Centre Vidéotron

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Centre Vidéotron
200

Centre Vidéotron - juin 2015.jpg
Généralités
Adresse
Construction et ouverture
Construction
Ouverture
Architecte
François Moreau[1]
(ABCP Architecture)
Ingénieur
Thornton Tomasetti (en) +
Coût de construction
370 millions $ CA
Utilisation
Clubs résidents
Remparts de Québec
(à partir du 12 septembre 2015)
Propriétaire
Administration
Équipement
Capacité
Hockey : 18 259 sièges
Concerts : 20 396 sièges
Dimensions
67 190 m2
Localisation
Coordonnées
Localisation sur la carte du Québec
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Le Centre Vidéotron est une salle omnisports située à Québec sur le site d'ExpoCité dans l'arrondissement de La Cité-Limoilou. Sa construction a été amorcée en septembre 2012 et terminée le 15 juillet 2015 ; il sera inauguré le . Sa capacité sera de 18 259 places assises pour le hockey sur glace, ce qui en fera le deuxième plus grand aréna au Québec. Il sera le nouveau domicile des Remparts de Québec de la Ligue de hockey junior majeur du Québec pour la saison 2015-2016, succédant au Colisée de Québec.

Historique[modifier | modifier le code]

Projet[modifier | modifier le code]

Motivation[modifier | modifier le code]

La construction de ce nouveau complexe est motivée par le désir qu'une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) s'installe à nouveau à Québec, à la suite du déménagement des Nordiques de Québec en 1995. La ville vise aussi à attirer des événements internationaux tels les Jeux olympiques d'hiver de 2022 ou 2026.

Depuis 1995 (à l'époque où les Nordiques ont disputé leur dernière saison dans la LNH), plusieurs tentatives de réaliser ce projet par des hommes d'affaires et promoteurs locaux ont échoué. En 2009, une énième tentative proposée par Mario Bédard du groupe J'ai ma place réussit : le maire de Québec Régis Labeaume accepte de prendre le projet sous son aile.

Le Centre Vidéotron en construction aux côtés du Colisée Pepsi

Le seul amphithéâtre majeur de la ville, le Colisée Pepsi, a été construit à l'origine en 1949 quoi qu'il fut entièrement rénové en 1980 et subit une série de cures de rajeunissement depuis le départ des Nordiques de Québec, mais l'aréna demeure toujours archaïque. Le débat public et les rumeurs concernant le retour des Nordiques n'ont jamais cessé. Il faudra cependant attendre 2008 pour que différentes initiatives privées s'organisent pour réclamer l'ajout d'un nouvel amphithéâtre. En effet, la construction d'un aréna correspondant aux normes de la Ligue nationale de hockey serait une des principales conditions pour que la ville puisse accueillir à nouveau une équipe. Finalement, le , la Ville de Québec annonce officiellement le début du projet[2].

Afin d'appuyer le financement public du coûteux bâtiment de 400 millions de dollars, 50 000 à 60 000 personnes se mobilisent le sur les plaines d'Abraham pour envoyer un message clair aux gouvernements provinciaux et fédéraux de leur intérêt à voir ériger un nouvel aréna[3].

L'investissement du gouvernement québécois et l'entente de gestion[modifier | modifier le code]

Le , le maire de Québec, Régis Labeaume, et le premier ministre du Québec, Jean Charest, préparent un plan financier[4]. Le , Régis Labeaume annonce que l’amphithéâtre sera géré par l'entreprise Québecor Média[5]. Le , une entente en ce sens est signée pour une période de 25 ans. Lors du point de presse, le maire est accompagné du président et chef de la direction de Québecor, Pierre-Karl Péladeau. Le , la Ville de Québec et le gestionnaire concluent l'entente finale.

Planification[modifier | modifier le code]

Entrée principale en construction en juin 2014.
Entrée principale en construction en décembre 2014.

Emplacement[modifier | modifier le code]

À partir de l'automne 2011, plusieurs études et plans sont réalisés pour préparer la construction de l'amphithéâtre. Les travaux sont alors planifiés sur trois ans, soit de septembre 2012 à septembre 2015. Le projet connaît une difficulté majeure : le terrain sur lequel doit être construit l'amphithéâtre (à l'angle du boulevard Wilfrid-Hamel et de l'autoroute Laurentienne) est sévèrement contaminé. Les coûts de décontamination risque de faire dépasser le budget prévu. Claude Rousseau est nommé à titre de conseiller expert afin d'étudier des scénarios pour éviter les dépassements de coût. On choisit finalement de construire l'édifice sur le site de l'Hippodrome de Québec, à côté du Colisée[6].

Description de l'intérieur de l'amphithéâtre[modifier | modifier le code]

Le , la Ville de Québec dévoile les premiers croquis de l'intérieur du nouvel amphithéâtre. L'architecture se veut similaire au Consol Energy Center de Pittsburgh. Les coursives inférieures et supérieures seront ouvertes sur 360° donnant une meilleure vue sur l'ensemble de la patinoire, des sièges V.I.P. pour les spectateurs qui prennent place dans le banc des joueurs et deux loges de type « bunker » pour permettre aux amateurs de voir à travers d'une cloison vitrée les joueurs qui entrent et qui sortent de leurs vestiaires respectifs, une grande suite de luxe "lofts" et une loge "signature" se trouveront au niveau du balcon supérieur, une section "zone club" occupera la partie nord des gradins de niveau inférieur (derrière les bancs de pénalité) incluant un resto-bar dans la coursive. On annonce également qu'un studio de télévision sera aussi construit dans l'ancien Ludoplex au coût de 30 millions $ par Québecor, c'est le réseau TVA qui occupera les locaux. Durant l'été 2012, l'entreprise Pomerleau fut nommée gestionnaire de construction en signant un contrat de 8 millions $. Sept vestiaires sont emménagés dans cet enceinte (six de moins que le Colisée de Québec), incluants ceux des Remparts et aussi de la future équipe de la Ligue nationale de hockey d'une superficie de 22 000 pieds carrés. Il s'agit du plus grand vestiaire de hockey au monde.

Description de l'extérieur de l'amphithéâtre[modifier | modifier le code]

Le , le concept global du complexe est divulgué. Le design extérieur voudra faire référence à une énorme congère par deux bandeaux irréguliers de fenêtres qui ceinturent autour du bâtiment principal, ressemblant au fameux musée Mercedez-Benz de Stuttgart en Allemagne. L'hiver québécois devient le principal thème du concept architectural. L'aréna aura trois sections divisées ; l'amphithéâtre de plus de 18 000 places, le grand hall d'entrée rectangulaire en verre pouvant accueillir 4 000 personnes et un complexe (ancien Ludoplex) qui abrita un restaurant, un grand studio de télévision (qui sera occupé par TVA Québec) et des bureaux administratifs.

Première pelletée de terre[modifier | modifier le code]

Le , la population de Québec est invitée à la première pelletée de terre officielle pour lancer la construction. 20 000 personnes se réunissent lors de cette cérémonie[7]. La Ville de Québec, le groupe initiateur J'ai ma place, le mouvement Nordiques Nation, le président de Québecor Pierre-Karl Péladeau, le chef du parti libéral du Québec Jean Charest et d'anciens joueurs des Nordiques (Michel Goulet, Peter Šťastný et Alain Côté) sont présents pour l'occasion.

Construction[modifier | modifier le code]

Chantier du Centre Vidéotron en juin et en décembre 2014

Les premiers travaux réels d'excavation débutent le . L'Hippodrome de Québec est démoli en octobre et en novembre. La structure de l'aréna sera principalement réalisée en acier. La capacité maximale exacte de l'aréna est fixée à 18 482 sièges pour le hockey en plus de 80 loges corporatives. Pour les concerts et spectacles de grandes envergures, la capacité sera de 20 396 places, et pour des concerts de plein air, le vaste stationnement d'une superficie de 1 275 000 pieds carrés (capacité de 4 487 voitures) pourra accueillir entre 80 000 et 120 000 spectateurs.

Le , la Ville choisit au coût de 46,6 millions $ le Groupe ADF de Terrebonne pour érigera la structure d'acier. Le , les plans de l'œuvre d'art qui embellira le hall d'entrée de l'amphithéâtre sont dévoilés. Il s'agira d'une vaste installation numérique de 372 mètres carrés conçu par l'artiste Jonathan Villeneuve[8].

Le , l'amphithéâtre est officiellement nommé « Centre Vidéotron ».

Le , la Ville de Québec indique qu'il y aura 223 sièges de moins; conséquences de considération opérationnelles et d'une augmentation de sièges plus larges dans les 8 premières rangées au lieu des 6 premières rangées tel que prévu à l'origine des plans. Des espaces pour les caméras de télévision et les places réservés aux personnes à mobilité réduite sont aussi en liens avec cette diminution. Le nombre total de sièges se chiffre à 18 259 à 3 mois de l'inauguration[9]

Le , Régis Labeaume annonce que la place publique située devant l'amphithéâtre sera nommée en l'honneur du hockeyeur Jean Béliveau[10] Elle devrait être inaugurée en 2016.

Le , la Ville de Québec remet les clés de l'amphithéâtre à son gestionnaire. S'en suivra une période de rodage jusqu'à l'ouverture officielle le .

Webcaméras[modifier | modifier le code]

La Ville de Québec a installée des Webcams à l'extérieur du bâtiment afin de permettre à la population de voir le bâtiment en direct 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, jusqu'à l'inauguration officielle du complexe.

Cas controversés[modifier | modifier le code]

Contestation et loi 204[modifier | modifier le code]

Depuis que la Ville de Québec a retenu Québecor Média comme principal gestionnaire du futur amphithéâtre, l'ancien directeur général de la Ville, Denis de Belleval, et son partenaire, l'homme d'affaires Alain Miville de Chêne, contestent la légalité de l'entente entre la Ville et Québecor Média, affirmant qu'elle allait à l'encontre de la Loi sur les cités et villes. Cette affaire a été fortement médiatisée en 2011. Pour protéger l'entente, un projet de loi privé (Loi concernant le projet d'amphithéâtre multifonctionnel de la Ville de Québec, aussi connue sous le nom de Loi 204) est déposé en mai 2011 par la députée de Taschereau, Agnès Maltais. Cette loi stipule que « Malgré toute disposition inconciliable, la Ville de Québec peut conclure tout contrat découlant de la proposition faite par Québecor Media Inc. (...) » et que « La mise en concurrence effectuée en vue d’obtenir la proposition visée au premier alinéa et l’octroi de tout contrat conclu en vertu de cet alinéa sont réputés ne pas contrevenir aux articles 573 à 573.4 de la Loi sur les cités et villes (...) »[11].

Après son étude en commission parlementaire en juin[12], la loi est adoptée le par 98 voix contre 14 à l'Assemblée nationale du Québec[13]. Les opposants de Belleval et Miville de Chêne contestent la constitutionnalité de la loi devant les tribunaux mais sont déboutés en Cour supérieure du Québec le [14],[15] et abandonnent définitivement leur contestation quelques jours plus tard[16].

Incident[modifier | modifier le code]

À la fin de l'année 2012, un incident se déroule sur le chantier après qu'un travailleur jette dans l'un des pieux de fondation une rondelle avec le logo du club de hockey professionnel des Canadiens de Montréal, éternels rivaux à l'époque des Nordiques de Québec. Cette action est filmée sur un téléphone cellulaire et mise sur les réseaux sociaux. Quelques mois plus tard, lorsque publicisé, ceci cause un choc pour les passionnés de hockey de la ville. L'employé s'excuse de sa blague de mauvais goût mais il précise que c'était pour démontrer que « les Nordiques seront au-dessus des Canadiens » lorsqu'ils disputeront de futurs matchs sur la patinoire[17].

Grève de la construction[modifier | modifier le code]

Le , un conflit de travail entre le syndicat des travailleurs et la partie patronale a paralysé le chantier de l'amphithéâtre deux semaines et fait perdre 2 millions $ (200 000 $ par jour - du lundi au vendredi)[18]. Le gouvernement du Québec prévient dans un premier temps les parties impliquées de trouver un terrain d'entente avant la date fixe du faute de quoi une loi spéciale sera adoptée pour forcer les ouvriers à retourner au travail. Le 2 juillet, malgré la présence d'un médiateur nommé par la première ministre Pauline Marois, les négociations entre syndicaux et employeurs sont rompues et l'Assemblée nationale du Québec adopte à l'unanimité la loi spéciale. Tous les ouvriers acceptent de retourner à l'ouvrage[19].

Disposition des sièges[modifier | modifier le code]

Le 27 mars 2015, les Remparts de Québec diffuse un Plan des sièges de l'Amphithéâtre de Québec. Cette image est diffusée pour la promotion de la vente des billets de saison pour la saison 2015-2016 de cette équipe.

Évènements[modifier | modifier le code]

Façade est du Centre Vidéotron

Ouverture[modifier | modifier le code]

Pour permettre à la population de découvrir le nouvel amphithéâtre, la Ville de Québec offre des visites guidées du Centre Vidéotron du 3 au 7 septembre 2015.

Spectacles[modifier | modifier le code]

Le premier spectacle à se dérouler dans le nouvel amphithéâtre devait être offert le 11 septembre 2015 par une pléiade d'artistes québécois dans le cadre d'un Party Québécois. Le spectacle a été annulé par Québécor, gestionnaire de l'amphithéâtre le 17 juillet 2015. Metallica se produira le 16 septembre, deux jours après avoir offert le dernier spectacle à se dérouler dans le Colisée Pepsi pour sa fermeture, et Madonna, le 21 septembre[20].

Hockey sur glace[modifier | modifier le code]

L'inauguration de la glace du Centre Vidéotron a été effectuée non pas par les Remparts de Québec mais par des jeunes joueurs du niveau pee-wee le 19 juillet 2015. Des jeunes hockeyeurs des Bulldogs de Québec ont été les premiers a a patiné sur la glace. L'événement a été organisé par le gestionnaire de l'amphithéâtre, Québécor, en collaboration avec les organisateurs du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.

Les Remparts de Québec disputeront leur match d'ouverture de la saison 2015-2016 le 12 septembre 2015. Il s'agira du premier évènement au Centre Vidéotron. Avant la présentation de ce premier match de hockey au Centre Vidéotron, une cérémonie de passation des bannières entre le Colisée Pepsi et le nouvel amphithéâtre aura lieu pour rendre hommage aux équipes et aux joueurs ayant évolués à Québec[21].

Les Canadiens de Montréal disputeront un match hors-concours le 28 septembre 2015 contre les Penguins de Pittsburgh, il s'agira du premier match de la Ligue nationale de hockey à disputer dans la nouvelle arène[20].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Karine Gagnon, « Les croquis du nouvel amphithéâtre de Québec sont dévoilés », sur argent.canoe.ca,‎ (consulté le 31 janvier 2015).
  2. http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2009/10/16/002-presentation_projet_Amphitheat.shtml Radio-Canada : Régis Labeaume dévoile son projet
  3. http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/vers-un-nouveau-colisee/201010/02/01-4329012-marche-bleue-la-ville-etait-nordiques.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4329068_article_POS5
  4. Labeaume et Charest se partagent la facture avec l'argent des contribuables
  5. Quebecor devient le gestionnaire de l'amphithéâtre
  6. "Présentation au comité plénier" http://www.ville.quebec.qc.ca/temp/amphitheatre/index.aspx
  7. http://www.rds.ca/1.490506
  8. http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/vers-un-nouveau-colisee/201410/21/01-4811271-le-grand-bleu-du-nord-habitera-le-hall-de-lamphitheatre.php
  9. Taïeb Moalla, « 223 sièges de moins que prévu au Centre Vidéotron », sur http://www.journaldequebec.com,‎ (consulté le 6 juin 2015).
  10. Stéphanie Martin, «Ça va rester dans notre cœur toute notre vie» – Élise Béliveau (consulté le 7 juillet 2015).
  11. [www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=5&file=2011PL204F.PDF Texte de la Loi 204], sur le site des Publications du Québec
  12. Amphithéâtre : le temps presse, plaide Péladeau, sur Radio-Canada.ca
  13. Cheminement du projet de loi 204 sur le site de l'Assemblée nationale du Québec
  14. « Denis de Belleval débouté en Cour supérieure », Radio-Canada,‎ (lire en ligne)
  15. Isabelle Porter, « Amphithéâtre de Québec - Denis de Belleval est débouté en cour », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  16. « Denis de Belleval met un terme à sa bataille judiciaire », sur Radio-Canada,‎ (consulté le 8 décembre 2012)
  17. Stéphanie Martin, « Une rondelle du Canadien coulée dans les fondations », sur www.lapresse.ca,‎ (consulté le 2 janvier 2014)
  18. http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/vers-un-nouveau-colisee/201306/17/01-4661999-greve-dans-la-construction-lamphitheatre-perd-200-000-par-jour.php (consulté le 13 décembre 2013)
  19. http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/07/02/construction-retour-travail_n_3532532.html (consulté le 13 décembre 2013)
  20. a et b Kathryne Lamontagne, « RBO, Madonna et le Canadien pour la programmation d’ouverture du Centre Vidéotron », sur journaldequebec.com,‎ (consulté le 21 avril 2015).
  21. Québecor, « Québécor annonce une activité de commémoration des Nordiques », sur http://www.quebecor.com (consulté le 22 avril 2015).