Parnans

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Parnans
Parnans
Le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Alain Robin
2020-2026
Code postal 26750
Code commune 26225
Démographie
Gentilé Parnanais
Population
municipale
694 hab. (2018 en augmentation de 0,29 % par rapport à 2013)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 06′ 40″ nord, 5° 08′ 50″ est
Altitude Min. 211 m
Max. 406 m
Superficie 11,24 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Romans-sur-Isère
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Drôme des collines
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Parnans
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Voir sur la carte topographique de la Drôme
City locator 14.svg
Parnans
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Parnans
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Parnans
Église Saint-Évode

Parnans est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Parnans est située à 12 km au nord-est de Romans-sur-Isère et à 32 km de Valence.

Rose des vents Saint-Michel-sur-Savasse Montmiral Montagne
Isère
Rose des vents
Châtillon-Saint-Jean N Saint-Lattier
Isère
O    Parnans    E
S
Châtillon-Saint-Jean Châtillon-Saint-Jean Saint-Lattier
Isère

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La Joyeuse est un ruisseau qui a sa source dans la forêt de Thivoley, traverse les communes de Montmiral, Parnans, Châtillon-Saint-Jean, Saint-Paul-lès-Romans et se jette dans l'Isère après un cours de 16,74 kilomètres[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Parnans est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Romans-sur-Isère dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (69,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (46,8 %), forêts (30,2 %), terres arables (19,8 %), zones urbanisées (2,3 %), prairies (0,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[9] :

  • 696 : villa Parthenis (?) (Spicileg., XIII, 101).
  • 1068 : mention de l'église Saint-Evode ou Saint-Véon : ecclesia Sancti Evodii in loco Pernans (cartulaire de Romans, 12 bis).
  • 1080 : mention du mandement : mandamentum Pernanti (cartulaire de Romans, 183).
  • 1196 : Pernanz (cartulaire de Romans, 371).
  • 1204 : mention de l'église Saint-Evode ou Saint-Véon : ecclesia Sancti Evodii (archives des Bouches-du-Rhône, mss. de Chantelou).
  • 1223 : villa Sancti Evodii (archives des Bouches-du-Rhône, mss. de Chantelou).
  • 1327 : Pernancum (Homm. de Clérieu, 1327).
  • XIVe siècle : mention du prieuré : prioratus Sancti Evodii (pouillé de Vienne).
  • 1360 : mention du château : castrum Parnancii (choix de docum., 197).
  • XVe siècle : mention du mandement : mandamentum de Pernancho (archives de la Drôme, fonds de Saint-Paul-lès-Romans).
  • 1460 : Pernenc (archives de la Drôme, E 2541).
  • 1459 : Pernansium et Pranesium (terrier de Vernaison).
  • 1505 : mention de l'église Saint-Evode ou Saint-Véon : Saincte Evode de Parnans (archives de la Drôme, E 2311).
  • 1514 : mention de la paroisse Saint-Evode et du mandement de Parnans : parrochia Sancti Evodii mandamenti Pernancii (archives de la Drôme, E 1855).
  • 1521 : mention du prieuré : prioratus Sancti Evodii (pouillé de Vienne).
  • 1618 : mention de l'église Saint-Evode ou Saint-Véon : Saint Vehon (archives de la Drôme, E 69).
  • 1780 : mention de l'église Saint-Evode ou Saint-Véon : Saint Veon de Parnans (archives de la Drôme, B 1865).
  • 1891 : Parnans commune du canton de Romans.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Parnans pourrait venir du latin perna « fente, fissure »[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Parnans s'est composé de deux villages : l'un bâti autour du château et l'autre autour du prieuré (c'est ce dernier qui a subsisté)[réf. nécessaire].

La seigneurie[9] :

  • Au point de vue féodal, Parnans était une terre du patrimoine des Bressieux.
  • Début XVIe siècle : passe (par mariage) aux Claveyson.
  • Vers 1620 : une partie de la terre passe aux Laget, l'autre passe aux Boffin.
  • XVIIIe siècle : le tout est acquis par les Bally de Bourchenu, derniers seigneurs.

Parmi les personnages célèbres de Parnans, on peut citer Geoffroy de Parnans, et Gyraud, prieur de Saint-Antoine (second personnage après l'abbé en 1362-1363)[réf. nécessaire].

1640 (démographie) : 26 familles pour le premier village, 34 pour l'autre[réf. nécessaire].

Sous Louis XVI, le marquis Bally vendit ses biens à des bourgeois fortunés de la ville. Les parcelles furent achetées par de petites gens[réf. nécessaire].

Avant 1790 Parnans était une communauté de l'élection et subdélégation de Romans et du bailliage de Saint-Marcellin, formant une paroisse du diocèse de Vienne, dont l'église dédiée à saint Evode ou saint Véon, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît et de la dépendance de l'abbaye de Montmajour-lès-Arles, existant dès 1208 et dont le titulaire avait la collation de la cure et les dimes de cette paroisse[9].

Le mandement de Parnans avait la même étendue que la commune de ce nom[9].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Montmiral (puis de Saint-Paul-les-Romans[réf. nécessaire]). La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Romans[9].

La commune fut administrée pour la première fois par un maire en 1791-1792 (nom inconnu).
En 1805, M. Mortillet-Gallix fut désigné maire de Parnans par le préfet. Par la suite les autres maires furent élus (voir liste des maires). À cette époque, la mairie n'existait pas. Le conseil municipal se réunissait chez l'aubergiste ou au presbytère[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1805   Mortillet-Gallix    
1811   Pierre Couchet    
1821   Pierre Couchet    
1830   André Juven    
1832   Pierre Couchet    
1848   Édouard Jassoud    
1852   Édouard Jassoud    
1861   Benoît Ageron    
1870   Ferdinand Christophe    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du second empire.
1871   ?    
1874   Édouard Jassoud    
1875 (statut ?)   Joseph Guichard    
1878   ?    
1881 (statut ?) 1908 Pierre Cognil    
1888   Pierre Cognil   maire sortant
1892   Pierre Cognil   maire sortant
1896   Pierre Cognil   maire sortant
1900   Pierre Cognil   maire sortant
1904   Pierre Cognil   maire sortant
1908 1929 Henri Pinet    
1912   Henri Pinet   maire sortant
1919   Henri Pinet   maire sortant
1925   Henri Pinet   maire sortant
1929 1965 Jules Gallix    
1935   Jules Gallix   maire sortant
1945   Jules Gallix   maire sortant
1947   Jules Gallix   maire sortant
1953   Jules Gallix   maire sortant
1959   Jules Gallix   maire sortant
1965 1972 Henri Bard    
1971   Henri Bard   maire sortant
1972 (statut ?) 1995 Marcel Bost    
1977   Marcel Bost   maire sortant
1983   Marcel Bost   maire sortant
1989   Marcel Bost   maire sortant
1995 2001 Christiane Pierre    
2001 2014 Philippe Chanove UDI  
2008   Philippe Chanove   maire sortant
2014 2020 Pascal Bande   fonctionnaire
2020 En cours Alain Robin[11][source insuffisante]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2018, la commune comptait 694 habitants[Note 3], en augmentation de 0,29 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
619669733621583602650691722
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
688680648604621597644677678
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
635577554507505453438431408
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
382406357435458476603620638
2013 2018 - - - - - - -
692694-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : les premier dimanche de mai et le [16].
    • La Vogue du Cabri, le 1er weekend de mai, est l'événement festif essentiel du village. Le samedi commence par un concours de pétanque en triplette, puis un lâcher de ballons par les enfants du village. S'ensuit un repas dansant, dont le menu comprend du cabri et des ravioles. Le dimanche est animé par un vide-greniers dans le village, suivi d'un repas le midi avec la chorale les enfants de la Joyeuse[réf. nécessaire].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (bovins, ovins), élevage de faisans, céréales[16].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Parnans possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 184 (Joyeuse).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 255.
  10. « Historique », sur Commune de Parnans, (consulté le ).
  11. http://www.mairesdeladrome.fr/annuaire/
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. a b c et d Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Parnans.