Oskar Kokoschka
| Oskar Kokoschka | |
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Oskar Kokoschka en 1963 (photo Erling Mandelmann)
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| Activité | Artiste peintre, écrivain, |
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| Naissance | 1er mars 1886 Pöchlarn, |
| Décès | 22 février 1980 (à 93 ans) Montreux, |
| Mouvement | Expressionnisme |
Oskar Kokoschka, né le 1er mars 1886 à Pöchlarn, en Autriche, et décédé le 22 février 1980 à Montreux, en Suisse, est un écrivain et peintre expressionniste autrichien.
Sommaire |
Biographie [modifier]
De 1905 à 1909, Kokoschka suit les cours de la Kunstgewerbeschule de Vienne. L'un de ses professeurs est Gustav Klimt et l'une de ses condisciples Elsa Oeltjen-Kasimir. Kokoschka rejette rapidement le Jugendstil, ce qui a des conséquences sur son travail. Pour cette raison, il s'établit en 1910 à Berlin, puis ne revient à Vienne qu'en 1911.
À partir de 1912, Kokoschka vit avec Alma Mahler-Werfel. Cet amour et leurs échanges épistolaires passionnés lui ont inspiré différentes œuvres d'art. Sa peinture, à cette époque, évolue vite : il commence à travailler avec des brosses plus larges et applique de plus en plus de couleurs. En 1914, il se joint aux peintres de la Sécession viennoise à Berlin. En 1915, mobilisé pour les combats de la Première Guerre mondiale, il est gravement blessé. En 1917, il s'installe à Dresde[1], où il rencontre Adolf Loos, architecte et ami viennois. De 1919 à 1924, on lui confie une chaire à l'école des Arts de Dresde. Ne souhaitant pas être débordé par l'académie, le peintre entreprend des voyages. Il revient à Vienne en 1933. Après la mort de sa mère, il s'exile en 1934 à Prague pour des raisons politiques, où il rencontre celle qui va devenir sa femme, Olga Palkovska ; le régime national-socialiste considère son art comme dégénéré. Après Prague, où il reste jusqu'en 1938, puis Londres (1938-53), il s’établit en 1953 définitivement à Villeneuve en Suisse, à l'extrémité du lac Léman, où il passe les vingt-sept dernières années de sa vie. La Fondation Kokoschka se situe au musée Jenisch de Vevey (Suisse).
Oskar Kokoschka est partie prenante des Documenta I (1955), Documenta II (1959) et Documenta III en 1964 à Kassel.
Il inspire des générations de peintres, parmi lesquels Alkis Pierrakos, qu'il rencontre à plusieurs reprises à Londres en 1950.
Peintures (sélection) [modifier]
- 1910 : Bildnis Herwarth Walden (Portrait de Herwarth Walden), Staatsgalerie Stuttgart
- 1912 : Die Heimsuchung, Palais du Belvédère (Vienne)
- 1913 : Die Windsbraut (La Fiancée du vent), musée d'art de Bâle
- 1914 : Portrait du docteur Ludwig Adler, musée des Beaux Arts de Gand
- 1917 : Selbstbildnis (autoportrait)
- 1918 : Die Macht der Musik (Le Pouvoir de la musique) au Stedelijk van Abbermuseum de Eindhoven
- 1922 : Dresden-Neustadt (Ville neuve de Dresde), à la Kunsthalle de Hambourg
- 1931 : Pan: Trudl mit Ziege, au Sprengel-Museum de Hanovre
- 1934 : Prag: Karlsbrücke (Prague : le pont Charles), à la Galerie nationale à Prague
- 1950 : Bildnis Prof. Dr. Theodor Heuss (Portrait du professeur Théodore Heuss), au musée de la ville de Cologne, Musée Ludwig
- 1950 : Prometheus Triptyque (Prométhée), au Samuel Courtauld Trust de Londres; Courtauld Institute of Art Gallery, Londres
- 1951 : Der Hafen von Hamburg (Le Port de Hambourg), au musée d'art moderne de New York
- 1952 : Geschwister Feilchenfeldt (Les Enfants Feilchenfeldt), collection particulière (Walter et Konrad Feilchenfeldt)
- 1954 : Thermopylae (Les Thermopyles), Triptyque, à l'université de Hambourg
- 1955 : Bühnenbilder und Kostüme für Die Zauberflöte (Décors et costumes pour La Flûte enchantée de Mozart, lors du Festival de Salzbourg)
- 1956 : Ansicht der Stadt Köln vom Messeturm aus (Vue de la ville de Cologne depuis le bâtiment de la foire) au musée Ludwig de Cologne
- 1966 : Porträt Konrad Adenauer (portrait de Konrad Adenauer)
Écrits [modifier]
Kokoschka a rédigé des essais et des articles, dont une autobiographie : Mein Leben, en 1971. Ses correspondances ont été publiées en 1984. Ses pièces ont été réellement redécouvertes dans les années 1990 :
- 1911 : Der brennende Dornbusch (Le Buisson ardent)
- 1919 : Orphée et Eurydice
- 1916 : Meurtre, Espoir de la Femme
- 1917 : Hiob
- 1917 : Die traümenden Knaben, (Les Garçons rêveurs), orné de lithographies originales.
- 1984 : Mirages du passé, éditions Gallimard (ISBN 2-07-070235-9)
Notes et références [modifier]
- Il demeure dans un des pavillons du Grand Jardin de Dresde
Bibliographie [modifier]
- (de) : Tilo Richter (Hg.): Horst Tappe Kokoschka, avec des photographies de Horst Tappe, des citations et des dessins d'Oskar Kokoschka, préface de Christoph Vitali, Christoph Merian Verlag, Basel 2005, 96 S., geb., ISBN 3-85616-235-6
- (de) : Die Fächer für Alma Mahler-Werfel, ISBN 3-88379-462-7
- (de) : Widerstand statt Anpassung: Deutsche Kunst im Widerstand gegen den Faschismus 1933–1945 (Berlin, édition Elefanten Press Verlag GmbH, 1980) (Résistance plutôt qu'adaptation : l'art allemand dans la résistance contre le fascisme, 1933-1945)
Voir aussi [modifier]
Article connexe [modifier]
Liens externes [modifier]
- (de) Oskar Kokoschka dans le musée virtuel LeMO du Musée historique allemand (DHM)
- Fondation Oskar Kokoschka
- (en) biographie)