Le Massacre de Fort Apache

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Le Massacre de Fort Apache

Titre original Fort Apache
Réalisation John Ford
Scénario Frank S. Nugent
Acteurs principaux
Sociétés de production Argosy Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre western
Sortie 1948
Durée 128 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Massacre de Fort Apache (Fort Apache) est un film américain réalisé par John Ford, sorti en 1948.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une fiction et non d'une œuvre historique, s'appuyant toutefois sur la bataille de Little Big Horn perdue par le général Custer contre les Sioux[1]. Elle tend à dénoncer la corruption, la vanité et le racisme contre les indiens.

Le lieutenant-colonel Thursday est le nouveau commandant de Fort Apache, poste qu'il juge indigne de lui. Il espère y gagner gloire et renommée. Il est peu expérimenté en guerres indiennes contrairement au capitaine York qui négocie habilement avec Cochise son retour pacifique dans les terres de réserves indiennes. Mais Thursday veut se faire un nom et ne respecte pas la parole de paix que York a donné à Cochise. Lors d'une ultime rencontre entre l'armée et les Indiens, le représentant du gouvernement, Silas Meacham, est accusé par Cochise de corrompre la qualité de vie des tribus indiennes. La demande indienne est le départ du représentant du gouvernement. Malgré l'évidence du rôle de ce dernier, pris en flagrant délit de trafic d'alcool et d'armes, le colonel Thursday s'emporte et déclare la guerre, ce qui va causer sa perte. Les deux armées sont prêtes. Thursday méprise son adversaire qu'il dit incapable de stratégie militaire. Il démet York de son commandement et lui interdit de participer au combat.

Les chariots sont disposés, la cavalerie charge, mais, comme l'avait prévu le capitaine York, se heurte à la manœuvre des Apaches et l'affrontement tourne au désastre pour les soldats. Le colonel tombe de cheval et assiste impuissant au massacre de ses hommes. Lors du repli de survivants, les soldats s'enfuient sans lui porter secours. York se porte à son secours, mais le colonel refuse de fuir. Il prend le cheval et le sabre du capitaine et retourne au combat, ou il trouve la mort. Cochise est vainqueur et Fort Apache défait. York devenu lieutenant-colonel prend le commandement de la garnison et, par un rapide montage[pas clair], Thursday est promu général à titre posthume.

L'histoire d'amour qui alimente le scénario se termine par un mariage et un bébé.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le tournage se déroula de fin juin au 2 octobre 1947. Le coût de production s’est élevé à 2 500 000 dollars et les recettes américaines atteignirent 4 900 000 dollars.

Le Massacre de Fort Apache, dont le titre de tournage était War Party, fut le deuxième film de Ford pour sa propre compagnie, Argosy Pictures Corp, et le premier avec Frank S. Nugent au scénario.

Le fort construit pour le film à Simi Valley a servi pour de nombreuses autres productions. Il est toujours en place et il est possible de le visiter. Fort Apache inaugure le « cycle de la cavalerie », poursuivi avec La Charge héroïque et Rio Grande. Les trois films sont interprétés par John Wayne.

La place des indiens dans les films de Ford a changé : ce ne sont plus simplement des ennemis irréductibles mais des hommes dignes et valeureux victimes de trahison, tant par les indiens acquis à la cause blanche que par des officiers arrogants et racistes. En ce sens il annonce La Flèche brisée et La Porte du diable. Le massacre final peut être rapproché de celui de La Charge fantastique et la déclaration finale du capitaine York annonce L'Homme qui tua Liberty Valance.

À propos de la fin du film, Ford s'explique avec Peter Bogdanovich :

« Peter Bogdanovich : Dans Fort Apache, pensez-vous que les hommes avaient raison d'obéir à Fonda, même s'il était évident qu'il avait tort et qu'ils seraient tués à cause de cette erreur ?
 — John Ford : Oui. Il était leur colonel et ce qu'il disait suffisait.
 — P.B. : La fin de Fort Apache devance ce que dit le journaliste dans L'Homme qui tua Liberty Valance : « Lorsque les légendes deviennent la réalité, on imprime les légendes. » Êtes-vous d'accord avec cela ?
 — J.F. : Oui, parce que je pense que c'est bon pour le pays. Nous avons beaucoup de personnes qui sont supposées avoir été de grands héros et nous savons sacrément bien qu'elles ne l'ont pas été. Mais c'est bon pour le pays d'avoir des héros à admirer. Prenons Custer, un grand héros. En réalité il ne l'était pas. Ce n'était pas un homme stupide mais ce jour là il s'est comporté stupidement. Ou Pat Garrett qui est un grand héros de l'Ouest. Il ne l'était pas non plus - il est censé avoir tué Billy the Kid, mais en réalité c'est un de ses hommes qui l'a fait. D'un autre côté, bien évidemment, les légendes ont toujours une base. »

L'un des épisodes des Têtes Brulés s’intitule Le Massacre de Fort Apache en référence au film.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Tulard Guide des films : Volume 2 de F. à O, édition Robert Laffont, collection Bouquins, 2002
  2. http://www.imdb.com/title/tt0040369/Business

Lien externe[modifier | modifier le code]

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