Matthew Flinders

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Flinders.

Matthew Flinders

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Matthew Flinders vers 1800

Naissance 16 mars 1774
Donington, dans le Lincolnshire
Décès 19 juillet 1814 (à 40 ans)
Londres
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Profession
Autres activités
Famille
grand-père de l'égyptologue William Matthew Flinders Petrie

Compléments

son livre A Voyage to Terra Australis publié le 18 juillet 1814 la veille de sa mort

Vue de Port Jackson par Flinders.
Carte du tour d'Australie fait par Flinders.

Matthew Flinders (16 mars 1774 à Donington19 juillet 1814 à Londres) était un navigateur et explorateur britannique. Il était l'un des plus remarquables navigateurs et cartographes de son époque.

Dans une carrière qui dura guère plus de vingt ans, il voyagea avec le capitaine William Bligh, fit le tour de l'Australie, encourageant le choix de ce nom pour désigner ce nouveau continent, survécut à un naufrage et fut fait prisonnier comme espion, découvrit et corrigea les effets des métaux ferreux sur les compas de navigation, écrivit un livre majeur sur la découverte de l'Australie: A Voyage To Terra Australis.

L'égyptologue William Matthew Flinders Petrie est son petit-fils.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naquit à Donington, dans le Lincolnshire. Très jeune il se passionna pour les grandes découvertes à la lecture de Robinson Crusoé et, à l'âge de 15 ans, il s'engagea dans la Royal Navy, servant comme matelot sur le Bellerophon sous les ordres du capitaine Pasley qui le recommanda au capitaine Bligh avec lequel il navigua sur le Providence, transportant des fruits à pain entre Tahiti et la Jamaïque.

Plus tard, Flinders alla jusqu'en Australie sur le Reliance, se montrant fin navigateur et cartographe et, en 1795, il explora la côte autour de Sydney dans un petit bateau appelé Tom Thumb (Tom Pouce). En 1798, avec George Bass, il fit le tour de la Tasmanie prouvant ainsi qu'il s'agissait bien d'une île. Le passage entre continent et Tasmanie fut appelé détroit de Bass alors que la plus grande des îles de l'archipel Furneaux fut appelée Flinders Island.

Le 17 juillet 1799, il accosta dans la baie Moreton entre Redcliffe et Brighton. Il posa pied à Pumicestone Passage, Redcliffe et Coochiemudlo Island et remonta jusqu'à Clontarf. C'est lui qui pendant ce voyage donna son nom à Redcliffe (Red Cliffs signifie « falaises rouges »).

Flinders épousa Ann Chappell, le 17 avril 1801, mais il fut contraint de quitter rapidement sa jeune épouse car le gouvernement britannique le renvoya en Australie. Il partit en juillet aux commandes de l' Investigator pour faire une carte détaillée des contours de l'Australie, la côte sud était inconnue à l'époque. Entre décembre 1801 et juin 1803 Flinders fit le tour de l'Australie, traçant la plupart des cartes côtières demandées y compris la grande baie australienne et le golfe de Carpentarie.

Parti d'Angleterre en juillet, il atteignit Cap Leeuwin le 6 décembre et commença son relevé en allant vers l'est, atteignant Fowlers Bay le 28 janvier 1802.

Le 8 avril 1802, Flinders, naviguant vers l'est, rencontra l'explorateur français Nicolas Baudin qui naviguait vers l'ouest à bord du Géographe. Les deux hommes avaient été envoyés par leurs gouvernements respectifs de façon indépendante pour faire le relevé des côtes sud de l'Australie, appelée à l'époque Nouvelle-Hollande. Ils échangèrent les détails de leurs découvertes et firent voile ensemble vers Port Jacskon pour se réapprovisionner. Par la suite, Flinders appela leur lieu de rencontre, près de Kangaroo Island, Encounter Bay.

En juin 1803, la coque de l’Investigator était tellement abîmée que Flinders fut obligé d'arrêter ses relevés de la côte nord pour rentrer à Port Jackson par la côte ouest et sud, fermant ainsi son tour complet de l'Australie.

Flinders embarqua pour l'Angleterre à bord du Porpoise, afin de ramener un nouveau vaisseau et finir ses relevés, mais son navire heurta un récif dans la grande barrière de corail. Flinders réussit à ramener le navire accidenté à Port Jackson, à 700 miles de là, et organisa le sauvetage de l'équipage qu'il avait laissé sur Wreck Reef.

Flinders essaya à nouveau de rentrer en Angleterre à bord d'un autre bateau, le Cumberland, mais le bateau était en si mauvais état que Flinders fut obligé de faire escale le 17 décembre 1803 à l'île de France (aujourd'hui île Maurice) pour le faire réparer. Or, Flinders ignorait que l'Angleterre était de nouveau en guerre contre la France, et le gouverneur français de l'île, le général Decaen, retint Flinders comme prisonnier de guerre. Flinders écrivit à son gouvernement qui contacta le gouvernement français pour faire valoir les droits de Flinders, et le gouvernement français demanda la libération du Britannique. Malgré cela, Decaen refusa de relâcher Flinders qui dut rester prisonnier. Cette situation était due à l'incompréhension et à l'antipathie réciproque entre les deux hommes, de sorte que Flinders resta consigné sur l'île pendant près de sept ans, où il fut reçu dans les meilleures familles. Il reçut chez lui L'Haridon lorsqu'il quitta l'expédition Baudin.

Flinders put finalement rentrer en Angleterre en octobre 1810, en mauvaise santé par suite de son séjour. Il se mit aussitôt à écrire son livre A Voyage to Terra Australis. Le 18 juillet 1814, le livre était publié. Le 19, Matthew Flinders mourait, il avait 40 ans.

Hommage[modifier | modifier le code]

Flinders est considéré comme le principal explorateur de l'Australie, et de nombreux sites, établissements et monuments australiens portent son nom.

Il fut le premier explorateur européen à visiter la chaîne des You Yangs près de Geelong. Le 1er mai 1802, accompagné de trois de ses hommes, il grimpa sur le point culminant de la chaîne qu'il appela « Station Peak ». Ce nom fut ensuite changé en Flinders Peak en son honneur.

L'Australie émit, dans les années 1960, un billet de 10 shillings à son effigie.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) K. A. Austin, The Voyage of the Investigator, 1801-1803, Commander Matthew Flinders, R.N., Adélaïde, Rigby Limited, 1964 ;
  • (en) Sidney J. Baker, My Own Destroyer : a biography of Matthew Flinders, explorer and navigator, Sydney, Currawong Publishing Company, 1962
  • (en) Miriam Estensen, Matthew Flinders : The Life of Matthew Flinders, Crows Nest, NSW, Allen & Unwin, 2002, (ISBN 1-86508-515-4)
  • (en) Tim Flannery, Matthew Flinders' Great Adventures in the Circumnavigation of Australia Terra Australis, Melbourne, Text Publishing Company, 2001, (ISBN 1-876485-92-2)
  • (en) Jean Fornasiero, Peter Monteath, John West-Sooby, Encountering Terra Australis: the Australian voyages of Nicholas Baudin and Matthew Flinders, Kent Town, South Australia, Wakefield Press,2004, (ISBN 1-86254-625-8)
  • (en) Geoffrey C. Ingleton: Matthew Flinders : navigator and chartmaker, Guilford (Surrey), Genesis Publications in association with Hedley Australia, 1986
  • (en) James D. Mack, Matthew Flinders 1774–1814, Melbourne, Nelson, 1966
  • (en) Geoffrey Rawson, Matthew Flinders' Narrative of his Voyage in the Schooner Francis 1798, preceded and followed by notes on Flinders, Bass, the wreck of the Sidney Cove, &c., Londres, Golden Cockerel Press, 1946
  • (en) Ernest Scott, The Life of Captain Matthew Flinders, RN, Sydney, Angus & Robertson, 1914

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]