Meuble humain

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CSD 2006 : Exemple de meubles humains.

L'objectification (forniphilie ou meuble humain) est une forme de bondage et d'objectification sexuelle durant laquelle le corps d'un sujet est considéré en tant qu'objet : machine, lustre[1], chaise, table, toilettes, etc. Le sujet est physiquement restreint. Il est souvent bâillonné et/ou placé dans une position qui nécessite une surveillance particulière.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1994, paraît le premier numéro de la revue Maniac. Déjà Gilles Berquet y relate ce que l'on nomme aujourd'hui la « forniphilie ». Il nomme cela « Les commodités de la femme ». Il commente divers dessins et photos. Un semainier, la femme y est enfermée. Le plateau supérieur est, pour la circonstance, transformé en carcan ainsi que les côtés supérieurs du meuble. La tête émerge du plateau supérieur. La tête supporte un lustre et une ampoule, et devient une lampe. Les bras sortent sur les côtés du semainier. L'un d'eux avec dans la main un plateau contenant une montre et des boutons de manchette. Et l'autre bras supporte des cravates au niveau du poignet. Le premier tiroir est ouvert laissant apparaître les seins de la femme, comme s'ils étaient de simples accessoires rangés dans le tiroir. Plus loin une femme parapluie, une autre femme lampe, une femme attachée dans un pot de fleur bondée par une plante grimpante. Enfin des photos de Gilles Berquet, inspirées par son maître John Willie, photos où le corps de la femme est enfermé dans une malle, laissant apparaître le visage et le bas des jambes[2].

Le terme a originellement été crédité par Jeff Gord[3],[4]. Mais, de toute évidence, qu'il s'agisse de Jeff Gord ou de Gilles Berquet, ils furent tous deux inspirés par John Willie.

C'est Yürgen Boedt qui a publié dans Secret Magazine l'article de Jeff Gord[5] sur les meubles humains, accompagné de photos montrant des femmes attachées par des cordes ou des liens de cuir et en position de lampe ou de dossier de fauteuil de bureau[6], de selle de tricycle, de pare-choc de voiture[7],[8], de divers meubles ainsi que de sculptures artistiques, sculptures pour remorque[9],[10].

Exemples[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Femme objet (lustre).
  2. Revue Maniac, rédacteur en chef Gilles Berquet, comité de rédaction Jean-Pierre Bourgeron, Alexandre Dupouy.
  3. « Entrevue avec Jeff Gord »,‎ 24 octobre 2007 (consulté le 12 mai 2008).
  4. Ashley Hames, Sin Cities, Tonto Books, 2008 (ISBN 0-9556326-0-9), pp. 184-188.
  5. Jeff Gord, interview en ligne.
  6. Fauteuil de bureau.
  7. Pare choc de voiture 1.
  8. Pare choc de voiture 2.
  9. Sculptures pour remorque.
  10. Secret Magazine N° 33.
  11. Dijkstra, Bram. Idols of Perversity Oxford University Press, 1986, pp. 117-118.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]