Starship Troopers (film)

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Starship Troopers

alt=Description de l'image Starship Troopers Film.jpg.
Titre québécois Les patrouilleurs de l'espace
Titre original Starship Troopers
Réalisation Paul Verhoeven
Scénario Edward Neumeier
Acteurs principaux
Sociétés de production Touchstone Pictures
TriStar Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction militaire
Sortie 1997
Durée 129 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Starship Troopers (ou Les Patrouilleurs de l'espace au Québec) est un film américain de science-fiction militaire sorti en 1997 réalisé par Paul Verhoeven. Le scénario d'Edward Neumeier est librement inspiré du roman de science-fiction Étoiles, garde-à-vous ! (Starship Troopers, 1959) de Robert A. Heinlein. Paul Verhoeven présente son œuvre comme une satire qui utilise l'ironie et l'hyperbole[1].

L'histoire suit un jeune soldat nommé Johnny Rico engagé dans l'Infanterie Mobile durant une guerre interstellaire entre l'humanité et un peuple extraterrestre nommé « Arachnide ».

Starship Troopers a été nommé pour l'Oscar des meilleurs effets visuels à la 70e cérémonie des Oscars en 1998. Malgré un succès relatif au box-office, le film a bénéficié de nombreuses critiques positives.

Description[modifier | modifier le code]

Toile de fond[modifier | modifier le code]

Dans un futur lointain, les États de la Terre se sont regroupés au sein d'un État mondial, la Fédération, qui s'est étendue hors de la planète Terre. Elle se trouve menacée par des insectes extraterrestres géants, qui lancent des attaques ponctuelles depuis leur système de Klendathu.

La société terrienne est composée de deux catégories :

  • Les « citoyens », qui ont effectué leur Service Fédéral. Ils disposent de toutes les possibilités dans la vie de la Cité, à savoir celles de voter, de se présenter aux emplois publics, d'avoir des bourses pour financer les études et d'obtenir plus rapidement l'autorisation d'enfanter.
  • Les « civils », eux, ne disposent pas des droits octroyés aux citoyens, mais peuvent les obtenir en effectuant leur Service Fédéral dans l’armée de la Fédération.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le film suit un groupe de lycéens de Buenos Aires qui décident de faire leur service, encouragés par leur professeur de philosophie morale (Michael Ironside). Johnny Rico (Casper Van Dien) et Dizzy Flores (Dina Meyer) se retrouvent dans l'infanterie mobile, tandis que Carmen Ibanez (Denise Richards) se destine à devenir pilote de vaisseau spatial, et Carl Jenkins (Neil Patrick Harris), ayant des capacités télépathiques devient un officier scientifique. Par ailleurs on comprend que Dizzy est amoureuse de Rico, mais que ce n'est pas réciproque.

Maquette d'un Arachnide.

L'entraînement impitoyable commence pour les fantassins sous la direction du sergent Zim (Clancy Brown), lorsqu'un astéroïde, dévié par les extraterrestres, détruit Buenos Aires. L'évènement est un casus belli et le conseil fédéral se réunit à Genève. Le chef des armées, le Sky Marshal[notes 1] Dienes (Bruce Gray) y ordonne la mobilisation générale. Mais la guerre est loin d'être ce que la propagande officielle promet  : le débarquement sur Klendathu est un massacre pour les troupes humaines, déchiquetées par les Arachnides, la race extraterrestre. Les humains subissent plus de trois cent mille pertes. À la suite de cette déroute Dienes démissionne. Sa remplaçante, le Sky Marshal Tehat Meru (Denise Dowse) doit revoir entièrement la stratégie de la Fédération face aux puissants Arachnides.

Gravement blessé durant les combats sur Klendathu, Rico est placé par erreur sur la liste des morts au combat. Après plusieurs jours de soins intensifs Rico est affecté en compagnie d'Ace (Jake Busey) et de Dizzy chez les Francs-tireurs, commandé par le lieutenant Jean Rasczak, l'ancien professeur de Rico et Dizzy.

Après une mission sans problème sur la planète Tango Urilla, les Francs-Tireurs répondent à un appel de détresse de la planète P, où ils découvrent un poste avancé qui a été décimé par les Arachnides. L'appel de détresse s’avère être un piège des Arachnides qui attaquent une nouvelle fois la base.

Les Francs-Tireurs n'ont d'autres choix que de demander leur évacuation. En attendant l'arrivée de la navette de secours, ils se battent avec l'énergie du désespoir contre une immense armée d'Arachnides. Finalement, une navette d'évacuation conduite par Carmen et Zander arrive enfin pour secourir les survivants. Mais Rasczak est mortellement blessé. Il demande alors à Rico de l'achever. Dizzy est elle aussi gravement touchée et meurt à l’intérieur de la navette dans les bras de Johnny. Carmen découvre à ce moment que Rico n'est finalement pas mort. Lors des funérailles de Dizzy, les deux amis retrouvent Carl, qui est devenu colonel au sein du service scientifique de l’armée. Ce dernier leur révèle qu'il croit à l’existence d’un insecte doué d'intelligence qui dirige en secret les autres Arachnides depuis la planète P. L'armée de la Fédération projette donc une offensive générale pour capturer ce cerveau. Pour cela, Carl offre le poste de lieutenant des Francs-Tireurs à Rico.

Lors de la mission sur P., la flotte spatiale subit un puissant pilonnage de la part de l'artillerie Arachnide. Le vaisseau que pilote Carmen est sévèrement endommagé et elle doit s’éjecter du navire, avec Zander, par une navette de secours. Lors de sa descente vers P., elle envoie un appel de détresse. Rico, qui a déjà débarqué sur P. se lance alors à son secours avec Ace. Guidé par son intuition, Johnny parvient à la retrouver. Elle est en mauvaise posture car le cerveau Arachnide l'a capturée. Zander s'est fait sucer le cerveau par le proboscis de l'Arachnide qui s’apprête de faire de même avec le crâne de la jeune femme. Rico menace alors le cerveau avec une petite bombe nucléaire. Comprenant le danger le chef des Arachnides relâche Carmen et s'enfuit. Johnny et ses amis font de même, pris en chasse par la garde rapprochée du cerveau.

Après s'être débarrassée de ses poursuivants, la petite troupe retrouve l'armée de la Fédération en liesse. Elle découvre alors que le cerveau a été capturé. C'est Zim, l’ancien sergent instructeur de Rico qui a réussi cet exploit. Après avoir constaté la capture du chef des Arachnides, Carl rejoint Rico et Carmen. Il leur promet que les humains seront bientôt victorieux de la guerre qu’il mène contre les Arachnides.

Conclusion[modifier | modifier le code]

Les personnages suivants sont encore en vie à la fin du film : le lieutenant Johnny Rico, le capitaine Carmen Ibanez, le soldat Ace Levy, le colonel Carl Jenkins, le sergent Zim, le major Malloy commandant le camp d'entraînement, le soldat démissionnaire Djana'D, le caporal Bronski, le caporal Birdie, le sky marshal Dienes, le sky marshal Tehat Meru et le lieutenant Stack Lumbreiser.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis États-Unis : 4 novembre 1997 (avant-première à Westwood)
Drapeau du Canada Canada, Drapeau des États-Unis États-Unis : 7 novembre 1997
Drapeau de la Belgique Belgique : 14 janvier 1998
Drapeau de la France France, Drapeau : Suisse Suisse romande : 21 janvier 1998

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Paul Verhoeven en 2006.

En 1992, le scénariste Ed. Neumeier et le producteur Jon Davison présentent à Paul Verhoeven un scénario d'une trentaine de pages dans lequel l’espèce humaine et une race extraterrestre se mènent une guerre sans merci. Un peu plus tard, Davison achète les droits d'adaptations du roman de Robert Heinlein Étoiles, garde-à-vous ! où le thème est très proche de l'idée qu'il avait en tête avec Neumeier. Le potentiel du synopsis intrigue Verhoeven et il décide d'en faire un film de guerre « comme il s'en tournait tant dans les années 40 et 50, avec pour héros des jeunes gens pleins d'idéaux »[6].

Cependant, Paul Verhoeven choisit de prendre exactement le contre-pied du roman qui était plutôt militariste et patriotique. Il fait de son film de guerre, un film contre la guerre en montrant l'horreur de la guerre et le cynisme des généraux. Jouant sur le second degré, il mélange les clichés et les conventions de la propagande militaire, des sitcoms américains pour adolescents, des films de guerre et de science-fiction[7].

Paul Verhoeven voit dans ce film l'opportunité de rendre hommages aux films d'aventures mythologiques dont les effets spéciaux étaient signés Ray Harryhausen (Le Septième Voyage de Sinbad en 1958 et Jason et les Argonautes en 1963)[6].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage s'est déroulé du 29 avril au 23 octobre 1996 au studio de Sony Pictures à Culver City en Californie et dans divers lieux en Californie. Les extérieurs représentants les planètes des Arachnides ont été tournés dans le Parc national des Badlands au Dakota du Sud et dans l'escarpement d'Hell's Half Acre au Wyoming. Le budget est estimé à cent millions de dollars[8].

Il a fallu plus d'un an aux constructeurs de maquettes et aux artistes des effets spéciaux de Sony Imageworks, Industrial Light & Magic et Boss Film pour construire les vaisseaux qui transportent les soldats[9].

Casting[modifier | modifier le code]

Voulant parodier les sitcoms américaines, Paul Verhoeven a choisi des comédiens aux traits réguliers pour reprendre le style des bandes dessinées[7]. Les personnages principaux sont donc tous issus de sitcom à succès. Casper Van Dien et Dina Meyer avaient joué dans Beverly Hills 90210, Denise Richards et Patrick Muldoon avaient joué dans Melrose Place et Neil Patrick Harris était le héros de la série Docteur Doogie.

Le réalisateur retrouve Michael Ironside, Marshall Bell et Dean Norris qu'il avait dirigés dans Total Recall en 1990, ainsi qu'Ungela Brockman et Greg Travis qu'il avait dirigés dans Showgirls en 1995.

On aperçoit plusieurs caméos dans le film. Ainsi, le producteur Jon Davison interprète l'habitant de Buenos Aires qui déclare devant la caméra du Réseau Fédéral que « Les seuls bon parasites, c'est les parasites morts ». Le scénariste Edward Neumeier lui, joue le rôle du condamné à mort qui sera exécuté en direct sur le Réseau Fédéral. L'ancien U.S. Marine et conseiller technique militaire pour le film Dale Dye, apparait également. Il interprète un haut gradé qui demande au colonel Carl Jenkins après la capture du Cerveau parasite : « À quoi pense-t-il, colonel ? »

Bande originale[modifier | modifier le code]

Édité par Varèse Sarabande, la bande originale est composée par Basil Poledouris. Elle est sortie le 7 septembre 1998[10]:

  1. Fed Net March[notes 3]
  2. Klendathu Drop[notes 4]
  3. Punishment / Asteroid Grazing[notes 5]
  4. Tango Urilla
  5. Hopper Canyon[notes 6]
  6. Bugs[notes 7]
  7. Dizzy's Funeral[notes 8]
  8. Destruction of Roger Young[notes 9]
  9. Brainbug[notes 10]
  10. They Will Win[notes 11]
  11. Into It[notes 12]

En 2009, le groupe californien Space RockerZ sort un morceau intitulé Zegema Beach en référence à la plage où Johnny Rico rêve d'aller[11].

Réception[modifier | modifier le code]

Le film est nominé pour l'Oscar des meilleurs effets visuels à la 70e cérémonie des Oscars en 1998 face à Le Monde perdu : Jurassic Park et Titanic. L'Oscar est remporté par ce dernier film[12]. Le film remporte cependant le Saturn Award des meilleurs effets spéciaux pour le travail de Phil Tippett, Scott Anderson, Alec Gillis, Tom Woodruff et John Richardson et le Saturn Award des meilleurs costumes pour le travail d'Ellen Mirojnick[13].

Le film a eu un succès relatif. Avec un budget de cent millions de dollars, il n'en rapporte que cent vingt millions (dont seulement cinquante-quatre millions aux États-Unis)[13]. Le site AlloCiné confère au film une note moyenne de 3,5 sur une échelle de 5[14] et le site Internet Movie Database une note moyenne de 7,2 sur 10[3].

En 1998, le critique de Ciné Live écrit « Verhoeven manie avec délice le second degré pour faire de Starhip Troopers un divertissement total »[6]. Alain Pelosato, dans son livre de 2005, Un siècle de cinéma fantastique et de SF confirme que Starship Troopers est un grand film politique. Il le rapproche des films de guerre pacifistes comme Les Sentiers de la gloire (1957), Les Hommes contre (1970) et Full Metal Jacket (1987)[7].

Romain Le Vern, en 2007 pour le site Excessif note que Starship Troopers est « l’un des divertissements US les plus pervers et controversés de l'histoire. À force de le voir à répétition, on finit par déceler son humour et ses inquiétudes ». Il revient aussi sur le fait que lors de sa sortie au cinéma, le film fut attaqué par des journalistes américains. Ils disaient en effet, qu'il était « fascisant voire néo-nazi, sous prétexte que les militaires gradés du film portent des vêtements de la Gestapo ». Il rappelle que, au contraire, le film « grossit les poncifs pour mieux les détourner avec une intelligence empêchant le couplet antiaméricaniste primaire »[15].

En 2012, la critique du site LesMouchesDuCoche voit dans les parties sur l'instruction militaire un hommage à Full Metal Jacket. Elle note aussi que Johnny Rico, Dizzy Flores, Kitten Smith et Ace Levy se tatouent sur l'épaule une tête de mort accompagnée du signe « Death from above[notes 13] », référence à ce que Robert Duvall, dans le film Apocalypse Now (1979), avait inscrit sur son hélicoptère. Enfin, elle note que l'attaque du fortin rappelle l'attaque de Fort Alamo dans le film Alamo (1960)[16].

Le site de critiques Slant Magazine, en 2012, classe Starship Troopers à la 20e place sur la liste des 100 meilleurs films des années 1990[17].

Le livre et le film[modifier | modifier le code]

Paul Verhoeven déclare que le livre Étoiles, garde-à-vous ! décrit la vie dans une garnison alors que Starship Troopers « est un authentique film de guerre, ce qui n'empêche pas que l’esprit et la philosophie de Robert Heinlein se retrouvent dans le film. La peinture de cette société fasciste provient du roman »[6]. Verhoeven explique l'usage de l'ironie et de l'hyperbole « en jouant avec le fascisme et l'imagerie fasciste pour pointer certains aspects de la société américaine »[1].

Bien qu'étant assez éloigné du livre, le film reprend de nombreux éléments de la trame narrative :

  • Avant le recrutement, sont conservés la scène de dispute entre Rico et son père, la scène de classe avec le professeur de philosophie morale et la scène avec le recruteur amputé.
  • Pendant l'instruction militaire on retrouve l’accueil des nouvelles recrues par Zim, sa punition pour Kitten Smith, la scène du lancer de couteau, la mort de Breckinridge et les coups de fouets pour Johnny.
  • Lors de la guerre, sont aussi repris la destruction de Buenos Aires, la bataille de Klendathu, la mort du lieutenant Rasczak, la mission sur la planète P et la capture du Cerveau par Zim.

De nombreux noms proviennent également du roman :

  • Pour les personnages : John "Johnny" Rico (Juan "Johnnie" Rico), Dizzy Flores, (Carmencita) "Carmen" Ibanez, Ace Levy (fusion des personnages Ace et Pat Leivy), Carl Jenkins (fusion des personnages Carl et Al Jenkins), (Charlie) Zim, Jean Rasczak (fusion des personnages Jean Dubois et Rasczak), Breckinridge, "Kitten" Smith, Shujimi, Deladier (Yvette Deladrier), Bill Rico (Emilio Rico), Bronski, Willy (Willie) et Dienes.
  • Pour les planètes : Klendathu et P.

Suites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Starship Troopers.

Le film Starship Troopers connait plusieurs prolongements à la télévision et en vidéofilm :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Maréchal du Ciel » en français. Il s'agit du plus haut grade de l'armée fédérale.
  2. Prononcé Radchèque.
  3. « Musique du Réseau Fédéral » en français.
  4. « Saut sur Klendathu » en français.
  5. « Punition / Frôlement de l'astéroïde » en français.
  6. « Canyon des criquets » en français.
  7. « Parasites » en français.
  8. « Les funérailles de Dizzy » en français.
  9. « La destruction du Roger Young » en français.
  10. « Le cerveau parasite » en français.
  11. « Ils gagneront » en français.
  12. « En dedans » en français.
  13. « Au-dessus de la mort » en français.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en)« Interview Paul Verhoeven » sur le site AVClub.com :

    « It was already in the script, all this ironic stuff, all this hyperbolic stuff, all this playing with fascism or fascist imagery to point out certain aspects of American society, that was all in the script [...]. »

  2. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  3. a et b « Page du casting du film » sur le site IMDB.com
  4. « Fiche de doublage du film » sur le site RSDoublage.com
  5. « Fiche de doublage du film » sur le site VoxoFilm.Free.Fr
  6. a, b, c et d Ciné Live numéro 10, février 1998.
  7. a, b et c Alain Pelosato, Un siècle de cinéma fantastique et de SF, Le Manuscrit, 2005 :

    « Le film prend exactement le contre-pied du roman ouvertement fasciste. Les insectes géants contre qui les humains – de véritables petits nazis – font la guerre sont presque plus sympas [...]. Paul Verhoeven a franchi le pas et a fait d’un roman réactionnaire un film de guerre contre la guerre [...]. Mais ici la guerre est montrée dans toute son horreur, et l’idéologie qui mène à la boucherie cette chair à canons constituée par l’infanterie est clairement désignée par les uniformes identiques à ceux de la Gestapo. C’est vrai qu’il n’est pas facile de décrypter cela. Mais le traitement infligé à la fin du film à la reine des insectes montres sans ambiguïté que la barbarie est aussi du côté des humains. Contrairement à Heinlein, Verhoeven ne défend pas l’idéologie américaine. Il la critique violemment au travers, notamment, des démonstrations du « Net » (cette vaste toile d’information) d’une manière qui renvoie à CNN pendant la guerre du golfe, mais aussi dans l'utilisations d’acteurs qui jouent volontairement mal et du style de mis en scène parodiée des sitcoms. Le réalisateur a aussi choisi des comédiens aux traits réguliers pour reprendre, dit-il, le style des bandes dessinées [...]. Ce film est de la même veine que les grands films de guerre pacifistes comme Les Sentiers de la gloire (1957) et Full Metal Jacket (1987) de Stanley Kubrick, ou Les Hommes contre (1970) de Francesco Rosi. Ces films montrent comment l’infanterie sert de masse de manœuvre pour les ambitions personnelles des généraux [...]. Starship Troopers est un grand film politique ! [...]. »

  8. (en) Lieux de tournage sur l’Internet Movie Database
  9. Les Coulisses du film Starship Troopers, documentaire inclus dans l'édition DVD du film.
  10. « Page de la bande originale » sur le site Amazon.fr
  11. «  Fiche de Space RockerZ » sur le site Discogs.com
  12. « Fiche de la 70e cérémonie des Oscars » sur le site Oscars.Org
  13. a et b « Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films, USA, 1998 » sur le site IMDB.com
  14. Starship Troopers - AlloCiné.fr
  15. « Dossier Verhoeven Special Starship Troopers » sur le site Excessif.com
  16. « Starship Troopers : ça a l’air con comme ça mais en fait pas du tout » sur le site LesMouchesDuCoche.com
  17. (en)« The 100 Best Films of the 1990s » sur le site SlantMagazine.com
  18. Starship Troopers (série télévisée) sur Allociné
  19. (en) Starship Troopers (série télévisée) sur l’Internet Movie Database
  20. Starship Troopers : Héros de la fédération sur Allociné
  21. (en) Starship Troopers: Hero of the Federation sur l’Internet Movie Database
  22. Starship Troopers : Marauder sur Allociné
  23. (en) Starship Troopers: Marauder sur l’Internet Movie Database
  24. Starship Troopers : Invasion sur Allociné
  25. (en) Starship Troopers: Invasion sur l’Internet Movie Database