Jean Sorel

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Jean Sorel

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Jean Sorel à la gare centrale d'Amsterdam le 25 janvier 1966

Nom de naissance Jean de Combaud de Roquebrune
Naissance 25 septembre 1934
Marseille, Drapeau de la France France
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Acteur

Jean Sorel est un acteur français, né Jean Bernard de Chieusses de Combaud de Roquebrune le 25 septembre 1934 à Marseille (France), issu d'une lignée descendant des Capétiens[1]. Seul garçon d'une famille nombreuse, il verra son père, fondateur de la revue Liberté, mourir durant la Seconde Guerre mondiale. Jean Sorel a été soldat en Algérie en 1956 et 1957.

Il vit à Paris avec l'actrice italienne Anna Maria Ferrero, son épouse depuis 1963.

Carrière[modifier | modifier le code]

Jean Sorel commence des études à l'École normale supérieure en vue d'une carrière diplomatique. Il débute au cinéma en 1959 dans un second rôle dans J'irai cracher sur vos tombes, adaptation par Boris Vian de son propre livre. Dès l'année suivante, il tourne en Italie dans Les Adolescentes d'Alberto Lattuada et en France dans Les Lionceaux de Jacques Bourdon.

Sa beauté lui vaut d'être souvent comparé à Alain Delon[2] et le Dictionnaire du cinéma français estime que sa carrière a été presque exclusivement partagée entre l'Italie et la France mais Jean Sorel a tourné aux États-Unis sous la direction de Sydney Lumet et de Fred Zinneman.

Il tourne Ça s'est passé à Rome de Carlo Lizzani, Amélie ou le temps d'aimer de Michel Drach, Traqués par la Gestapo, où il a pour partenaire Anna Maria Ferrero qu'il épouse (et qui abandonne sa carrière peu après), dans Vive Henri IV... vive l'amour ! de Claude Autant-Lara, dans Vu du pont d'après Arthur Miller, dirigé par Sidney Lumet. Il tourne Le Désordre de Franco Brusati et Adorable Julia mis en scène par Alfred Weidenmann.

En 1963 il joue dans le film de science-fiction Hipnosis, dans Germinal de Yves Allégret (rôle de Lantier), La Ronde de Roger Vadim, De l'amour inspiré de Stendhal avec Anna Karina, Chair de poule de Julien Duvivier, dans des sketches humoristiques de Mauro Bolognini.

Jean Sorel et Anna-Maria Ferrero à la gare centrale d'Amsterdam le 25 janvier 1966

Sorel, après l'échec de Sandra (Luchino Visconti, 1965), tourne L'Homme qui rit d'après Victor Hugo. Il apparaît dans plusieurs thrillers signés Damiano Damiani, Lucio Fulci ou Umberto Lenzi, et dans le film d'horreur, dirigé par Romolo Guerrieri.

En 1967, il joue le mari de Catherine Deneuve dans son film le plus célèbre : Belle de jour de Luis Buñuel d'après Joseph Kessel.

Jean Sorel tourne ensuite Adélaïde de Jean-Daniel Simon (d'après Joseph-Arthur de Gobineau) avec Ingrid Thulin - qu'il retrouvera dans le giallo Je suis vivant et travaille avec l'Espagnol José María Forqué ; dans le thriller américain Chacal (1973), réalisé par Fred Zinnemann, il interprète Bastien-Thiry.

Une vieille maîtresse (1975) d'après Barbey d'Aurevilly et le personnage de Wolf dans L'Herbe rouge (1985) de Pierre Kast d'après Boris Vian, Les Enfants du placard et Les Ailes de la colombe d'après Henry James, les deux signés Benoît Jacquot, Les Sœurs Brontë d'André Téchiné, et pour le petit écran : La Naissance du jour de Jacques Demy d'après Colette avec Danièle Delorme et La Démobilisation générale de Hervé Bromberger marquent son parcours. En 1981, à la télévision française, il joue de 20 à 55 ans le fils d'Alice Sapritch dans Une mère russe de Michel Mitrani. Suivent en 1985 Aspern de l'Argentin Eduardo de Gregorio, nouvelle adaptation de Henry James et l'année suivante Rosa La Rose, fille publique (incarnée par Marianne Basler) de Paul Vecchiali.

En Italie, il tourne quelques comédies, avec Adriano Celentano, Bud Spencer et Thierry Lhermitte, dirigé par Steno, Miliardi de Carlo Vanzina, à la télévision Come una mamma (1990) et Butterfly de Tonino Cervi ; en France Les Cœurs brûlés...

Au théâtre, en 1984, il est mis en scène par Roger Planchon dans Alice par des chemins obscurs. Il n'y reviendra que rarement, en Italie, notamment en 2001 dans Il Candido de Leonardo Sciascia.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Anna-Maria Ferrero et Jean Sorel à la gare d'Amsterdam le 25 janvier 1966

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1983 : Alice, par d'obscurs chemins... de Roger Planchon, mise en scène de l'auteur, TNP Villeurbanne
  • 2001 : Candido ovvero... écrite par L. Sascia (réalisé par Walter Manfrè)
  • 2006 : L’individuo, la libertà e il perdono. Hegel legge Dostoevskij.Pagine dell’anima europea. Prove di letture (réalisé par Roberto Mordacci)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cinémonde, n° 1745, 14 mai 1968
  • Ciné-Revue, no 39, 29 septembre 1977
  • Ciné-Revue, no 4, 22 janvier 1981
  • Ciné-Revue, no 3, 19 janvier 1989

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. capet.org
  2. Visconti par Laurence Schifano

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Familles subsistantes de la noblesse française: (Famille de Chieusses de Combaud-Roquebrune).