Nendaz

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Nendaz
Blason de Nendaz
Héraldique
Vue sur Nendaz depuis Veysonnaz.
Vue sur Nendaz depuis Veysonnaz.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
District Conthey
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Aproz, Baar, Basse-Nendaz, Beuson, Bieudron, Brignon, Clebes, Condémines, Cor, Fey, Haute-Nendaz, Les Bioleys (de Brignon), Nendaz-Station, Planchouet, Saclentse, Siviez, Sornard, Verrey
Communes limitrophes :
Ardon, Bagnes, Chamoson, Conthey, Hérémence, Isérables, Les Agettes, Riddes, Sion, Vétroz, Vex, Veysonnaz
Président(e) Francis Dumas
Code postal 1996 Basse-Nendaz
1997 Haute-Nendaz
1994 Aproz
1996 Baar
N° OFS 6024
Démographie
Gentilé Nendards, Nendettes
Population 6 121 hab. (31 décembre 2013)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 00″ N 7° 17′ 00″ E / 46.1833333333, 7.2833333333346° 11′ 00″ Nord 7° 17′ 00″ Est / 46.1833333333, 7.28333333333  
Altitude Min. 460 m – Max. 3 336 m
Superficie 8 601 ha = 86,01 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Nendaz
Liens
Site web www.nendaz.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Nendaz (prononcé [nɛ̃dˈa ] ou localement [ˈnɛ̃ːd ]) est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Conthey.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Nendaz est formée de 15 villages et de 2 hameaux répartis des bords du Rhône à Aproz (située à 460 mètres d'altitude), jusqu'au hameau de Siviez à 1 760 m d'altitude. Son point le plus haut est le sommet de la Rosablanche à 3 336 m.

Nendaz touche 13 communes, et c'est le record en Valais[3]:

Localités[modifier | modifier le code]

Rive gauche de la Printze Rive droite de la Printze Localités disparues[3]
Aproz Baar Le Végenand (ou Visinand)
Bieudron Brignon Le Saviésan
Coor Beuson Le Châtelard
Fey Clèbes Le Vernay
Les Condémines Verrey (ancien nom : Heis)
Basse-Nendaz
Sornard
Saclentse
Haute-Nendaz (-Village et -Station)
Planchouet
Siviez (Super-Nendaz)

Le village de Vernay, qui se trouvait à l'endroit appelé « Chardonnay », le long du chemin qui mène à Saclentze, a été détruit par une avalanche la nuit de Noël 1737. Mais selon l'Abbé Joseph Fournier, les hameaux du Vernay, du Vésenand et du Saviésan ont très certainement disparus lors de la Peste Noire de 1346[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciens vestiges de peuplement dans le val de Nendaz datent du néolithique récent (env. 2000 av. J.-C.). Parmi les civilisations anciennes, seuls les Romains ont laissé de menues traces de passage.

L'histoire officielle de la commune commence le 19 mars 985 lorsqu'une charte atteste de l'existence de Basse-Nendaz et de ce qui est aujourd'hui Haute-Nendaz. Les références aux autres villages n'interviendront qu'à partir du XIIe siècle.

Longtemps l'histoire du vallon, qui n'est pas encore une entité politique, est liée à celle de Conthey sous dépendance burgonde d'abord, puis partagée entre les droits du prince-évêque de Sion, ceux de l'Abbaye de Saint-Maurice et ceux de la Maison de Savoie. C'est une période de troubles, voire de conflits. Le 29 janvier 1347, le comte Amédée VI de Savoie accorde à Nendaz des lettres de franchises, privilèges qui lui valent de s'organiser selon ses intérêts.

La bataille de la Planta (1475) a pour conséquence de mettre le Bas-Valais dans le giron des 7 dizains du Haut-Valais, pour un bail de plus de 3 siècles. Nendaz devient donc à l'instar du reste du Bas-Valais un pays sujet du Haut-Valais.

Comme le reste du Valais, Nendaz fait partie de la République du Valais du Premier Empire, avant de rejoindre la Confédération suisse en 1815. En 1848, Nendaz élit son premier conseil communal et son premier président, Jean-François Blanc, de Haute-Nendaz.

La construction de la première télécabine Haute-Nendaz / Tracouet, en 1958 lance l'activité touristique dans la commune. Actuellement, Nendaz compte 16 000 lits et se profile au 6e rang des stations valaisannes[5].

Les armoiries de la commune[modifier | modifier le code]

Armoiries actuelles de la commune de Nendaz
Armoiries actuelles de la commune de Nendaz.

Les armoiries en usage de la fin du XIXe siècle jusqu'en 1941 représentaient un sapin planté sur un mont au pied duquel figurent deux chamois, l'un paissant et l'autre broutant les bourgeons de sapin.

En 1941, la commune rétablit les anciennes armoiries que nous connaissons encore aujourd'hui : D'argent à la bande de gueules accompagnées de deux grenades du même grains d'or, tigées et feuillées de sinople, posées en pal.
Selon d'anciens écrits, la grenade symbolise la sincérité et la libéralité (fruit ouvert), la fécondité et l'union (graines serrées)[6].

L'incendie de Basse-Nendaz en 1812[modifier | modifier le code]

Le 7 mai 1812, jour de l'Ascension, un grand incendie, d'origine inconnue, ravagea le village de Basse-Nendaz et causa de très grands dommages. Une partie du village fut sauvée grâce à l'intervention rapide de la troupe qui tenait garnison à Conthey et d'un grand nombre d'hommes venus de Sion.

Le 25 mai, le président de la commune de Nendaz, Monsieur Michelet, fit part de cet évènement au préfet du département du Simplon, Derville Maléchard. Dans une lettre datée du 14 octobre 1812 (quatre jours avant le début de la retraite de la Campagne de Russie), l'Empereur Napoléon accorde une indemnité de 3 000 francs aux victimes de cet incendie et invite le « maire » à descendre à Sion pour en signer le mandat[4].

L'incendie de Clèbes en 1904[modifier | modifier le code]

Le lundi 8 août 1904, en fin d'après-midi, un incendie se déclara dans le village de Clèbes. Le temps était très sec et chaud. Lorsque le tocsin de l'église de Basse-Nendaz retentit, les habitants abandonnèrent les travaux de la campagne pour courir vers le lieu du sinistre. Mais à cette époque, il fallait du temps pour arriver jusqu'à Clèbes avec les pompes à incendie à travers les chemins raides et pierreux. Lorsque les cinq pompes à incendie de la commune arrivèrent sur les lieux, il était déjà trop tard. En effet, le feu s'était rapidement propagé entre les constructions en bois, serrées les unes contre les autres. Il aura fallu une heure au feu pour se propager à travers le village. À la suite de cet incendie, le village fut rebâti presque entièrement en pierre[4].

Politique[modifier | modifier le code]

Les organes politiques principaux de la commune de Nendaz sont le Conseil communal (pouvoir exécutif) et l'Assemblée primaire (pouvoir législatif). Le remplacement de l'Assemblée primaire par un Conseil général (art. 78 Cst du canton du Valais) a été refusé en votation populaire le 01.06.2008 par 50.3% des votants (taux de participation: 56.1%). Trois partis politiques sont représentés au Conseil communal qui comporte 11 sièges. Pour la législature 2013-2016, il s'agit du Parti démocrate-chrétien (PDC) (7 sièges dont ceux de président et vice-président), du Parti libéral-radical (PRD) (2 sièges) et du Parti socialiste (PS) (2 sièges).

Partis Nendaz 1976 2012.gif

Les résultats des élections communales d'octobre 2012 permettent d'indiquer la force respective des partis politiques de Nendaz: Parti démocrate-chrétien = 58.2%, Parti libéral-radical = 24.4%, Parti socialiste = 17.4%. Nendaz compte aussi une section de l'Union démocratique du centre (UDC). Présente pour la première fois à l'occasion des élections communales de 2004, l'UDC recueille 5.1% des suffrages. En 2008, le parti socialiste de Nendaz s'allie aux Verts et se présente aux élections du Conseil communal sous la dénomination "Alliance de gauche". À l'exception de la législature 1957-1960, le PDC a toujours détenu la majorité absolue des sièges du Conseil communal[réf. nécessaire]. En 1988 et 1992, un membre du Parti d'entente communale (divers droite) obtient un siège au Conseil communal.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de Nendaz passe de 1'000 habitants en 1800 à 2'000 habitants peu avant 1900, 4'000 habitants en 1970, 5'446 habitants en 2009[7] et à 5'927 habitants en 2011[8]. Le cap des 6'000 habitants a été franchi le 27 février 2012[9].

Cette fin de millénaire révèle une modification de structure de la population, propre aux pays développés : le vieillissement. La « pyramide des âges » permet de visualiser l'érosion que subit la base, la jeunesse. À Nendaz, les jeunes de moins de 20 ans représentaient encore 26.6 % de la population en 1990; ils ne sont plus que 20.7 % en 2012[9].

L'hégémonie des familles bourgeoises traditionnelles est en net recul. En effet, ces familles représentaient le 89 % de la population nendette en 1977 ; en 2012 cette proportion est de 55 %[9]. Parmi les plus nombreuses, dans l'ordre décroissant : les Fournier, Délèze, Mariéthoz, Bornet, Praz, Glassey, Bourban, Lathion, Charbonnet, Michelet, Métrailler, Devènes, Fragnière, Clerc, Darioli, Pitteloud, Broccard[réf. nécessaire]. ...

Les deux plus anciennes familles sont les Praz (Prato) et les Charbonnet (Charboners) qui se trouvent déjà au XIIIe siècle, en 1221 et 1227. Puis on rencontre encore les Bornet (1344) ou les Cartoblat (1379)[4].

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre Délèze, demi-fondeur ayant participé aux Jeux olympiques à trois reprises.

Monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint Michel à Haute-Nendaz[modifier | modifier le code]

La chapelle de Saint Michel de Haute-Nendaz a été fondée et dotée en 1499 par les frères Anthillioz (Antoine) et Thomas Blanchar, en l'honneur de Saint Michel et de la Vierge Marie. Elle a été enrichie d'indulgences par l'Evêque de Sion, le Cardinal Mathieu Schiner, le 1er mars 1500[4].

Elle est ornée de très jolies fresques (fin du XIXe) du peintre Charles-Frédéric Brun plus connu sous le nom du "Déserteur".

Chapelle Saint-Michel

Chapelle Saint-Sébastien de Basse-Nendaz[modifier | modifier le code]

Voir Chapelle Saint-Sébastien

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Aproz Sources Minérales SA est une usine d'embouteillage du groupe Migros

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Les remontées mécaniques de Nendaz font partie du domaine "Les 4 vallées" avec Verbier, La Tzoumaz, Veysonnaz, Thyon, les Collons et Evolène.

Nendaz dans la littérature[modifier | modifier le code]

Nendaz est le lieu de l'action de la nouvelle Le Déserteur de Jean Giono. Le "déserteur", fuyant la France dans les années 1850, est accueilli à Nendaz par le président de la commune et y reste vingt ans jusqu'à sa mort.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2013 », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. a et b Nendaz, Hier et Aujourd'hui, Cyrille Michelet, mars 1977
  4. a, b, c, d et e Nendaz d'autrefois (Notices historiques et légendes), Abbé Joseph Fournier, décembre 1975
  5. http://www.nendaz.org/commune/vocation-touristique.html
  6. Jalons dans l'histoire de Nendaz, des origines à 1990, Henri Michelet
  7. Du mulet à internet, un siècle d'histoire économique de Nendaz, Simon Germanier, 2010
  8. Nendaz Panorama n°107, juillet 2011
  9. a, b et c Nendaz Panorama n°110, mai 2012

Lien externe[modifier | modifier le code]

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