Histoire de Tom Jones, enfant trouvé

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Histoire de Tom Jones,
enfant trouvé
Image illustrative de l'article Histoire de Tom Jones, enfant trouvé

Auteur Henry Fielding
Genre Roman picaresque
Pays d'origine Flag of England.svg Angleterre
Éditeur Andrew Millar
Date de parution 28 février 1749
Chronologie
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L’Histoire de Tom Jones, enfant trouvé, ('The Hstory of Tom Jones, a Foundling, en anglais) est un roman picaresque d’Henry Fielding. Considéré comme le premier roman de mœurs anglais, Tom Jones fait partie des œuvres majeures de la littérature anglaise. Il est cité par Somerset Maugham en 1954, dans son essai : Ten Novels and Their Authors parmi les dix plus grands romans.

Accueil[modifier | modifier le code]

Original pour l’époque – le roman a paru en 1749 –, le rôle joué dans l’intrigue par la prostitution et la promiscuité sexuelle a donné lieu à une dénonciation de la « bassesse » de Tom Jones. La situation dégradante où Tom Jones se trouve placé dans ses rapports avec lady Bellaston et, plus tard, le soupçon d'inceste qui pèse sur lui, ont dérangé plusieurs générations de lecteurs.

En 1876, Gustave Vapereau écrit que ces éléments « attestent chez l'auteur un manque de tact moral qui nuit à ses qualités littéraires ».

Résumé[modifier | modifier le code]

Le roman rapporte la vie de Tom Jones, bâtard découvert par le squire Allworthy dans son lit. Allworthy élève Tom Jones qu’il croit être le fils illégitime de la servante Jenny Jones. Tom Jones grandit aux côtés de Blifil, le fils du capitaine Blifil et de Bridget, la sœur d’Allworthy. L’amour qu’il porte à Sophie Western, la fille d’un squire sur les terres duquel il ne cesse de braconner, est un nouveau sujet de rivalité avec l’hypocrite et prétentieux Blifil, avec lequel Tom Jones a toujours été en conflit. Après avoir été discrédité par Blifil aux yeux d’Allworthy, Tom Jones se réfugie à Londres où le rejoint Sophie, qui ne veut pas épouser Blifil. Arrivé à Londres, ce dernier fait jeter Tom Jones en prison. Le jeune homme est sauvé par le squire Western lorsque se révèle qu'en réalité Tom est le neveu du squire Allworthy, ce qui lui permettra d’épouser Sophie Western.

Thèmes[modifier | modifier le code]

Tom Jones est une critique acérée des conflits de classe à l’époque de la rébellion jacobite de 1745. Les squires Allworthy et Western s’opposent à l’amour entre Sophie et Tom Jones car celui-ci est un bâtard. L'action du roman, bien inventée et parfaitement conduite, offre une suite d'événements naturels, vraisemblables et néanmoins attrayants, qui soutiennent l'intérêt et mettent en jeu des personnages nombreux aussi vrais que variés. Allworthy est le type de la bienveillance ; le squire Western, bruyant, emporté, tyrannique, sans aucune délicatesse de sentiments, obtient quelque sympathie par une sorte de cordialité brutale ; Tom Jones et Sophie, le héros et l'héroïne, rachètent ce qui leur manque de délicatesse par la jeunesse du cœur, le courage, la franchise et la générosité. Les personnages secondaires, entre autres Partridge, sont aussi bien tracés. Cependant, l'ouvrage n'a jamais été considéré comme corrupteur ; il est même d'une lecture plus saine que les romans de Samuel Richardson à grandes prétentions morales. « Prendre Fielding après Richardson, a dit Samuel Taylor Coleridge, c'est comme si l'on sortait d'une chambre de malade chauffée par des poêles, pour passer sur une large pelouse ouverte à la brise par une belle journée de mai. »

Adaptations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(à suivre)

Texte et traductions en français[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • (en) Michael Stapleton, The Cambridge Guide to English Literature, Londres, Hamlyn,‎ 1983, 993 p. (ISBN 0600331733).
  • (en) Margaret Drabble, The Oxford Companion to English Literature, Londres, Guild Publishing,‎ 1985, 1155 p..
  • (en) Andrew Sanders, The Oxford History of English Literature (Revised Edition), Oxford, Oxford University Press,‎ 1996 (ISBN 0-19-871156-5).

Ouvrages spécifiques[modifier | modifier le code]

Roman, Fielding, Tom Jones[modifier | modifier le code]

  • (en) F. H. Dudden, Henry Fielding, His Life, Works and Times, vol. 2, Hamden, Connecticut, Archon Books,‎ 1966, 2e volume plus spécialement consacré à Tom Jones.
  • (en) Ian Watt, The Rise of the Novel, Londres, Chatto and Windus,‎ 1967, 319 p. (Chapitre VIII, consacré à Fielding).
  • (en) Arnold Kettle, An Introduction to the English Novel, vol. 2, Hutchinson, Hutchinson University Library,‎ 1951 (Plus particulièrement, part II, vol. 1, ch. 4).
  • (fr) Louis Gondebeaud, Le romanpicaresque anglais de 1650à 1730, Lille, H. Champion,‎ 1977 (Voir particulièrement p. 5-58).
  • (en) Waybe C. Booth, The Rhetoric of Fiction, Chicago, The University of Chicago Press,‎ 1966, 455 p..
  • (en) Dorothy Van Ghent, The English Novel, Form and Function, Harper Trenchbooks,‎ 1953, 276 p. (Voir particulièrement p. 65-81)
  • (en) Douglas Brooks, Number and Patter in the Eighteenth Century Novel, Londres, Routledge and Kegan Paul,‎ 1968, 198 p. (Voir particulièrement chapitres IV et V)o
  • (en) G. J. Raussen, Henry Fielding, Londres, Routledge and Kegan Paul, coll. « Profiles in Literature »,‎ 1968, 162 p..
  • (en) Hamilton Macallister, Fielding, Londres, Evans, coll. « Literature i, perspective »,‎ 1967, 140 p. (Voir particulièrement chapitres VII et VIII)
  • (fr) Charles Pons et Jean Dulck, Samuel Richardson (Pamela) et Henry Fielding (Joseph Andrews, Colin, coll. « U2lieu=Paris », 261 p..

L'art de Fielding[modifier | modifier le code]

  • (en) M. Johnson, Fielding's Art of Fiction, Philadelphia, PA 19104, University of Pennsylvania Press,‎ 1961, 172 p..
  • (en) Wane C. Booth, A Rhetoric of Irony, Chicago, The University of Chicago Press,‎ 1974, 277 p. (Cet ouvrage, non consacré à Fielding, étudie l'un des aspects essentiels de l'œuvre).
  • (en) G. W. Hatfield, Henry Fielding and the Language of Irony, Chicago, The University of Chicago Press,‎ 1968, 220 p..
  • (en) Robert Atter, Fielding and the Nature of the Novel, Cambridge, MA 02138, Harvard University Press,‎ 1968, 211 p..
  • (en) E. H. Thornbury, Henry Fielding, Theory of the Comic Prose Epic, New Yotk, Russell and Russell,‎ 1966, 201 p..

Recueils d'essais et d'articles[modifier | modifier le code]

  • (en) R. Paulson, éd., The Critical Heritage, Londres, Routledge and Kegan Paul,‎ 1969, 453 p., « Henry Fielding ».
  • (en) R. Paulson, éd., A Collection of Critical Essays, New Jersey, Prentice Hall, coll. « Twentieth Century Views »,‎ 1962, 185 p., « Fielding ».
  • (en) M. C. Battestin, Twentieth Century Interpretations of Tom Jones, New Jersey, Prentice Hall,‎ 1968, 119 p.
  • (en) I. Williams, éd., The Criticism of Henry Fielding, Londres, Routledge and Kegan Paul,‎ 1970, 377 p. (recueil d'essais par Fielding sur son art).
  • (en) Neil Compton éd., Casebook Series, Londres, Macmillan,‎ 1970, 267 p., « Tom Jones ».

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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