Mahé (Inde)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mahé.
Mahé
Administration
Pays Drapeau de l'Inde Inde
État ou territoire Territoire de Pondichéry
District Mahé
Démographie
Population 36 823 hab. (2001)
Densité 4 091 hab./km2
Géographie
Coordonnées 11° 42′ 05″ N 75° 32′ 13″ E / 11.70128, 75.5368911° 42′ 05″ Nord 75° 32′ 13″ Est / 11.70128, 75.53689  
Superficie 900 ha = 9 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Inde

Voir la carte administrative d'Inde
City locator 14.svg
Mahé

Géolocalisation sur la carte : Inde

Voir la carte topographique d'Inde
City locator 14.svg
Mahé

Mahé (malayâlam : മാഹി - tamoul : மாகே) une ville du territoire de Pondichéry, en Inde, chef-lieu du district homonyme.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mahé est bordée au sud-ouest par la mer d'Arabie, au nord par le fleuve Ponniyar (Moolakadavu) et au sud par le fleuve Mahépar et entourée de collines calcaires d'altitude moyenne. Le district comprend également La petite enclave de Kallayi.

Mahé, contrairement aux autres districts (Kârikâl, Yanaon, Pondichéry), anciens Établissements français de l'Inde, est située sur la côte de Malabar. Elle se trouve approximativement à 630 km à l'ouest de Pondichéry par la route.

On y parle le télougou, le tamoul et le malayâlam qui est la langue principale. L'anglais est parlé par les élites, et les personnes qui travaillent dans le tourisme.

Économie[modifier | modifier le code]

à partir de 1921, les Britanniques décident d'accorder au territoire Français de Mahé, ainsi que pour les 4 autres comptoirs Français en Inde, dont Pondichéry, le statut de zone Franche, pour convaincre les Français de conserver les 5 comptoirs, qui coûtaient chers à administrer, vu qu'ils étaient répartis aux quatre coins de l'Inde. Ainsi, par exemple, Mahé et les 4 autres comptoirs Français (Pondichéry, Karikal, Yanaon, Chandernagor) vendra de l'alcool sans taxes, ainsi que d'autres marchandises en duty-free. Cette mesure rapportera des devises plutôt aux habitants locaux, mais rien à la France. La présence Française, honorifique, fictive, et symbolique, était bien vue de la population indigène en général, d'autant plus que à partir des années 1920, des nationalistes Indiens du Kerala ou de Cochin vont trouver asile en ce territoire officiellement Français. Après le départ des Français, en 1954, l'état Indien décidera en 1956 de conserver le statut de zone Franche pour les 4 anciens comptoirs Français dans l'inde, qui vont former le territoire de Pondichery, sauf Chandernagor, qui sera intégré dans l'état Indien du Bengale Oriental. De nos jours, des entreprises implantées dans les états voisins (comme le Kerala), font transiter certaines marchandises par Mahé, pour ne pas payer de taxes. Mais ces transits sont limités, car Mahé n'est pas un grand port, mais plutôt un petit port de pêche, et celui de Pondichéry est très éloigné. Avant 1921, les ressources du comptoir de Mahé étaient à trouver dans le domaine de la pêche, et dans diverses entreprises de tissage et de filature, mais le petit port était misérable, et délaissé par les Français, qui ne savaient pas comment valoriser ce petit territoire minuscule, qui avait une enclave des Indes Britanniques vers la mer, qui ne rapportait rien à la France, et sans perspectives économiques, qui devait importer la plupart de ses marchandises à l'Inde Britannique, et qui dépendait d'elle. Comme pour les autres enclaves Françaises en Inde, la France va se détourner d'eux, ne laissant une présence que minimale, et porter son intérêt sur l'Indochine, qui offrait d'immenses perspectives.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'un des premiers plans de Mahé, dressé en 1726 après sa prise de possession par la Compagnie des Indes et la courte guerre contre le souverain indien de la région soutenu par les Anglais.

Le nom originel de la région est Mayyali ce qui signifie « l'embouchure de la rivière noire ».

L'histoire de Mahé commence lorsque André Mollandin, le représentant de la Compagnie française des Indes orientales, y met pied à terre en 1721. Le 2 avril 1721, Mollandin et le râja Vazhunnavar de Badagara (transcrit Bayanor de Bargaret, dans les documents français) conclut un accord permettant aux Français d'établir un comptoir, en fait un entrepôt, à l'embouchure du fleuve. En 1724, un fort est construit. En 1725, les Britanniques persuadent Vazhunnavar d'expulser les Français hors de Mayyali. Les rapports entre ce dernier et les Français se tendent et un conflit éclate. Les Français se replient sur Calicut, mais, en décembre, reprennent le comptoir.

En 1741, à la tête d'une escadre armée de moyens de fortune, le capitaine Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais libère le comptoir occupé par les Marathes.

Mahé est ensuite occupée par les Britanniques de 1757 à 1763, de 1765 à 1768, de 1772 à 1776, de 1778 à 1783, de 1785 à 1788, et de 1793 à 1817.

Après l'indépendance indienne de 1947, comme les autres comptoirs, Mahé reste sous juridiction française jusqu'au 13 juin 1954 avant de rejoindre finalement l'Union indienne. Les Français ne furent jamais nombreux (3 au maximum en 1938), et furent souvent confondus avec les Britanniques, et les religieux Portugais de l'église Catholique .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mukunda, Sur les rives du fleuve Mahé, roman, traduit de l'anglais (Inde) par Sophie Bastide-Foltz, Actes Sud, Paris, 2002, (ISBN 2-7427-4092-9)
  • Pierre Loti, Mahé des Indes, nouvelle

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]