalité du canton de Montrigaud.
La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) l'en sépare et l'intègre dans la composition de la commune de Saint-Christophe-et-le-Laris[10].

Saint-Christophe-et-le-Laris[modifier | modifier le code]

La réorganisation de l'an VIII fusionne Saint-Christophe et Le Laris[9].

1842 : la section de Charaix est rattachée à la commune[9]. Elle a été détachée de Montrigaud[12].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la commune a abrité le camp de maquisards de l'Armée Secrète du groupe Victor (anciennement groupe Maboud), commandé par Victor Steinbach[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  avril 2008 Brigitte Bouvarel    
avril 2008 En cours Francis Barry[13]   Employé

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2018, la commune comptait 418 habitants[Note 2], en augmentation de 5,29 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
132160190239239240274691664
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
601594598587606621660625593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
614614591493473465419447430
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
435377323297318289381402413
2018 - - - - - - - -
418--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête: le dernier dimanche de juillet[18].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (bovins, caprins), céréales, cultures fourragères, pisciculture[18].

  • Foire mensuelle (sauf en février, avril, juin, août et novembre)[18].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Saint-Christophe : église romane[18], remaniée en 1848. Sur la façade, il est écrit : « Regarde Saint-Christophe puis va-t'en rassuré ». Dans le chœur de l'église, on peut voir une fresque de saint Christophe portant l'enfant Jésus sur l'épaule, œuvre de Donzelli[réf. nécessaire].
  • Le Laris : tour ruinée[réf. nécessaire].
  • Le Laris : église médiévale[18].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Saint-Christophe-et-le-Laris possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 334 (lieu-dit de Saint-Christophe, commune de Saint-Christophe-et-le-Laris).
  10. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 189 (Le Laris).
  11. a et b J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 69 (Charaix).
  12. Séance du 2 avril 1842 de la Chambre des Députés, rapportée par Le Courrier de la Drôme et de l'Ardèche du 7 avril 1842
  13. Saint-Christophe-et-le-Laris sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 9 mars 2015).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. a b c d e et f Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Saint-Christophe-et-le-Laris.