Henry Fielding

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Henry Fielding

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Henry Fielding

Alias
Captain Hercules Vinegar, Sir Alexander Drawcansir, Knt. Censor of Great Britain
Naissance 22 avril 1707
Sharpham Park, Somerset
Décès 8 octobre 1754
Lisbonne
Activité principale
Auteur
Genres
Théâtre, roman parodique, romans picaresques, satire sociale et morale, essais, pamphlets polémiques, journaux

Œuvres principales

Shamela, Joseph Andrews, Jonathan Wild, Histoire de Tom Jones, enfant trouvé, Amelia

Henry Fielding, né le 22 avril 1707 à Sharpham Park près de Glastonbury, Somerset, Angleterre et mort à Lisbonne le 8 octobre 1754. est un dramaturge, poète, essayiste et romancier anglais. Ses deux œuvres les plus renommées sont Joseph Andrews (1742) et Histoire de Tom Jones, enfant trouvé (1750).

À la mort de sa mère en 1718, la vie du jeune Fielding change considérablement et après que son père s'est remarié, il est à peu près certain que les enfants sont rudoyés, ce qui conduit bientôt la redoutable Lady Gould, leur grand-mère maternelle, à prendre les choses en main. Après une préparation effectuée dans une prep-school sous l'autorité de Mr Oliver de Motcombe, pasteur à East Stour dans le Dorset, Fielding est admis au Collège d'Eton d'où il sort expert en grec ancien et en latin. Au bout de quelques mois, il s'inscrit à l'université de Leyde aux Pays-Bas comme étudiant en lettres où il reste dix-huit mois de 1728 à 1730.

Deux voies s'offrent à lui après ses études, celle de l'écriture ou celle du droit. Il choisit successivement l'une et l'autre, mais n'abandonne jamais la première qu'il nourrit ensuite de son expérience de magistrat. C'est ainsi que pendant de longues années, il se consacre au théâtre et ses pièces font bientôt de lui l'un des dramaturges les plus célèbres de la capitale, le plus grand après Shakespeare, selon G. B. Shaw. C'est seulement en 1740, qu'édifié par l'extraordinaire succès de Richardson avec Paméla ou la Vertu récompensée (1740-1741), qu'il se décide à tenter l'aventure du roman. Malgré l'admiration qu'il porte à Pamela, il en raille le sentimentalisme dans une parodie, Shamela, dont il ne reconnaîtra jamais la paternité. Par cette entreprise et surtout, par celle qui suit, Joseph Andrews, il devient l'un des plus importants créateurs du genre romanesque, admiré et imité par Stendhal, Thackeray, Dickens et autres maîtres utilisant un narrateur omniprésent en charge de son récit.

L'ombre de Richardson plane sur Fielding toute sa vie : si le premier déteste le second, la réciproque n'est pas vraie. Fielding admire son rival, particulièrement son roman Clarissa, et ces deux écrivains, chacun à sa façon, ont puissamment contribué à créer les deux grandes veines du roman anglais, l'une plus intimiste, l'autre résolument autocratique.

Ainsi, Fielding transmet désormais ses idées par sa fiction, d'autant qu'il obtient d'emblée la faveur du public. Joseph Andrews inaugure un nouveau genre fondé sur la tradition picaresque, comme l'indique expressément son sous-titre. Cette nouvelle approche est décrite dans la préface, véritable manifeste littéraire, démarche qui sera répétée avec Histoire de Tom Jones, enfant trouvé. S'y ajoutent des chapitres discursifs où le narrateur fait part de ses intentions, explique sa manière de procéder, exhorte ou cajole les lecteurs, ce qui crée une complicité inédite, quoique subtilement railleuse, avec le public.

L'ironie est souveraine chez Fielding, en harmonie avec l'époque, l'âge d'or du genre. Ce style bien particulier, parfois appelé « oblique », vise autant l'auteur que son narrateur, ses lecteurs et ses personnages. Tous les procédés techniques sont utilisés selon une savante rhétorique qu'appuie une érudition classique infaillible, encore que des erreurs de citations soient parfois commises, mais à dessein, pour mieux taquiner le lecteur inattentif quelques chapitres plus loin.

Rendre compte de Fielding est une tâche complexe, car il existe de multiples facettes à sa personnalité, à sa carrière, à son œuvre. Ce formidable personnage, qui n'a vécu que quarante-sept ans, a connu la misère et la gloire, le bonheur et le deuil, la calomnie et le panégyrique. Il a été attaqué, vilipendé, censuré et encensé, mais il a vécu avec la certitude qu'un jour ses œuvres seraient reconnues par la postérité. Il voyait juste, car si elles ont à jamais marqué les lettres de son pays, elles ont aussi franchi les frontières et se sont vues très vite acclamées comme des monuments de la littérature universelle.

Vie de Henry Fielding[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Biographie de Henry Fielding.

Son père, Edmund Fielding, était lieutenant-colonel dans l'armée de la reine Anne et avait servi avec honneur pendant les guerres contre la France[1]. Sa mère, Sarah, était la fille de Sir Henry Gould, l'un des meilleurs juristes de son temps. C'est au manoir de Sir Henry, Sharpham Park dans le Somerset, qu'est né Fielding le 22 avril 1707. Henry fut suivi de Catherine, Ursula, Anne (décédée à trois ans), Sarah, Beatrice et Edmund. Peu avant sa mort en 1710, Sir Henry Golud acheta une importante ferme dans le village de East Stour, comté de Dorset, où les enfants Fielding vécurent leur première enfance[1].

Adolescence et jeune maturité[modifier | modifier le code]

En 1718, juste avant le onzième anniversaire de Fielding, sa mère meurt et à peine un an plus tard, Edmund Fielding se remarie. La rumeur veut que les enfants soient maltraités, ce qui incite Lady Gould à en réclamer la garde[2], ce qui lui est accordé au bout de deux années d'une âpre prodédure[2].

Henry, garçon fougueux désormais en tête à tête avec deux vieilles femmes, Lady Gould et sa sœur qui ont déménagé à Salisbury, ne semble pas avoir contesté la décision du tribunal[2]. Il est élève à Eton College, ce qui convient à en juger par ses essais de traduction,d'Aristophane et de Lucien, et aussi par la solidité des amitiés qu'il y lie, George Lyttelton, Charles Hanbury Williams, William Pitt l'Ancien[3]. Les vacances se passenr à Salisbury, petite ville de 8 000 habitants. La gentry locale a plusieurs enfants du même âge que les jeunes Fielding et des rencontres se font, James Harris, futur auteur d'un traité grammatical, Arthur Collier avec lequel Fielding aura quelques déboires financiers[3]. L'été de 1725 voit l'adolescent errer d'une ville à l'autre, à Lyme Regis en particulier, où Fielding crée un scandale en tentant d'enlever sa cousine Sarah Andrews, peut-être modèle partiel de Sophia Western dans Histoire de Tom Jones, enfant trouvé, puis Londres en 1726, où il est accusé d'avoir violenté une domestique de son père[3].

panorama de part et d'autre de la Tamise ici rectiligne, quartiers disposés géométriquement, couleurs bleu (ciel et eau) et jaune/beige pour les bâtiments, un pont au milieu, beaucoup d'embarquations
Vue de Londres depuis l'Est en 1751, par T. Bowles.

Mais il doit se trouver une profession, car les Gould ne vivent pas dans l'opulence et Edmund, qui a assuré les frais de scolarité et verse toujpours une petite rente, perd beaucoup au jeu. De plus, sa deuxième épouse, décédée depuis peu, lui a donné six autres fils[4].

Désormais fixé à Londres en 1727 [4], Fielding choisit l'écriture[5]. Sa première publication est un pamphlet avec deux poèmes, intitulé Le Couronnement, Poème et Ode à l'anniversaire (The Coronation, A Poem, and an Ode on the Birthday)[6],[5]. Puis, il fait une entrée réussie au théâtre avec Love in Several Masques[7] ,[5]. Bientôt cependant, au regret de n'avoir terminé ses études, il s'inscrit à l'université hollandaise de Leyde (Leiden) où il reste dix-huit mois[8], puis s'en revient à la scène londonienne[5].

Il a trouvé un petite salle où se donne sa deuxième pièce The Temple Beau en 1731. La troisième, The Author's Farce est jouée au petit Haymarket sous la signature de Scriblerus Secundus, ce qui aligne l'auteur sur les satiristes Swift, Pope et Gay, qui ont fondé le Scribblerus Club. Fielding séduit le public avec des adaptations de Molière et à des pièces satirico-comiques, « Tom Pouce » et La Tragédie des tragédies qui envahissent la rue pour les foires ou les fêtes[5].

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Fielding collabore avec de célèbres acteurs, James Quinn, Kitty Clive, l'écrivain James Ralph et surtout le peintre William Hogarth auquel il vous une grande admiration[9]. Sa personnalité s'impose parmi les cercles intellectuels. James Harris écrit en 1750 dans une biographie inédite : « Son génie était perçant, vivant, docile, capable de sérieux comme de ridicule ; ses passions étaient véhémentes et allaient vite jusqu'à l'excès. De sa personne, il était fort, imposant, capable de gros efforts ; son visage manquait de beauté mais l'œil était pénétrant, particulièrement à chacune de ses saillies d'esprit ou de colère »[10],[CCom 1]. Son premier biographe officiel, Arthur Murphy, tout en insistant sur son physique imposant et robuste, plus de six pieds[N 1], et louant son esprit, sa gaieté et sa bonne humeur, son tempérament « fait pour les réjouissances »[CCom 2], regrette qu'il se soit « lancé sans retenue dans une carrière de dissipation »[11],[CCom 3].

De fait, Fielding aime trop le tabac, l'alcool et la bonne chère[12], dissipations, précise Arthur Murphy, comprenant vraisemblablement des escapades sexuelles[13].

La vie conjugale et la reconversion[modifier | modifier le code]

Depuis la fin des années 1720, Fielding écrit des poèmes d'amour à une certaine Celia de Salisbury[13], sans doute Charlotte Craddock qu'il épouse clandestinement en 1734 près de Bath[14],[15]. Plus tard, il écrira d'elle  :« celle qui m'apporte le robuste réconfort de ma vie »[16],[C 1],[13].

Jeune femme élancée en robe blanche, jouant comme sur les flots avec une corde à sauter sur fond vaporeux.
Sophia Western, vue par J. C. Stadler et Piercy Roberts, d'après Adam Buck en 1880.

L'héroïne de Histoire de Tom Jones, enfant trouvé, Sophia Western, doit beaucoup à Charlotte Craddock : « […] par dessus tout, elle ressemblait à celle dont l'image ne sortira jamais de mon cœur, et si tu te souviens d'elle, mon ami, tu auras alors une juste idée de Sophia »[17], et son portrait donne l'impression, écrit Gerould, que Charlotte a posé pour son mari[18].

Charlotte a apporté une dote très importante pour l'époque[19], encore arrondie par l'héritage de sa mère décédée en 1735. Fielding lui-même gagne beaucoup d'argent avec ses pièces auxquelles il ne travaille pas beaucoup[20]. Qu'il ait été dispendieux est évident, tant est rapidement gaspillée la petite fortune de son épouse[13], alors que les naissances se succèdent et que la pauvreté guette la famille[13].

En 1737, le Stage Licensing Act, qui soumet chaque pièce à la censue du Lord Chamberlain, met fin à sa carrière de dramaturge, réaction politique considérée comme ad hominem, les principales cibles étant John Gay et Henry Fielding dont les pièces comiques, par exemple la série de divertissements Pasquin, visent en priorité le premier ministre [21].

Les comptes de Fielding se trouvent vite à sec et il est contraint de prendre une décision drastique : à trente ans, il se tourne vers le droit et redevient étudiant. James Harris rapporte que Fielding travaille « comme une bête » (like a drudge) pour assimiler le corpus des lois et de la jurisprudence et en 1740, il reçoit son diplôme de magistrat. Aussitôt chargé du « circuit-ouest », s'étendant de Salisbury à Bath où il rencontre son ami Ralph Allen , ses émoluments restent maigres et c'est grâce à ses activités de journaliste politique, surtout pour son magazine The Champion, fondé en 1739,n qu'il réussit à ne pas sombrer dans la pauvreté. Walpole reste la cible de choix, sape poursuivie dans des pamphlets pour la plupart anonymes[22]. Fielding traduit aussi une biographie du roi de Suède Charles XII et revient brièvement à la scène avec « Miss Lucy à la ville »)[23] pour laquelle il collabore avec David Garrick.

Première fiction et décès de Charlotte[modifier | modifier le code]

Vers 1740, il s'essaie à la fiction en prose, encouragé par l'immense succès de Pamela de Richardson, qu'il parodie aussitôt qui avec Shamela (1741), bientôt suivi par 'Joseph Andrews (1742) « à la manière de Cervantès », récit lui aussi parodique mais œuvre autonome en soi. Puis vient Jonathan Wild le Grand publié avec un recueil de poèmes, des pièces et des essais dans les trois volumes de Miscellanies en 1743[24]. Dans la préface à Miscellanies, Fielding fait quelques confidences concernant sa vie privée : corps perclus de goutte, perte d'un enfant, maladie de son épouse, difficultés d'argent[25].

noir et blanc, avec détails de l'édition, petite correction manusrite
Page-titre du roman de Sarah Fielding.

En novembre 1744, Charlotte décède et le chagrin de Fielding est tel que ses amis craignent qu'il n'en perde la raison. Il se rapproche de sa troisième sœur, Sarah Fielding, auteur en 1744 de Les Aventures de David Simple auquel il a prêté la main[26], comme il le fera du deuxième opus, Familiar Letters between the Principal Characters in 'David Simple' and Some Others (1747,)[27]. Pendant toute cette douloureuse période, James Harris se tient très près de son ami qui poursuit sa carrière judiciaire et de journaliste politique. L'époque est trouble, Charles Edward, Bonnie Prince Charlie, a débarqué en Écosse en 1745 pour renverser le régime en faveur de son père avec l'aide des Français, et sa marche vers le sud le conduit jusqu'au cœur des Midlands où il est arrêté à la bataille de Culloden. Fielding publie nombre d'articles en faveur du régime dans The True Patriot[28] et The Jacobite's Journal[29]. Robert Walpole, avec qui Fielding a fait la paix après son pamphlet The Opposition[30], est mort en 1745 après s'être enfin retiré, et nombre d'amis de Fielding sont aux commandes de l'État[27].

En novembre 1747, Fielding épouse Mary Daniel, la bonne de Charlotte, déjà enceinte de six mois et qui lui donne cinq enfants pendant les six années de leur union. Il l'évoque plus tard avec affection[31],[32], mais le mariage fait scandale. Horace Walpole, le plus jeune fils de l'ancien premier ministre, par exemple, commet un méchant petit épigramme à peine voilé[33]. Pour augmenter ses revenus, Fielding s'occupe d'un spectacle de marionnettes, mais vers 1748, Lyttleton lui vient en aide et il est nommé juge de paix pour Westminster, puis le Middlesex. En 1749, paraît Histoire de Tom Jones, enfant trouvé commencé au milieu des années 1740 et dédicacé à son vieil ami[34].

Le juge de paix[modifier | modifier le code]

Gravure extraite d'un ouvrage de 1904
Le tribunal du 4 Bow Street (Rowlandson et Pugin, 1808).

Dans le petit monde de l'Intelligentsia londonienne, Fielding est resté un personnage important, non sans ennemis, cependant, qui se jettent sur l'occasion de sa nomination pour l'accabler, d'autant que Tom Jones connaît un succès sans précédent. Le jeune Tobias Smollett (1721–1771), en particulier, distille son venin dans Peregrine Pickle (1751), l'accusant d'être un marchand de justice[35],[34].

Les juges de paix sont chargés de faire prévaloir la loi, de lutter contre l'alcoolisme[36], d'enquêter sur les actes de délinquance et de veiller à l'ordre public, charges considérées comme peu alléchantes[37] car bénévoles, et leur seule rémunération provient de pots de vin dits « émoluments divers » (fees of various kinds), ce qui attise la convoitise et la suspicion. L'attaque de Smollett est injuste : Fielding a toujours refusé la moindre forme de corruption et s'est consacré à sa tâche avec intégrité et talent[34],[38]. Son mérite principal a consisté à réunir une unité de huit policiers intègres, « les hommes de Mr Fielding », embryon de la Metropolitan Police[36]. Fielding rédige aussi des pamphlets proposant des réformes sur la délinquance et la pauvreté, mais leurs conclusions ne peuvent être mises en œuvre en raison de la chute du gouvernement[34].

Cela dit, son jugement n'est pas infaillible, en particulier lors d'un événement majeur de l'époque, une émeute après quoi un jeune perruquier, Bosavern Penlez, vraisemblablement innocent fut traîné à la potence[39]. De plus, ses transactions avec les politiciens en place lui attirent de nombreuses critiques, mais il existe un consensus pour assurer que son action s'est avérée bénéfique[40].

Les dernières années[modifier | modifier le code]

Fielding s'est constamment efforcé de renflouer ses finances. En 1749, il crée avec son frère le Universal Register Office, à la fois bureau de recrutement, agence immobilière, magasin d'antiquités et organisme de conseil en placements, qui trouve sa place au sein de l'éphémère The Covent-Garden Journal. Il n'a que quarante-trois ans, mais abattu pr des deuils répétés, exténué par des tâches qui lui sont de plus en plus pénibles, miné par la goutte, l'asthme, la jaunisse et ce qu'on appelle alors la dropsie, sa santé s'est délabrée[41]. Après le rude hiver de 1753, il décide de partir au soleil, transmet sa charge à son frère John et s'embarque le 26 juin 1754 pour Lisbonne[42]. La traversée est rude, car il est quasi impotent[42], et sa seule distraction aura été de faire un portrait du commandant et de son épouse.

À Lisbonne, Fielding n'a plus de forces et s'éteint le 14 octobre 1754. Il repose au cimetière anglais[43]. Son dernier ouvrage, Journal of Voyage to Lisbon, chronique humoristique racontant son voyage, paraît en 1755 à titre posthume[42].

Fielding et le théâtre[modifier | modifier le code]

(à suivre)

Publications[modifier | modifier le code]

Ses Œuvres ont été réunies (Londres, 1767, 8 vol. in-8° ; 1775, 12 vol. in-8° ; Londres, 1833, 10 vol. in-8°). Il existe plusieurs éditions séparées de Joseph Andrews et d’Amélia, et de très nombreuses de Tom Jones, qui a été plusieurs fois traduit en français, notamment par de Wailly, dans la bibliothèque Charpentier. Tom Jones a été traduit par Pierre Antoine de La Place, 1750 ; Guillaume Davaux, 1795 ; Louis-Claude Chéron de La Bruyère, 1804 ; Henri Huchet de La Bédoyère, 1833 ; Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret, 1836 ; Léon de Wailly, 1841. Jonathan Wild a été traduit par Christophe Picquet, 1863 et Amelia par Marie-Jeanne Riccoboni.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(en construction)

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • (en) Michael Stapleton, The Cambridge Guide to English Literature, Londres, Hamlyn,‎ 1983, 993 p. (ISBN 0-600-33173-3).
  • (en) Margaret Drabble et Sir Paul Harvey, The Oxford Companion to English literature, Oxford New York, Oxford University Press,‎ 1985 (1re éd. 5), 1155 p. (ISBN 978-0-198-66130-6).
  • (en) Andrew Sanders, The Oxford History of English Literature (Revised Edition), Oxford, Oxford University Press,‎ 1996 (ISBN 0-19-871156-5).
  • (en) Claude Rawson, The Cambridge Companion to Henry Fielding, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 2007, 202 p. (ISBN 0-521-67092-6).

Ouvrages spécifiques[modifier | modifier le code]

  • (en) Henry Fielding, Journal of a Voyage to Lisbon, Londres, 1755.
  • (en) James Harris, An Essay on the Life and Genius od Henry Fielding, Esq., in Clive D. Probin, The Sociable Humanist: The LIfe and Works of James Harris (1709-1780), Oxford, Oxford Clarendon Press, 1991.
  • (en) Arthur Murphy, The Works of Henry Fielding, Esq., vol. 4, Londres,‎ 1762, « Essay on the LIfe and Genius of Henry Fielding, Esq. ».
  • Alain Lautel, Fielding (1707-1754). In : Jean-Claude Polet (ed.) Patrimoine littéraire européen : Les lumières, de l'occident à l'orient 1720-1778, vol. 9, Bruxelles, De Boeck Université,‎ 2000, 600 p. (ISBN 2-8041-3162-9, lire en ligne)
  • (en) Judith Moore, The Appearance of Truth: The Story of Elizabeth Canning and Eighteenth-Century Narrative, New Jersey, Associated University Presses Inc,‎ 1994 (ISBN 0874134943)
  • (en) Linda Bree, The Cambridge Companion to Henry Fieding, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 2007, 202 p. (ISBN 0-521-67092-6), « Henry Fielding's Life », éd. Claude Rawson, p. 3-16.
  • (en) Ian Watt, The Rise of the Novel, Londres, Chatto and Windus,‎ 1967, 319 p. (Chapitre VIII, consacré à Fielding).
  • (en) Arnold Kettle, An Introduction to the English Novel, vol. 2, Hutchinson, Hutchinson University Library,‎ 1951 (Plus particulièrement, part II, vol. 1, ch. 4).
  • (fr) Louis Gondebeaud, Le roman picaresque anglais de 1650 à 1730, Lille, H. Champion,‎ 1977 (Voir particulièrement p. 5-58).
  • (en) Wayne C. Booth, The Rhetoric of Fiction, Chicago, The University of Chicago Press,‎ 1966, 455 p..
  • (en) Dorothy Van Ghent, The English Novel, Form and Function, Harper Trenchbooks,‎ 1953, 276 p. (Voir particulièrement p. 65-81)
  • (en) Douglas Brooks, Number and Patter in the Eighteenth Century Novel, Londres, Routledge and Kegan Paul,‎ 1968, 198 p. (Voir particulièrement chapitres IV et V).
  • (en) G. J. Raussen, Henry Fielding, Londres, Routledge and Kegan Paul, coll. « Profiles in Literature »,‎ 1968, 162 p..
  • (en) Hamilton Macallister, Fielding, Londres, Evans, coll. « Literature i, perspective »,‎ 1967, 140 p. (Voir particulièrement chapitres VII et VIII)
  • (fr) Christian Pons et Jean Dulck, Samuel Richardson (Pamela) et Henry Fielding (Joseph Andrews), Paris, Colin, coll. « U2 »,‎ 1970, 261 p.
  • (en) John Richetti, Felicity Nussbaum (édition) et Laura Brown (édition), The New English Century: Theory, Politics, English Literature, Londres, Routledge,‎ 1987, « Representing the Underclass: Servants and Proletarians in Fielding and Smollett ».
  • (en) Angela J. Smallwood, Fielding and the Woman Question, New York, St. Martins,‎ 1989.
  • (en) John Richetti, Eighteenth Century Fiction, vol. 2, Londres,‎ 1990, « The Old Order and the New Novel of the Mid-Eighteenth Century Fiction: Narrative Authority in Fielding and Smollett », p. 99-126.
  • (en) Patricia Meyer Spacks, Desire and Truth: Functions of the Plot In Eighteenth-Century English Novels, Chicago, University of Chicago Press,‎ 1990.
  • (en) Bertrand Goldgar, « Fielding and the Whores of London », Philological Quarterly, vol. 64,‎ 1985, p. 265–273.

Recueils d'essais et d'articles[modifier | modifier le code]

  • (en) R. Paulson (éditeur), The Critical Heritage, Londres, Routledge and Kegan Paul,‎ 1969, 453 p., « Henry Fielding ».
  • (en) R. Paulson (éditeur), A Collection of Critical Essays, New Jersey, Prentice Hall, coll. « Twentieth Century Views »,‎ 1962, 185 p., « Fielding ».
  • (en) I. Williams (éditeur), The Criticism of Henry Fielding, Londres, Routledge and Kegan Paul,‎ 1970, 377 p. (recueil d'essais par Fielding sur son art).
  • (en) Louis Gondebeaud et Robert Ferrieux, Tom Jones, Pau et Perpignan, Université de Pau et des pays de l'Adour et Université de Perpignan Via Domitia, coll. « Cours de CAPES et d'Agrégation d'anglais »,‎ 1981, 104 p.

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Citations originales de Fielding[modifier | modifier le code]

  1. « one from whom I draw all the solid comfort of my life ».

Citations originales des commentateurs[modifier | modifier le code]

  1. « Genius was acute, lively, docile, capable equally both of the serious and the ridiculous; his passions vehement & easily passing into excess; his person strong, large, and capable of great fatigues; his face not handsome, but with an eye peculiarly penetrating, & which during the sallies of wit and anger never failed to distinguish it self ».
  2. « made for enjoyment ».
  3. « launched wildly into a career of dissipation ».

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est-à-dire près de 1m, 83.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Linda Bree 2007, p. 3.
  2. a, b et c Linda Bree 2007, p. 4.
  3. a, b et c Linda Bree 2007, p. 5.
  4. a et b Linda Bree 2007, p. 6.
  5. a, b, c, d et e Linda Bree 2007, p. 7.
  6. Henry Fielding, Miscellanies, volume I, chapitre ii, Londres, 1743.
  7. Robert Hume, Fielding and the London Theater, Oxford, Clarendon Press, 1988, p. 33
  8. Willem Otterspeer, (2008), The Bastion of Liberty. Leiden University Today and Yesterday?Amsterdam, Amsterdam University Press, 2008• ({isbn|978-90-8728-030-7}.
  9. Henry Fielding, Amelia, livre I, chapitre vi.
  10. James Harris, An Essay on the Life and Genius of Henry Fielding, folio 4, brouillon déposé au Wiltshire Record Office.
  11. Arthur Murphy 1762, p. 10, 2
  12. (fr) Gilly Lehmann, « L'Art de la table en Angleterre x XVIIIe siècle, ouvrage collectif, The Artist's Progress, Besançon, Presse Universitaires de Franche-Comté, Paris, Les Belles Lettres, 1977, p. 85.
  13. a, b, c, d et e Linda Bree 2007, p. 9.
  14. (en) Diana Winsor, Ralph Allen: Builder of Bath, Leominster, Herefordshire, Orphans Press Ltd,‎ 2010, 160 p. (ISBN 9780955954160, lire en ligne), p. 72.
  15. (en) Anonyme, « Henry Fielding », Bookdrum (consulté le 18 janvier 2015).
  16. Henry Fielding,Miscellanies, volume I, p. xxxii.
  17. Henry Fielding 1999, p. IV, ii, 141
  18. (en) Gordon Hall-Gerould, IV. Criticisms and Interpretations : in : The History of Tom Jones, Introduction, New York, P.F. Collier & Son, coll. « The Harvard Classics Shelf of Fiction »,‎ 1917 (lire en ligne)
  19. « The Value of Currency in Eighteenth Century England » (consulté le 7 février 2015).
  20. Arthur Murphy 1762, p. 27.
  21. Eliza Haywood, The History of Mrs Betsy Thoughtless, Londres, 1751, volume I, chapitre viii.
  22. John Edwin Wells, « Henry Fielding and the History of Charles XII », The Journal of English and Germanic Philology, volume 11, n° 4, Champaign, Il., University of Illinois Press, octobre 1912, p. 603-613.
  23. Henry Fielding, Miss Lucy in town. A sequel to The virgin unmasqued. A farce; with songs. As it is acted at the Theatre-Royal in Drury-Lane, by His Majesty's servants. The third edition, Londres, Ecco, Fine Arts, 2010, (ISBN 978-1170661093), (ISBN 1170661092).
  24. Peter Ackroyd, « A walk on the Wild side », The Guardian, 18 décembre 2005, d'abord publié comme préface à une édition du roman par Hesperus Press le 1er juin 2004.
  25. Henry Fielding, préface. Miscellanies, 1743.
  26. « David Simple » (consulté le 25 février 2015).
  27. a et b Claude Rawson 2007, p. 12.
  28. Henry Fielding, Henry Fielding, the True Patriot: And the History of Our Own Times, University of Alabama Press, 1964, 263 pages.
  29. {{lien web url=http://global.britannica.com/EBchecked/topic/299059/The-Jacobites-Journal%7Ctitre=Encyclopedia Britannica|counsultéle=25 février2015}}.
  30. G. M. Godden, Henry Fielding: A Memoir, Library of Alexandria, 325 pages, non paginé.
  31. Henry Fielding 1755, p. 44sq.
  32. « Journal of a Voyage to Lisbon » (consulté le 25 février 2015).
  33. W. A. Coley, « Fielding and the Two Walpoles », Philological Quarterly, n°45, 1966, p. 173.
  34. a, b, c et d Linda Bree 2007, p. 13.
  35. Tobias George Smollett, Peregrine Pickle, Read Books, 2006, 372 pages, chapitre 102, (ISBN 1406792012).
  36. a et b Jerry White, London in the 19th Century, Vintage, 2007, p. 383
  37. Arthur Murphy 1762, p. 38.
  38. Rictor Norton, « The Reformation of Manners & The Fielding Brothers », in « A Study of Criminal Subcultures in Eighteenth-Century England  », The Georgian Underworld, « Rictor Norton on Crime » (consulté le 26 février 2015).
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