Philip Sidney

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Sir Philip Sidney

Sir Philip Sidney (1554-1586) était un poète anglais.

Surnommé « le plus accompli des gentilhommes d'Angleterre » par ses contemporains, il était le neveu du comte de Leicester, favori de la reine Elisabeth. Il était issu du milieu protestant, auquel il se montrera fidèle toute sa vie.

À 14 ans il part finir ses études à Oxford. Puis de 1572 à 1575 il fait un long voyage sur le continent, comme il convenait alors à un jeune homme bien né. À son retour la reine lui confie une mission diplomatique auprès de Guillaume d'Orange aux Pays-Bas. Mais les faveurs royales cessent en 1580 après qu'il eut écrit une lettre à la reine pour lui déconseiller d'épouser le duc d'Anjou[réf. nécessaire].

En 1585, la reine le rappelle pour lutter contre les Espagnols installés aux Pays-Bas. Il est mortellement blessé à la bataille de Zutphen à l'âge de 32 ans.

Giordano Bruno lui dédicaça deux livres.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The Lady of May (1578), divertissement composé pour la visite de la reine.
  • Defense of Poetry (vers 1581), livre où il affirme que l'invention poétique crée un monde qui surpasse le monde réel.
  • Arcadia (1593), roman pastoral inspiré de Aminta du Tasse.
  • Astrophel et Stella, recueil de sonnets en l'honneur de Pénélope Devereux, fille de Walter Devereux, 1er comte d'Essex. Ce recueil est considéré comme une œuvre majeure de la littérature anglaise. On y trouve des réminiscences de Pétrarque mais aussi des sentiments. L'auteur exprime également la rébellion de l'amant et du poète contre les conventions du pétrarquisme.

Extraits[modifier | modifier le code]

Having this day my horse
« Having this day my horse, my hand, my lance,
Guided so well that I obtained the prize,
Both by the judgement of the English eyes,
And of some sent from that sweet enemy France;
Horsemen my skill in horsemanship advance
Townfolks my strength; a daintier judge applies
His praise to sleight which from good use doth rise;
Some lucky wits impute it but no chance;
Others, because of both sides I do take
My blood from them who did excel in this,
Think Nature me a man-at-arms did make.
How far they shot awry! The true cause is,
Stella looked on, and from her heavenly face
Sent forth the beams which made so fair my race. »
Astrophel and Stella (1591)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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