Politique (Aristote)

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Extrait du début du livre I des Politiques d'Aristote.

La Politique ou les Politiques (en grec ancien πολιτικά, ou comme le dit Aristote dans sa Rhétorique[1] : ἐν τοῖς πολιτικοῖς : « les (traités) politiques » — littéralement : des choses politiques — est un livre du philosophe grec Aristote, dans lequel ce dernier s'attache à analyser les affaires humaines en tant qu'elles se déroulent dans l'espace de la Cité (πόλις / pólis).

Comme cet ouvrage n'a pas été publié par Aristote mais était destiné à son enseignement[note 1], il comporte des lacunes, des incohérences et des ambiguïtés dues à l'état d'inachèvement du texte. De plus, nous ne disposons pas de commentaires grecs anciens comme pour les autres traités, ni d'une tradition indirecte en raison du fait que cet ouvrage ne semble pas avoir été traduit en arabe[2].

L'ouvrage a été redécouvert au Moyen Âge avec la traduction latine qu'en a faite Guillaume de Moerbeke et qui servira de base au commentaire de Thomas d'Aquin intitulé In octo libros Politicorum Aristotelis expositio. Il a été abondamment commenté depuis lors et peut être vu comme « le fondement de la manière dont nous pensons les rapports des hommes entre eux, et plus généralement le monde des choses humaines[3]. »

Objet du livre les Politiques[modifier | modifier le code]

Le livre Politique est l’un des plus anciens traités de philosophie politique de la Grèce antique. Aristote y examine la façon dont devrait être organisée la cité (en grec : polis, d'où vient le mot « politique »). Il discute aussi les conceptions exposées par Platon dans La République.

Comme le suggère le titre de l'ouvrage, Aristote s'attache à déchiffrer le comportement politique des hommes et à comprendre ce qui est en jeu sous l'expression vie politique (βίος πολιτικός). Pour comprendre le cadre de pensée d'Aristote, il faut garder à l'esprit quelques notions-clés propres au Stagirite[4] :

  • Tous les hommes sont des êtres rationnels (y compris les barbares, les femmes et les esclaves) ;
  • Tous les hommes ne vivent pas dans un cadre politique (dans une polis = Cité) : c'est le cas des Barbares ;
  • Le cadre de la vie politique qu'est la polis est le mieux à même de permettre à l'homme de trouver le bonheur : il y a une téléologie de la vie politique ;
  • Un bon gouvernant est celui qui sait aussi être commandé.

L'intérêt de l'ouvrage d'Aristote est de révéler le rôle de chacun de ces éléments, en faisant varier le curseur de l'un à l'autre. L'ouvrage présente en même temps les difficultés propres à la science politique et pose la question de savoir ce qu'est une philosophie politique. Il faut garder à l'esprit ces notions, si on veut rendre intelligible un texte qui s'attache à comprendre tous les acteurs de la vie politique, à l'intérieur ou à l'extérieur de la Cité.

Thèmes principaux[modifier | modifier le code]

La nature[modifier | modifier le code]

Par sa nature, l'homme doit vivre en société : « La nature ne fait rien en vain ; or seul parmi les animaux, l’homme a un langage ». Donc l’homme est un animal politique par le langage et par nature.

Il voit les relations hommes-femmes sous le signe d'une certaine égalité. Il y a ainsi une réelle amitié possible entre un homme et une femme, donc une certaine égalité. D'une tout autre manière « il y a avantage et amitié réciproques entre un esclave et son maître quand tous deux méritent naturellement leur statut.»

Le pouvoir politique n’est pas comparable à d'autres pouvoirs, tel celui du maître sur ses esclaves ou du chef de famille car « l’un s’exerce sur des hommes libres par nature, l’autre sur des esclaves, et le pouvoir du chef de famille est une monarchie alors que le pouvoir politique s’applique à des hommes libres et égaux. » La communauté politique existe ainsi en vue non seulement du vivre ensemble, mais du « bien vivre » et non en vue des belles actions comme chez Platon.

La chrématistique est pour Aristote l’état d’esprit de celui qui accumule des biens pour son simple plaisir. Pour lui, cela est une perversion car cela oblige les cités à importer et donc à rompre leur autarcie. Il n’est pas contre le fait d’acquérir des biens mais cela doit se faire conformément à la nature, selon son besoin. Ainsi le métier d’usurier le répugne[5]. La politique doit se faire en fonction de la nature et c’est ainsi qu’il se pose la question de savoir si la monarchie absolue est un bon système ou pas en fonction de savoir s'il est conforme à la nature. Il en conclut que le pouvoir tyrannique n’est pas conforme à la nature pas plus que les constitutions déviantes. (Livre III)

La cité[modifier | modifier le code]

La Cité est une communauté capable de vivre en autarcie, c'est-à-dire en auto-suffisance économique, et dont la fin est de permettre à ses citoyens de mener une vie heureuse : « Une cité n’est pas une communauté de lieu établie en vue d’éviter les injustices mutuelles et de permettre les échanges [..] Une cité est la communauté de la vie heureuse, c'est-à-dire dont la fin est une vie parfaite et autarcique. » (Livre III)

Aristote établit une distinction entre les citoyens. Pour lui il y a les gens très aisés, les gens très modestes et en troisième lieu les gens intermédiaires. La meilleure communauté politique qui existe est celle constituée par une classe moyenne assez nombreuse, car cela permet d'éviter les dérives que sont la tyrannie ou la démagogie, car « c'est là où la classe moyenne est nombreuse qu'il y a le moins de factions et de dissenssions parmi les citoyens[6]. »

Dans le livre VI, il réfléchit à tous les éléments qui doivent composer une cité. « Une cité première est nécessairement celle qui est formée d’un nombre de gens qui est le nombre minimum pour atteindre l’autarcie en vue de la vie heureuse qui convient à la communauté politique [..] Dès lors, il est évident que la meilleure limite pour une cité, c’est le nombre maximum de citoyens propre à assurer une vie autarcique et qu’on peut saisir d’un seul coup d’œil. » (Livre VII)

« La meilleure communauté politique est celle qui est constituée par des gens moyens, et les cités qui peuvent être bien gouvernées sont celles dans lesquelles la classe moyenne est nombreuse et au mieux plus forte que les deux autres, ou au moins que l'une des deux, car son concours fait pencher la balance et empêche les excès contraires[6]. »

La cité parfaite se doit d’avoir un terrain difficile à envahir par les ennemis mais facile à évacuer par ses habitants. Ce même territoire doit être le plus autarcique possible mais permettre une vie de loisirs. Il s’intéresse même à l’accès à la mer (une ville autarcique n’a pas besoin de connexions mais nécessité d’aide en cas de guerre).

« Il est nécessaire de diviser le territoire en deux parties : l’une sera commune et l’autre appartiendra aux particuliers. » (Livre VII)

La démocratie[modifier | modifier le code]

Aristote revient très souvent sur la notion de démocratie. Elle a deux caractéristiques principales : l'une est l'égalité des citoyens[7], et l'autre est la liberté. Celle-ci implique de pouvoir être alternativement gouverné et gouvernant, et de pouvoir vivre comme on veut[8].

« Voici les traits caractéristiques du régime populaire : choix de tous les magistrats parmi tous les citoyens; gouvernement de chacun par tous et de tous par chacun à tour de rôle; tirage au sort des magistratures, soit de toutes soit de toutes celles qui ne demandent ni expérience ni savoir; magistratures ne dépendant d'aucun cens ou d'un cens très petit; impossibilité pour un citoyen d'exercer, en dehors des fonctions militaires, deux fois la même magistrature, ou seulement un petit nombre de fois et pour un petit nombre de magistratures; courte durée des magistratures, soit toutes, soit toutes celles pour lesquelles c'est possible; fonctions judiciaires ouvertes à tous, tous jugent de tout, ou des causes les plus nombreuses (...); souveraineté de l'assemblée dans tous les domaines[8]. »

Aristote en détaille les différentes espèces et les dérives possibles sous l'impulsion des démagogues. Le terme démocratie est dans ce cas traduit par « régime populaire »[9].

Les constitutions[modifier | modifier le code]

Classification des constitutions d'Aristote

Une constitution est excellente si elle assure le bonheur des citoyens et si elle est capable de durer[10]. Elle est mauvaise si elle n'assure pas le bonheur, entraîne des révolutions et l'appauvrissement d'une grande partie des citoyens par des lois inadéquates[11].

Aristote commence par enquêter sur les constitutions, qu'elles soient réelles ou théoriques. Il est clair qu'il faut « préférer la souveraineté de la loi à celle d'un des citoyens » (Livre III, 11, section 3). La constitution est considérée comme l'origine de l'état de droit.

Contrairement à Platon qui, dans les Lois veut que personne n’ait une fortune supérieure à cinq fois la plus petite, Aristote considère que ce sont les désirs qu’il faut modérer et cela passera par la loi. Comme les lois influent sur les comportements et les mentalités, c’est la tâche du législateur de modifier les comportements des habitants par des lois adéquates et surtout par l’éducation des enfants. Il étudie diverses constitutions comme celle de Sparte, d’Hippodamos de Milet, de Crète, de Carthage, d'Athènes, etc. (Livre II)

Les différentes constitutions : il existe plusieurs formes de constitutions : celles qui visent l’avantage commun, les constitutions droites, et celles au contraire qui ne visent que l’intérêt des gouvernants qui sont des constitutions déviantes. Il établit un ordre dans les constitutions déviées pour savoir laquelle serait la moins mauvaise : tyrannie < oligarchie < démocratie (Livre IV). La stabilité d'une constitution est un gage de sa qualité.

  • Royauté : « Nom vulgaire de la monarchie ou gouvernement d'un seul avec pour objet l'intérêt général »[12] C'est un système de gouvernement caractéristique d'une certaine époque. Sa forme déviante est la tyrannie.
  • Aristocratie : Gouvernement des « meilleurs » citoyens ayant en vue l'intérêt général[12] Sa forme déviante est l'oligarchie, où seuls dirigent les plus riches.
  • Gouvernement constitutionnel (politéia) : Concept de gouvernement qui allie la citoyenneté au mode d'organisation de la cité.

Pour Pellegrin, il est vain de chercher à savoir si Aristote est « partisan de l'aristocratie, de la démocratie ou d'un soi-disant « gouvernement des classes moyennes » comme on le dit souvent », car cette question n'a pas lieu d'être[13]. Aristote, en effet, tout en affirmant qu'il existe « une constitution excellente », et tout en reconnaissant que l'établissement de celle-ci est nécessairement progressif, prévient que les situations sont diverses en fonction de la culture locale et que « dans chaque situation concrète il y a une et une seule forme constitutionnelle qui soit excellente[14] ». Le seul principe universel qui soit valable pour toutes les constitutions est celui de l'égalité proportionnelle : « chacun doit recevoir proportionnellement à son excellence[15] ».

À qui donner le pouvoir ? « Le point de départ de la recherche est celui-ci: est-il plus avantageux d'être gouverné par l'homme le meilleur ou par les lois les meilleures[16]? » « Donner la souveraineté à un homme et non à la loi est mauvais, puisque l’âme de cet homme peut être sujette aux passions.» Il est préférable de donner le pouvoir à un grand nombre car « la multitude est plus difficile à corrompre ». Il faut donner le pouvoir en fonction des compétences et non pas en fonction de la naissance. (Livre III)

Modification d’une constitution. Pour maintenir une constitution, il faut que la partie du peuple qui est en sa faveur soit plus forte que celle en sa défaveur (Livre IV). Le changement vient de gens qui s’attaquent à la constitution afin qu’elle soit remplacée par une autre ou alors les séditieux gardent les mêmes institutions mais la prennent sous contrôle. (Livre V) Le changement est plus important en oligarchie qu’en démocratie car le changement dans les deux cas peut venir du peuple alors qu’il vient du peuple ou de la rivalité entre les oligarques en oligarchie. Donc la démocratie est plus stable que l’oligarchie. (Livre V) On change de constitution tantôt par la force, tantôt par la ruse. (Livre V) « Les démocraties changent principalement du fait de l’audace des démagogues [..] Dans les temps anciens, quand un même individu devenait démagogue et stratège, la constitution se changeait en tyrannie. Car la majorité des anciens tyrans étaient sortis des rangs des démagogues[17]. « La démocratie extrême, en effet, est une tyrannie[18]. »

Moins les rois ont de domaines où ils sont souverains, plus leur pouvoir dans son intégralité durera nécessairement longtemps. (Livre V) « Appauvrir les sujets est aussi un procédé propre à la tyrannie qui vise à ce qu’ils ne puissent pas entretenir de milice et que pris dans leurs tâches quotidiennes, ils n’aient aucun loisir de conspirer. » (Livre V)

Aristote critique l’ostracisme car il le voit comme une dérive des démocraties qui pousse à exclure ceux qui dépassent les autres par quelque avantage, acquis ou naturel. Si quelqu'un l'emporte par l'excellence, il faut plutôt lui obéir de bonne grâce et en faire un roi (livre III, 13, 1284b)

À Athènes, Solon a bien distribué les divers niveaux de participation au pouvoir dans les trois domaines que couvre une constitution : l'Aréopage qui délibère sur les affaires communes est constitué par une oligarchie; la magistrature est réservée aux citoyens les meilleurs (aristocratie); les tribunaux qui rendent la justice sont ouverts à des représentants du peuple. Ces trois domaines peuvent être organisés de plusieurs manières : à tour de rôle ou par représentation élective[19].

Le citoyen[modifier | modifier le code]

Aristote estime « qu’on ne doit pas élever au rang de citoyens tous les individus dont l’État a cependant nécessairement besoin[20] ». Ainsi, les artisans et les esclaves ne sont pas citoyens, ni les métèques, même s'ils habitent tous dans la cité.

Le citoyen est défini par sa capacité de participation à une fonction judiciaire et à une magistrature. La citoyenneté est héréditaire, alors que l’esclavage ne l’est pas. On peut être citoyen de façon juste ou injuste. Cependant il ne faut pas remettre en cause la qualité du citoyen admis de façon non juste. Il cherche donc à savoir qui est citoyen et qui ne l’est pas et va ainsi se demander si les artisans doivent être ou pas des citoyens.

« L’excellence du citoyen est nécessairement fonction de la constitution ». Le pouvoir politique, c’est de gouverner des gens du même genre que soi, c'est-à-dire libres. Ainsi il existe la vertu de commandement et la vertu d’obéissance chez les hommes libres.

La constitution est nécessaire du fait que l’homme est avant tout un animal politique et qu’il a ainsi tendance naturellement à aller vers les autres. Mais la constitution va dépendre du type de citoyen qu’il y a dans la cité. Il n’existe pas de constitution fixe (livre III)

Ainsi la royauté est caractéristique d’une certaine époque car au commencement il était rare de trouver des hommes supérieurs en vertu. Mais avec le développement des cités, s’est développé le nombre de citoyens vertueux : on change donc de système. (Livre III)

« Il est donc nécessaire qu’il y ait autant de constitutions qu’il y a d’organisations de magistratures. » (Livre IV)

Aristote n’est pas d’accord avec Socrate qui considère qu’il est bon pour une cité d’être aussi unie qu'une grande famille et qui recommande la communauté des femmes, des enfants et des biens. Au contraire, pour lui, « il est manifeste que si elle avance trop sur la voie de l’unité, une cité n’en sera plus une, car la cité a dans la nature d’être une certaine sorte de multiplicité. » Il faut certes qu'il y ait une unité minimale, mais celle-ci s'obtient par un système d'éducation publique de la jeunesse et par des repas pris en commun[21]. En outre, « aucun des citoyens ne doit manquer des moyens de subsistance »[21].

L’éducation[modifier | modifier le code]

Aristote consacre plusieurs chapitres de sa Politique à l'éducation de la jeunesse dont il dit qu'elle doit être « un des objets principaux des soins du législateur[22] ». S'opposant nettement au collectivisme de Platon, il voit dans l'éducation le moyen « de ramener à la communauté et à l'unité l'État, qui est multiple[23] » : « l'éducation doit être nécessairement une et identique pour tous ses membres[22] ». Il consacre donc une longue réflexion aux modalités qu'elle doit prendre et même à la question du mariage et de la procréation.

L'âge idéal du mariage est de 37 ans pour un homme et de 18 ans pour une femme, afin que le terme de leur activité procréatrice survienne vers la même époque[24]. Pratiquée durant les mois d'hiver, par vent du nord, l'union sexuelle aurait plus de chance de donner naissance à des enfants mâles selon les médecins de l'époque. Selon Aristote, cela est dû au fait que le sperme est alors de meilleure qualité et mieux à même d'imposer sa forme à la matière femelle[25].

À l'enfant de moins de cinq ans, le surveillant fera entendre des fables. On veillera soigneusement à lui éviter toute participation à des conversations ou des spectacles indécents.

Entre cinq et sept ans, l'enfant assistera aux leçons qu'il lui faudra suivre plus tard. L'école proprement dite comporte nécessairement « deux époques distinctes, depuis sept ans jusqu'à la puberté, et depuis la puberté jusqu'à vingt-et-un ans[22] ».

Cette éducation doit comprendre des matières utiles, mais pas avilissantes comme le sont les techniques des artisans, qui sont généralement des esclaves. L’objectif général de l'éducation est de rendre le citoyen apte à mener une vie de loisir[26]. Aristote identifie quatre disciplines à enseigner : les lettres, la gymnastique, la musique et l'art graphique[26]. Il ne faut surtout pas viser par cette éducation à faire des athlètes, ni des musiciens ou des sculpteurs, mais à former des personnes bien développées et capables de porter un jugement éclairé sur les œuvres des artistes[27].

Éditions et Traductions[modifier | modifier le code]

  • Les éditions les plus courantes et les plus accessibles sont :
    • I. Bekker, Aristotelis De re publica libri octo. Berlin, 1855 (texte grec)
    • W. L. Newman, The Politics of Aristotle, 4 volumes. 1887-1902. Texte grec et commentaire philologique, historique et philosophique en anglais. (lire en ligne)
    • Arthur Rackham, Aristotle, Politics. Loeb Classical Library no 264. Oxford, 1932. 720 pages (édition la plus commode : texte grec et traduction anglaise).
    • Carnes Lord, Aristotle, The Politics. Chicago University Press, 1984. Traduction anglaise et notes. 284 pages (traduction remarquable).
    • Jean Aubonnet, Aristote Politique, 5 volumes. Paris, CUF, 1960-1989. Texte grec et traduction française.
    • Jules Tricot, Aristote, La Politique. Paris, Vrin, 1962.
    • Pierre Pellegrin, Aristote. Les Politiques : Traduction inédite, introduction, bibliographie, notes et index, Flammarion,‎ 1990

Commentaires et Études[modifier | modifier le code]

  • Pierre Aubenque, La Prudence chez Aristote. P.U.F., 1963.
  • Richard Bodéüs, Le Philosophe et la Cité. Recherches sur les rapports entre la morale et la politique dans la pensée d'Aristote. Paris, 1982.
  • Rémi Brague, Aristote et la question du monde. Paris, Presses Universitaires de France, 1988.
  • Carnes Lord, article "Aristotle", in Joseph Cropsey and Leo Strauss, History of Political Philosophy, Chicago University Press, 1963. Tr. Fr. P.U.F., collection Quadrige, 1999 (1088 pages).
  • Leo Strauss, City and Man. Chicago University Press. Tr. fr. O. Berrichon-Sedeyn, 1987.
  • Francis Wolff (philosophe), Aristote et la politique, Paris, P.U.F., 1re éd. 1991, 4e éd. 2008
  • Luc Brisson (trad. du français), Définitions, Éditions Gallimard,‎ 2008 (1re éd. 2006) (ISBN 978-2-0812-1810-9)

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les traités utilisés par Aristote pour son enseignement sont appelés « acroamatiques ». Il ne s'agit toutefois pas de notes prises par ses étudiants. Voir Pellegrin 1990, p. 11.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rhétorique (Livre I, 8, 1366a)
  2. Pellegrin 1990, p. 6-14.
  3. Quatrième de couverture de Pellegrin 1990
  4. Aristote est né dans la ville de Stagire, c'est pourquoi on le surnomme parfois le « Stagirite ».
  5. Livre I, Ch. III (23)
  6. a et b Politique, IV, 2, 1296 a
  7. Politique, IV, 4, 1291 b
  8. a et b Politique, VI, 2, 1317a. Traduction Pellegrin 1990
  9. Voir Pellegrin 1990, p. 563
  10. Pellegrin 1990, p. 52
  11. Politique, 1270a
  12. a et b Livre III, Chap. V, 2
  13. Pellegrin 1990, p. 42
  14. Pellegrin 1990, p. 39
  15. Pellegrin 1990, p. 41
  16. Politique, III, 15, 1286a. Traduction Pellegrin
  17. Politique, Livre V, chap. V, 1305 a
  18. Politique, Livre V, chap. V, 1312b
  19. Politique, p. 116.
  20. Politique, III, 3, 1278a
  21. a et b Politique, VII, 10, 1329a
  22. a, b et c Politique, 1337a
  23. Politique, 1263b
  24. Politique, VII, 16, 1335a
  25. Pellegrin 1990, p. 506-507, note 8.
  26. a et b Politique, VIII, 3, 1337
  27. Politique, 1338a

Lien externe[modifier | modifier le code]