Beaumont-en-Diois

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Page d’aide sur l’homonymie Cet article concerne l'une des trois communes homonymes dans la Drôme. Pour les deux autres communes homonymes drômoises, voir Beaumont-lès-Valence et Beaumont-Monteux. Pour les autres articles homonymes, voir Beaumont.

Beaumont-en-Diois
Beaumont-en-Diois
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Luc-en-Diois
Intercommunalité Communauté de communes du Diois
Maire
Mandat
Isabelle Blas
2014-2020
Code postal 26310
Code commune 26036
Démographie
Gentilé Beaumontois, Beaumontoises
Population
municipale
104 hab. (2017 en augmentation de 19,54 % par rapport à 2012)
Densité 5,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 17″ nord, 5° 28′ 36″ est
Altitude Min. 637 m
Max. 1 408 m
Superficie 17,65 km2
Localisation
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Beaumont-en-Diois

Beaumont-en-Diois est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Beaumontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Poyols Luc-en-Diois Lesches-en-Diois Rose des vents
Jonchères N Beaurières
O    Beaumont-en-Diois    E
S
Bellegarde-en-Diois Saint-Dizier-en-Diois Charens

Beaumont-en-Diois est situé à 25 km de Die et à 7 km de Luc-en-Diois.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Beaumont, ruisseau, affluent de la Drôme, formé des ravins de Rebuissière et de Nière-Gouzine (commune de Beaumont). Parcours: 2,05 kilomètres. En 1891, il avait une largeur moyenne de 3,15 m (note : le dict. indique 31,50 m mais cela semble être une coquille), une pente de 35,55 m, un débit ordinaire de 0,24 m3, extraordinaire de 10 m3[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 1165 : Castrum Bellimontis (cartulaire de Die, 20).
  • 1509 : l'église est mentionnée sous le nom de Ecclesia Beate Anne Bellimontis (vis. épisc.)
  • 1750 : Beaumont en Diois (archives de la Drôme, fonds de l'évêché de Die).
  • 1891 : Beaumont, commune du canton de Luc-en-Diois.

1955 ? : Beaumont-en-Diois[réf. nécessaire].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Les « Beaumont » sont des toponymes signalant l'intérêt d'un mont par sa hauteur ou la protection qu'il peut apporter aux habitants du lieu. Préciser qu'il est dans le pays du Diois permet de ne pas le confondre avec les autres « Beaumont » de la région.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge la notion de quartiers prédomine à Beaumont-en-Diois. La carte de Cassini en mentionne plusieurs. L'alignement de maisons considéré comme le village aujourd'hui, au pied de la falaise, n'existe pas à l'époque[réf. nécessaire].

Beaumont constituait un site défensif, attesté par les ruines d’un château fort et de sa tour de guet, encore visibles sur une colline appelée « le château »[réf. nécessaire] :

  • La construction du château date de la première moitié du XIIe siècle.
  • Il est mentionné dans une bulle du pape Alexandre III datée du 28 mars 1165.
  • Le château consistait en une simple forteresse, où le seigneur ne résidait pas, mais qui abritait son châtelain et quelques hommes d’armes chargés de surveiller la haute vallée de la Drôme. À l’autre extrémité de la crête supportant le château se trouvait une tour de guet dominant la vallée de la Drôme.
  • Après la réunion du Diois à la couronne de France, en 1419, le guet a été supprimé et le château abandonné.

Beaumont a été un péage jusqu'au XVIIIe siècle[2].

La seigneurie :

  • La terre est du fief de l'église épiscopale de Die[1].
    • XIIe siècle : fief des évêques de Die[2].
    • Fief de l’évêque de Die (Hugues II) / appartient à Isoard, comte de Die, qui doit en faire l’hommage au prélat[réf. nécessaire].
  • Les Artaud[1].
  • 1683 : les Liotaud (par mariage), derniers seigneurs de Beaumont[1].

Le prieuré de Saint-Martin[3] : :

  • Prieuré de l'ordre de Saint-Benoît, filiation de Cluny, qui était une dépendance de celui de Saint-Marcel de Die, auquel il fut uni dans le cours du XVe siècle et dont le titulaire avait les dîmes de la paroisse de Beaumont.
  • XIVe siècle : attesté sous le nom Prioralus Belli Montis (Pouillé de Die).

Le lac de Luc :

  • Au XVe siècle, après l’éboulement des rochers du Claps qui forma le lac de Luc, le village se trouva isolé et le château fut abandonné. La population, qui était alors d’environ 200 personnes, fut périodiquement décimée par les « fièvres malignes et épidémiques » occasionnées par la proximité des marécages du lac. En outre, le village subissait les inondations, lors des crues des torrents qui ne pouvaient s’évacuer dans la plaine du lac.
  • 1752 : les Chartreux de Durbon, propriétaires du Grand Lac, décident de l'assécher.
  • 1755 : une crue exceptionnelle ouvre une brèche et fait baisser le niveau du lac de plus de deux mètres.
  • L’assèchement de ce lac (commencé avant la Révolution et continué après) provoqua plusieurs procès entre le seigneur Liotaud Artaud de Montauban et les habitants de la commune, ainsi qu'entre les habitants et les Chartreux. En effet, les habitants utilisaient les atterrissements (zones du lac naturellement comblées par la Drôme) comme pâturages et pour s'approvisionner en saules et en broussailles[4].

Les cultes[réf. nécessaire] :

  • Beaumont-en-Diois formait une paroisse de l’archiprêté de Luc et du diocèse de Die. Outre l’église paroissiale, dédiée à sainte Anne et le prieuré bénédictin de Saint-Martin, la commune comprenait une chapelle Notre-Dame avec son cimetière et une chapelle proche de la ferme Saint-Pierre. Ces derniers édifices n’existent plus au XVe siècle, ou du moins ne présentent plus que des ruines.
  • Beaumont ne possédait pas de temple avant la révocation de l’Édit de Nantes par le roi Louis XIV. La communauté protestante était une annexe de celle de Poyols.
  • À partir du XVIe siècle, la population fut divisée presque également entre catholiques et protestants (en 1644 : 10 familles catholiques et 15 familles protestantes).

Avant 1790, Beaumont était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die, formant une paroisse du diocèse de Die. Son église était sous le vocable de Sainte-Anne, la cure à la collation de l'évèque diocésain et les dîmes appartenaient au prieur du lieu. (voir Saint-Martin)[1].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Beaumont fut compris dans le canton de Valdrôme, mais la réorganisation de l'an VIII l'a fait entrer dans celui de Luc-en-Diois[1].

1790 : délibération du conseil d’administration de Die à propos de la construction d’une route de Luc au col de Cabre, passant par le Grand lac : « [...] Le tracé réalisé en 1777 par Mr de la Peyrouze serait d’autant plus facile et commode que ce lac est déjà en grande partie desséché et le sera sans doute ultérieurement [...] »[réf. nécessaire].

Entre 1890 et 1913, le reboisement des collines protégea les champs et le village de l’érosion dévastatrice des torrents[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Isabelle Blas    
mars 2008 2014 Lionel Lherondel    
2014 En cours
(au 31 octobre 2014)
Isabelle Blas[5] DVG Employée

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2017 en augmentation de 19,54 % par rapport à 2012, la commune de Beaumont-en-Diois comptait 104 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
249283302331386359333338332
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
294281258253264254224200193
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1731721891291221121008697
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
868461425875777787
2017 - - - - - - - -
104--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

  • L’église Sainte-Anne, réparée il y a quelques années[Quand ?], n’abrite plus de cérémonie du culte catholique, mais sert parfois pour un service de funérailles[réf. nécessaire].
  • Il y a actuellement trois cimetières à Beaumont : le cimetière catholique, dont le terrain avait été donné à la paroisse, le 19 novembre 1733, par le seigneur de Beaumont, Pierre Liotaud Artaud de Montauban ; le cimetière protestant formé de tombes appartenant aux familles ; enfin le cimetière communal basé sur le système des concessions[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (ovins, bovins), lavande, fromage (Picodon), artisanat créateur[2].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Vallée étroite de la Drôme / relief tourmenté / grottes[2].
  • Randonnées[2].
  • Pêche[2].
  • Fête : premier dimanche de juin[2].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château ruiné des Tours[2].
  • Restes du prieuré bénédictin à Saint-Martin[2].
  • Maisons anciennes de couleur ocre[2].
  • Église catholique du XIXe siècle[2].
  • Temple protestant[2]. Il fut construit au XIXe siècle. Il est actuellement désaffecté et transformé en gîte rural[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 29
  2. a b c d e f g h i j k et l Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Beaumont-en-Diois
  3. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 347
  4. Roger Pierre, Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution, Études drômoises, (no)64, mars 1985, page 20
  5. Beaumont-en-Diois sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 31 octobre 2014).
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]