Curepipe

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Curepipe
Blason de Curepipe
Héraldique
Hôtel de ville de Curepipe
Hôtel de ville de Curepipe
Administration
Pays Maurice (pays) Maurice
District Plaines Wilhems
Démographie
Population 81 600 hab. (2003)
Géographie
Coordonnées 20° 19′ 00″ S 57° 30′ 59″ E / -20.316599, 57.516256 ()20° 19′ 00″ Sud 57° 30′ 59″ Est / -20.316599, 57.516256 ()  
Altitude 561 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Maurice

Voir sur la carte Maurice administrative
City locator 14.svg
Curepipe

Curepipe est la deuxième ville de Maurice (81 600 habitants en 2003). Elle est située sur les hauteurs, presque au centre de l'île Maurice, dans le district des Plaines Wilhems. On dit de Curepipe qu'elle est la ville la plus européenne du pays à cause de son climat humide et froid[1]. Ses nombreuses boutiques d'usine et hors-taxes font de Curepipe l'endroit des bonnes affaires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le climat y est froid et humide durant la période hivernale, mais devient un refuge privilégié durant la saison chaude, avec les températures accablantes que connaît alors le littoral.

Située sur le plateau central de l'ile, la ville possède un certain charme qui se perd du fait de l'absence d'entretien des voies publiques ou encore des bâtiments.

On y trouve un cratère volcanique appelé Trou-aux-Cerfs, qui peut se visiter.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville a été fondée par les colons français qui fuyaient Port-Louis atteint par la malaria en 1867. Ce n'était auparavant qu'un lieu-dit, près d'« habitations »[2] où se trouvait un hôtel de relais[3] (avec une forge) au bord de la route de Port-Louis à Mahébourg achevée en 1825[4]. C'est pourquoi la ville compte toujours quelques belles demeures « créoles » qui font le charme de l'île, surtout dans le quartier de Forest Side. Une gare est ouverte en 1865 ce qui fait venir les premiers habitants, dans ce qui devient alors un village autour de la Mare-aux Joncs[5]. Son statut de village lui est octroyé en 1878, celui de ville en 1890. Les anciennes concessions sont loties rapidement au cours des années suivantes. Le centre-ville comprend de belles œuvres architecturales comme l'hôtel de ville, demeure coloniale du XIXe siècle[6], alors que le square qui lui fait face est orné d'un groupe sculpté de Paul et Virginie (œuvre de Prosper d'Épinay à la fin du XIXe siècle) et d'un monument aux morts de la guerre 1914-1918 avec un poilu français et un Tommy anglais, la bibliothèque Carnegie sur la même place, les anciennes galeries Guillemin, le collège royal (1912) ou encore l'église Sainte-Thérèse[7] (1872). Curepipe est surnommée la Ville Lumière, car elle a été la première ville de l'île à être pourvue d'électricité en 1889. Elle avait environ 10 000 habitants dans les années 1890[8].

Le quartier de Floréal est le quartier résidentiel de la ville avec des immeubles et résidences modernes et un musée du textile. Le jardin botanique de Curepipe s'étend sur deux hectares et possède des essences exotiques, palmiers, lataniers, palmistes bouteilles, fougères rares, bois d'olive, bois de natte, tambalacoquesetc.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom Curepipe vient du fait que, durant la période napoléonienne, les soldats de l'Empereur y avaient installé une garnison : leur occupation principale consistait à fumer la pipe et à la curer lorsqu'elle était bouchée. En fait, lorsque les soldats et autres voyageurs traversaient l'île de Port-Louis à Grand-Port, une pause s'imposait après de longues heures de marche. Cette pause se faisait justement sur le plateau central où est située aujourd'hui la ville, car elle était à peu de chose près à mi-chemin entre les deux villes précédemment citées. Les hommes profitaient pour se laver, casser la croûte, curer leur pipe souvent bouchée et laisser se reposer les chevaux. C'est ainsi que le nom de Curepipe fut retenu pour nommer la ville.

Climat[modifier | modifier le code]

Étant située sur les hauteurs de l'île, la ville est riche en humidité. Toutefois, elle bénéficie d'un climat idéal en été.

Les lycées[modifier | modifier le code]

Curepipe compte de nombreuses écoles. Entre autres, le collège royal de Curepipe construit en 1912, succédant à une filiale du collège de Port-Louis ouverte en 1871[9], le collège de garçons Saint-Joseph (ouvert en 1877, agrandi en pensionnat en 1896, reconstruit dans les années 1920 et 1950[10]) et le couvent de filles ND de Lorette (ouvert en 1871 et installé à son emplacement actuel en 1898[11]) ainsi que le premier lycée français de Maurice : le lycée Labourdonnais, un des meilleurs établissements français à l'étranger[12].

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Thérèse (catholique)
  • Basilique Sainte-Hélène (catholique)
  • Chapelle du couvent de Lorette (catholique)
  • Chapelle de l'école Saint-Joseph (catholique)
  • Chapelle ND-de-Lourdes du couvent de Bon-Secours (catholique), dans le quartier d'Eau Coulée
  • Église St. Clement's (anglicane)
  • Chapelle adventiste à Eau Coulée
  • Temple hindou de Cancaval
  • Temple hindou de la rue du couvent de Lorette
  • Mosquée de la rue Malartic
  • Mosquée de la rue Royale

Maires de Curepipe[modifier | modifier le code]

1968 Hon. Gaëtan Duval

1969 Hon. Guy Ollivry

1970 Hon. Guy Ollivry

1971-1974 Cyril Marchand

1977 Gaëtan Duval QC

1978-1979 Gaëtan Duval QC

1980 Hon. Pierre Simonet

1982-1983 S.Ponappa Naiken

1984 Kumarsing Bhadain

1985 Hon. Percy LaFrance

1986 D Jocelyn Seenyen

1987 Motee Ramdass

1988 Serge Sadien

1989 Sanjit Teelock

1990-1991 Amédée Darga

1992 M. Abib Enathally

1993 V. Ragoonundun

1994-1995 Ananda Rajoo

1996 Mme Leela D. Aleear

1997 Jules-Jean Mamet

1998 Louis-José Moirt

1999 Louis-Joseph Maya

2000 Tejanand Dewoo

2001 Pradeep Kumar Ramdin

2002 Jean-Alain Barbier

2003 Gérard Barthélémy Colin

2004 Akmed Mohamed

2005 Sadasiven Teeroovengadum

2006 Christian Laval Hurhungee

2007 Soobir Sen Sewnath

2008 Hareechand Bhangeeruthee

2009 Michael Yeung Sik Yuen

2010 Coomaravel Pyaneandee

2011 Sunil Kumar Beedassy

2012 Mario Bienvenu

Personnalités nées à Curepipe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La minorité franco-mauricienne du pays est ici plus représentée que dans d'autres villes de l'île
  2. Maisons où habitaient les planteurs
  3. Appelé l'hôtel Furcy du nom de son premier propriétaire, Jean-François Furcy, Français installé à l'île Maurice en 1830
  4. Giblot-Ducray, op. cité, p. 26sq
  5. Les premiers lots sont vendus à l'abbé Comerford pour la construction de la future église Sainte-Thérèse, aux familles Chasteauneuf, Duponsel, d'Hotman, Lagesse, Harel, Maurel, Brouard, Lamothe, etc. Ce sont les véritables fondateurs de la ville
  6. L'édifice était à l'origine une maison coloniale de planteurs, appelée La Malmaison, construite à Moka et qui a été transférée ici au début du XXe siècle. Elle est construite en bois de teck, bois de santal, bois de natte et agrandie sur place pour un coût de soixante dix mille roupies. L'hôtel de ville est inauguré le 23 décembre 1903. La mairie actuelle, édifice des années 1950, se trouve à côté sur la même place
  7. La paroisse est érigée en 1868
  8. Essentiellement de la « population générale », c'est-à-dire créoles (descendants de métis) et franco-mauriciens (descendants de Français) et de religion catholique
  9. Giblot-Ducray, op. cité, pp.58-59
  10. Giblot-Ducray, op. cité, pp.63-63
  11. Giblot-Ducray, op. cité, p.62
  12. 100 % de réussite au bac en 2011, moyenne de 98 % ces dernières années selon le site du lycée

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Giblot-Ducray, Histoire de la ville de Curepipe, île Maurice, éditions Esclapon, 1957
  • Vincent Noyoux, Île Maurice, Gallimard, Géo-guide, 2004

Compléments[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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