Le Chalon

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Le Chalon
Le Chalon
Le village du Chalon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
François Caumes
2020-2026
Code postal 26350
Code commune 26068
Démographie
Gentilé Chalonnais, Chalonnaises
Population
municipale
211 hab. (2018 en diminution de 1,4 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 09′ 23″ nord, 5° 05′ 21″ est
Altitude Min. 277 m
Max. 485 m
Superficie 8,38 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Romans-sur-Isère
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Drôme des collines
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web lechalon.fr

Le Chalon est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Chalonais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Chalon est située à 14 km au nord de Romans-sur-Isère.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La commune est traversée par le ruisseau le Chalon[1].
C'est un torrent qui prend sa source sur la commune de Saint-Bonnet-de-Valclérieux ; il délimite ensuite cette dernière avec Montmiral. En aval, il délimite les communes de Onay et de Saint-Michel-sur-Savasse. Il traverse en son milieu la commune du Chalon, puis il longe les communes de Geyssans, Arthémonay, Margès, Peyrins, Saint-Donat-sur-l'Herbasse, Saint-Bardoux, Granges-les-Beaumont et Romans-sur-Isère. Il se jette dans l'Isère[1].
En 1891, il a un parcours de 26,71 kilomètres, une largeur moyenne de 26,70 m, une pente de 401,50 m, un débit ordinaire de 0,268 m3, extraordinaire de 80 m3.
Il est attesté[2] :
en 908 : rivus Calone (cartulaire de Romans, 108 bis),
en 1130 : rivulus de Calona (cartulaire de Romans, 277),
en 1449 : rivus vocatus Charlons (terrier de Vernaison),
en 1477 : rivus Chaloni (terrier de Saint-Just),
en 1514 : ripparia Challonis (archives de la Drôme, E 1855),
en 1612 : le rif de Challon (archives de la Drôme, E 69),
au XVIIIe siècle : le Chalon de Gigourioux (Carte de Cassini).
En 1891, il est dit porter d'autres noms pour son cours inférieur.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Chalon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Romans-sur-Isère dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,6 %), prairies (36,4 %), terres arables (16,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,4 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Anciens quartiers :

  • Le quartier les Alberts est attesté en 1891. Il était dénommé Gorgones en 1536 (terrier de Crépol), les Alberz en 1672 (parcellaire) puis les Alberts (plan cadastral [non daté])[10].

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[11] :

  • 1000 : villa de Berbegatis (cartulaire de Romans, 126).
  • 1083 : villa Sancti Michaelis de Berbeiatis (cartulaire de Romans, 81).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : capella Sancti Michaelis Barbayris (pouillé de Vienne).
  • 1393 : Saint-Michel de Berbrays (archives de la Drôme, E 2287).
  • 1458 : Sanctus Michael de Berbiex (archives de la Drôme, E 1212).
  • 1517 : apud Chalonem (terrier de Saint-Just).
  • 1536 : Challon (terrier de Crépol).
  • 1777 : Chalon Saint-Christophe (état de section).
  • 1788 : Le Chalon de Crespol (alman. du Dauphiné).
  • 1891 : Le Chalon, commune du canton de Romans.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Avant 1790, le Chalon était une paroisse de la communauté de Crépol et du diocèse de Vienne. son église était dédiée à saint Michel et les dîmes appartenaient au collège de Tournon, comme prieur de Saint-Donat[11].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Partagé en 1790 entre les municipalités de Crépol, de Geyssans, de Montmiral et d'Arthemonay, le Chalon est devenu succursale en 1826[11].

La paroisse a été érigée en commune distincte le [11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1854 ?    
1854 1859 Jean-Symphorien Guilhermet    
1859 1871 Joseph Guilhermet    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 Joseph Guilhermet   maire sortant
1874 1878 Joseph Guilhermet   maire sortant
1878 1884 Joseph Guilhermet   maire sortant
1884 1888 Marius Guilhermet    
1888 1892 Marius Guilhermet   maire sortant
1892 1896 Marius Guilhermet   maire sortant
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 ?    
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 Adolphe Dochier    
1925 1929 Adolphe Dochier   maire sortant
1929   Marius Feydel    
1935 1945 Marius Feydel   maire sortant
1945 1947 Marius Feydel   maire sortant
1947 1953 Jean Menier    
1953 1959 Jean Menier   maire sortant
1959 1965 Jean Menier   maire sortant
1965 1971 Jean Menier   maire sortant
1971 1977 Lucien Boissieux PS  
1977 1983 Lucien Boissieux   maire sortant
1983 1989 Marcel Tardy    
1989 1995 Marcel Tardy   maire sortant
1995 2001 Marcel Tardy   maire sortant
2001 2008 Bernard Robin    
2008 2014 Bernard Robin   maire sortant
2014 2020 François Caumes    
2020 En cours
(au 1 février 2021)
François Caumes[12][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Administrativement la commune est comprise dans l'arrondissement de Die, dans le canton de Crest.

Elle est également une commune adhérente de la communauté de communes du Val de Drôme qui comprend trente communes et dont le siège est situé à Eurre.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1856. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2018, la commune comptait 211 habitants[Note 3], en diminution de 1,4 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
332339301301304277273290277
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
278250258215176162152166161
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
141138129132147157162210212
2018 - - - - - - - -
211--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : dernier dimanche d'août[17].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (bovins, ovins), céréales[17].

  • Foire : le samedi suivant le [17].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Paysage bocagé[17].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le site Géoportail (plan et carte IGN) mentionne le lieu-dit avec le nom de Bobinière mais la route qui y mène s'appelle route de la Robinière[1].
  • Fermes en limousinerie[17].
  • Eglise du XIXe siècle[17].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Le Chalon possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c https://www.geoportail.gouv.fr/
  2. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 62 (Le Chalon, ruisseau).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 4 (Les Alberts).
  11. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 61 (Le Chalon, commune).
  12. http://www.mairesdeladrome.fr/annuaire/
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. a b c d e f et g Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Le Chalon.