Bondage

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Variante verticale du Hogtie, une position classique du bondage

Le bondage est une pratique érotique qui consiste à immobiliser le corps de son partenaire généralement au moyen de cordes, mais le terme peut parfois être utilisé pour l'utilisation de tout autre accessoire de contrainte.

L'étymologie de l'anglais archaïque signifie servage, asservissement, esclavage[1],[2].

La forme la plus connue du bondage est celle, popularisée au Japon, consistant à ligoter son partenaire à l'aide de cordes[3], mais on peut également le pratiquer avec tout autre accessoire de contrainte : menottes, lanières en cuir, bande adhésive, etc. L'immobilisation complète du partenaire n'est pas nécessairement recherchée. On parlera ainsi de bondage des bras, des jambes, du torse/des seins, de la taille, et ainsi de suite.

Cette forme particulière de sexualité est souvent assimilée au sado-masochisme. Pourtant, si beaucoup la pratiquent dans le cadre du BDSM, certaines communautés tiennent à s'en distinguer. Ils pratiquent le bondage isolément, comme un but en soi (souvent esthétique) et non comme un moyen, et hors d'une relation de domination psychologique ou de sadomasochisme. Ils désignent souvent leur activité sous le nom de bondage pur (en anglais soft bondage).[réf. nécessaire].

Au Japon, la pratique du bondage se décline sous le nom de Shibari, verbe signifiant attacher, ou Kinbaku, substantif signifiant ligotage ; elle est issue d'une tradition historique militaro-policière. D'abord à titre de châtiment institutionnel, un long cheminement lui a permis de transcender les supplices dans l'art, puis dans l'érotisme.

Sommaire

[modifier] Historique du Bondage

[modifier] Historique du bondage oriental

Exemple de bondage oriental : le Karada ou Diamond Dress, figure classique du kinbaku
Article détaillé : Bondage Japonais.

Au XVe siècle, les guerres incessantes au Japon amènent à la création et au perfectionnement de techniques de captures et d'arrestation. Pendant la période Edo, ces techniques deviennent des châtiments, et prennent le nom de hojo-jutsu. C'est à la fin de cette période que les premières représentations érotiques de ligotages apparaissent. Au début du XXe siècle émerge le kinbaku, qui n'a plus que des prétentions artistiques et érotiques ; il ne devient réellement populaire dans les revues spécialisées qu'à partir des années 1950.
En occident, le terme shibari est apparu dans les années 1990 pour désigner le kinbaku ; il s'agit donc d'un terme inexact mais c'est le plus utilisé aujourd'hui.

À titre anecdotique, les policiers japonais modernes portent toujours un morceau de corde sur leur uniforme.

[modifier] Prémices en occident

Bien que la pratique du ligotage à des fins spécifiquement érotiques ne soit pas attestée avant le début du XXe siècle en occident (ou plus largement, hors du Japon), certaines sources et indices laissent à penser que cette forme d'érotisme a des racines ancienne. La thématique de la demoiselle en détresse, ladite demoiselle étant très souvent enchainée ou ligotée, a connu une grande diffusion depuis l'antiquité classique jusqu'à nos jours: apparue bien évidemment avec le personnage iconique de la princesse Andromède, la demoiselle liée, se retrouve dans de nombreux poêmes et chansons de gestes médiévaux (telles que Le Roman de Tristan, de Béroul [4]) jusqu'aux romans d'aventures, avec force représentations depuis l'iconographie antique et médiévale jusqu'aux gravures et peintures de l'époque moderne.

Pour évoquer des aspects plus directement sexuels, il conviendra de relater une anecdote de l'Histoire Auguste selon laquelle l'empereur romain Elagabale avait coutume d'atteler des jeunes filles à son char et à se faire tirer dans cet équipage (un camée conservé à la Bibliothèque Nationale et datant de cette époque représente ce type de scène); cette pratique n'est pas sans rappeler le pony-play, pratique fétichiste.

Au reste, dans le monde occidental, il est difficile avant le XXème siècle de différencier nettement le bondage du sado-masochisme: les rares gravures et dessins décrivant le ligotage érotique le font dans un contexte BDSM (cf. par exemple les illustrations des premières éditions des oeuvre du Marquis de Sade).

[modifier] Le bondage occidental

Exemple de bondage occidental (ici par menottes)

A partir du milieu du XXe siècle, la libération des mœurs va peu à peu préparer le terreau du bondage. On notera, en France, Histoire d'O (1954) de Pauline Réage, qui décrit un univers de BDSM avant l'heure. Aux états-unis, la pin-up Betty Page multiplie les photos de demoiselle en détresse, et deviendra vingt ans plus tard l'égérie des fétichistes et des pratiquants de bondage vintage.

Mais c'est dans les années 80[réf. nécessaire] que les sexualités plurielles s'affirment ; à côté des communautés gay et lesbiennes, les communautés fétichistes, du BDSM et du bondage s'affichent et se revendiquent. Elles commencent à apparaitre dans les médias et les fictions, en tant que communautés déviantes souvent théâtres de crimes, et s'imposent petit à petit. Aujourd'hui, elles sont reconnues comme sexualités plurielles, ou simples jeux sexuels, et apparaissent sans médisance dans des films grands publics - quoique caricaturées dans un but humoristique (7 ans de mariage, prête-moi ta main, etc.).

[modifier] Bondage et BDSM

Si les trois communautés du bondage, SM et BDSM sont souvent confondues, notamment par les médias, il convient de les différencier. Au début des années 1990, des militants à San Francisco ont décidé que le bondage n'était pas forcément une pratique sexuelle telle que le SM et ont conclu[style à vérifier] qu'ils créaient une oeuvre artistique, esthétique. Ils ont nommé leur oeuvre du "soft bondage", c'est-à-dire "bondage doux". C'est à ce moment là que le sigle BDSM fut créé, fusionnant ainsi bondage, discipline, D&S (domination et soumission), et SM (pour sado-masochisme), conciliant ainsi ces différentes pratiques en une seule. [5]

Ainsi, si le BDSM regroupe un ensemble de pratiques incluant la domination, le SM et le bondage, il est tout à fait possible de pratiquer le bondage sans domination ou SM. En France, plusieurs communautés de bondageurs militent pour être différenciés du BDSM. Cette volonté de séparation ne semble pas exister en Allemagne et aux Etats-Unis.

[modifier] Différences entre bondage occidental et oriental

Le "bondage oriental" (kinbaku, appelé par abus de langage Shibari) est resté très traditionnel : l'utilisation de cordes de chanvre est presque une obligation, tandis que le but recherché est esthétique : c'est la beauté et la complexité du maillage ou de la suspension qui détermineront sa réussite.

Le bondage (occidental), du fait de sa proximité avec le fétichisme et le BDSM — et sans doute également le pragmatisme occidental qui s'intéresse plus à la fin qu'au moyen — s'autorise une plus grande souplesse dans sa réalisation. Les cordes sont synthétiques, et plus épaisses que les cordes de chanvres traditionnelles ; mais le bondage occidental peut être réalisé sans corde, par exemple avec menottes, liens en cuir, chaînes, ruban adhésif, monogants, camisole, etc. Les accessoires fétichistes sont également les bienvenus, tenues en latex, vinyle ou cuir, baillons à boule, bandeau sur les yeux, etc. Les motivations des bondageurs occidentaux sont également plus larges (cf. section suivante).

[modifier] Les différents pratiquants du bondage

Selon Otto Rank[6], le bondage de l'attaché serait une pratique dite masochiste érogène. Freud utilisait ce terme pour exprimer le masochisme de plaisir par opposition au masochisme moral selon lui et par opposition au masochisme social selon Theodor Reik.

[modifier] Esthétique et fétichisme

Bondage et fétichisme

Une part importante des amateurs de bondage revendiquent l'intérêt pour son aspect esthétique : modèle, réalisation du ligotage, etc. Le bondage s'apparente alors au fétichisme [réf. nécessaire][7]. A ce titre, il est souvent associé à d'autres fétichismes, comme celui des matières. Généralement, il n'y a pas ni sentiment de domination, ni pénétration[8].[réf. nécessaire]

[modifier] Pratique sexuelle "soft"

Le bondage ne se limite pas à un ligotage traditionnel et savant : attacher son partenaire au montant du lit avec un foulard rentre dans le cadre du bondage. Ainsi, de nombreux amateurs voient le bondage comme une pratique sexuelle un peu différente, pimentant une relation, mais sans qu'il y ait domination du partenaire. Le bondage n'est pour eux qu'une pratique moins conventionnelle, comme la fellation ou la sodomie. Il y a pénétration mais pas domination[9].[réf. nécessaire]

[modifier] Pratique sexuelle "hard" et BDSM

Un troisième groupe de pratiquants voient le bondage comme un vecteur de domination. Il rentre alors dans le très vaste cadre du BDSM, et connait de nombreuses variantes.

[modifier] Les motivations des pratiquants

[modifier] Pourquoi des gens aiment se faire ligoter ?

Bondage et fétichisme du cuir

Les amateurs du bondage invoquent les raisons suivantes pour expliciter l'érotisme environnant sa pratique :

  • La raison plus souvent citée ou du moins invoquée est une libération des inhibitions et responsabilités. Le bondage intervient alors fréquemment en préalable à d'autres pratiques sexuelles, éventuellement sado-masochistes. En organisant lui-même une situation dans laquelle il se trouve ensuite forcé d'accepter tout ce que son partenaire voudra lui imposer, le bondagé pourra trouver les ressources pour échapper à la culpabilité qu'il associe à ces autres pratiques. On peut appeler cela un échange érotique de pouvoirs (en anglais : erotic power exchange). Le sentiment d'impuissance permet de surmonter l'interdit. Il s'agit du plaisir sans responsabilité, puisque l'autre est censé "obliger". De ce fait c'est l'autre qui endosse la pseudo faute. Theodore Reik l'explique de façon lumineuse dans son livre sur le masochisme.[10]
  • Pour aviver un fantasme narcissique : la personne ligotée se sent plus désirée qu'à l'ordinaire. Elle se dit que si elle s'est retrouvée dans cette situation, c'est que quelqu'un juge utile de la garder captive. Pour le psychanalyste Theodor Reik, le sentiment de culpabilité masochiste porte un coup au narcissisme du sujet[11],[10], dont les pratiques pourront ensuite témoigner de la recherche d'une mise en valeur personnelle[10].
  • Certaines personnes apprécient la sensation physique de la contrainte, les sensations, la pression des cordes, l'impossibilité de se libérer malgré les efforts. Ces mêmes personnes apprécient beaucoup plus rarement la brûlure et ladouleur engendrée par le frottement et la morsure de la corde.
  • On peut aimer la sensation d'impuissance liée aux tentatives désespérées de rompre ses entraves (liens, chaînes ou bracelets), particulièrement en étant stimulé(e), sensuellement ou sexuellement. Rappelons que la pratique du bondage n'implique pas nécessairement de contact sexuel entre les partenaires.
  • D'autres personnes apprécient les jeux de rôle sur des thèmes divers et variés (voleur/kidnappeur et victime/otage, médecin et patient(e), policier et prisonnier(ère), magicien(ne) et assistant(e)...). Le plus souvent, le bondagé acte dans le réel une situation fantasmée longtemps à l'avance. La signification spéciale de cette fantaisie est un trait caractéristique de son masochisme, sans laquelle le plaisir sexuel sera absent[10], toujours d'après le psychanalyste Theodor Reik.
  • Plus rarement, certaines personnes éprouvent un plaisir provenant de la « mise en danger » symbolique (comme le saut à l'élastique et l'escalade). Ces personnes apprécient l'adrénaline provoquée par des situations potentiellement dangereuses, et orientent naturellement le bondage vers ce type de situations, voire de la dégradation. Cette catégorie est peu nombreuse.
  • Par curiosité
  • Pour satisfaire à un fétichisme donné (fétichisme des matières comme le cuir, le latex ou le vinyle, fétichisme des dessous, des bas, des talons aiguille, etc.). La géométrie formée par les lignes du bondage sur le corps permet ici de mettre en valeur tel ou telle tenue, tel ou tel accessoire fétichiste. D'autre part, la matière fétichisée peut constituer le lien lui-même, ainsi que dans l'image ci-contre.
  • Un goût pour l'esthétisme du shibari/bondage (argument régulièrement avancé par les femmes attachées et/ou désirant l'être)

Les psychanalystes se sont intéressés aux motivations inconscientes du bondage. Pour Otto Rank, le sujet cherche à retrouver au travers de son immobilisation la situation voluptueuse de l'immobilité intra-utérine « c'est ainsi qu'en se faisant ligoter, le masochiste essaie de rétablir, en partie tout au moins, la situation voluptueuse de l'immobilité intra-utérine. » [6]. Toujours d'après ce même auteur, le bondage constitue un élément typique du masochisme [6].

[modifier] Pourquoi des gens aiment ligoter d'autres personnes ?

  • Pour donner du plaisir à son/sa partenaire, et pour les stimulations engendrées par le plaisir de son/sa partenaire ; c'est de loin le cas le plus courant et profitable aux deux partenaires.
  • Pour la mise en valeur de l'anatomie, la géométrie des formes, l'aspect esthétique du sujet, des liens et de l'environnement (voir les travaux de « Midori » et de son photographe Michael Blue par exemple).
  • Pour la soumission érotique de son/sa partenaire, autrement dit un fantasme de possessivité - qui coïncide avec le fantasme d'être excessivement désiré(e) chez la personne attachée.
  • Pour le contrôle et le pouvoir provoqués par la « mise en danger » de son/sa partenaire attaché(e). Pour cette catégorie de gens, s'il s'agit de leur seule motivation, il est possible qu'ils aient quelques difficultés à provoquer le plaisir du jeu chez leur partenaire.
  • Et enfin, comme complément à d'autres pratiques sado-masochistes.

Pour que le plaisir soit partagé, il est indispensable que la personne qui attache soit constamment à l'écoute de son/sa partenaire. Un bondageur/une bondageuse n'étant à l'écoute que de son propre plaisir ne procurera que très rarement un plaisir partagé, c'est le cas de bon nombre de « pseudo-bondageurs » que l'on peut trouver par le biais de clubs et de sites internet privés.

[modifier] Pourquoi des gens aiment regarder des images de personnes ligotées ?

Si on peut trouver tant de sites internet montrant des femmes attachées (et plus rarement des hommes attachés), c'est parce qu'il y a beaucoup de personnes qui aiment regarder ces images, sans pour autant pratiquer personnellement le bondage.

Les motifs qui poussent à regarder ces images sont souvent liés aux raisons évoquées dans les deux chapitres précédents :

  • La principale raison est sans doute le bondage par procuration, qui permet de fantasmer sur le bondage sans avoir à le pratiquer.
  • Pour le côté esthétique des images présentées.
  • Pour avoir le sentiment de dominer la personne attachée.
  • Pour s'imaginer à la place de la personne ligotée.
  • Pour chercher des idées de position de bondage (pour ceux qui le pratiquent).

[modifier] L'avis des psychanalystes et des penseurs

[modifier] Précautions d'usage

Le bondage est avant tout une relation de confiance entre la personne qui attache (le bondageur dit aussi bondeur(se)/ la bondageuse) et la personne attachée (la bondagette / le bondagé ou bondé(e)). La responsabilité (et même la vie) de la personne attachée est à tout moment entre les mains de la personne qui attache. Si vous êtes cette personne, gardez toujours à l'esprit que du moment que votre partenaire se met volontairement entre vos mains pour être attaché(e), vous en avez sa responsabilité, sa garde, et vous vous devez avant tout d'honorer cette confiance.

Plusieurs accidents graves liés au bondage sont recensés tous les ans. N'oubliez jamais les règles de sécurité élémentaires suivantes :

Bâillon
  • Ne laissez jamais une personne ligotée (ou enchaînée) seule, sans surveillance. Si vous pratiquez en solitaire, un certain nombre de règles supplémentaires sont décrites dans l'article relatif à l'auto-bondage ;
  • Encore plus important, ne laissez jamais seule, pas même un instant, une personne ligotée et bâillonnée. Les étouffements accidentels sont très rares, mais ils peuvent intervenir très rapidement ;
  • Ne passez pas de corde autour du cou. Les risques d'étranglement sont beaucoup trop grands ;
  • Conservez un moyen de défaire les cordes rapidement. Ciseaux (les ciseaux à bandage sont recommandés : ils sont efficaces et comportent une protection destinée à protéger la peau), couteau, et/ou nœuds rapides. Notamment au niveau du torse, des articulations et de certains endroits sensibles, pour éviter les garrots ;
  • Prévenez les risques de chute et d'étranglement. Une personne immobilisée faisant une chute en arrière (avec sa chaise, par exemple) risque de se rompre le cou ;
  • Les « suspensions » demandent beaucoup de maîtrise. Ne les pratiquez pas si vous êtes débutant ;
  • La qualité de la corde est primordiale afin de limiter les risques de brûlure liée aux frottements (préférer la corde naturelle pour les suspensions : la corde restera en place) ;
  • N'utilisez jamais de nœuds coulants ! Il faut toujours utiliser des nœuds qui ne glissent pas. Evitez les nœuds dits « queue de cochon », qui glissent (le nœud des lacets de chaussures). Préférez-leur le nœud plat.
  • N'insistez pas si votre partenaire exprime une gêne ou de la douleur. Nous ne sommes pas tous égaux devant le bondage. Certaines caractéristiques et limites physiques sont propres à chaque individu. La souplesse est un bon indicateur. À surveiller tout particulièrement : les épaules (risque de déboîtement) et les coudes (si ils ne se touchent pas aisément, ne forcez pas !).

La durée des séances est très variable, de quelques minutes (positions très strictes et/ou personne attachée débutante) à plusieurs heures d'affilée (positions plus faciles à tenir et/ou personne attachée expérimentée). Dans tous les cas, ne prenez pas de risques inutiles, et pensez à hydrater régulièrement la personne attachée.

Les photos, vidéos et textes de fictions que l'on peut trouver sur Internet sont choisis en fonction de leur esthétique et/ou de leur impact. Les positions sont généralement réelles, mais elles sont souvent plus compliquées à réaliser qu'il n'y paraît, et ne peuvent pas toujours être reproduites simplement et/ou sans risques. Ne vous y risquez pas si vous êtes débutant.

[modifier] Ligoteurs célèbres

Shibari à la japonaise

En France, le premier témoignage de bondage sont les cyanotypes (ancêtre de la photographie, de couleur bleue) de Charles-François Jeandel (1859-1942), un notable angoumoisin. Ces clichés sont conservés au musée d'Orsay. Ils ont été identifiés grâces aux travaux d'Hélène Pinet dans les années 1990, qui a reconnu des portions d'une toile de Jeandel sur des clichés (Renversements de l'idole Sérapis, 1889, exposée à la mairie d'Angoulême).

Parmi les grands inspirateurs du bondage du XXe siècle, on peut citer John Willie (Adventures of Sweet Gwendoline) ou Eric Stanton.

Citons aussi l'illustrateur japonais Yoji Muku, réalisant de splendides estampes sous différents pseudonymes dont le plus connu est « Jito », l'anglais John Blake, sous le nom de Nawashi Murakawa, Akechi Denki et son assistante Akechi Enka (Shizuka Aoi de son vrai nom), le photographe Nobuyoshi Araki, le dessinateur Richard Laillier et le français Tonton Ficelle dans les années 1970.

Les ligoteurs contemporains les plus célèbres sont essentiellement américains. Ce sont pour la plupart des références au niveau de l'esthétique et de l'innovation. On peut citer notamment Jim Weathers (alias The Weatherman), feu Cory Thompson (alias Mr. T) mais aussi Jay Edwards, Dominic Wolfe, Jon Woods, Lew Rubens, Michael Viking, etc. Et une femme en particulier : la célèbre Lorelei (alias Kristine Imboch), pour l'ensemble de son travail et sa contribution à la démocratisation du bondage. On se souviendra également de la célèbre pin-up américaine Betty Page mise en scène dans multiples photos et bandes dessinées.


[modifier] Notes et références

  1. Dictionnaire Collins sur Reverso.net
  2. métadictionnaire de l'ISC/CNRS
  3. Les Sortilege Du Bondage Japonais, Midori, Gremese Edition - ISBN 8873015042, 9788873015048 Aperçu Google Books
  4. Tristan et Iseut, p. 60 à 76, Le Livre de Poche, 1989
  5. « The term BDSM was created on the Internet, in alt.sex.bondage, ca. 1990. It stands for B&D (Bondage and Discipline), D&S (Dominance and Submission) and SM (Sadomasochism). It was an attempt to unify as a community, instead of arguing over differences in style of play. » Gloria Brame, auteur de Different loving
  6. abc Otto Rank, Le Traumatisme de la naissance, Payot, Paris, 1924 (réimpr. 2002), 292 p. (ISBN 2-228-89551-2).
    Avec cet ouvrage, l'auteur, que Freud considérait comme son fils adoptif, prend de la distance avec la doctrine freudienne.
     
  7. « Le fétichisme va du spécifique - à savoir l'adoration des chaussures à talons aiguille pour ne donner qu'un exemple classique - au bondage dans toutes ses formes. » Bound & Beyond: An Insight into New Zealand's Fetish Culture, Par Anne Nicholas, Publié par Whiplash Publishing Ltd, 2004 - ISBN 0473089807, 9780473089801
  8. « Les dominatrices professionnelles choisissent généralement de ne pas offrir de services sexuels complets à leurs clients hommes. En règle générale, la masturbation pourra être pratiquée sur le client toujours attaché en fin de session à titre de conclusion ou il pourra être ordonné au client - sous la menace d'une punition - qu'il se masturbe lui-même. » Bound & Beyond: An Insight into New Zealand's Fetish Culture, Par Anne Nicholas, Publié par Whiplash Publishing Ltd, 2004 - ISBN 0473089807, 9780473089801
  9. Dossier Comment bien attacher votre copine - l'Echo des savanes, février 99
  10. abcd Theodor Reik, Le masochisme, Payot, Paris, 1953 (réimpr. 2000), 418 p. (ISBN 2-228-89359-5).
    un essai de psychanalyse sur la psychologie et le psychisme masochiste
     
  11. Theodor Reik, « Sur la profondeur de la névrose », http://www.megapsy.com. Consulté le 31 mai 2008

[modifier] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Bondage.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • Les sortilèges du Bondage Japonais (Midori - Gremese) : conseils, pratiques de base pour débutants, et sécurité
  • Bondage, liaisons débridées, Libération n° 7527, 22 juillet 2005
  • Osez... le bondage (Axterdam - La Musardine)

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