Montvendre

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Montvendre
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Crest
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Bruno Servian
2014-2020
Code postal 26120
Code commune 26212
Démographie
Population
municipale
1 140 hab. (2015 en augmentation de 8,16 % par rapport à 2010)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 21″ nord, 5° 01′ 24″ est
Altitude Min. 157 m
Max. 646 m
Superficie 17,24 km2
Localisation

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Montvendre est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue de Montvendre depuis le calvaire.

Le village de Montvendre est situé dans le Valentinois, à 11 km de Valence et à 4 km au sud de Chabeuil, non loin des contreforts du Vercors.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village de Montvendre est au pied d'une colline calcaire qui l'abrite du vent du nord.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est au confluent de deux rivières, le Riousset et le Bost, qui prennent leur source tous deux à Barcelonne. Leurs eaux se jettent dans la Véore.

Climat[modifier | modifier le code]

Le village Montvendre jouit, avec sa partie plaine, d'un climat chaud en été de 25 à 40 degrés en période de canicule, plutôt sec de juin à septembre. Sur sa partie montagne, les contreforts du Vercors sont plus enneigés que la plaine et plus froid (-5 à -15 degrés). Il a un ensoleillement important plus de 200 jours par an en moyenne, peu de brouillard. La plaine, par contre est très ventée ; vent du nord, le mistral (le village est protégé par un coteau de celui-ci) ; le vent du sud annonciateur de nuages, si ce n'est de la pluie, qui est rare en été, sauf période d'orages.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Vieille rue de Montvendre.

L'époque gallo romaine[modifier | modifier le code]

Le village fut bâti au pied de la colline où devait se dresser un château fort (dont il ne reste que la motte castrale). Plusieurs villae auraient également pu être établies à Villeplat, l'Obérie et au quartier Saint-Pierre. Le nom de Lauberie vient soit de laub ou lub (feuillage ou arbre) soit d’aubière (lieu planté de peupliers blancs (auba). Lauberie et Villeplat formaient un petit fief près de Montvendre. Ainsi des traces de l'occupation romaine ont bel et bien été retrouvées. Ainsi, des pièces de monnaies romaines ont été trouvées au " Champ du Pin" près du hameau des Ferrands.

On sait aussi qu'à l'image de l'ensemble de la plaine de Valence, Montvendre traversera paisiblement l'ère gallo-romaine, ses terres cultivées par d'anciens soldats auxquels l'Empire romain attitrait un lopin de terre pour services rendus. Mais comme partout, cette tranquillité prendra fin à la fin du IVe siècle et la multiplication des incursions et saccages barbares à l'aube de la chute de l'Empire.

Le Saint Empire germanique[modifier | modifier le code]

La localité fut rattachée aux possessions de Lothaire Ier (Francie médiane), fils de Louis le Pieux et petit-fils de Charlemagne, lors du démembrement de l'empire Franc au traité de Verdun () partageant entre les trois descendants (Lothaire, Charles le Chauve et Louis le Germanique) les possessions de l'illustre aïeul. La Francie médiane disparaîtra rapidement, car à son tour démembrée, par le jeu des héritages au profit du Saint-Empire romain germanique. Ainsi Montvendre deviendra une terre impériale germanique . Ainsi en 1032, à la mort de Rodophe III roi d"Arles, Conrad le Salique, empereur d"Allemagne hérite des des contrées à l'est du Rhosne. Sous la réserve de l'hommage à l’empereur, l"évêque de Valence devient alors le souverain temporel et seigneur de Montvendre comme celui de Valence, Alixan, Beaumont, Chateauneuf d"Isere,,Livron, Loriol, Mirmande et Cliousclat

Montvendre disparut ensuite de l'Histoire jusqu'en 1157, date à laquelle l'empereur Germanique Frédéric Barberousse, alors en délicatesse avec le pape, chercha l'appui l'évêque de Valence pour intercéder en sa faveur. Pour rallier l'ecclésiastique à sa cause, il lui reconnut le titre de comte avec le pouvoir temporel sur Valence et plusieurs autres lieux dont Montvendre. Bien que le village ait été sous la suzeraineté du diocèse de Valence, il n'en demeure pas moins l'existence d'une famille seigneuriale locale, répondant au nom de Montvendre, remontant à 1183, en la personne de Humbert de Montvendre, fils d'un certain Pierre, vassal des ecclésiastiques Valentinois. 

Montvendre et les évêques de Valence[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, le château et le village fortifié appartenaient à la famille des seigneurs de Montvendre. Mais notons la présence dès 1178 à Arles de Guillaume III de Poitiers, comte de Valentinois, qui intervient en faveur des chanoines de Saint-Ruff pour leurs possessions à Montvendre et à Montmeyran [1].

Ce château devint propriété de l'évêque de Valence. Ainsi, en 1183, Hubert de Montvendre donne ses châteaux de Montvendre et Beaumont à Oddon de Chaponnay, évêque de Valence, « croyant racheter ses fautes ».

On notera qu'à Montvendre lors de ce XIIe siècle, outre son appartenance au diocèse de Valence ; la vie soit organisée autour de la spiritualité, car un prieuré dédié à Saint-Pierre-des-Liens était bâti sur le promontoire situé au centre de la commune. Ce prieuré dépendait de Beaumont et donc de la puissante abbaye de la Chaise-Dieu (département de Haute-Loire).

Le successeur d'Odon abandonne en 1222 Beaumont et Montvendre à Silvion de Crest qui devint doyen du chapitre de Valence[2].

En 1226, l'église de Valence,donne à perpétuité à son évêque (minister) Guillaume sa part du château de Crest et ceux d'Aouste (Augusta) et de Divajeu(Devaina),avec leurs mandements, dépendances,fortifications, etc. ; il s'en dévêtit, mais en conserve l'usufruit. Pour reconnaître sa libéralité, le prélat lui concède en bénéfice personnel le château de Montvendre et la ville de Beaumont,avec leurs mandements,et 100 livr. à prendre annuellement sur le péage de Valence; il lui promet en outre de payer ses dettes et ses aumônes jusqu'à concurrence de 32ooo sols. Fait Valentiae, dans la maison de l'évêque..., d. papa Honorio proesid.et Frederico Roman,imper, regn.

Chevalier, Ulysse (1841-1923). Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. 1913/08.

Voici un autre exemple de la puissance temporelle de l'Evêque de Valence en novembre 1238 à Crémone. L'empereur Frédéric II a reçu à sa cour Guillaume [de Savoie], procureur ou élu de l'église de Valence, et l'a investi des droits régaliens, châteaux, fortifications et possessions de la ville et diocèse de Valence. Renouvelant le privilège de son aïeul l'empereur Frédéric I du 23 [—24]nov. 1178, il lui confirme la cité et ce qu'elle comprend : comté, églises, abbayes, monastères, foire, marché, duels, monnaie, routes, etc. ; les châteaux d'Alixan, Montélier, Montéléger, la Baume, Fiancey, Livron, Loriol, Châteauneuf, Châteaudouble, Montvendre, Etoile,Allex, Saou,Eurre, Upie, le Coppe, Hostun et Mirmande,les bastides de Confolens, Lésignan. L'exercice de la justice lui appartient tant au civil qu'au criminel; lui seul peut exiger des péages de l'Isère à Montélimar et de Crest à Soyons; il prélèvera à Valence,à Livron ou ailleurs 12 den. par charge de cheval

Chevalier, Ulysse (1841-1923). Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. 1913/08. page 311

Le château et ses remparts[modifier | modifier le code]

À l'origine, le château se trouvait sur la colline. Au XIIIe siècle, le château des évêques de Valence fut édifié sous la direction des moines de Saint-Ruf, ainsi que les remparts du village. C'est au XIIIe siècle que Montvendre sera fortifié comme l'attestent les mentions de 1202, 1238 et 1257 des lieux comme CASTRUM MONTIS VENERIS. Cette appellation nouvelle de CASTRUM prouve la présence d'un système défensif (vraisemblablement très simple) à cette époque. Ce n'est qu'en 1283 que l'évêque de Valence Jean de Genève alors englué dans le conflit héréditaire sanglant (débuté en 1189) opposants les comtes de Poitiers-Valentinois aux évêques de Valence et de Diois pour la domination sur la région ; fit construire à Montvendre un système défensif complet : donjon, rempart ceignant le village et la porte fortifiée que nous pouvons encore admirer de nos jours.

Le château fut détruit pendant les guerres de religion ainsi que les remparts dont il ne subsiste aujourd'hui qu'une porte fortifiée (porte de Florence). Les douves sont aujourd'hui comblées. L'église, dont il ne reste aujourd'hui que le chœur, fut construite en dehors des remparts.

Un acte de cession mentionne le château de Monvendre en 1289 : le monastère de Sainte-Croix de Quint tombait en décadence et ne donnait pas d’espoir de pouvoir se relever seul. Pour remédier à ce mal, Jean de Genève, évêque de Die, par un acte du 4 des calendes de novembre (28 octobre) 1289, donné dans le château de Montvendre et ratifié par le chapitre de Die, céda le prieuré et ses dépendances aux hospitaliers de Saint-Antoine-de-Viennois. Histoire religieuse de Pont en Royans par l’abbé L. Fillet curé d’Allex (Drome) Librairie Lantheaume Place des Clercs Valence 1887'

Un nouveau château a été construit au XIVe siècle par les évêques de Valence. Corps de logis flanqué d'une tour ronde et d'une tour carrée.

Montvendre et les papes en Avignon[modifier | modifier le code]

L'histoire de Montvendre est influencé par la présence des papes en Avignon. Ceux-ci arrivent en Avignon en 1309. Deux notes en illustre ces faits :

  • Le , les habitants de Livron, de Loriol, de Mirmande, de Beaumont, de Montvendre et d’Alixan en ont appelé au pape d’un impôt appelé placitamentum, exigé d’eux par l’évêque de Valence. L’examen et la solution de la question sont confiés au prieur de Saint-Félix, à Pierre de Bosanis, sacriste, et à Pierre de Chambon, chanoine de Valence[3].
  • Avignon, le , Payret, fils de Monet, dit Dermant, de Montvendre est nommé chanoine de Saint-Pierre-du-Bourg à Valence. Il possède un cléricat en l'église de Die[4].

Montvendre en duché de Savoie et en proie aux bandes de pillards[modifier | modifier le code]

  • Les XIVe et XVe siècles furent marqués par les ravages des bandes de pillards (les routiers) et les conflits. En 1311, Montvendre est envahi par les mercenaires d'Arnaud du Peloux. Au cours de cette période instable, les habitants de Montvendre durent composer avec les villages alentours pour organiser leur protection face à l'insécurité. Chaque communauté participait, donc ainsi à l'intérêt général, soit en fournissant de l'argent pour l'achat d'armes, soit en fournissant des soldats pour « l'effort de guerre » collectif.
  • En 1419, Montvendre était rattaché au duché de Savoie et était donc sous la domination de Amédée VIII de Savoie.

Les conflits des Montvendrois avec leur évêque[modifier | modifier le code]

En 1432, les habitants de Montvendre se rebellent contre l’évêque de Valence ; ils contestent les distances de plus en plus importantes qui leur sont imposées pour aller chercher des meules :

« Bien que les hommes manans et habitants dudit lieu de Montvendre ayant et tenant bœufs de labourage soient tenus et obligés de toute ancienneté daller avec leurs chars et charettes chercher les meullesnécessaires pour l’usage et exercice dudit moulin appartenant audit seigneur evesque […] en quel lieu quelles ayant esté ou soient acheptées, et de les amener et conduire audit moulin sans aucune remuneration salaire ny recompense excepté toutefois la depense des conducteurs et de leurs bœufs […] neantmoins depuis quelque temps en ça ladite communauté de Monvendres et ses habitants ne se sont pas mis en peine au contraire ils n’ont point voulu aller chercher lesdites meulles ny curer le beal du susdit moulin et font un entier refus de ce faire et bien plus ils sont allés plusieurs fois et vont journellement moudre et faire moudre leurs bleds hors le territoire dudit Monvendres. »

Le conflit s’étire sur plus de cinq ans, et se termine par un arbitrage : les habitants accordent à l’évêque une liste de meulières régionales vers lesquelles ils consentent d’aller, liste dans laquelle figure le village de Rovon, aux pieds de la carrière des Ecouges. Les sources parlent peu des artisans à l'œuvre dans les grandes meulières régionales. Elles se contentent presque toujours de citer le nombre de meules acquises, leur nature, leur prix, le coût de leur transport et point final[5].

Montvendre en Dauphiné[modifier | modifier le code]

Le village fut ensuite soumis, comme tout le Dauphiné, à l'autorité du Royaume de France en 1349. Aucun écrit évoque à ce jour la visite du Dauphin Louis II (le futur Roi de France Louis XI), mais le quartier "le bois de la cour" interroge. En 1472, les remparts de Montvendre furent rénovés. Au commencement du XVIe siècle, Montvendre bénéficia de la prospérité générale du Royaume de France du début de la renaissance. Le château fut embelli et l'évêque de Valence choisissait ses châtelains pour administrer sa seigneurie, parmi de riches et importantes familles locales : les seigneurs d'Urre (Eurre), la famille d'Allard ou encore d'un certain Jean de Flotte, cousin du gouverneur de l'importante ville de Romans.

Les d’Allard du Dauphiné établis à Montvendre au diocèse de Valence étaient nobles dès le commencement du XVIe siècle. Leurs armes étaient : Acartelé : aux 1er et 4e d’or au chevron de sable à 3 étoiles d’azur rangées en chef et un croissant de gueules en pointe[6].

Jean Allard fut anobli par Louis II, roi de Naples, comte de Provence en 1386. Allard- Montvendre est une branche de cette famille passée en Dauphiné et fixée dans le Valentinois. Noble Gabriel Allard, écuyer, seigneur de Montvendre, au diocèse de Valence eut un fils Gaspard Allard, seigneur de Montvendre. qui continua la lignée et de lui descendait noble Pierre Allard, marié en 1730 avec Marguerite du Faur de Montjeau.

Notons qu'il existe encore de nos jours un quartier nommé "Allard" où se rouve une belle bâtisse seigneurale.

Les guerres de religion[modifier | modifier le code]

Cette stabilité prospère prit fin avec les guerres de religions. Montvendre resta fidèle à la foi catholique, contrairement à ses voisins comme Beamont, La Baume-Cornillane, ou encore Montmeyran, qui eux se convertirent au protestantisme. Monsieur d'Allard, capitaine catholique, tint Montvendre, mais le village tomba aux mains des huguenots, pour être finalement repris. En 1574, le gouverneur du Dauphiné, monsieur de Gardes, commandant en chef des armées royales ordonna la destruction du château fort situé sur le promontoire dominant Montvendre ainsi que le rabaissement des remparts ; dans le but stratégique de limiter au maximum le nombre de places fortes à défendre et de concentrer ses troupes en des points de plus grande importance. Tout en supprimant bien entendu des points de retranchements éventuels à l'ennemi. Ainsi la majeure partie de l'ancienne forteresse de Montvendre servit de carrière de pierre pour les constructions civiles du village.

Montvendre et la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1789, L'Oberie et Villeplat appartenaient à Claude Joseph Starot de Saint-Germain, fermier général, né en 1728, guillotiné à Paris en 1794. Son grand-père avait quitté la Suisse pour s’établir à Lyon. Son père était, en 1729, receveur des décimes du diocèse de Valence[7].

Avant 1790, Montvendre était une communauté de l'élection, subdélégation et bailliage de Valence, formant une paroisse du diocèse de Valence, dont les dîmes appartenaient au chapitre de Valence. L'évêque de Valence était seigneur temporel de Montvendre, depuis la donation qui lui avait été faite de cette terre, par une famille de son nom, en 1183 ; mais ce prélat avait cédé, depuis six ans (1783), une partie de ses droits aux Starot de Saint-Germain, lorsque éclata la Révolution française.

Montvendre fait partie du canton de Chabeuil depuis 1790.

À cette époque, M. Gimbert, curé de Montvendre, avait le , prêté serment pur et simple ; le 22 mars, trois semaines après la publication de la bulle papale, à l’issue de la messe paroissiale, en présence des officiers municipaux, devant un grand nombre de paroissiens, il avoue « ne pouvoir plus résister aux remords de sa conscience » ; il se rétracte, et adresse au directoire la lettre suivante :

« Montvendre, le 22 mars 1791 Messieurs, s’il existe une propriété sacrée et inviolable, c’est celle de la conscience. La liberté dont nous avons le bonheur de jouir ne saurait exclure la liberté de conscience. La blesser, à cet égard, quand elle est droite, c’est s’exposer aux plus cruels remords. C’est ce que j’ai éprouvé moi-même depuis la prestation du serment. Ne pouvant plus résister à ces remords, pour me mettre à couvert de peines encourues et infligées par notre Saint Père le pape à tous les assermentés, j’ai cru, pour plus de sûreté, devoir rétracter ce matin, à l’issue de la messe paroissiale, en présence du maire et autres officiers municipaux et notables, et un grand nombre de personnes réunies dans l’église, ledit serment condamné par le pape dans sa bulle ou bref du 13 avril 1791.

J’espère, Messieurs, de votre justice, que vous ne désapprouverez pas cette démarche, qui ne peut que contribuer à mon salut sans donner la plus légère atteinte à ma soumission à la loi, à la nation et au roi, ni à mon patriotisme. »[8]

Montvendre aux XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

  • À la fin du XIXe siècle, Montvendre possédait deux foires le 29 avril et le 29 septembre. Le réseau téléphonique est ouvert le sur Montvendre et La Baume-Cornillane[9].
  • Par testament olographe du , Joseph Gustave Sayn à Montvendre a légué à la  faculté des sciences de Lyon ses collections de géologie du Crétacé et du tertiaire pour être déposées au laboratoire de géologie.
  • Mobilisation d'août 1914 : L'instituteur de l'époque écrit que lorsque le tocsin sonne le , les pompiers croient à un incendie et la plupart accourent revêtus de leur costume. Sur le perron de la mairie, lecture est donnée par le maire de l'ordre de mobilisation générale. Jusqu'à 11 heures du soir, les habitants défilent devant les affiches.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montvendre est inscrit dans un acte sous le titre de Monte Vendrio an 1100 (Cartulaire de Romans, 310). Ce terme se retrouve vers 1120, où le prieur Petrus de Monte Vendrio fut témoin avec Étienne de Mont, à une donation faite au monastère de la Grande Chartreuse par Étienne, abbé de la Chaise-Dieu[10].

Cette indication onomastique offre par sa décomposition l’origine exacte de Montvendre. Deux ruisseaux, le Riousset et le Bosc traversent le territoire de la commune. La jonction s’opère dans le village même de Montvendre. Or, dans le type primitif de 1100, on retrouve le signal radical celtique « ven «  (ruisseau) et le terme « rio » (ruisseau). Ce dernier a donné Rioset de Rivo Sico (ruisseau à sec) d’où le nom actuellement de Riousset. Plus tard, en 1171, apparait le nom de "Montvenere" (cartulaire de Léoncel, 19.).

Pourtant la tradition locale voudrait qu'un temple dédiée à Vénus ait pu se trouver au niveau du Prieuré de la chapelle du cimetière Saint Pierre mais la Carte archéologique de la Drôme de 1957 ne fait mention que de la découverte, en 1876, de 400 à 500 monnaies florentines[11].

Une nouvelle référence à Montisveneris est faite en 1234 : Étoile, 29 août 1342: Hommage lige et serment prêtés au comte de Valence par Pons de Montvendre (Montisveneris), de Montélier (Montilisio), damoiseau pour environ 50 setérées de terre au mandement de Chateaudouble, lieu-dit Lussaye (Lussayas)[12]

Enfin en 1257, on relève sur les cartes le nom de Castrum Montis Veneris (Château du Mont Vénus[13]. Cette attribution à Vénus du site où est bâti le bourg de Montvendre semble être une déviation graphique du type primitif[14]. En effet, au XIIIe siècle, le pouvoir ecclésiastique régentait tout et ceci depuis pas mal de temps. Ayons en mémoire, l'acte du Cartulaire de Romans en 1100 ou encore la donation au monastère de la chartreuse en 1120. Alors, comment ce pouvoir omnipotent et inquisiteur aurait pu supporter d'honorer la mémoire d'une déesse païenne en lui laissant sa présence si ostentatoire dans le nom d'une localité? La christianisation au fil des siècles n'avait laissé que peu de chance aux croyances antérieures.

Toutefois l'hypothèse du nom Veneris en son sens latin du 1er siècle et signifiant charmant, attirant, plaisant pourrait s'envisager. Dictionnaire Francois et Latin

Le poids de l'antériorité du premier nom connu Monte Vendrio et du contexte de l'époque doit bien nous rester en tête. A moins que tout simplement ces noms fluctuants au cours des siècles n'est qu'une seule et unique signification. Alors une hypothèse d'une logique implacable surgit.

Un évêque de Milan au Ve siècle se nommait Saint Venerius, Venério, Venére mais était également appelé vulgairement Vendrio ou Vendre pour respectivement ses deux dernières déclinaisons (Venerio, Venere) . En un seul nom, nous retrouvons, Monte vendrio, Monte venere, Montvendre et même Monte Veneris si on s'en réfère à Venerius. L’Évêché de Valence, propriétaire de Montvendre aurait longtemps hésité entre les différentes déclinaisons latines de son saint avant de se fixer sur Vendre pour donner Montvendre.

Cet saint évêque de Milan était uni avec des liens de charités et d'amitiés avec Saint Delfin de Bordeaux.

Pour renforcer cet argument, prenons l'exemple d'un autre saint Venerius Venerio Venere du VIIe siècle. Celui-ci avait séjourné dans ce lieu de prière magnifique. Il donna son nom près de La Spezia en Italie à Porte Venere.

La vie des saints et ce qui nous en est resté...1739 Tome 4 page 94 Saint Venere

Mais reste les symboles et il est plus flatteur aux Montvendrois de se savoir localiser sur un site dédié à la déesse de l'amour qu'à un évêque milanais du Ve siècle fût-il saint!

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1876 déc 1988 Simon Surel    
mars 1888 déc 1919 Francis Duc   Conseiller général 1907-1913
mars 1919 mars 1925 Elie Clément    
mars 1925 mars 1935 Eugène Panaye    
mars 1935 mars 1945 Charles Chirouze père    
mars 1945 mars 1965 Charles Chirouze fils    
mars 1965 mars 1977 Jean Boudillon    
mars 1977 mars 1989 Jean Imbert    
mars 1989 mars 2001 Bernard Bret    
mars 2001 mars 2008 Léo Chovin    
mars 2008 2014 François-Bernard Petit    
2014 en cours
(au 19 février 2015)
Bruno Servian[16] SE Agriculteur

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2015, la commune comptait 1 140 habitants[Note 1], en augmentation de 8,16 % par rapport à 2010 (Drôme : +4,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
777 525 728 838 1 015 1 005 975 982 1 015
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 003 987 945 912 934 895 874 873 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
816 834 762 678 668 632 633 636 641
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
652 629 600 634 743 857 992 1 072 1 140
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Stade de football ; une équipe de football En Avant Montvendre
  • Deux clubs hippiques, Les Pialoux et OKAPI aux Dourcines.
  • Un terrain de jeu de boules lyonnaises (longue).
  • Circuit de randonnée pédestre balisé.

Économie[modifier | modifier le code]

Montvendre a une vocation agricole, céréalière, d'élevage et production de légumes. La commune possède néanmoins un certain nombre d'entreprises dans le domaine technique (mécanique de précision), dans le secteur des travaux publics ainsi que dans le bâtiment. La déchèterie du canton de Chabeuil est située à l'entrée du village. Un ensemble commercial de proximité, Le Four de Montvendre( boulangerie, bar) et la poste dynamisent le centre du village. Il existe une zone artisanale créée en 2003. Montvendre possède un restaurant, L'auberge du Vieux Moulin et deux chambres d'hôtes, Artaime aux Dourcines, et Marie Andrée Sauzet aux Bruyères avec gîte.

Montvendre est le dixième village botanique de la Drôme avec pour thème : les plantes d'Extrême-Orient (250 espèces, plus 150 au Jardin Zen). Montvendre est primé d'une fleur en tant que village particulièrement fleuri.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château des évêques de Valence. Le bâtiment, relativement bien conservé, est flanquée de deux tours : une ronde à l'extérieur et une carrée à l'intérieur. Propriété privée toujours habitée.
  • Le chevet de l'ancienne église (aujourd'hui habitation privée), qui était hors rempart.
  • La porte fortifiée : inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1926, cette porte est datée du XIIIe siècle ; elle est composée d'une tour carrée et massive, construite sur le modèle d'une ancienne porte de Florence.
  • La maison consulaire (XIVe siècle), qui fut la première mairie.
  • Dominant le village, une croix monumentale (1920) et une Vierge (1946).
  • L'église Saint-Blaise, datant de 1848.
  • Lavoir près de l'église.
  • Site : Jardin Zen de Montvendre, visite libre et gratuite. Copie architecturale du Jardin du Ryoan-jï Kyoto (Japon) en 1500, avec les lapiez du Vercors et kaolin de Larnage.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Montvendre bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[21].

Montvendre est le dixième village botanique de la Drôme avec pour thème : Les plantes d'Extrême-Orient, 250 plantées à ce jour 2014.

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Foire aux fleurs (dernier dimanche d'avril), réservée aux seuls pépiniéristes horticulteurs.
  • Foire aux arbres (premier ou deuxième dimanche de novembre).
  • Vide-greniers le deuxième dimanche de mai.
  • Vogue annuelle, (dernier week-end d'août).
  • Marché de Noël, le premier dimanche de décembre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chevalier Jules (1845-1922) Mémoires pour servir à l’histoire des comtés de Valentinois et de Diois. les anciens comtes de Die et de Valence, les comtes de Valentinois de la maison de Poitiers (1897) Bibliothèque Nationale de France.
  2. Amis du vieux Beaumont, présidente Mme Gancel
  3. R.V. 162, f ° 172 ; R. Av 74, f ° 285 Bulletin de l’académie delphinale 1908-1909 Bibliothèque nationale de France
  4. GRAEFF Clément VI et la province de Vienne no 1012
  5. Les meulières médiévales · Belmont 85 AD 26, 26 H 32, fonds de Notre-Dame de Valence, Titres et inventaires du moulin de Montvendre, arbitrage du 30/10/1432.
  6. Steyert André (1830-1904) Armorial général de Lyonnais, Forez, Beaujolais, Franc-Lyonnais et Dombes....1982-0. Bibliothèque nationale de France
  7. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme. 1870, Étymologie des noms de la Dôme, page 263
  8. Autard, François-Alphonse (dir.). La révolution française, revue historique.....40 1899/07 (A18-19,T37,N1-6) ...1881-1936
  9. Bibliothèque Nationale de France
  10. Archives de l’Isère : titres de la Grande Chartreuse. Bulletin de la société de statistique, des sciences naturelles et des arts industriels du département de l’Isère ; de la société scientifique du Dauphiné, 1884
  11. SAUTEL J., Forma Orbis Romani, Drôme, XI, Paris, CNRS, 1957, p. 81, n° 106.
  12. Archive de l'isère B.2633 (Homag. Valent.Dieu.) Inventaire Valentinois I, 485 SOURCES : Montvendre : De Jacques Lovie professeur d'histoire à l'université de Chambery Édité en 1979
  13. Gall. christ., XVI, 104
  14. Société départementale d’archéologie de la Drôme, année 1910, Bibliothèque Nationale de France
  15. Montvendre 1992 Edition des amis de Montvendre
  16. Montvendre sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 19 février 2015).
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  21. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Randonnées dans le Valentinois et le pays de Bourg-de-Péage
  • Jacques Lovie (professeur d'université, historien), Montvendre, Association des Amis de Montvendre, 1979
  • Montvendre : La porte monumentale et le Château des Évêques, de Mr Courriol, début du siècle dernier dans les annales de la Drôme

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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