David Lodge

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David Lodge

Activités Écrivain
Naissance 28 janvier 1935
Londres
Langue d'écriture Anglais
Distinctions Prix Hawthornden, 1975
Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres, 1997
Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique, 1998

David Lodge, selon l'état civil David John Lodge, né le 28 janvier 1935 à Londres, est un universitaire spécialiste de littérature et un écrivain britannique.

Sommaire

[modifier] Biographie

David Lodge est issu d'une famille modeste de religion catholique qui habitait le quartier de Brockley (district de Lewisham) dans la banlieue sud de Londres ; ses père et mère étaient respectivement musicien dans un orchestre de danse et secrétaire.

Enfant, il est marqué par la Seconde Guerre mondiale (bombardements de Londres), puis par ses conséquences. En 1951, il vient en vacances à Heidelberg à l'invitation de sa tante qui travaille au quartier général de l'armée américaine[1], il est surpris en constatant la différence de situation entre le Royaume-Uni, où le rationnement est encore en cours, et les pays du continent, Belgique, France et même Allemagne occupée[2].

Passionné par la lecture, il est très tôt aussi attiré par l'écriture ; sa première publication a lieu en 1950 : une nouvelle, dans le journal de son lycée[3]

Les années 1950 : études de Lettres et début de l'écriture de fiction

En 1952[4], il entre à l'université de Londres (University College), ou il obtient un Bachelor of Arts (BA) en 1955. Il fait alors son service militaire de deux ans, passés dans le Royal Armoured Corps[5], puis revient à l'université de Londres où il obtient un Master of Arts (MA) en 1959, avec un mémoire sur les romanciers catholiques britanniques.

Durant cette période, il rédige un premier roman à l'âge de 18 ans (1953), « Le Diable, le Monde et la Chair » (« non publié, Dieu merci »[6]). Sa première publication pour le grand public date de 1960 (The Picturegoers, « Les spectateurs de cinéma », inédit en France).

Les débuts professionnels et le doctorat (1960-1967)

Il se marie en 1959 avec Mary Frances Jacob, aussi diplômée (MA) de l'université de Londres[7], et ils auront deux enfants dans les années 1960-1963[8]. En 1959-1960, il travaille à Londres comme professeur d'anglais pour le British Council[9]. En 1960, il obtient un emploi de chargé de cours[10] à l'université de Birmingham où il prépare une thèse (Ph.D.) de littérature anglaise[11].

En 1963, il participe avec Malcolm Bradbury et un étudiant, James Duckett, à l'élaboration d'un spectacle de revue pour le Birmingham Repertory Theatre, joué durant l'automne 1963. C'est au cours d'une représentation, dans un sketch comportant l'écoute d'un transistor, qu'il apprend, en même temps que la salle, l'assassinat de Kennedy, ce qui, dit-il, jette un froid sur la suite du spectacle[12]. A travers cette expérience théâtrale, il se découvre un certain talent comique, qu'il exploitera dans son roman suivant, et d'une façon générale par la suite, alors que les deux premiers étaient tout à fait sérieux et réalistes[13].

Séjour aux États-Unis (1964-1965)

En 1964-65, il séjourne aux États-Unis grâce une bourse d'études du Harkness Commonwealth Fellowship[14], qui astreint le bénéficiaire à voyager au minimum 3 mois sur 12 aux États-Unis avec une voiture fournie par la société. D'août 1964 à mars 1965, la famille séjourne à Providence (Rhode-Island) ; David Lodge suit les cours de Littérature américaine à l'université Brown. Puis ils partent en voyage jusqu'à San Francisco. Durant cette période, dépourvu d'obligations d'enseignement, il écrit assez rapidement son troisième roman, La Chute du British Museum[15].

Le retour en Angleterre est assez difficile : « Je souffrais d'un "syndrome de manque" après une année euphorique passée en Amérique avec ma femme et mes deux enfants comme boursier de la fondation Harkness. »[16].

Cependant, dès 1966, il publie son premier ouvrage de critique universitaire, Language of Fiction[17] et soutient sa thèse, consacrée au Roman catholique du Mouvement d'Oxford à nos jours[18], en 1967.

Construction d'une oeuvre à la fois théorique et fictionnelle

De 1967 à 1987, il poursuit sa carrière universitaire à l'université de Birmingham, devenant Professeur de Littérature anglaise en 1976[19], tout en écrivant de nombreux autres essais et romans. En 1969, il est un moment Professeur associé à l'université de Berkeley, une seconde expérience américaine importante pour la suite de son oeuvre théorique et fictionnelle[20]

En 1987, il abandonne l'université, avec le titre de Professeur honoraire, afin de se consacrer entièrement à l'écriture, mais aussi en raison d'un problème d'audition et des conséquences de la politique de Margaret Thatcher[21] ; dans le roman qu'il écrit à cette époque, Jeu de société (1988), un des personnages quitte l'université, parce que « le gouvernement ne joue plus le jeu », mais pour devenir trader.

Après sa retraite, il oriente ses travaux théoriques vers le grand public. En 1991, le journal The Independant lui propose de tenir une rubrique sur le roman dans son supplément dominical, prenant la suite d'une rubrique poétique Ars poetica tenue par James Fenton[22]. La rubrique reçoit le nom de Art of fiction et, une fois achevée, est publiée après un certain nombre de modifications[23] (The Art of Fiction, 1992).

[modifier] Distinctions

David Lodge a été fait :

[modifier] L'œuvre de David Lodge

[modifier] Vue d'ensemble

Les premiers romans publiés évoquent l'Angleterre de l'après-guerre (The Picturegoers, 1960) - thème qui marque d'ailleurs d'autres romans ultérieurs à travers les souvenirs d'enfance de certains personnages (Nouvelles du paradis, 1992 ; Thérapie, 1995) -, la période de la guerre (Hors de l'abri, 1970), son passage au service militaire dans les années 1950 (Ginger, you're Barmy, 1962).

Un autre thème important est le rôle de la religion catholique dans la société britannique, en particulier dans ses relations avec la sexualité (Jeux de maux, 1980, dont le titre original est plus explicite : How Far Can You Go ? ("Jusqu'où peut-on aller ?"), Nouvelles du paradis, Thérapie.

Plusieurs de ses romans à partir des années 1970 dépeignent avec ironie les milieux universitaires (Changement de décor, Un tout petit monde, Jeu de société,) autour d'une université fictive des Midlands, « Rummidge », avec des personnages récurrents, notamment le professeur américain Morris Zapp, qui aspire à être « le prof de Lettres le mieux payé du monde » et ses homologues britanniques plus modestes sur le plan économique. Il y revient avec Pensées secrètes, localisée dans une autre université fictive, mais dans un lieu réel, Gloucester.

À partir des années 1980, il élargit le cadre de ses romans : le monde de l'entreprise dans Jeu de société, le monde de la télévision dans Thérapie, et aborde des thèmes variés, par exemple, les îles Hawai et le tourisme dans Nouvelles du paradis, la surdité et la maladie d'Alzheimer dans La Vie en sourdine.

[modifier] Diffusion et réception

[modifier] En Grande-Bretagne

Présent dans la littérature britannique depuis les années 1960, il devient un auteur consacré en obtenant le prix Hawthornden 1975 pour Changement de décor, puis le Whitbread Book of the Year Award en 1980 pour Jeux de maux et le Sunday Express Book of the Year en 1988 pour Jeux de société.

Deux de ses premiers romans sont réédités durant cette période (Ginger, you're Barmy, 1962/1982 et La Chute du British Museum, 1965/1981).

Sa notoriété dans le grand public est aussi attestée par sa présence dans le monde de la télévision dans les années 1980 et 1990. Deux de ses romans y ont été adaptés, ainsi qu'une pièce. Il a adapté Martin Chuzzlewit de Charles Dickens et participé à un documentaire à propos d'un colloque universitaire de linguistique à Glasgow : Big Words - Small Worlds (« Grands mots - Petits mondes »).

Ses romans sont publiés en format de poche dès les années 1960 par Pan et Panther Books, par Penguin Books à partir des années 1980, par Vintage Publishing[24] (groupe Random House) depuis 2011.

Références télévisuelles
  • Big Words - Small Worlds, documentaire[25] de Ian Potts, narration de David Lodge, Channel Four, 1987
  • Small World, téléfilm en six épisodes de Robert Chetwyn, scénario de Howard Schuman d'après David Lodge, Granada Television, 1988
  • Nice Work, téléfilm[26] en quatre épisodes de Christopher Menaul, scénario de David Lodge d'après lui-même, BBC, 1989, Royal Television Society's Award (meilleure série dramatique), Nymphe d'argent du festival de Monte Carlo (scénario) 1990
  • Martin Chuzzlewit, téléfilm[27] en six épisodes de Pedr James, scénario de David Lodge d'après Charles Dickens, BBC, 1994
  • The Writing Game, téléfilm de Stuart Burge d'après la pièce de David Lodge, Channel Four, 1995

[modifier] En France

Il n'apparaît en France qu'au début des années 1990, grâce aux éditions Rivages, qui publient deux des ses romans en 1990 : Jeu de société (1988[28]) et Changement de décor (1975) et deux autres en 1991 : Un tout petit monde (1984) et La Chute du British Museum (1965).

Depuis lors presque toutes ses oeuvres de fiction ont été traduites ; ses oeuvres nouvelles sont traduites assez rapidement, désormais publiées par Payot et Rivages, successeur de Rivages.

La publication en France d'ouvrages théoriques commence un peu plus tard, avec en 2003 À la réflexion (2002) ; les oeuvres antérieures de ce domaine sont restées inédites en France, sauf L'Art de la fiction (The Art of Fiction, 1992).

[modifier] Autres pays

Ses livres sont régulièrement traduits dans plusieurs autres langues, notamment en allemand, espagnol, italien, japonais, portugais, russe, tchèque, turc.

[modifier] Caractéristiques

[modifier] Lieux

Deux lieux dotés de noms fictifs sont récurrents dans l'oeuvre de David Lodge : la ville de « Rummidge » et le quartier londonien de « Brickley »

Rummidge

Cette ville apparaît dans Changement de décor, Un tout petit monde, Jeu de société, Nouvelles du paradis et Thérapie . Il s'agit d'une ville des Midlands (dans La Vie en sourdine, l'action se passe aussi dans une ville des Midlands, mais elle n'est pas nommée), anciennement très industrielle, en crise à la fin du XXème siècle. Dans Nouvelles du paradis[29], Rummidge est décrite comme : « une grande ville industrielle au centre du pays. Très grise, très sale, surtout très laide. Aussi différente d'Hawaii qu'aucun autre lieu de la terre... Il n'y a rien de romantique en ce qui concerne Rummidge. ».

Rummidge est généralement identifiée comme un avatar de Birmingham.

Brickley

Ce quartier apparaît dans Nouvelles du paradis et dans La Vie en sourdine ; c'est un quartier de la banlieue sud de Londres, où se trouve la maison d'enfance du personnage principal et où vit encore son père. Dans Thérapie, le personnage principal est aussi originaire de la banlieue sud de Londres, mais le quartier n'est pas nommé.

Brickley est probablement le nom littéraire de Brockley, le quartier d'enfance de David Lodge.

[modifier] Techniques narratives

Dans L'Art de la fiction (1992), David Lodge étudie à partir d'exemples généralement pris dans la littérature de langue anglaise différents procédés stylistiques (répétition, variation des niveaux de langue, etc.) ou narratifs (variation des points de vue, défamiliarisation, etc.).

Lui-même utilise de façon évidente des procédés narratifs divers dans la plupart de ses romans : par exemple, dans Nouvelles du paradis (1991), la narration est le plus souvent à la troisième personne, du point de vue d'un personnage qui n'est pas toujours le personnage principal ; mais on y trouve aussi des narrations à la première personne (journal intime et récit autobiographique, lettre) ; des reproductions de courriers de vacances (cartes postales, emails...), de documents divers, d'écrits théoriques sur le tourisme. Dans Thérapie (1995), la plus grande partie est un journal tenu par le personnage principal, mais on y retrouve le récit autobiographique, ainsi que des textes présentés comme écrits par certaines personnes à propos du personnage principal, mais dont il apparaît finalement qu'il est l'auteur.

Il pratique aussi l'intertextualité[30], notamment dans La Chute du British Museum, relié à Ulysse de James Joyce, et dans Un tout petit monde, relié au cycle des Chevaliers de la Table ronde[31].

En ce qui concerne les thèmes abordés, les romans de David Lodge ne sont pas restreints à un microcosme du style « intellectuels germanopratins », mais sont ouverts sur le monde actuel et ses problèmes. Sur le plan social, il se place en général dans le cadre de la classe moyenne, et même de la classe moyenne supérieure, mais les problèmes du monde du travail ne sont pas absents : en particulier dans Jeu de société et à travers une nouvelle « Mon premier job » (dans L'homme qui ne voulait plus se lever).

[modifier] Thèmes majeurs

  • la vie universitaire
  • Londres de la guerre au début du XXIème siècle
  • le catholicisme et la société britanniques depuis la guerre
  • les relations familiales
  • le vieillissement, la maladie et la mort

[modifier] Thèmes mineurs

  • la vie économique
  • le tourisme
  • le sport, particulièrement le football

[modifier] Publications

[modifier] Romans

[modifier] Biographies romanesques

Ces ouvrages, dont le sujet est biographique, sont rédigés avec un style littéraire et non pas historiographique (absence d'appareil critique, variété des modes d'énonciation, effort d'imagination pour les éléments dépourvus de documentation).

[modifier] Nouvelles

  • The Man Who Wouldn't Get up and other stories, Bridgewater Press, Londres, 1998, 91 p. [ISBN 0953419207][34]
    • L'Homme qui ne voulait plus se lever et autres nouvelles, Payot et Rivages, 1997, 121 p. [ISBN 2-7436-0194-X]. Introduction de l'auteur.

[modifier] Théâtre

[modifier] Essais

Histoire de la littérature
  • About Catholic Authors, St Paul Publication, Londres, 1958, 64 p.
  • Graham Greene, Columbia university press, coll. « Columbia essays on modern writers » n° 14, New York, 1966, 48 p, Notice BnF
  • Evelyn Waugh, Columbia university press, : « Columbia essays on modern writers » n° 17, New York, 1971, 48 p.
Théorie de la littérature
  • Language of Fiction : Essays in Criticism and Verbal Analysis of the English Novel, Routledge and Kegan Paul, Londres, 1966. Cet ouvrage semble être sa thèse de doctorat ou une version grand public.
  • The novelist at the crossroads and other essays on fiction and criticism, Routledge and Kegan Paul, Londres, 1971, 297 p.
  • Working with structuralism : essays and reviews on nineteenth- and twentieth-century literature, Routledge & Kegan Paul, Boston, 1981.
  • After Bakhtin : Essays on criticism and Fiction, Routledge, Londres, 1990, 208 p. [ISBN 0-415-05038-3]
  • The Art of Fiction, Secker and Warburg, 1992 ; Vintage, 2011 [ISBN 978-0-099-55424-0]. Recueil de ses chroniques littéraires pour le journal The Independent (1991-1992)
  • The Practice of Writing, 1996
  • Consciousness and the Novel, 2002
  • The Year of Henry James, and Other Essays, Harvill Secker, 2006, 332 p. [ISBN 1-846-55003-3]

[modifier] Presentation d'oeuvres mineures

[modifier] L'homme qui ne voulait plus se lever

Il s'agit d'un recueil rassemblant six nouvelles, écrites des années 1960 aux années 1980. Dans son introduction[37], David Lodge donne quelques renseignements sur les circonstances et les motifs de leur rédaction.

« Sous un climat maussade » (publiée en 1987)

Vers 1955, deux couples d'étudiants anglais ont des velléités de libération sexuelle lors d'un séjour à Ibiza. Ce séjour manque se terminer par une rupture des deux couples, mais finalement il y aura deux mariages.

« Mon premier job » (publiée en 1980)

Vers 1952, avant d'entrer à l'université de Londres, le narrateur (fils d'un petit industriel, devenu chercheur en économie) prend un travail de vendeur de journaux à la gare de Waterloo. Il a deux collègues employés permanents. Ils se mettent à jouer au concours du meilleur vendeur, que le narrateur remporte ; à la fin du job, le patron le félicite chaudement, le montant des ventes ayant fortement augmenté, et prévient les deux collègues qu'ils devront maintenir le niveau de ventes qu'ils ont atteint durant ce mois. Se rendant compte des implications de son jeu, le narrateur décide qu'il n'ira jamais dans le monde de l'entreprise, mais fera une carrière universitaire.

« L'hôtel des Paires et de l'Impair » (écrite vers 1985)

Le titre anglais The Boobs Hotel est fondé sur un jeu de mots, boobs évoquant à la fois les seins (les paires) et les erreurs (les impairs).

Dans un hôtel en Provence, un écrivain anglais est fasciné par la pratique usuelle des seins nus autour de la piscine . En même temps il écrit un récit dans lequel il imagine des relations entre des gens séjournant dans un hôtel où les femmes ont les seins nus autour de la piscine. Un jour un grand coup de vent emporte la pile des feuillets qu'il a écrits.

« L'homme qui ne voulait plus se lever » (écrite en 1966)

Un homme décide un jour de ne pas se lever. Il vit ainsi quelques semaines puis commence à dépérir. Un jour, il tombe du lit, mais quand il appelle au secours, personne ne répond. « Il se rendit alors compte de ce qu'allait être l'éternité pour lui. ». David Lodge présente ce récit comme un cas exceptionnel chez lui de littérature de l'étrange.

« L'avare » (écrite pour la BBC dans les années 1970)

En 1945, il est difficile de trouver des fusées de feu d'artifice pour la Nuit de Guy Fawkes (le 5 novembre). Timothy Young (héros de Hors de l'abri) et deux copains réussissent à s'en procurer. Les deux copains ne résistent pas à la tentation de les utiliser avant la date prévue ; le 4 novembre, un policier vient chez Timothy parce que les fusées proviennent d'un vol et il est obligé de rendre les siennes.

« Pastorale » (écrite pour la BBC vers 1990)

Le narrateur, un jeune catholique, raconte comment, vers 1950, il a écrit puis mis en scène une Nativité pour la fête de Noël de sa paroisse avec en partie des visées de séduction. Le titre vient de ce qu'il utilise un morceau de la Symphonie pastorale de Beethoven. Ce sujet est repris avec des modifications sensibles dans Thérapie (1995).

[modifier] Bibliographie

[modifier] Biographie de David Lodge

David Lodge donne quelques indications autobiographiques dans les annexes de certains de ses romans, notamment

  • l'introduction de L'homme qui ne voulait plus se lever
  • la postface de Hors de l'abri
  • la postface (datée de novembre 1980) de The British Museum Is Falling Down, édition Penguin, 1983

[modifier] L'oeuvre de David Lodge

David Lodge lui-même évoque certains aspects de son oeuvre dans ses ouvrages critiques, notamment :

  • dans L'Art de la fiction : « Les noms », « L'intertextualité », « Raconter à plusieurs voix », « La coïncidence », « Les chapitres », « Le titre », « La fin ». Dans la chronique sur les noms des personnages, il se sert d'extraits de Jeux de maux et de Jeu de société ; dans les autres, il utilise son oeuvre simplement en contrepoint.
  • dans The Novelist at the Crossroads, il évoque la nouvelle « L'homme qui ne voulait pas se lever » à propos d'une fin différente de celle publiée[38].

[modifier] Thèses françaises sur David Lodge

Les ouvrages ci-dessous sont disponibles en prêt inter-bibliothèques.

  • Sophie Gaberel-Payen, De la page à l'écran: David Lodge romancier et adaptateur, 2004, 713 p. Notice SUDOC, thèse de doctorat sous la direction de François Gallix (Université Paris-4)
  • Michelle Magand, La problématique de la masculinité chez David Lodge, 2000, 411 f., Notice SUDOC, thèse de doctorat sous la direction de Maurice Couturier (Université de Nice-Sophia-Antipolis)
  • Armelle Parey, Représentations de l'ère victorienne dans le roman des iles britanniques (1969-1995) : "The french lieutenant's woman" de John Fowles, "The last testament of Oscar Wilde" de Peter Ackroyd, "Nice work" de David Lodge, "Possession" de A.S. Byatt, "Clare" de John Mackenna, "Poor things" d'Alasdair GraySous la direction de Fiona Macphail, 2000, 446 f., Notice SUDOC, thèse de doctorat sous la direction de Fiona Macphail (Université de Caen)
  • Elghalia Moudjahid, Codes métafictionnels et stratégies de renormalisation : le projet romanesque de David Lodge, 1996, 403 f., Notice SUDOC, thèse de doctorat sous la direction de Jean-Claude Dupas (Université Lille-3)
  • Jean-Michel Ganteau, David Lodge, romancier catholique, 1995, 565 f., Notice SUDOC, thèse de doctorat sous la direction d'Alain Blayac (Université de Montpellier-3), .
  • Catherine Mari, David Lodge ou l'esthétique du compromis, 1994, 406 f., Notice SUDOC, thèse de doctorat sous la direction de Ronald Shusterman (Université de Bordeaux-3)

[modifier] Presse

  • « Entretien avec David Lodge », dans Lire, n° 402, février 2012, p. 94-101.

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Postface de Hors de l'abri.
  2. « Just across the Channel, in France and Belgium, food was plentiful, and even the Germans... were better off in some respects than the British », Out of the Shelter, Vintage, p. 274.
  3. Introduction de David Lodge à L'homme qui ne voulait plus se lever, Rivages, p. 8. Cette nouvelle est inédite par ailleurs.
  4. Ibidem  : il indique qu'il a écrit son premier roman à 18 ans, après sa première année d'université.
  5. Cf. rapport de jury de thèse de l'université Masaryk à Brno, [1]
  6. Ibidem.
  7. Cf. recension de Nice Work dans le Guardian, [2]
  8. Cf. « Afterword » de The British Museum Is Falling Down, Penguin, 1983, pp. 163-174.
  9. Cf. université Masaryk
  10. lecturer
  11. Cf. aussi notice biographique de Nice Work, Penguin Books, 1989, pour le cursus universitaire de David Lodge.
  12. Afterword, 1983.
  13. Ibidem.
  14. Ibidem.
  15. Ibidem pour toutes les informations précédentes.
  16. Introduction à L'homme qui..., p. 9.
  17. Afterword, 1983, p. 167.
  18. Ibidem.
  19. Cf. université Masaryk.
  20. Ibidem.
  21. Cf. université Masaryk.
  22. Préface de de David Lodge pour The Art of Fiction, Vintage, p. IX. Sur James Fenton, né en 1949, professeur de Lettres (poésie) à Oxford, poète, cf. page anglaise.
  23. Préface, The Art of Fiction.
  24. Cf. catalogue Vintage
  25. Big Words - Small Worlds : avec Jacques Derrida, Jean-Luc Godard, Edward Said, etc.
  26. Nice Work : avec Warren Clarke (Vic Wilcox) et Haydn Gwynne (Robyn Penrose). Source : Nice Work, Penguin Books.
  27. Martin Chuzzlewit : avec Paul Scofield, Pete Postlethwaite,...
  28. La date entre parenthèses correspond à celle de la parution en anglais.
  29. Penguin, p. 178.
  30. L'Art de la fiction, chronique 21, Vintage, p. 98 à 103.
  31. L'Art de la fiction, Vintage, p. 102.
  32. « "Out of the Shelter" is probably the most autobiographical of my novels », Vintage, p. 275.
  33. Cette édition avec la même traduction que l'édition Rivages de 1994.
  34. L'édition anglaise, postérieure à l'édition française, est un tirage limité hors commerce. Cf. notice British Library : [3]
  35. Play-back : extrait de The Practice of Writing.
  36. Cf. Notice BnF
  37. Rivages, p. 7 à 16.
  38. Introduction de L'homme qui..., p. 10.
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