Jean-François de La Pérouse

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Jean-François de Galaup
Comte de La Pérouse
Image illustrative de l'article Jean-François de La Pérouse

Naissance 23 août 1741
Près d'Albi
Décès ~ 1788 (à ~ 47 ans)
à Vanikoro
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade Chef d'escadre des armées navales
Années de service 17561788
Conflits Guerre de Sept Ans
Guerre d'indépendance des États-Unis
Commandement L'Amazone
L'Astrée
La Boussole
Faits d'armes Bataille des Cardinaux
Combat du 21 juillet 1781
Expédition de la baie d'Hudson
Expédition de La Pérouse
Distinctions Chevalier de Saint-Louis
Ordre de Cincinnatus
Fait comte par Louis XVI
Hommages Le détroit de La Pérouse
Une baie de l'île de Pâques
La Perouse, une banlieue de Sydney
Le piton de La Pérouse au centre de l'atoll de la Frégate française
Le lycée Lapérouse à Albi et Nouméa
Plusieurs stèles, statues et mémoriaux
Cinq navires de la Marine nationale française
Plusieurs timbres commémoratifs

De gueules, à l'épervier essorant d'argent, tenant entre ses serres un rameau d'olivier d'or.

Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (23 août 1741 - disparu en 1788), né au château du Gô, dans la paroisse de Saint-Julien à deux lieues d'Albi, est un officier de marine et un explorateur français.

Né dans une famille noble originaire d'Albi, La Pérouse s'engage dans la Marine royale au début de la Guerre de Sept Ans. Il connaît son baptême du feu pendant ce conflit en Amérique du Nord et aux Antilles, sous les ordres du chevalier de Ternay, son mentor. Il est au siège de Louisbourg en 1758 et à la bataille des Cardinaux l'année suivante. Blessé au cours de ce combat, il est fait prisonnier en Angleterre avant d'être échangé. À la signature de la paix de Paris, il est affecté à différentes missions d'escortes, notamment à destination de l'Isle de France où il passe cinq ans et rencontre sa future femme.

Rentré en France avant le début de la guerre d'indépendance des États-Unis, il est promu lieutenant de vaisseau et décoré de la croix de Saint-Louis. Lors de la reprise des hostilités, il participe aux combats contre les Britanniques aux Antilles - il est à la prise de la Grenade et aux combats de Saint-Christophe et des Saintes - et il est chargé de conduire une expédition contre les établissements britanniques en baie d'Hudson, où il démontre sa valeur maritime et militaire en capturant deux forts britanniques.

Capitaine de vaisseau à la fin de la guerre, il est choisi par le marquis de Castries, ministre de la Marine et par Louis XVI pour diriger une expédition autour du monde visant à compléter les découvertes de James Cook dans l'océan Pacifique. Cette expédition maritime autour du monde, qu'il commandait, disparaît corps et biens à Vanikoro (îles Santa Cruz) en 1788, trois ans après son départ de Brest.

Une expédition de secours commandée par le vice-amiral d'Entrecasteaux est envoyée dans les années qui suivent le naufrage (1791-1794), sans succès. Le mystère de la disparition de La Pérouse n'est percé qu’en 1826 par Peter Dillon et par Jules-Sébastien-César Dumont d’Urville en 1828, qui retrouvèrent l’épave de L’Astrolabe. Enfin, Reece Discombe identifie celle de La Boussole en 1964.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Jean-François de Galaup naît le 22 ou le 23 août 1741[1] en Albigeois au manoir du Gô, à deux lieues d'Albi, et il est baptisé le 3 octobre 1741 dans la paroisse de Saint-Julien.

Il est issu d'une famille albigeoise dont la noblesse remonte à 1558. La famille de Galaup s'enrichie et est anoblie à la période faste de la culture et de la commercialisation du pastel. Les de Galaup, à l’origine seigneurs de Brens et d’Orban, non loin d’Albi, vont exercer des charges juridiques et administratives et occuper souvent les fonctions de consuls de la ville d'Albi. La famille possédait un manoir sur les terres du Gô, dans un méandre du Tarn en amont d'Albi, acquis en 1613 par Claude de Galaup, ainsi qu'une terre sur le territoire de l’actuelle commune de Puygouzon : la ferme de Lapeyrouse (« La pierreuse »)[2].

Son père, Victor-Joseph de Galaup (1709-1784) est député aux États particuliers d'Albigeois. Il est le fils de Jean-Antoine de Galaup (né en 1677) et de Claire de Metgé. La famille de Galaup est alliée au Taffanel de la Jonquière.

Sa mère est Marguerite de Rességuier, née en 1717 à Sauveterre-de-Rouergue et morte à Albi, le 14 juin 1788, est la fille de Jean-Jacques Rességuier, seigneur du Pouget (1662-1725), ancien commandant du second bataillon de Condé, et de Françoise de Moly (1677-1764). La famille de Rességuier est alliée aux famille de Dalmas, Izarn, Guigard de Motarnal, Genton, Azémar, Flottes et Garrigues de Lagarde.

Le couple se marie le 4 octobre 1740, à Sauveterre-de-Rouergue. Jean-François est l'aîné de onze enfants. L'un de ses frères, Jacques Antoine Victor de Galaup (1749 - Quiberon, 16 juillet 1795), émigré, participe à l'expédition de Quiberon où il trouve la mort lors des premiers combats. Ne survivront à l’âge adulte que le fils aîné Jean-François, sa sœur Jacquette née un an après lui, et une sœur, Victoire, de 18 ans plus jeune[2].

Jean-François de La Pérouse[3] épouse en 1783 Louise Éléonore Broudou (1755-1807)[4],[5], sœur de Frédéric Broudou qui prend part également à l'expédition funeste. Le couple n'a pas de postérité[6].

Jeunesse et débuts dans la Marine royale[modifier | modifier le code]

Adolescence et études[modifier | modifier le code]

La Pérouse passe sa jeunesse entre Albi et le Gô, avec probablement quelques séjours chez sa grand-mère à Sauveterre-de-Rouergue. Il parle occitan et français. Ses études secondaires au collège des Jésuites d'Albi, jusqu'à l’âge de 15 ans, sont dispensées en latin. Il y fait la rencontre d'autres nobles de la ville, futurs officiers de la Marine, tels que le marquis de Rochegude, né la même année que lui, et Charles Jean-Baptiste Mengaud de la Hage (1741-1779), dont les parents, originaires du Gers, habitaient Toulouse. Mengaud de la Hage deviendra l'un des meilleurs amis de La Pérouse[2]. Il meurt noyé en mars 1779, alors que son navire La Charmante heurte un écueil et coule au large de la Chaussée de Sein[7].

Guerre de Sept Ans (1756-1763)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Sept Ans.

Il entre dans la compagnie des Gardes de la Marine de Brest à quinze ans, le 19 novembre 1756, ayant ajouté au sien le nom de La Pérouse, celui d'une terre reçue de son père. Il est encouragé par l'un de ses parents, le marquis Clément de Taffanel de La Jonquière. Pendant ses études à Brest, il est engagé dès l'âge de 17 ans dans les conflits maritimes de la guerre de Sept Ans avec la Grande-Bretagne au large de l'Amérique du Nord, notamment à Terre-Neuve et sur le Saint-Laurent avec son cousin Clément puis avec le chevalier de Ternay[8], qui deviendra son véritable tuteur, ainsi qu'aux Antilles.

La Bataille de la baie de Quiberon, Nicholas Pocock, 1812. Musée national de la Marine

Jean-François de Galaup embarque en mars 1757 sur Le Célèbre dans l’escadre commandée par le comte Dubois de La Motte et envoyée au secours de Louisbourg, sur l'île Royale. Il échappe à l’effroyable épidémie qui ravage les vaisseaux et la ville de Brest où il revient le 12 novembre 1757. Le 22 février 1758, il embarque sur la frégate La Zéphyr dans l’escadre envoyée à Louisbourg aux ordres du comte Du Chaffault de Besné. Le 15 août, La Pérouse passe sur Le Cerf puis, le 16 mai 1759, sur le vaisseau Le Formidable dans l’escadre que le comte de Conflans prépare péniblement à Brest pour protéger un éventuel débarquement en Angleterre. Le 20 novembre, cette escadre de vingt-et-un vaisseaux se heurte, à l’entrée de la baie de Quiberon, aux vingt-trois bâtiments britanniques commandés par l'amiral Hawke. Le Formidable, dans l’arrière-garde, doit supporter tout le poids de l’attaque ennemie et offre une belle résistance ; La Pérouse reçoit deux blessures et, fait prisonnier, il est presque aussitôt échangé.

En mai 1762, La Pérouse embarque sur Le Robuste, dans la division commandée par le chevalier de Ternay, qui alla détruire les pêcheries britanniques de Terre-Neuve. En septembre 1763, Bidé de Chézac prend avec lui quelques Gardes de la Marine, dont La Pérouse, pour conduire de Lorient à Brest le vaisseau neuf Les Six Corps[9].

Retour à la paix et missions dans l'océan Indien (1764-1778)[modifier | modifier le code]

La Pérouse est promu enseigne de vaisseau le 1er octobre 1764 et, de 1765 à 1769, il est affecté au transport maritime en France. En 1771, il fait campagne à Saint-Domingue (actuelle île d’Haïti) à bord de la frégate La Belle-Poule.

Au début de l’année suivante, il part pour l’Isle de France en compagnie de son protecteur Arsac de Ternay qui venait d’en être nommé commandant général. De là, il entreprend, en avril 1773, une longue expédition dans les mers de l'Inde. Il retourne à l’Isle de France en mars 1774 et regagne la France en mai 1777 après cinq ans d'éloignement. Promu lieutenant de vaisseau le 4 avril 1777, il est créé chevalier de Saint-Louis le mois suivant pour avoir sauvé Mahé des Indiens. Il est initié à la franc-maçonnerie dans la loge de Brest « l'Heureuse rencontre »[10],[11].

Chargé de deux voyages aux Indes orientales comme commandant de La Seine[12], il rencontre à l'Isle de France sa future épouse, Éléonore Broudou, fille d'un armateur nantais, devenu administrateur de la marine.

Les quatorze ans de paix de 1764 à 1778 lui permettent de consolider son expérience de la navigation en Atlantique et dans l'océan Indien, en qualité d'abord de simple officier, puis de commandant de plusieurs bâtiments du roi.

La guerre d'indépendance américaine (1778-1783)[modifier | modifier le code]

La bataille de la Grenade, vue par le peintre Jean-François Hue.

Lors de la reprise des hostilités en 1778, La Pérouse reçoit le commandement de la frégate L’Amazone qui, incorporée dans la division de La Motte-Piquet, part le 1er mai 1779 pour les Indes Orientales, escortant un convoi vers la Martinique. Ralliant le pavillon du vice-amiral, le comte d'Estaing, La Pérouse participe à la prise de la Grenade et au violent combat contre l’escadre de John Byron les 4, 5 et 6 juillet. Par la suite, à bord de L’Amazone, il est placé en surveillance devant Charleston en Caroline du Sud.

Combats dans les Antilles et en Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

La bataille des Saintes, 12 avril 1782

Promu capitaine de vaisseau le 4 avril 1780, La Pérouse reçoit le 18 décembre suivant le commandement de la frégate L'Astrée. Dès cette époque, une expédition est prévue contre les établissements britanniques de la baie d’Hudson mais divers contretemps provoquent son ajournement. Patrouillant dans les parages de l’île du Cap-Breton, sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre, avec L’Astrée et L’Hermione, commandée par Latouche-Tréville. La Pérouse livre, le 21 juillet 1781, un brillant combat à un convoi britannique composé d'une frégate et de cinq petits bâtiments. Il s’empare de la frégate HMS Ariel et d'un bâtiment, les autres parvenant à fuir.

Article détaillé : Combat du 21 juillet 1781.

Il escorte ensuite un convoi vers les Antilles (décembre 1781), participa à l’attaque de Saint-Christophe (février 1782), aux combats des 9 et 12 avril au large des îles des Saintes contre l’escadre de l’amiral Rodney.

L'expédition de la Baie d'Hudson (1782)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Expédition de la baie d'Hudson.

La flotte française est vaincue, mais La Pérouse parvient sans encombre au Cap-Français (Cap-Haïtien, Haïti) où, le 14 mai, il prend le commandement du vaisseau Le Sceptre et appareille, le 31 du même mois, avec les frégates L'Astrée et L'Engageante pour la baie d'Hudson. Il emmène avec lui 250 soldats, 40 artilleurs, quatre pièces de canon et deux mortiers. Malgré une navigation extrêmement difficile, il parvint, à la mi-juillet, dans le détroit d’Hudson et, le 8 août, en vue de l’entrée de la rivière Churchill (Manitoba). Le lendemain, il débarque ses troupes et somme l’agent principal Samuel Hearne de se rendre, ce que ce dernier fait aussitôt. Le Fort Prince of Wales (en) est détruit partiellement, les cartes et plans de la Marine britannique, les stocks de vivres et de fourrures sont saisis. Le 24 août, il attaque avec succès York Factory (Manitoba). Pressé par le mauvais temps, La Pérouse repart aussitôt après avoir exécuté fidèlement sa mission, sans perdre un homme et tout en traitant ses prisonniers avec la plus grande humanité. Il permet notamment à Samuel Hearne de retourner en Angleterre en échange de la libération de prisonniers français et de la publication de la cartographie britannique qu'il lui a redonnée. Cette expédition lui valut une pension de 800 livres.

Cette expédition resta assez obscure à l'époque, mais elle développa les talents de La Pérouse, et le fait connaître comme un officier capable de diriger une campagne de découvertes. Il venait de parcourir des parages peu connus, et il avait eu à surmonter, dans un espace très restreint, la plupart des dangers que la navigation peut offrir dans toute l'étendue du globe. Cette renommée lui vaudrait le commandement de l'expédition de 1786 autour du monde.

Nommé capitaine de vaisseau à 39 ans pour sa brillante conduite pendant la guerre, il épouse Éléonore Broudou en 1783, malgré quelques objections paternelles, et l'installe à Albi dans une maison achetée rue de l'École Mage[13]. À cette occasion, La Pérouse est forcé de demander à son père son émancipation par manumission, comme au Moyen Âge, car le droit d'Ancien Régime en fait toujours un mineur incapable de se marier et d'acheter des biens immobiliers[14], malgré son âge mûr et sa situation.

L’Expédition autour du monde (1785-1788)[modifier | modifier le code]

Louis XVI donnant ses instructions au capitaine de vaisseau La Pérouse pour son voyage d’exploration autour du monde, par Nicolas-André Monsiau (1817)

Après le traité de Paris, il est choisi par Charles Pierre Claret de Fleurieu alors directeur des ports et arsenaux, chargé de l'organisation de l'expédition, et confirmé par le marquis de Castries, ministre de la Marine et par Louis XVI, en raison de sa grande expérience et de ses qualités humaines, pour diriger une expédition autour du monde visant à compléter les découvertes de James Cook dans l'océan Pacifique[15]. En juillet 1785, peu avant son départ, La Pérouse est promu brigadier des armées navales.

La Boussole et L'Astrolabe, les deux frégates de l’expédition préparée principalement par Charles Pierre Claret de Fleurieu avec le concours de l’Académie des sciences, partent de Brest le 1er août 1785, franchissent facilement le cap Horn et arrivent à la baie de Concepción (Chili) le 23 février 1786. Le 9 avril, La Pérouse fait escale à l’île de Pâques, et, en mai, aux îles Sandwich (Hawaii) où il découvre l’île Maui négligée par James Cook. Le 23 juin, les frégates arrivent en vue du mont Saint-Élie (sur la frontière de l’Alaska et du Canada). La Pérouse descend ensuite le long de la côte ouest de l’Amérique en multipliant les reconnaissances hydrographiques. Le 14 septembre, il arrive à Monterey (Californie) où Esteban José Martínez lui vient en aide pour diriger les deux frégates dans le port. Traversant le Pacifique d’est en ouest, il entre à Macao, Chine, le 3 janvier 1787, puis, le 26 février, dans la baie de Manille avant de remonter vers le nord. Premier navigateur européen à pénétrer dans les parages situés entre la Chine et le Japon, La Pérouse découvre le détroit entre Yeso (ancien nom de l'île d'Hokkaidō, au Japon) et Sakhaline (Russie) qui porte son nom, avant de faire escale, le 7 septembre, dans la baie d’Avacha (Tar’ya) sur la côte de la péninsule Kamtchatka. C'est là qu'il reçoit une commission de chef d'escadre, arrivée de France. L’interprète Jean-Baptiste-Barthélemy de Lesseps débarque, avec les rapports et les cartes établis par son chef, pour regagner la France par la Sibérie.

Trajet de La Pérouse en 1787 le long des côtes asiatiques

La Pérouse se dirige alors vers le Pacifique central, débarque le 9 décembre à Maouna (Tutuila, îles Samoa), continue sa route vers les îles des Amis (îles Tonga), puis arrive le 26 janvier 1788 à Botany Bay, en Australie. Il en repart vers le 15 mars en direction du nord-est. Prises dans un cyclone, les frégates se brisent aux alentours de l’archipel des Îles Santa Cruz au milieu de juin 1788.

Trajet emprunté par l'expédition de La Pérouse jusqu'à Botany Bay.

Recherche des traces de l'expédition[modifier | modifier le code]

L'Expédition d'Entrecasteaux (1791-1794) et rumeurs à la fin du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La Recherche et L'Espérance, par François Roux. Les deux navires de l'expédition envoyée à la recherche de La Pérouse
Article détaillé : Expédition d'Entrecasteaux.

Une expédition part à sa recherche en septembre 1791. Dirigée par l'amiral d'Entrecasteaux, elle part de Brest le 28 septembre avec deux frégates La Recherche et L'Espérance. Elle atteint l'île des Pins le 16 juin 1792 ; puis le 19 mai 1793, l'expédition découvrit une île nouvelle que d'Entrecasteaux baptisa l'île de La Recherche. Or c'est sur cette île (également appelée Vanikoro) que les survivants de l'expédition La Pérouse (et peut-être La Pérouse lui-même) avaient trouvé refuge. L'expédition poursuit sa route vers Surabaya sans jamais l'atteindre.

Plusieurs rumeurs couraient à l'époque. Une des déclarations les plus retentissantes est celle du Britannique George Bowen, capitaine du navire Albemarle, devant les autorités de Morlaix, en 1793. Cet officier prétend avoir vu, dans la nuit du 30 décembre 1791, sur la côte de la Nouvelle-Géorgie, des débris de vaisseau, des filets de main-d'œuvre européenne. Les contradictions de cette déclaration ne permettent pas d'en faire la base d'une tentative sérieuse. Toutefois, malgré le peu de succès des recherches, on avait toujours gardé l'espoir de retrouver une partie de son équipage, ou au moins un indice de leur destin. Divers bruits de cette nature se succédèrent presque d'année en année, mais ils parurent trop peu fondés pour mériter de fixer l'attention.

XIXe siècle : l'expédition de Dumont d'Urville et la découverte de Peter Dillon[modifier | modifier le code]

Enfin, vers la fin de 1825, un officier britannique affirme savoir d'un capitaine américain, que celui-ci, après avoir découvert un groupe d'îles bien peuplées et entourées de récifs, en avait rencontré les habitants, et vu entre leurs mains une croix de Saint-Louis et des médailles comme celles que la Pérouse avait emmenées. Ces indices pouvaient faire croire que les bâtiments de la Pérouse avaient péri sur ces îles. Mais la position de ces îles restait inconnue. Quoique l'espoir de le retrouver fût presque évanoui, et que le rapport du capitaine américain omît ce renseignement capital, on voulut lancer une nouvelle expédition.

Dumont d'Urville, alors capitaine de frégate, en est vivement frappé. Il prend la tête d'une nouvelle entreprise de circumnavigation[16] qui part de Toulon le 25 avril. Quatre mois après, le 15 août, un vaisseau de la compagnie anglaise des Indes orientales, expédié spécialement à la recherche des traces de La Pérouse, mouille dans la rade de Tonga-Tabou.

En 1828, Dumont d'Urville reconnaît après l'explorateur britannique Peter Dillon, dans l'île de Vanikoro le lieu probable du naufrage et de la mort de Jean-François de La Pérouse. Il retire du corail des ancres, des pierriers ayant appartenu à L'Astrolabe mais toujours pas de trace de La Boussole.

Article détaillé : Peter Dillon.

Entre temps, le capitaine marchand Peter Dillon découvre en 1826-1827 les restes du naufrage à Vanikoro, Îles Santa Cruz (Îles Salomon), au nord du Vanuatu. Ce dernier découvre la cloche de L'Astrolabe et des pierriers de bronze qui avaient été conservés par les habitants. Quant à La Boussole pas la moindre trace. Il apprend sur l'île de Vanikoro « comment deux grands navires s'étaient échoués par une nuit de grande tempête : l'un aurait coulé, l'autre se serait échoué et les survivants auraient pu s'installer sur un point de Vanikoro, nommé Paiou. Cinq ou six mois après, une partie des survivants seraient repartis à bord d'un petit bateau fabriqué avec les débris du grand. L'autre partie resta à Vanikoro, se mêla aux affrontements des indigènes. Le dernier des survivants serait mort peu avant la venue de Peter Dillon[17]. »

Dans les années qui suivirent, deux autres explorateurs français passent par Vanikoro : Legoarant de Tromelin retrouve les ancres et les canons qui sont déposés, depuis 1884, au pied du monument dressé en l'honneur de La Pérouse par la ville d'Albi.

Années 1960-2000 : exploration des épaves[modifier | modifier le code]

En juin 1962, un plongeur néo-zélandais fixé à Port Vila accompagne Pierre Anthonioz dans son expédition. Reece Discombe prospecte le récif de part et d'autre du gisement de L'Astrolabe et repère rapidement, par 15 mètres de fond, des formes d'ancres et de canons pris dans le corail. Il remonte un plomb de sonde qu'il pense être de La Boussole.

En février 1964, Reece Discombe revient sur les lieux et il remonte des pierriers, une poulie de bronze. En mars, avec l'amiral de Brossard de la Marine Nationale, il retrouve beaucoup d'objets dont une partie est exposée au musée d'Albi, dont une cloche attribuée à La Boussole.

Depuis le début des années 1980, des plongeurs de l'association Salomon organisent des campagnes de fouilles et d'archéologie sous-marine sur les lieux du naufrage, permettant de remonter un grand nombre d'objets ayant appartenu aux membres de l'Expédition de La Pérouse.

Jugement par ses contemporains et les historiens[modifier | modifier le code]

Extrait des Mémoires d'outre-tombe. François-René de Chateaubriand doit être reçu par le comte d'Hector en préalable à son entrée aux gardes de la marine.

« Lorsque le comte de Boisteilleul me conduisait chez M. Hector, j'entendais les jeunes et les vieux marins raconter leurs campagnes, et causer des pays qu'ils avaient parcourus : l'un arrivait de l'Inde, l'autre de l'Amérique ; celui-là devait appareiller pour faire le tour du monde, celui-ci allait rejoindre la station de la Méditerranée, visiter les côtes de la Grèce. Mon oncle me montra La Pérouse dans la foule, nouveau Cook dont la mort est le secret des tempêtes. J'écoutais tout, je regardais tout, sans dire une parole ; mais la nuit suivante, plus de sommeil : je la passais à livrer en imagination des combats, ou à découvrir des terres inconnues… »

L'historien et spécialiste de la Marine Étienne Taillemite dit de lui :

« Lapérouse représente le type le plus accompli du marin du XVIIIe siècle. Excellent navigateur, brillant combattant, chef très humain, esprit ouvert à toutes les sciences de son temps, il sut toujours habilement combiner prudence et audace, expérience et théorie. Aussi habile qu’infatigable, aussi aimable que ferme, il savait se faire aimer de tous. »

Honneur et postérité[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

Les dernières paroles de Louis XVI avant de monter sur l'échafaud :

« A-t-on des nouvelles de monsieur de La Pérouse ? »

Lieux nommés d'après La Pérouse[modifier | modifier le code]

Jean-François Galaup de La Pérouse a laissé son nom :

Statues, stèles, mémoriaux[modifier | modifier le code]

Monument en hommage à La Pérouse à Vanikoro.

En 1844, la ville d'Albi, patrie du navigateur, lui a élevé une statue de bronze.

Le 30 mai 1994, une plaque commémorative est inaugurée par The friends of La Pérouse, en souvenir de l'arrivée le 30 mai 1786 de l'Amiral Jean-François Galaup, comte de La Pérouse, au lieu-dit Keone'O'Iu, ou La Pérouse Bay, à Maui (archipel des Îles Hawaï).

Le 29 juin 2011 est inaugurée une stèle (sous laquelle repose l'inconnu de Vanikoro) à la mémoire de l'expédition La Pérouse. Elle est située dans la cour d'honneur de la préfecture maritime de Brest[18].

Navires[modifier | modifier le code]

Cinq navires de la Marine nationale française ont aussi porté son nom.

À Anvers en Belgique, un bateau restaurant porte son nom[19].

Philatélie[modifier | modifier le code]

De nombreux timbres commémoratifs ont été dessinés en mémoire de l'expédition de La Pérouse, certains ayant été diffusé en 1988 à l'occasion du bicentenaire de la disparition du navigateur et de son équipage.

Centenaire de la mort de La Pérouse[modifier | modifier le code]

Le centenaire de la mort de La Pérouse est célébré le 20 avril 1888 en séance solennelle dans le grand amphithéâtre à La Sorbonne, par la société de géographie, sous la présidence de Ferdinand de Lesseps, de l'Institut ; le contre-amiral vicomte Fleuriot de Langle et Norbert de Barthès de Lapérouse, commissaire de la Marine en retraite et petit-neveu de l'illustre navigateur, étaient membres du Comité d'organisation[20]. Ce dernier avait réuni pour l'occasion une importante collection d'objets lettres, portraits, ouvrages, etc. en tout 173 articles dont plus de cent provenaient de sa collection personnelle.

Œuvres de La Pérouse[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Source partielle
  • Des journaux de navigation de Jean-François de La Pérouse sont conservés aux Archives nationales sous la cote 489AP. Ils sont consultables sous forme de microfilms[21].
  • « Jean-François de La Pérouse », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition,‎ 1843-1865 [détail de l’édition]
  • Bruno de Dinechin, Duhamel du Monceau : un savant exemplaire au siècle des Lumières, Luxembourg, Connaissance et mémoires européennes,‎ 1999, 442 p. (ISBN 2-919911-11-2)
Œuvres anciennes sur La Pérouse

Jean-Baptiste de Lesseps (oncle de Ferdinand de Lesseps), qui avait fait une partie de la campagne de La Pérouse, s'en était séparé au Kamtchatka et était revenu en France par terre, avec tous les journaux et cartes qui ont été publiés. Son récit de voyage entre le port de St-Pierre et St-Paul et Okhotsk puis Saint-Pétersbourg est imprimé en 1790.

Sur le reste de l'expédition de la Pérouse, en plus du mémoire de M. de Rossel :

  • L. A. Milet-Mureau, Voyage de la Pérouse autour du monde publié conformément au décret du 22 avril 1791, Paris,‎ 1797, 4 vol. avec atlas
  • (en) Peter Dillon, Narrative and successful resuit of a Voyage in the South-Seas performed by order of the government of Bristish India, to ascertain the actualfate of la Pérouse expédition, interpersed with accounts of the religion, manners, customs, and Cannibal practices of the South Sea Islanders, by the chevalier capt Peter Dillon, Londres, vol. in-8°
    Avec une carte de l'île de Vanikoro et deux planches
  • Voyage aux îles de la mer du Sud en 1827 et 1828, et relation de la découverte du sort de la Pérouse, dédié au roi par le capitaine Peter Dillon, Paris,‎ 1830, vol. in-8°
    Avec une carte de l'île de Vanikoro et trois planches. Traduction de l'ouvrage précédent
  • Jules Dumont d'Urville, Voyage de découvertes autour du monde et à la recherche de la Pérouse, par Jules Dumont d'Urville, capitaine de vaisseau, exécuté sous son commandement par ordre du gouvernement sur la corvette l'Astrolabe, pendant les années 1826 à 1829, t. 10 vol., Paris,‎ 1832, in-8°
    Avec atlas
  • Jules Verne, La Pérouse et les navigateurs français, Cardeilhan, éd. Zulma (réimpr. 1992) (1re éd. 1879) (ISBN 2-909031-15-2)
  • F. Valentin, Voyages et aventures de La Pérouse, Tours, AD Mame et Cie,‎ 1856
Œuvres modernes sur La Pérouse
  • Raymond d'Azemar, Lapérouse et sa famille en Rouergue et en Albigeois : à Sauveterre et Villefranche-de-Rouergue, Rodez, Albi, Cordes, Réalmont, etc. : histoire, familles, généalogies, héraldique, Albi, Atelier graphique Saint-Jean,‎ 1992, 510 p.
  • François Bellec, Les Esprits de Vanikoro : Le mystère Lapérouse, Gallimard,‎ 2006 (ISBN 2-7424-1913-6)
    Peintures de John Pendray, peintre officiel de la Marine, et dessins de l'auteur. Photographies de Christian Grandin et Pierre Larue, de l'Association Salomon, et de l'auteur
  • Jean-Baptiste de Lesseps, Le Voyage de Lapérouse, Paris, Éditions Pôles d’images,‎ 2005
  • Alain Conan, À la recherche de Lapérouse. Voyages dans les mers du sud, éditions Pôles d’images,‎ 2005 (ISBN 2-915561-04-4)
  • René Maine, Lapérouse, Paris, Sagittaire,‎ 1946
  • Catherine Gaziello, L'expédition de Lapérouse, 1785-1788 : réplique française aux voyages de Cook, Paris, C.T.H.S,‎ 1984
  • François Bellec, La généreuse et tragique expédition, Rennes, Ouest-France,‎ 1985 (ISBN 2-85882-837-7)
  • Maurice de Brossard, Lapérouse : des combats à la découverte, Paris, France-Empire,‎ 1978 (ISBN 2-85704-003-2)
  • Yves Jacob, L’énigme Lapérouse, Paris, Tallandier,‎ 2004 (ISBN 2-235-02272-3)
  • Hans-Otto Meissner, La Pérouse, le gentilhomme des mers, Paris, Perrin,‎ 2004 (ISBN 2-262-00536-2)
  • Jacques Bodin, « Les toponymes de La Pérouse en Manche de Tartarie », Acta Geographica, Société de Géographie, no 1510,‎ septembre 2003
  • John Dunmore, La Pérouse, Explorateur du Pacifique, Paris, Payot,‎ 1986 (ISBN 2-228-14060-0)
  • (en) John Dunmore, The Journal of Jean-François de Galaup de La Pérouse 1785-1788, Londres, Hakluyt Society c/o British Library,‎ 1994 (ISBN 0-904180-387)
  • John Dunmore, La Vie de La Pérouse : L'appel d'un destin, Toulouse, Privat,‎ 2006 (ISBN 2-7089-6863-7)
  • Fleuriot de Langle, La tragique expédition de Lapérouse et Langle, Paris, Librairie Hachette,‎ 1954
  • Jean Guillou, Moi, Jean Guillou, Second Chirurgien de l'Astrolabe, Beauvoir-sur-Mer, Ed. de l'Etrave,‎ 1999 (ISBN 2-909-599-42-6)
  • Jean Guillou, Peter Dillon, Capitaine des Mers du Sud, Beauvoir-sur-Mer, Ed. de l'Etrave,‎ 2000 (ISBN 2-909-599-49-3)
  • Étienne Taillemite, « Lapérouse : un explorateur dans le Pacifique », L'Histoire, hors-série, no 8,‎ juin 2000, p. 66-72
  • Étienne Taillemite, Louis XVI ou le navigateur immobile, Paris, Payot, coll. « Portraits intimes »,‎ 2002 (ISBN 2-228-89562-8)
  • Paul et Pierrette Girault de Coursac, Le voyage de Louis XVI autour du monde. Expédition La Pérouse, La Table Ronde (réimpr. 2000) (1re éd. 1982) (ISBN 2-86839-633-X)
  • Jean-Marie Thiébaud, La Présence française en Corée, Paris, L'Harmattan, coll. « Recherches asiatiques »,‎ 2005 (ISBN 2-7475-8640-5), p. 216
  • Jacques Thomas, « La Pérouse ou Lapérouse, légitimité d'une orthographe », Bulletin de la Société d'Etudes Historiques de la Nouvelle-Calédonie, no 71,‎ 1987
    Étude approfondie qui démontre, avec le soutien appuyé de l'Institut de France et du Ministère de la Culture, que le nom du navigateur La Pérouse doit s'écrire en deux mots, comme il l'était de son vivant.
  • Jacques Thomas, « Épilogue à la question de l'orthographe du nom de La Pérouse », Acta Geographica, Société de Géographie, no 1508,‎ mars 2003
  • Anne Pons, Lapérouse, Gallimard, coll. « Folio Biographie » (no 73),‎ septembre 2010

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans les registres de la paroisse de Saint-Julien, l'acte d'ondoiement du 23 août 1741 dit qu'il est né la veille soit le 22 août, tandis que l'acte de baptême du 3 octobre 1741 dit qu'il est né le 23 août
  2. a, b et c Pierre Bérard, Lapérouse, un marin albigeois, mars 2008, sur http://www.laperouse-france.fr/ [lire en ligne]
  3. En 2009, déterminée par une étude approfondie de Jacques Thomas, reconnue par l'Institut de France, la seule orthographe à respecter dans l'écriture du nom du navigateur est celle de « La Pérouse ».
  4. Fiche de Louise Eleonore Broudou sur geneanet.org
  5. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise - 59e division (15e ligne - AG 14).
  6. Selon Hans-Otto Meissner, biographe de La Pérouse, Mme de La Pérouse porte un enfant lors du départ de son mari, et qui devait naître en octobre 1785. Elle le perd accidentellement sans que La Pérouse ne le sût jamais.
  7. Personnages natifs proches du Tarn et ayant eu un rôle dans l’histoire de la France sous la Royauté, la République, l’Empire, la Restauration, 2011, [lire en ligne]
  8. Apprenant la mort du chevalier de Ternay, La Pérouse dira « qu'il l'aimait comme un père » et, en souvenir de leur amitié, il baptisera du nom de baie de Ternay un lieu qu'il avait observé sur la côte de Mandchourie
  9. de Dinechin 1999, p. 94
  10. Source: Ouest France, cité sur brest.maville.com
  11. Francs-maçons célèbres
  12. Il aura Robert Sutton de Clonard dans son escorte.
  13. Le gouvernement lui abandonnera le produit de la vente du Voyage de la Pérouse, par M. Milet de Mureau, d'après les journaux ramenés du Kamtchatka et de Botany Bay ; publié à Paris, 1797, 4 vol. in-4°, avec atlas et un portrait de La Pérouse, gravé par Tardieu.
  14. L'acte de cette cérémonie archaïque est reproduit au Musée La Pérouse d'Albi.
  15. (en) Robert J. King, William Bolts and the Austrian Origins of the Lapérouse Expedition, Terrae Incognitae, vol. 40, 2008, pp. 1-28.
  16. Il parle avec tant de chaleur des nouveaux indices relatifs au sort de La Pérouse à M. le comte Christophe de Chabrol de Crouzol, alors ministre de la marine, que, dans les instructions qu'il en reçut, il lui est recommandé, de la manière la plus précise, de s'occuper de la recherche des renseignements relatifs à cet objet. La corvette La Coquille, sur laquelle M. Duperré avait accompli sa circumnavigation, et que d'Urville allait commander, changea de nom et prit celui de l'Astrolabe, en mémoire de la frégate dont La Pérouse était le capitaine.
  17. Extrait du fascicule de l'Association Lapérouse d'Albi, p. 59.
  18. Le Télégramme
  19. http://www.flandria.nu/nl/onze-vloot/flandria-16.php
  20. Victor, Marie, Norbert de Barthès de Lapérouse était né le 21 juillet 1826, à Albi, au manoir du Go, commissaire de la Marine, membre de la société de géographie, chevalier de la Légion d'honneur et chevalier de l'ordre d'Isabelle-la-Catholique d'Espagne. Sa grand-mère paternelle était la propre sœur de Jean-François de La Pérouse : Victoire de Galaup, née en 1758 et son grand grand-père paternel était Bernard, Louis de Barthès (1758-1793). Son épouse (née Lucienne François) était la fille d'un conseiller d'État et la petite-fille du baron Fain, secrétaire particulier de Napoléon Ier et de Louis-Philippe Ier. Henri Rieunier, futur amiral et ministre de la Marine, et lui furent compagnons d'armes notamment en Cochinchine et participèrent ensemble à la dure campagne de la prise de Saïgon en 1860/1861, d'où une forte amitié.
  21. Archives nationales.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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