Charpey

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Charpey
Charpey
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Lydie Gregoire Veisseix
2020-2026
Code postal 26300
Code commune 26079
Démographie
Gentilé Charpenois, Charpenoises
Population
municipale
1 468 hab. (2018 en augmentation de 15,23 % par rapport à 2013)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 21″ nord, 5° 05′ 37″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 408 m
Superficie 15,48 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Valence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vercors-Monts du Matin
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Charpey
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Charpey

Charpey est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Charpey est situé à environ 20 km à l'est de Valence.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers :

  • le Col de Toutes Aures[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants[1] :

  • la Barberolle qui indique, au nord, la limite avec la commune de Bésayes. Elle se jette dans le Rhône (commune de Bourg-lès-Valence) ;
  • le Béal de Rose, affluent du Guimand.
  • la Boisse, affluent du Guimand ;
  • le Guimand, affluent de la Véore (commune de Beaumont-lès-Valence).

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Charpey est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valence dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (88,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (72,8 %), zones agricoles hétérogènes (14,2 %), forêts (8,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,6 %), zones urbanisées (2,3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le bourg est situé sur un promontoire[9].

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Baratier
  • Béjalas
  • Blache Rousse
  • Bricard
  • Chanouillet
  • Gaudon
  • Gervanne
  • Grisard
  • Jean-Louis
  • la Fontaine
  • la Garenne
  • la Sapine
  • le Bachat
  • le Bois Percé
  • le Château
  • le Galon
  • les Alleux
  • les Baumes
  • les Beriches
  • les Blaches
  • les Blettiers
  • les Bocances
  • les Bonneries
  • les Chaux
  • les Clelles
  • le Serre
  • les Gallanchères
  • les Gorets
  • les Grands Prés
  • les Jobies
  • les Joncs
  • les Longs
  • les Mansardes
  • les Marais
  • les Meilles
  • les Moines
  • les Palaives
  • les Prêles
  • les Ramières
  • les Rattiers
  • les Robins
  • les Rousses
  • les Taches
  • les Terratus
  • les Vaches
  • les Vernaies
  • les Vignettes
  • les Virolles
  • le Vignolas
  • l'Hôtel
  • Rosette
  • Saint-Didier
  • Serre des Moulins
  • Thomé

Anciens quartiers, hameaux et lieux-dits :

  • les Abreuvoirs, nom d'un canal et d'un quartier, attestés en 1891[10].
  • les Aillasses, nom d'un béal (petit canal d'irrigation) et d'un quartier, attestés en 1891. Ils étaient dénommés les Allias en 1494 (archives de la Drôme, E 328)[11].

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[12] :

  • 1070 : castrum de Carpiaco (cartulaire de Romans, 275).
  • XIIe siècle : Charpei (chartes valent.).
  • 1199 : Charpe (cartulaire de Léoncel, 64).
  • 1277 : castrum de Charpeio (Duchesne, Comtes de Valentinois, 11).
  • 1284 : castrum Charpeyi et Charpeyum (cartulaire de Léoncel, 253 et 254).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : capella de Charpeyo (pouillé de Valence).
  • 1449 : mention du mandement : mandamentum Charpayssii (terrier de Venaison).
  • 1540 : mention de la paroisse : cura Charpey (pouillé de Valence).
  • 1487 : homines Charpeysii (S. de Boissieu, Traité du plait., 24).
  • 1891 : Charpey, commune du canton du Bourg-de-Péage.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Monnaies romaines[9].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[12] :

  • La terre ou seigneurie de Charpey, qui comprenait à l'origine tout le mandement de ce nom, mais de laquelle furent démembrées au XIIe siècle la paroisse de Saint-Vincent et au XIIIe siècle celle de Saint-Didier, était du patrimoine des comtes de Valentinois.
  • 1398 à 1437 : elle est engagée aux Roussillon.
  • 1444 : elle est donnée en viager à Gaubert des Massues.
  • Elle passe à Robert de Grammont.
  • 1494 : vendue (sous faculté de rachat) aux Lattier (Lattier de Bayanne[13]).
  • 1615 : passe (par mariage) aux Clermont-Chatte (ces derniers possédaient un petit château en contrebas de la butte où est établi le village[réf. nécessaire]).
  • Milieu XVIIIe siècle : passe (par héritage) aux Caillebot de la Salle, derniers seigneurs de Charpey.

1345 : dans le cadre des conflits armés entre les comtes de Valentinois et les évêques de Valence, Charpey est dévasté par les troupes épiscopales. L'église Saint-Nicolas a été partiellement détruite ; elle sera réparée en 1388[réf. nécessaire].

1577 : pendant les guerres de Religion, Charpey est à nouveau dévasté et l'église Saint-Nicolas à nouveau détruite ; elle sera reconstruite[réf. nécessaire].

Démographie :

  • 1689 (démographie) : 400 chefs de famille[12].
  • 1789 (démographie) : 367 chefs de famille[12].

Avant 1790, Charpey était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence et de la sénéchaussée de Crest.
Elle comprenait les paroisses de Bésayes, Charpey, Saint-Didier [de Charpey] et Saint-Vincent, toutes quatre du diocèse de Valence. Celle de Charpey en particulier avait saint Nicolas pour patron et son curé pour décimateur. Le mandement de Charpey avait la même étendue que la communauté de ce nom[12].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la communauté de Charpey devient une municipalité du canton de Montélier. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) en fait une commune du canton du Bourg-de-Péage[12].

1873 : Bésayes devient une commune distincte[12].

1953 : Saint-Vincent devient une commune distincte[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 Jean-François Ferrand    
1900 1902 Julien Clément    
1903
(élection ?)
1904 Alexandre Arlot    
1904 1905 Alexandre Arlot   maire sortant
1905
(élection ?)
1908 Ernest Castaing    
1908 1912 Ernest Castaing   maire sortant
1912 1919 Léonce Blache    
1919 1922 Henri Bosc    
1922
(élection ?)
1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1935 ?    
1935 1945 ?    
1945 1947 ?    
1947 1953 ?    
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 Lucien Reymond    
1971 1977 Lucien Reymond   maire sortant
1977 1983 Lucien Reymond   maire sortant
1983 1989 Lucien Reymond   maire sortant
1989 1995 Lucien Reymond   maire sortant
1995 2014 Christian Dasse-Vinay (sans étiquette)  
2001 2008 Christian Dasse-Vinay   maire sortant
2008 2014 Christian Dasse-Vinay   maire sortant
2014 2020 Jean-François Comte (sans étiquette) retraité (fonction publique)
2020 En cours
(au 11 janvier 2021)
Lydie Vesseix[14][source insuffisante] (sans étiquette)  

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2018, la commune comptait 1 468 habitants[Note 3], en augmentation de 15,23 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4292 5462 6282 6932 7702 7172 7212 7522 842
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5822 6102 5032 3761 5841 4811 4191 3381 273
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2391 1981 1231 0271 0081 0341 0319601 033
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
6596306377398069011 1641 2011 238
2013 2018 - - - - - - -
1 2741 468-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : du 10 au 22 janvier[9].
  • Fête communale : le dernier dimanche d'avril[9].
  • Fête à Saint-Didier : le premier dimanche d'août[9].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, vergers, porcins, caprins, ovins[9].

  • Foires : les 22 janvier, 8 septembre, 2 novembre[9].

Commerce[modifier | modifier le code]

Epicerie dans la ruelle de la Barricade[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Village pittoresque : ruelles en escaliers, voûtes, puits communal[9].
Village circulaire, traces de l'ancien rempart, quelques maisons anciennes à meneaux, souvent remaniées[réf. nécessaire].
Église Saint-Nicolas, perchée en haut du village sur l'ancienne motte castrale (clocher de type alpin refait au XIXe siècle)[réf. nécessaire].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Artisanat d'art[9].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Charpey Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c https://www.geoportail.gouv.fr Géoportail./
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c d e f g h i j k et l Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Charpey.
  10. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 1 (Les Abreuvoirs).
  11. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 3 (Les Aillasses).
  12. a b c d e f et g J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 72 (Charpey).
  13. source : Jean-François Duvic - Gens de la Raye - Valence 2007.
  14. Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.