Paul Piché

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Paul Piché
25 ans des FrancoFolies - 446.jpg
Paul Piché aux FrancoFolies de Montréal, le 17 juin 2013
Biographie
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Prix Félix ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales

Paul Piché (né le à Montréal[1]) est un auteur-compositeur-interprète québécois[2]. Ayant commencé sa carrière de chansonnier dans les années 1970, il est un artiste qui a marqué sa génération ainsi que la chanson québécoise par une œuvre vaste, dont ses deux premiers albums À qui appartient l'beau temps? et L'Escalier, ainsi que des chansons telles Heureux d'un printemps, Mon Joe, Essaye donc pas, L'Escalier, Moi j'raconte des histoires, Cochez Oui, cochez Non, Un château de sable et J'appelle [1],[3],[4].

En plus d'explorer l'âme humaine[N 1], son œuvre comporte une dimension socio-politique explicite, teintée par les idées souverainistes de l'auteur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Paul Piché est né le 5 septembre 1953 à Montréal, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Il grandit à Laval avec son frère et ses deux sœurs ainés[5].

Il vit son adolescence à La Minerve[5]. Élevé par un père fédéraliste convaincu, Paul Piché fait des études secondaires, collégiales et universitaires, en archéologie[1].

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Il devient chansonnier dans des auditoriums et des boîtes à chansons, puis fait des bars à spectacles à partir de l'âge de vingt ans. Cinq ans plus tard, il obtient un disque platine avec son premier album de facture folk-rock intitulé À qui appartient l'beau temps? dont plusieurs chansons sont abondamment diffusées à la radio[1]dont Mon Joe, Heureux d'un printemps, Y'a pas grand-chose dans l'ciel à soir et Essaye donc pas. Plusieurs artistes reconnus l'accompagnent sur ce disque, dont plusieurs membres de Beau Dommage (Réal Desrosiers, Michel Rivard, Pierre Bertrand et Robert Léger) ainsi que Serge Fiori (Harmonium), Alain Lamontagne, Neil Chotem et Pauline Lapointe et Mario Légaré du groupe Octobre.

À partir de 1979, il fait des spectacles partout au Québec et en Europe francophone.

À la suite de l'échec du « Oui » au référendum de 1980, Piché se retire pour écrire l'album L'Escalier, qu'il sortira la même année. Le disque est salué par la critique et est désormais un classique de la chanson québécoise[3].

En 1982, le disque éponyme Paul Piché est paru en vinyle 33 tours et en format cassette avec un succès considérable mais moindre qu'À qui appartient le beau temps ? ou L'escalier.

Aujourd'hui[Quand ?], cet opus est moins connu que les autres albums parce qu'il ne fut jamais réédité en format CD / numérique comparativement à tous les titres de l'artiste.

En 1984, il sort Nouvelles d'Europe contenant notamment les pièces Cochez oui cochez non, Ses yeux et Quand je perdrai mes chaînes.

Fin des années 1980, début des années 1990[modifier | modifier le code]

Après s'être absenté deux ans après l'album live L'Intégral de 1986, Paul Piché revient en 1988 avec l'album Sur le chemin des incendies, qui atteint lui aussi le cap des 100 000 copies avec des titres comme J'appelle, Un château de sable et Car je t'aime.

Au printemps 1989, il se produit sur plusieurs scènes dont le Club Soda, le Spectrum, le Théâtre Saint-Denis, le Théâtre Outremont et la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

On requiert ensuite ses services pour participer aux festivités de la fête de la Saint Jean-Baptiste sur les plaines d'Abraham, ainsi qu'à l'île Sainte-Hélène, devant environ 200 000 personnes. Il rendra hommage à Gilles Vigneault lors de la Fête à Vigneault durant la deuxième édition des Francofolies de Montréal.

Piché se produit lors de nombreux festivals d'été, parfois avec d'autres artistes tels Michel Rivard.

En 1993, il lance l'album L'instant contenant notamment la pièce voilà c'que nous voulons, un hymne à la souveraineté québécoise

Puis, en 1994, il est invité à se joindre à un important cortège d'artistes québécois pour la présentation de l'événement La Symphonie du Québec qui a lieu dans le cadre des Francofolies de Montréal. Il y interprète quelques chansons accompagné d'un orchestre symphonique dirigé par le chef Gilles Ouellet.

Souverainiste convaincu, l'artiste accepte le rôle de porte-parole des artistes québécois pour la souveraineté, et il participe au grand spectacle Artistes pour la souveraineté qui a lieu au Forum de Montréal à la fin du mois de septembre 1995, quelques semaines avant le deuxième référendum. Déçu du résultat, il œuvre à la cause environnementale tout en demeurant un des artistes les plus identifiés au débat national.

La compilation double intitulée L'un et L'autre qui paraît l'année suivante est suivie d'une nouvelle série d'engagements au Québec et en France.

Le voyage[modifier | modifier le code]

Le (9-9-99), il lance son neuvième album Le voyage contenant neuf chansons. Le nouveau millénaire le trouve disposé à s'impliquer dans des causes écologistes et il se fait le défenseur de l'eau, dont le Québec possède des réserves en abondance mais dont les tractations sont sujettes à polémique, tant au niveau de son utilisation que de sa préservation. En septembre 2002, il entreprend un parcours à vélo de 500 kilomètres pour remettre au Premier ministre québécois d'alors, Bernard Landry, une supplique l'enjoignant de mettre un frein au programme d'aide à la construction de mini-centrales électriques sur les rivières du Québec, rejoignant par là l'action de la Coalition Eau Secours et leur campagne Adoptez une rivière[4].

Il accepte de laisser le DJ Ramasutra et une douzaine de ses confrères manipuler un lot d'enregistrements originaux de ses chansons. L'expérience donne lieu à l'album Paluche 3.14 qui paraît en octobre 2004 sur la nouvelle étiquette Jajou.

Essai et Sur ce côté de la Terre[modifier | modifier le code]

Lors d'une période creuse dans sa création musicale[3], il est imprégné d'un besoin d'écrire afin de mieux retourner à la chanson ensuite. Il en résultera l'essai Déjà vu, la formule algébrique de notre inconscient collectif?, publié en 2007. L'idée principale est une tentative de comprendre l'inconscient collectif occidental, qui ressent souvent le besoin de retour en arrière, et dont le symptôme le plus visible est le cycle des modes. Il va plus loin en précisant, à l'aide de sa formule algébrique (accompagnée d'un tableau afin de simplifier la compréhension) pourquoi et comment le cycle est un mouvement de balancier impliquant non seulement la mode, mais la politique, et presque chaque événement d'envergure[6].

Le livre sera démoli par la critique, notamment par l'émission Tout le monde en parle et par le journal La Presse[3].

Le , il sort un nouvel album, Sur ce côté de la Terre. Premier album depuis dix ans, il sera qualifié d' « efficace et ayant du cœur au ventre » par le journal Le Devoir[7].

Famille[modifier | modifier le code]

Paul Piché a un enfant d'une première union et un deuxième d'une seconde relation[3]. Son fils, Léo Piché, a joué aux percussions lors de la réalisation de l'album De ce côté de la Terre[7].

Discographie[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En y traitant de ses principales caractéristiques telles l'amour, l'amitié, la solitude, la vie, la mort, la misère, la richesse, la haine, la jalousie, etc.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Christian Rioux, « Piché, Paul », Encyclopédie de la musique au Canada, incluse dans L'Encyclopédie canadienne en ligne.
  2. "Paul Piché: 40 Years in 10 Songs". Words and Music, SOCAN, Olivier Boisvert-Magnen | 16 mars2017
  3. a b c d et e Nathalie Petrowski, « Paul Piché: Entre soi et l'autre », La Presse.,
  4. a et b « Paul Piché », sur http://www.qim.com, Québec Info Musique Inc.
  5. a et b Millot 1998, p. 36
  6. Piché 2007, p. ?
  7. a et b Sylvain Cormier, « Paul Piché, le nouvel album », Le Devoir, .

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Paul Piché, Déjà vu, la formule algébrique de notre inconscient collectif?, Éditions Michel Brûlé, , 274 p. (présentation en ligne)
  • Pascale Millot, « Paul Piché : noir et blanc », Châtelaine, vol. 39, no 2,‎ , p. 30-37

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]