Amphithéâtre de Québec

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Amphithéâtre de Québec
Généralités
Surnom(s) Nouveau Colisée de Québec
Nom complet Amphithéâtre de Québec
Adresse 250 Boulevard Wilfrid-Hamel (ExpoCité)
Coordonnées 46° 49′ 30″ N 71° 14′ 51″ O / 46.824958, -71.24762 ()46° 49′ 30″ Nord 71° 14′ 51″ Ouest / 46.824958, -71.24762 ()  
Construction et ouverture
Début construction
Construction En cours
Ouverture
Architecte François Moreau
(ABCP Architecture)
Coût de construction 400 millions $ CA (estimé)
Utilisation
Clubs résidents Remparts de Québec
(à partir de 2015)
Propriétaire Ville de Québec
Administration Québecor Média[1]
Équipement
Capacité Hockey: 18 482 sièges[2]
Concerts: 20 396 sièges

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Amphithéâtre de Québec

Géolocalisation sur la carte : Ville de Québec

(Voir situation sur carte : Ville de Québec)
Amphithéâtre de Québec

L'amphithéâtre multifonctionnel de Québec, aussi surnommé le Nouveau Colisée de Québec, est une salle omnisports actuellement en construction située à Québec sur le site d'ExpoCité dans l'arrondissement La Cité-Limoilou. Sa construction fut amorcée en septembre 2012 et elle devrait être inaugurée le 15 septembre 2015. Sa capacité sera de 18 482 places assises, ce qui en fera du deuxième plus grand aréna au Québec et qui sera l'éventuel successeur du vieux Colisée de Québec à titre d'équipement sportif principal de la grande région de Québec et aussi de l'est de la province.

Historique[modifier | modifier le code]

Motivation du projet[modifier | modifier le code]

La construction de ce nouveau complexe est motivée par le désir qu'une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) s'installe à nouveau à Québec, suite au déménagement des Nordiques de Québec en 1995. La ville vise aussi à attirer des événements internationaux tels les Jeux olympiques d'hiver de 2022 ou 2026.

Depuis 1995 (à l'époque où les Nordiques ont disputés leur dernière saison dans la LNH), plusieurs tentatives de réaliser ce projet par des hommes d'affaires et promoteurs locaux ont échoué. En 2009, cette énième tentative (qui a été proposée par Mario Bédard du groupe J'ai ma place) fut la bonne : l'actuel maire de Québec Régis Labeaume, accepte de participer à la réalisation du projet et tient promesse d'ériger cet édifice une fois réalisé en 2011.

L'amphithéâtre actuel de la ville, le Colisée Pepsi, a été construit à l'origine en 1949 quoi qu'il fut entièrement rénové en 1980. Depuis le départ de l'équipe de hockey sur glace, le débat public et les rumeurs concernant le retour des Nordiques n'ont jamais cessé. Il faudra cependant attendre 2008 pour que différentes initiatives privées s'organisent pour réclamer l'ajout d'un nouvel amphithéâtre. En effet, la construction d'un aréna correspondant aux normes de la Ligue nationale de hockey serait une des principales conditions pour que la ville puisse accueillir à nouveau une équipe. Finalement, le 16 octobre 2009, la ville de Québec, par son maire Régis Labeaume se prononce en faveur de ce projet et annonce que le projet devient officiel[3].

Afin de financer le coûteux projet de 400 millions de dollars, 50 000 à 60 000 personnes se mobilisent le 2 octobre 2010 sur les Plaines d'Abraham pour envoyer un message clair aux gouvernements provinciaux et fédéraux de leur motivation à voir ériger un nouvel aréna[4].

L'investissement du gouvernement provincial et l'entente de gestion[modifier | modifier le code]

Le 10 février 2011, le maire de Québec, Régis Labeaume, et le premier ministre du Québec, Jean Charest, concoctent un plan financier pour la construction d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel[5]. Le 1er mars 2011, Régis Labeaume, annonce que le gestionnaire de l’amphithéâtre de Québec sera Québecor Média. Le vendredi, 2 septembre, l'entente a été signée pour une période de 25 ans. Lors de ce point de presse, il était accompagné du président et chef de la direction de Québecor, Pierre-Karl Péladeau[6]. Le 25 mars 2012, la ville de Québec et Québecor concluent l'entente et la construction s'est amorcée actuellement depuis septembre 2012.

Début des travaux de construction[modifier | modifier le code]

Le lundi 3 septembre 2012, pour la première fois, c'est la population de la ville de Québec qui a effectué la première pelletée de terre officielle pour lancer la construction, on prévoit le nombre à moins de 30 000 personnes lors de cette cérémonie ; la ville de Québec, le groupe j'ai ma place, le mouvement Nordiques Nation, le président de Québecor Pierre-Karl Péladeau, le chef du parti libéral du Québec Jean Charest et les anciens joueurs des Nordiques (Michel Goulet, Peter Šťastný et Alain Côté) qui ont été présents pour cette pelletée de terre « collective » qui a été qualifiée d'historique. Les travaux d'excavation ont commencé le 10 septembre 2012.

Études et travaux[modifier | modifier le code]

Depuis l'automne 2011, plusieurs études et plans sont réalisés pour préparer la construction de l'amphithéâtre. Les travaux devraient durer trois ans (septembre 2012 à septembre 2015). Le nouvel édifice sera bâti tout près du Colisée, sur l'ancien hippodrome de Québec, les dimensions du bâtiment seront de 67 190 m2[7] et sa capacité sera près de 18 500 places. En juillet 2012, l'entreprise Pomerleau fut nommée gestionnaire de construction en signant un contrat de 8 millions $. Le 6 février 2013, la ville choisit le Groupe ADF de Terrebonne au coût de 46,6 millions $, l'entreprise sera celle qui érigera la structure d'acier de l'aréna à partir de l'automne 2013.

Difficultés du projet[modifier | modifier le code]

Le projet connaît une des difficultés majeures : le terrain sur lequel devrait être construit l'amphithéâtre (situé devant le centre de foires) est sévèrement contaminé. Les coûts supplémentaires pourraint faire dépasser largement le coût des 400 millions $ prévus initialement. Le maire Labeaume décide de nommer Claude Rousseau à titre de conseiller expert afin d'étudier des scénarios pour éviter les dépassements de coût. La principale option serait de choisir l'emplacement idéal pour implanter le nouvel aréna ; le site de l'ancien hippodrome qui se trouve à côté du vétuste Colisée pourrait être une solution possible si le sol du terrain présente une bonne qualité.

Conception de l'amphithéâtre[modifier | modifier le code]

Le 12 avril 2012, la ville de Québec a dévoilé les premières images du nouvel amphithéâtre de l'intérieur, il sera similaire à celui du Consol Energy Center de Pittsburgh, un studio de télévision sera aussi construit dans cette enceinte au coût de 30 millions $ par Québecor. Le jeudi 11 octobre 2012, le concept du complexe a été divulgué, l'aspect extérieur du complexe fait référence à un énorme congère, avec deux rubans de fenêtres tout autour du bâtiment principal, ressemblant ainsi au fameux musée Mercedes-Benz de Stuttgart en Allemagne. L'aréna sera entièrement bâti avec une structure en acier, excluant le bois. L'inspiration de l'hiver québécois (couverture extérieure) devient le principal thème du concept architectural. Un grand hall d'entrée rectangulaire avec une structure en bois à l'intérieur et le tout entièrement vitré à l'extérieur, des sections restaurants et administratives seront incluses dans l'ensemble du nouvel amphithéâtre multifonctionnel. La capacité maximale de l'aréna sera de 18 482 sièges pour les match de hockey, 81 loges corporatives seront incluses dans l'enceinte. Pour les concerts et spectacles de grandes envergures, la capacité sera de 20 396 places, pour des concerts de plein air, le vaste terrain de stationnement pourrait accueillir entre 80 000 et 120 000 spectateurs.

Futurs occupants[modifier | modifier le code]

Une fois la salle inaugurée, l'équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, les Remparts de Québec, seront les premiers locataires dans cet aréna, à moins que la future équipe de la Ligue nationale de hockey (qui pourrait être présente dans un avenir proche) s'installera en même temps pour pouvoir cohabiter avec les Remparts.

Étapes de la construction[modifier | modifier le code]

  • 1 : Première pelletée de terre
  • 2 : Excavation
  • 3 : Démolition de l'hippodrome
  • 4 : Installation des pieux
  • 5 : Fondations et plomberie
  • 6 : Structure (en cours)
  • 7 : Architecture, mécanique, installations électriques, mobilier et équipements: (prévus au printemps 2014)
  • 8 : Aménagement des locaux à usages exclusifs (prévu pour octobre 2014)
  • 9 : Terrains de stationnement (prévue pour mai 2015)
  • 10 : Mise en opération (prévue pour juillet 2015)
  • 11 : Parachèvement complet et inauguration de l'édifice (prévus le 15 septembre 2015)

Cas controversés[modifier | modifier le code]

Contestation et loi 204[modifier | modifier le code]

Depuis que la ville de Québec a retenu Québecor Média pour en faire le principal gestionnaire du futur amphithéâtre, l'ancien directeur général de la ville de Québec, Denis de Belleval et son partenaire l'homme d'affaires Alain Miville de Chêne contestent la légalité de l'entente entre le maire Régis Labeaume et Québecor Média, affirmant qu'elle allait à l'encontre de la Loi sur les cités et villes. Cette opposition a été fort médiatisée au cours de l'année 2011. Pour protéger l'entente, un projet de loi privé (Loi concernant le projet d'amphithéâtre multifonctionnel de la Ville de Québec, aussi connue sous le nom de Loi 204) est déposé en mai 2011 par la députée Agnès Maltais. Cette très brève loi stipule que « Malgré toute disposition inconciliable, la Ville de Québec peut conclure tout contrat découlant de la proposition faite par Quebecor Media Inc. (...) » et que « La mise en concurrence effectuée en vue d’obtenir la proposition visée au premier alinéa et l’octroi de tout contrat conclu en vertu de cet alinéa sont réputés ne pas contrevenir aux articles 573 à 573.4 de la Loi sur les cités et villes (...) »[8].

Après son étude en commission parlementaire en juin[9], la loi est adoptée le 21 septembre par 98 voix contre 14 à l'Assemblée nationale du Québec[10]. Les opposants de Belleval et Miville de Chêne contestent la constitutionnalité de la loi devant les tribunaux, mais sont déboutés en Cour supérieure du Québec en juin 2012[11],[12] et abandonnent définitivement leur contestation quelques jours plus tard[13].

Concurrence[modifier | modifier le code]

Au cours de la construction de l'aréna à Québec, trois autres villes (Seattle, Las Vegas et Markham) veulent entrer en compétition pour obtenir eux aussi un nouvel amphithéâtre et un club de la Ligue nationale de hockey, ce qui représente une réelle menace pour Québec. Le mardi 16 octobre 2012, la ville de Seattle obtient le feu vert pour amorcer la construction de l'édifice dans le même quartier où se trouvent les deux stades (CenturyLink Field et le Safeco Field). Québec a un avantage sur ses principaux concurrents puisque Seattle est en quête d'une franchise de la NBA, qui serait un marché plus important que le hockey, Las Vegas, qui a récemment dévoilé son projet et Markham, située sur la banlieue nord de Toronto, le projet qui est en progression est toujours en cours en ce moment, le GTA Centre, un aréna qui pourrait accueillir 20 000 spectateurs serait sur le point de se réaliser dans moins d'un an avant d'amorcer la construction.[réf. nécessaire]

Incident[modifier | modifier le code]

À la fin de l'année 2012, un incident se déroule sur le chantier après qu'un travailleur jette dans l'un des pieux de fondation une rondelle avec le logo du club de hockey professionnel des Canadiens de Montréal, éternels rivaux à l'époque des Nordiques de Québec. Cette action est filmée sur un téléphone cellulaire et mise sur les réseaux sociaux. Quelques mois plus tard, lorsque publicisé, ceci cause un choc pour les passionnés de hockey de la ville. L'employé s'excuse de sa blague de mauvais goût mais il précise que c'était pour démontrer que « les Nordiques seront au-dessus des Canadiens » lorsqu'ils disputeront de futurs matchs sur la patinoire[14].

Grève de la construction[modifier | modifier le code]

Le 17 juin 2013, un conflit de travail entre le syndicat des travailleurs et la partie patronale a fait paralysé le chantier de l'amphithéâtre, ce qui a duré en tout deux semaines et les pertes sur ce conflit sont évaluées à 2 millions $ (200 000 $ par jour - du lundi au vendredi)[15] sur ce chantier du nouveau Colisée. Le gouvernement du Québec a déjà prévenu aux parties impliquées de trouver un terrain d'entente avant la date fixe du 2 juillet 2013, faute de quoi, l'application d'une loi spéciale sera adoptée pour forcer les ouvriers à retourner au travail. Le 2 juillet 2013, malgré la présence d'un médiateur nommé par la première ministre Pauline Marois, les négociations entre syndicaux et employeurs sont rompues, l'assemblée nationale du Québec a mis ses menaces à exécution et adopte à l'unanimité la loi spéciale. Tous les ouvriers se sont retournés à l'ouvrage[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Quebecor devient le gestionnaire de l'amphithéâtre
  2. 500 sièges de moins que prévu
  3. http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2009/10/16/002-presentation_projet_Amphitheat.shtml Radio-Canada : Régis Labeaume dévoile son projet
  4. http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/vers-un-nouveau-colisee/201010/02/01-4329012-marche-bleue-la-ville-etait-nordiques.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4329068_article_POS5
  5. Labeaume et Charest se partagent la facture avec l'argent des contribuables
  6. Ville de Québec - Amphithéâtre multifonctionnel
  7. "Présentation au comité plénier" http://www.ville.quebec.qc.ca/temp/amphitheatre/index.aspx
  8. [www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=5&file=2011PL204F.PDF Texte de la Loi 204], sur le site des Publications du Québec
  9. Amphithéâtre : le temps presse, plaide Péladeau, sur Radio-Canada.ca
  10. Cheminement du projet de loi 204 sur le site de l'Assemblée nationale du Québec
  11. « Denis de Belleval débouté en Cour supérieure », Radio-Canada,‎ 14 juin 2012 (lire en ligne)
  12. Isabelle Porter, « Amphithéâtre de Québec - Denis de Belleval est débouté en cour », Le Devoir,‎ 15 juin 2012 (lire en ligne)
  13. « Denis de Belleval met un terme à sa bataille judiciaire », sur Radio-Canada,‎ 21 juin 2012 (consulté le 8 décembre 2012)
  14. Stéphanie Martin, « Une rondelle du Canadien coulée dans les fondations », sur www.lapresse.ca,‎ 30 avril 2013 (consulté le 2 janvier 2014)
  15. http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/vers-un-nouveau-colisee/201306/17/01-4661999-greve-dans-la-construction-lamphitheatre-perd-200-000-par-jour.php (consulté le 13 décembre 2013)
  16. http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/07/02/construction-retour-travail_n_3532532.html (consulté le 13 décembre 2013)