Beaumont-en-Diois

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'une des trois communes homonymes dans la Drôme. Pour les deux autres communes homonymes drômoises, voir Beaumont-lès-Valence et Beaumont-Monteux. Pour les autres articles homonymes, voir Beaumont.
Beaumont-en-Diois
Image illustrative de l'article Beaumont-en-Diois
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Le Diois
Intercommunalité Communauté de communes du Diois
Maire
Mandat
Isabelle Blas
2014-2020
Code postal 26310
Code commune 26036
Démographie
Gentilé Beaumontois
Population
municipale
89 hab. (2014 en augmentation de 18,67 % par rapport à 2009)
Densité 5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 17″ nord, 5° 28′ 36″ est
Altitude Min. 637 m
Max. 1 408 m
Superficie 17,65 km2
Localisation

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Beaumont-en-Diois est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Beaumontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Beaumont-en-Diois est situé à 25 km de Die et à 7 km de Luc-en-Diois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Beaumont-en-Diois ne porte ce nom que depuis 1955. Avant c’était Beaumont tout court et en 1165 c’était Castrum Bellimontis, patronyme partagé à partir de 1397 avec Beaumont-lès-Valence. Jusqu’en 1790, Beaumont dépendait du district de Montélimar. Puis la commune fut comprise dans le canton de Valdrôme et, à partir de l’an 1800 dans celui de Luc-en-Diois.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge la notion de quartiers prédomine à Beaumont-en-Diois. La carte de Cassini en mentionne plusieurs. L'alignement de maisons considéré comme le village aujourd'hui, au pied de la falaise, n'existait pas à l'époque.

Vers le XVIe siècle – et antérieurement – Beaumont constituait un site défensif, attesté par les ruines d’un château fort et de sa tour de guet, encore visibles sur une colline appelée « le château ». Après l’apparition de l’artillerie, le château fort devint inutile pour la sécurité des habitants. Est-ce à cette époque qu’ils sont descendus dans la vallée, d'accès plus facile ? Ou bien le château ne représentait-il qu’un abri occasionnel pour les habitants installés dans la vallée ? Bien qu’il reste quelques vestiges de constructions aux abords du château, aucun document ne permet de privilégier l’une ou l’autre de ces hypothèses.

La construction du château de Beaumont date de la première moitié du XIIe siècle ; il est mentionné dans une bulle du pape Alexandre III datée du 28 mars 1165. Il faisait partie du fief de l’évêque de Die, Hugues II, et appartenanit à Isoard, comte de Die, qui devait en faire l’hommage au prélat. Le château, la terre et la seigneurie de Beaumont-en-Diois passèrent par alliance aux Artaud de Montauban, ensuite aux Liotaud Artaud de Montauban, qui les conservèrent jusqu’à la Révolution.

Le château consistait en une simple forteresse, où le seigneur ne résidait pas, mais qui abritait son châtelain et quelques hommes d’armes chargés de surveiller la haute vallée de la Drôme. À l’autre extrémité de la crête supportant le château se trouvait une tour de guet dominant la vallée de la Drôme.
Après la réunion du Diois à la couronne de France, en 1419, le guet a été supprimé et le château abandonné.

Au XVe siècle, après l’éboulement des rochers du Claps qui forma le lac de Luc, le village se trouva isolé et le château fut abandonné. La population, qui était alors d’environ 200 personnes, fut périodiquement décimée par les « fièvres malignes et épidémiques » occasionnées par la proximité des marécages du lac. En outre, le village subissait les inondations, lors des crues des torrents qui ne pouvaient s’évacuer dans la plaine du Lac.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Délibération du conseil d’administration de Die, daté de 1790, à propos de la construction d’une route de Luc au col de Cabre, passant par le Grand lac.
«… Le tracé réalisé en 1777 par M de la Peyrouze serait d’autant plus facile et commode que ce lac est déjà en grande partie desséché et le sera sans doute ultérieurement…». Les chartreux de Durbon, propriétaires du Grand Lac, avaient engagé dès 1752 une procédure en vue d’assèchement définitif. En 1755, une crue exceptionnelle ouvrit une brèche et fit baisser le niveau du lac de plus de deux mètres.

L’assèchement de ce lac, commencé avant la Révolution et continué après, provoqua divers procès entre le seigneur Liotaud Artaud de Montauban et les habitants de la commune, ainsi qu'entre les habitants et les Chartreux. En effet, les habitants utilisaient les atterrissements (zones du lac naturellement comblées par la Drôme) comme pâturages et pour s'approvisionner en saules et broussailles[1]. Mais il améliora beaucoup la santé et la situation de la population, désormais pourvue de bonnes terres de culture. Le reboisement des collines, qui eut lieu entre 1890 et 1913, protégea les champs et le village de l’érosion dévastatrice des torrents.

Histoire religieuse[modifier | modifier le code]

Sur le plan religieux, Beaumont-en-Diois formait une paroisse de l’archiprêté de Luc et du diocèse de Die. Outre l’église paroissiale, dédiée à sainte Anne, le village comprenait un ancien prieuré bénédictin au quartier de Saint-Martin, une chapelle Notre-Dame avec son cimetière, une chapelle proche de la ferme Saint-Pierre. Ces divers édifices n’existaient plus au XVe siècle, ou du moins ne présentaient plus que des ruines. À partir du XVIe siècle, la population fut constamment divisée presque également entre catholiques et protestants (en 1644 : 10 familles catholiques et 15 familles protestantes).

Beaumont ne possédait pas de temple avant la révocation de l’Édit de Nantes ; la communauté protestante était une annexe de celle de Poyols. Le temple construit au XIXe siècle est actuellement désaffecté et transformé en gîte rural.

L’église Sainte-Anne, réparée il y a quelques années[Quand ?], n’abrite plus de cérémonie du culte catholique, mais sert parfois pour un service de funérailles. Il y a actuellement trois cimetières à Beaumont : le cimetière catholique, dont le terrain avait été donné à la paroisse, le 19 novembre 1733, par le seigneur de Beaumont, Pierre Liotaud Artaud de Montauban ; le cimetière protestant formé de tombes appartenant aux familles ; enfin le cimetière communal basé sur le système des concessions.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Isabelle Blas    
mars 2008 2014 Lionel Lherondel    
2014 en cours
(au 31 octobre 2014)
Isabelle Blas[2] DVG Employée

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014 en augmentation de 18,67 % par rapport à 2009, la commune de Beaumont-en-Diois comptait 89 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
249 283 302 331 386 359 333 338 332
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
294 281 258 253 264 254 224 200 193
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
173 172 189 129 122 112 100 86 97
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
86 84 61 42 58 75 77 77 87
2014 - - - - - - - -
89 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château des Tours.
  • Temple.
  • Église du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, (no)64, mars 1985, p. 20.
  2. Beaumont-en-Diois sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 31 octobre 2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.