Nicolas Baudin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Baudin et Nicolas.
Nicolas Baudin
Nicolas Baudin en 1801
Nicolas Baudin en 1801

Naissance 17 février 1754
à Saint-Martin-de-Ré, Île de Ré
Décès 16 septembre 1803 (à 49 ans)
à l'Isle de France
Nationalité Français

Pays employeur(s) Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Autriche Archiduché d'Autriche
Drapeau de la France République française
Bâtiments Le Géographe et Le Naturaliste
Dernière expédition Expédition Baudin

Nicolas Thomas Baudin, né le 17 février 1754 à Saint-Martin-de-Ré (Île de Ré) et mort le 16 septembre 1803 à l'Île Maurice (nommée « Île de France » à l'époque) est un marin, capitaine, cartographe et explorateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières traversées[modifier | modifier le code]

Il naît dans la famille d'un marchand rétais bien établi[1]. Il s'engage à l'âge de quinze ans dans la marine marchande de son oncle[2] et à vingt ans comme cadet à la Compagnie des Indes orientales. Il est sous-officier en 1776 au régiment de Pondichéry avec la fonction de fourrier. Deux ans plus tard, il sert aux Antilles pendant la guerre d'indépendance des États-Unis. Il donne sa démission de la marine, car le comte d'Hector[3] commandant de la forteresse de Brest, lui retire le commandement d'une frégate d'escorte de convoi au profit d'un jeune officier de la noblesse. Ce favoritisme de naissance provoque donc son amertume et son entrée dans la marine marchande. Il est capitaine en 1785 de la Caroline qui transporte des colons français de Nantes à La Nouvelle-Orléans. Des négociants en bois de La Nouvelle-Orléans signent un contrat avec lui pour transporter une cargaison de bois, de viande salée, etc. à bord de la Joséphine[4] qui appareille le 14 juillet 1786 à destination de l'Isle de France où il arrive le 27 mars 1787. Entre-temps, la Joséphine s'arrête à Cap Français en Haïti, où Baudin rencontre le botaniste autrichien Franz Josef Maerter qui l'informe qu'un autre botaniste autrichien, Franz Boos, attend au cap de Bonne-Espérance un bateau pour l'emmener à l'île de France. La Joséphine en arrivant au Cap le prend donc à bord et l'emmène à bon port. Boos après quelque temps à l'île de France charge Baudin de ses collections de spécimens de flore du Cap et de l'île de France qu'il lui confie pour les rapporter en Europe à son retour. Baudin prend la précieuse collection à bord et arrive au port de Trieste (à l'époque port autrichien), le 18 juin 1788[5]. Baudin apprend ainsi la botanique et les techniques de maintien en vie des plantes et des animaux à bord.

Mission autrichienne[modifier | modifier le code]

Le gouvernement impérial autrichien a l'intention d'organiser alors une expédition maritime de sciences naturelles dont Boos serait le responsable. Cette expédition devait être conduite à bord de deux navires à destination des côtes de Malabar et de Coromandel, du Bengale, de l'île de Ceylan, de Sumatra, Java, Bornéo, la Cochinchine, le Tonkin, la Chine et le Japon. Baudin a toutes les raisons de penser qu'il serait le commandant de cette expédition[6],[5].

Il part donc à bord de la Jardinière de Trieste à destination de Canton via l'île de France (île Maurice aujourd'hui). Le navire navigue sous pavillon américain pour éviter d'être saisi par les Chinois en raison de dettes dues par la Compagnie impériale asiatique de Trieste[7]. Arrivé à destination, Baudin envoie son second commander la Jardinière jusqu'aux côtes nord-américaines pour un commerce de fourrures, mais le navire coule devant l'île Asuncion à la fin de l'année 1789[8],[9],[10]. Baudin se rend donc à l'île de France pour trouver un bâtiment de remplacement, la Jardinière II, mais le navire est détruit par un cyclone qui frappe Port-Louis, le 15 décembre 1789. Il embarque donc à bord d'un bâtiment espagnol de la Compagnie royale des Philippines à destination de Cadix, le Placeres et quitte Port-Louis en août 1790. Au passage, il s'arrête au Cap pour prendre à bord la collection du botaniste autrichien, Georg Scholl (adjoint de Booz), qu'il doit livrer au palais de Schönbrunn. Cependant l'état déplorable du navire oblige à s'arrêter à l'île de la Trinité, où la collection est déchargée, et Baudin continue sa route sur un autre bateau vers la Martinique. Il envoie des courriers à Vienne pour proposer ses services, un règlement de la dette vis-à-vis des marchands chinois, et le transport du reste de la collection de Scholl, puis plaide sa cause lui-même à Vienne en septembre 1791, pour l'organisation d'une expédition en Extrême-Orient sous drapeau impérial autrichien. La cour de Schönbrunn lui octroie finalement le titre de capitaine de la Marine impériale en janvier 1792. Deux botanistes sont choisis, Franz Bredemeyer et Joseph van der Schot, un navire est armé et baptisé également du nom de la Jardinière.

Mais entretemps le trône de France s'est écroulé. La nouvelle République est en guerre contre l'Autriche, ce qui cause des retards dans l'organisation de l'expédition. La Jardinière part enfin de Malaga, le 1er octobre 1792[8],[11]. Elle franchit le cap de Bonne-Espérance et se dirige vers la Nouvelle-Hollande; mais deux cyclones consécutifs empêchent la mission d'effectuer toute étude véritable, et le navire doit se mettre sur cale à Bombay pour réparations. L'expédition repart ensuite vers le golfe Persique, la côte orientale africaine, la mer Rouge, où des spécimens de flore et de faune sont collectés.

La campagne scientifique prend fin brutalement en juin 1794 lorsqu'une tempête éclate à la baie de la Table. Baudin survit à la catastrophe et rentre en France via les États-Unis, après avoir pu décharger la cargaison de la Jardinière à l'île de la Trinité[12]. Il tente alors sans succès d'intégrer la marine de guerre française.

Il rencontre à Paris Jussieu en mars 1796 et lui suggère d'organiser pour le compte du Muséum national d'histoire naturelle une expédition aux Antilles et aux Caraïbes pour rapporter des plantes, des oiseaux et des insectes et de rapporter le reste de la collection laisée à la Trinité (Trinidad). La proposition est acceptée par le gouvernement français qui y voit ses intérêt face à la puissance navale britannique et qui prend en compte l'expérience du capitaine Baudin.

Le Voyage aux Antilles (1796-1798)[modifier | modifier le code]

Baudin est nommé commandant en chef de l'expédition à bord de la Belle-Angélique qui appareille du Havre le 30 septembre 1796 pour les Canaries, avec un botaniste, Ledru, un jardinier, Riedlé, et deux zoologistes, Maugé et son adjoint, Levillain.

Cependant la Belle-Angélique est jugée incapable de poursuivre et un nouveau navire, la Fanny, la remplace en partant des Canaries. L'expédition atteint l'île de la Trinité en avril 1797. L'île vient juste d'être prise par les Britanniques qui en chassent les Espagnols et les nouvelles autorités interdisent à Baudin de charger la collection botanique qu'il avait laissée trois ans plus tôt. La Fanny appareille donc pour Saint-Thomas et Sainte-Croix, puis visite Porto Rico. Des collections de flore et de faune sont rassemblées. À Sainte-Croix, la Fanny est remplacée par un nouveau navire plus maniable qui est rebaptisé la Belle-Angélique[13]. L'expédition continue vers les Antilles. Elle est de retour en France en juin 1798.

Les collections d’objets d’histoire naturelle, surtout de plantes vivantes, réunies en 1797-1798 aux Antilles par le capitaine Nicolas Baudin étaient considérables. Les professeurs du Muséum, subjugués par la diversité et la vigueur des plantes ramenées, ne tarissaient pas d’éloges. Jussieu lui-même déclarait : « Le citoyen Baudin doit être proclamé l’un des voyageurs qui ont le plus mérité de l’histoire naturelle ». L’engouement des savants et du public était tel que l’on construisit en urgence une nouvelle serre chaude, la serre Baudin, pour accueillir au Jardin des Plantes la collection des Antilles. Pendant tout le voyage (de septembre 1796 à juillet 1798), Baudin tint un journal au quotidien. Au retour, il le confia à Jussieu, qui le déposa au Muséum de Paris. Depuis, le « Journal de La Belle Angélique », préservé dans les archives du Muséum, s'enfonça peu à peu dans l'oubli. Entièrement inédit jusqu'en 2009, il est rédigé de façon très vivante ; il est magnifiquement illustré d’aquarelles (surtout des végétaux) et de dessins à l’encre (principalement des profils de côtes). Nicolas Baudin est enfin reconnu capitaine de vaisseau par la république française, le 5 août 1798[14]. Mais la marine du Directoire a peu de moyens et le nouveau capitaine doit attendre.

Le Voyage aux Terres Australes (1800-1803)[modifier | modifier le code]

Le Géographe et Le Naturaliste
Île Kangaroo, baie de Penneshaw : inscription gravée en 1803 par un des marins de la corvette Le Géographe rendant hommage à Nicolas Baudin
Baie de Remakable Rocks, Île Kangaroo
Capitaine Matthew Flinders, concurrent de Nicolas Baudin. L’expédition de Flinders et Grant dressait le relevé complet des côtes de la future Australie. Les Britanniques craignaient que les Français établissent un comptoir.

En octobre 1800, il est sélectionné, après avoir de nouveau sollicité les autorités et obtenu une audience en mars du Premier Consul, pour commander une expédition sur les côtes de l'Australie avec deux navires, Le Géographe et Le Naturaliste, pour vingt-deux savants, dessinateurs et jardiniers, dont neuf zoologistes et botanistes, y compris Jean-Baptiste Leschenault de La Tour. La moitié quitte l'expédition à l'escale de l'île de France, en mars-avril 1801. D'autres meurent de dysenterie au cours du voyage qui se poursuit, comme Maugé, Levillain, ou Riedlé[15], et d'autres enfin sont débarqués pour cause de maladie, comme Leschenault en juin 1803.

Un grand nombre d'officiers sont jeunes et des coteries s'organisent. Baudin n'apprécie pas l'orgueil aristocratique de certains. Il débarquera plus tard son second (Le Bas de Sainte-Croix) à Timor après un duel.

Nicolas Baudin atteint la Nouvelle-Hollande (Australie) en mai 1801. Si la moisson de plantes est abondante, les kangourous capturés meurent et des marins ont le scorbut. En avril 1802, il rencontre Matthew Flinders près de l’île Kangaroo, dessinant également la zone maritime, à la baie de la rencontre Encounter Bay. Il fait escale à la colonie britannique de Port Jackson le 27 juin 1802 jusqu'en novembre, pour son ravitaillement. La Casuariana commandée par Louis de Freycinet les rejoint. Puis, l'expédition de Baudin reste un mois en Tasmanie (appelée alors Terre de Diémen) avant d'aller vers le nord à Timor.

L'expédition devait donner forme à une grande partie de cette terre demeurée jusque-là méconnue. Aujourd'hui encore, beaucoup d'endroits, sur les côtes australiennes, portent le nom dont Baudin et son intrépide équipage les avaient baptisés. L'expédition s'est révélée être également l'un des plus grands voyages scientifiques de tous les temps : le Naturaliste rentre au Havre en juin 1803 et le Géographe à Lorient le 21 mars 1804, rapportant des dizaines de milliers de spécimens de plantes inconnues, 2 500 échantillons de minéraux, 12 cartons de notes, observations et carnets de voyages, 1 500 esquisses et peintures. Ces descriptions importantes pour les naturalistes et les ethnologues s'accompagnent de cartes géographiques de presque toute la partie sud et ouest de l'Australie ainsi que de la Tasmanie.

Pourtant, le capitaine Baudin avait adopté des pratiques curieuses comme de vendre, pour son propre compte, ce qu'il pouvait lors des escales comme des provisions, du matériel médical, des équipements scientifiques et des produits chimiques[16].

L'expédition, dont l'aspect sanitaire avait été préparé à Paris par Keraudren, premier médecin de la Marine, coûta la vie à de nombreux explorateurs, ainsi Nicolas Baudin lui-même qui mourut de tuberculose le 16 septembre 1803 à l'île de France (Île Maurice) sur le chemin du retour. Le Géographe était arrivé le 19 thermidor (7 août) à l'île de France. Il rend l'âme dans la maison de Mme Kérivel[17] où il était soigné et fut enterré le lendemain avec les honneurs dus à son rang. Il meurt peu regretté de ses officiers d'état-major.

La présumée imposture post-mortem de Péron et Freycinet[modifier | modifier le code]

Les exploits de Baudin restèrent largement méconnus, sauf chez les historiens australiens. Quelques historiens attribuent ce fait au silence de Péron et de Freycinet qui s'approprient ses découvertes et ne citent pas son nom.

Le fait certain est que, comme tous les voyages d'exploration et recherche, le résultat est une collection de cahiers, de spécimens, de cartes auxquels les différents participants ont contribué. Freycinet a d'abord édité la cartographie et l'hydrographie, Péron a édité le premier volume et Freycinet complété le deuxième, les travail des deux a été fait en réorganisant tous les cahiers. Pourquoi et comment ont-ils réussi à ne jamais citer le chef de l’expédition ? Certainement n'y avait-il pas que des saints dans l’expédition. La personnalité de Baudin pourrait également l'avoir fait se fâcher avec les participants, pour n'avoir plusieurs fois pas respecté des rendez-vous, ainsi qu'avoir eu des pratiques douteuses de vente des biens de l’expédition pour son propre profit[18]).

Un fait est certain, les résultats scientifiques n'ont pas eu la valorisation souhaitable, problème qui se pose pour d'autres voyages de circumnavigation qui ont suivi.

En 1807, l'Imprimerie impériale publie le premier volume du récit de ce Voyage aux Terres australes rédigé par François Péron, ainsi qu'un magnifique atlas de quarante gravures d'après les dessins de Petit et Lesueur. La mort de Péron retarde la parution du deuxième volume (1816). En 1824, une deuxième édition présentera un atlas plus complet de soixante planches.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

En 2000, Jacqueline Bonnemains, conservatrice du Muséum d'histoire naturelle du Havre, a publié le journal personnel de bord du commandant Baudin pour l'expédition de 1800-1803 et l'Imprimerie nationale en a assuré l'impression et la diffusion.

Une maquette du Géographe a été réalisée par un arrière-petit neveu de Nicolas Baudin, notamment à partir de la description du navire fournie dans le journal personnel de bord du commandant Baudin et de la gravure en en-tête du papier à lettres de l'expédition - aujourd'hui exposée au Musée Ernest Cognac de Saint-Martin-de-Ré.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son père se nomme François Baudin et sa mère est née Suzanne Guillobé
  2. Peltier-Dudoyer
  3. Faisant fi d'une ordonnance de 1778 qui visait à ne pas favoriser les officiers « rouges » (de la noblesse) vis-à-vis des officiers « bleus » (roturiers), à mérite égal
  4. Surnommée Pépita
  5. a et b Sébastien Brunner (éd.), Correspondances intimes de l'Empereur Joseph II avec son ami le comte de Cobenzl et son premier ministre le prince de Kaunitz, Mayence, Kirchheim, 1871, p. 75.
  6. Madeleine Ly-Tio-Fane, Le Géographe et le Naturaliste à l'île-de-France 1801, 1803 : ultime escale du capitaine Baudin, Port-Louis, Ile Maurice, 2003, pp. 50-51
  7. (en) Hosea Ballou Morse, The Chronicles of the East India Company Trading to China, 1635-1834, Oxford, Clarendon Press, 1926, Vol. II, p. 174.
  8. a et b (en) Madeleine Ly-Tio-Fane, Contacts between Schönbrunn and the Jardin du Roi at Isle de France (Mauritius) in the 18th Century
  9. (de) Mitteilungen des Oesterreichischen Staatsarchiv, no 35, 1982, pp. 85-109, p. 102
  10. (en) Frank Horner, The French reconnaissance : Baudin in Australia, 1801-1803, Melbourne University Press, 1987, p. 26.
  11. (de) Mitteilungen des Oesterreichischen Staatsarchiv, n°35, 1982, pp. 85-109.
  12. (en) Frank Horner, The French reconnaissance : Baudin in Australia, 1801-1803, Melbourne University Press, 1987, p. 28.
  13. (en) Madeleine Ly-Tio-Fane, A reconnaissance of tropical resources during Revolutionary years : the role of the Paris Museum d'Histoire Naturelle, Archives of Natural History, vol. 18, 1991, pp. 352–355.
  14. Le ministre de la marine est à l'époque Bruix
  15. Tous les trois avaient fait partie de l'expédition de la Belle-Angélique et étaient amis de Baudin
  16. Voir Bonnemains (1989), cité par Damkaer (2002) : 217.
  17. Alexandrine Kérivel était une riche veuve installée à l'île de France depuis 1785 où son mari Pierre-Alexandre Kérivel, commissaire du Directoire, mourut noyé en rentrant en France et lui laissa sa propriété de la Poudrière
  18. Taillemite Dictionnaire des marins français, Marins français à la découverte du monde

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Baudin, Voyage aux Antilles de La Belle Angélique, édition établie et commentée par Michel Jangoux, préface du contre-amiral Georges Prud'homme, Paris, PUPS, coll. « Imago mundi-Textes », 2009
  • Jacqueline Bonnemains, « Les artistes du ‘Voyage de Découvertes aux Terres Australes’ (1800-1804) : Charles-Alexandre Lesueur et Nicolas-Martin Petit », Bulletin trimestriel de la Société géologique de Normandie et des Amis du Muséum du Havre, 76 (1), 1989, p. 11-55.
  • (en) David M. Damkaer, The copepodologist's cabinet : a biographical and bibliographical history [Premier volume : Aristotle to Alexander von Nordmann : (330 B.C. à A.D. 1832)], American Philosophical Society (Philadelphie), collection « Memoirs of the American Philosophical Society held at Philadelphia for promoting useful knowledge », 2002, XIX + 300 p. (ISBN 0-87169-240-6)
  • Muriel Proust de la Gironière, Nicolas Baudin. Marin et explorateur ou le mirage de l'Australie, Éditions du Gerfaut, 1992 et 2002 (ISBN 2-914622-13-9).
  • Jacqueline Goy, Les méduses de François Péron et Charles Lesueur. Un nouveau regard sur l'expédition Baudin, Cths, collection « Mémoires de la Section d'histoire des sciences et des techniques », 1995 (ISBN 273550302X).
  • Benoît Van Reeth, Nicolas Baudin et le voyage aux Terres australes, positions des thèses de l'École nationale des chartes, École des chartes, 1984.
  • Michel Jangoux, Portés par l'air du temps: les voyages du capitaine Baudin, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 2010.
  • Nicolas Baudin, Mon voyage aux terres australes : journal personnel du commandant Baudin, texte établi par Jacqueline Bonnemains, préface de Michel Rocard, Imprimerie nationale, Paris, 2000, 467 p. et 95 planches couleurs (ISBN 2-7433-0384-0).
  • Jean-Paul Faivre, L'Expansion française dans le Pacifique, de 1800 à 1842, Paris, Nouvelles éditions latines, 1954, 551 p.
  • Georges Rigondet, « François Péron (1775-1810) et l'expédition du Commandant Nicolas Baudin. Les Français à La Découverte de l'Australie », Cahiers Bourbonnais, 3 décembre 2002.
  • Philippe Valode, Les grands explorateurs français de Jacques Cartier à nos jours, L'Archipel, 2008 (ISBN 978-2-8098-0108-8), pp.89-91
  • (en) « The Baudin Expedition 1800-1804 », Australian Journal of French Studies, vol. XLI, n° 2, 2004
  • Michel Jangoux, "Le voyage aux Terres australes du commandant Nicolas Baudin", Paris, Pups, 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]