Jacques Offenbach

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Jacques Offenbach
Surnom « Le Petit Mozart des Champs-Élyseés »
Nom de naissance Jacob Offenbach
Naissance
Cologne, Allemagne
Décès
Paris, France
Formation Conservatoire de musique de Paris
Élèves Léo Delibes
Œuvres principales

Jacques (Jacob) Offenbach est un compositeur et violoncelliste allemand, naturalisé français, né à Cologne le 20 juin 1819 et mort à Paris le 5 octobre 1880.

Sommaire

[modifier] Biographie

Jacques Offenbach naît en Allemagne en 1819. Son père, Isaac Judas Eberst, est cantor de la synagogue de Cologne. Originaire d'Offenbach am Main près de Francfort, celui-ci adopte le patronyme d'Offenbach vers 1810, en vertu du décret napoléonien du 28 juillet 1808.

Le jeune Jacob révèle très jeune ses dons pour le violoncelle, ce qui conduit son père à lui faire poursuivre ses études musicales à Paris. Offenbach étudie le violoncelle au Conservatoire de Paris, où il est admis à titre dérogatoire à l'âge de quatorze ans, et débute parallèlement une carrière de soliste virtuose. Indiscipliné, il quitte l'établissement au bout d'un an pour rejoindre l'orchestre de l'Opéra-Comique, puis devient directeur musical de la Comédie-Française en 1847, grâce au succès d'une série de chansonnettes. En 1855, il crée son propre théâtre, les Bouffes-Parisiens sur les Champs-Élyseés afin qu'y soient exécutées ses propres œuvres. Il travaille entre autre avec les librettistes Henri Meilhac et Ludovic Halévy.

Émule de Rossini et de Mozart, il est le créateur de l'opéra-bouffe français, que l'on confondit par la suite avec l'opérette, genre dans lequel il excelle également mais dont on doit la paternité à son rival - et néanmoins ami - le compositeur-interprète Hervé. Parmi la centaine d'œuvres qu'il compose en 40 ans d'activité, plusieurs sont devenues des classiques du répertoire lyrique, d’Orphée aux Enfers en 1858, son premier grand succès grâce notamment à son « galop » final[1], aux Contes d'Hoffmann, en passant par La Grande-Duchesse de Gérolstein, La Belle Hélène, La Vie parisienne ou Les Brigands (et le fameux « bruit de bottes » des carabiniers arrivant après la bataille).

Il meurt dans la nuit du 4 au 5 octobre 1880 à 61 ans des suites de la goutte, quatre mois avant la création des Contes d'Hoffmann, alors en répétitions[2]. Il est enterré au cimetière de Montmartre (division 9) et sa tombe a été réalisée par Charles Garnier.

[modifier] Œuvres principales

  • 1839
Pascal et Chambord, comédie d'Anicet-Bourgeois et Édouard Brisebarre (musique de scène et couplets)
  • 1847
Grand Concerto pour violoncelle et orchestre dit « Concerto militaire »
  • 1855
Une nuit blanche, opéra-comique (livret d'Édouard Plouvier)
Les Deux Aveugles, opérette (« bouffonerie musicale ») (livret de Jules Moineaux)
Le Violoneux, opérette (« légende bretonne ») (livret d'Eugène Mestépès et Émile Chevalet)
Ba-ta-clan, opérette (« chinoiserie musicale ») (livret de Ludovic Halévy)
  • 1856
Tromb-al-ca-zar ou les Criminels dramatiques, opérette (« bouffonerie musicale ») (livret de Charles Dupeuty et Ernest Bourget)
La Rose de Saint-Flour, opérette (livret de Michel Carré)
Le Financier et le Savetier, opérette-bouffe (livret d'Hector Crémieux)
La Bonne d'enfant, opérette-bouffe (livret d'Eugène Bercioux)
  • 1857
Les Trois Baisers du diable, opérette fantastique (livret d'Eugène Mestépès)
Croquefer ou le Dernier des paladins, opérette-bouffe (livret d'Adolphe Jaime fils et Étienne Tréfeu)
Dragonette, opérette-bouffe (livret d'Adolphe Jaime fils et Eugène Mestépès)
Vent du Soir ou l'Horrible Festin, opérette-bouffe (livret de Philippe Gille)
Une demoiselle en loterie, opérette-bouffe (livret d'Adolphe Jaime fils et Hector Crémieux)
Le Mariage aux lanternes, opérette (livret de Michel Carré et Léon Battu)
Les Deux Pêcheurs ou le Lever du soleil, opérette (« bouffonerie musicale ») (livret de Charles Dupeuty et Ernest Bourget)
  • 1858
Mesdames de la Halle, opérette-bouffe (livret d'Armand Lapointe)
La Chatte métamorphosée en femme, opéra-comique en un acte (livret d'Eugène Scribe et Mélesville)
Orphée aux Enfers, opéra-bouffe (livret de Ludovic Halévy et Hector Crémieux) - Suivi d'une 2e version en 1874
  • 1859
Un mari à la porte, opérette (livret d'Alfred Delacour et Léon Morand)
Les Vivandières des zouaves, opérette (livret d'Adolphe Jaime fils et Pittaud de Forges)
Geneviève de Brabant, opéra-bouffon (livret d'Adolphe Jaime fils et Étienne Tréfeu, puis Hector Crémieux) - Suivi d'une 2e version en 1867 et d'une 3e en 1875
  • 1860
Daphnis et Chloé, opérette (livret de Clairville et Jules Cordier)
Le Papillon, ballet-pantomime (livret de Marie Taglioni et Saint-Georges)
Barkouf, opéra-bouffe (livret d'Eugène Scribe et Henri Boissaux)
  • 1861
La Chanson de Fortunio, opéra-comique (livret de Ludovic Halévy et Hector Crémieux)
Le Pont des soupirs, opéra-bouffon (livret de Ludovic Halévy et Hector Crémieux) - Suivi d'une 2e version en 1868
Monsieur Choufleuri restera chez lui le..., opérette-bouffe (livret du duc de Morny)
Le Roman comique, opéra-bouffe (livret de Ludovic Halévy et Hector Crémieux)
  • 1862
Monsieur et Madame Denis, opéra-comique (livret de Laurencin et Michel Delaporte)
Le Voyage de MM. Dunanan père et fils, opéra-bouffe (livret de Paul Siraudin et Jules Moineaux)
  • 1863
Les Bavards, opéra-bouffe (livret de Charles Nuitter)
Il signor Fagotto, opérette (livret de Charles Nuitter et Étienne Tréfeu)
Lischen et Fritzchen, opérette (« conversation alsacienne ») (livret de Paul Boisselot)
  • 1864
L'Amour chanteur, opérette (livret de Charles Nuitter et Ernest L'Épine)
Die Rheinnixen (Les Fées du Rhin), opéra romantique (livret en allemand de Karl von Wolzogen)
Les Géorgiennes, opéra-bouffe (livret de Jules Moineaux)
Jeanne qui pleure et Jean qui rit, opérette (livret de Charles Nuitter et Étienne Tréfeu)
La Belle Hélène, opéra-bouffe (livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy)
  • 1865
Coscoletto ou le Lazzarone, opéra-bouffe en 2 actes (livret de Charles Nuitter et Étienne Tréfeu)
Les Bergers, opéra-comique (livret de Philippe Gille et Hector Crémieux)
  • 1866
Barbe-Bleue, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy)
La Vie parisienne, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy) - Suivi d'une 2e version en 1873
  • 1867
La Grande-Duchesse de Gérolstein, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy)
La Permission de dix heures, opéra-comique (livret de Mélesville et Pierre Carmouche)
Robinson Crusoé, opéra-comique (livret d'Eugène Cormon et Hector Crémieux)
  • 1868
Le Château à Toto, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy)
L'Île de Tulipatan, opéra-bouffe (livret d'Henri Chivot et Alfred Duru)
La Périchole, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy) - Suivi d'une 2e version en 1874
  • 1869
Vert-Vert, opéra-comique (livret d'Henri Meilhac et Charles Nuitter)
La Diva, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy)
La Princesse de Trébizonde, opéra-bouffe (livret de Charles Nuitter et Étienne Tréfeu)
Les Brigands, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy) - Suivi d'une 2e version en 1878
  • 1871
Boule-de-neige, opéra-bouffe d'après Barkouf (livret de Charles Nuitter et Étienne Tréfeu)
  • 1872
Le Roi Carotte, opéra-bouffe-féerie (livret de Victorien Sardou)
Fantasio, opéra-comique (livret de Paul de Musset)
Der schwartze Korsar (Le Corsaire noir), opéra-comique (livret en allemand d'Offenbach)
  • 1873
Les Braconniers, opéra-bouffe (livret d'Henri Chivot et Alfred Duru)
Fleurette, opéra-comique (livret de Pittaud de Forges et Laurencin)
Pomme d'Api, opérette (livret de Ludovic Halévy et William Busnach)
La Jolie Parfumeuse, opéra-comique (livret de Hector Crémieux et Ernest Blum)
  • 1874
Bagatelle, opéra-comique (livret de Hector Crémieux et Ernest Blum)
Madame l'Archiduc, opéra-bouffe (livret d'Albert Millaud)
  • 1875
Whittington, opéra-bouffe (livret en anglais de Henry Brougham Farnie)
La boulangère a des écus, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy) - Suivi d'une 2e version en 1876
Le Voyage dans la Lune, opéra-féerie (livret d'Eugène Leterrier, Albert Vanloo et Alfred Mortier)
La Créole, opéra-bouffe (livret d'Albert Millaud)
Tarte à la Crème, comédie d'Albert Millaud (« valse en un acte »)
  • 1876
Pierrette et Jacquot, opérette (livret de Jules Noriac et Philippe Gille)
La Boîte au lait, opéra-bouffe (livret de Jules Noriac et Eugène Grangé)
  • 1877
Le Docteur Ox, opéra-bouffe (livret d'Alfred Mortier et Philippe Gille)
La Foire Saint-Laurent, opéra-bouffe (livret de Hector Crémieux et Albert de Saint-Albin)
  • 1878
Maître Péronilla, opéra_bouffe (livret d'Offenbach)
Madame Favart, opéra-comique (livret d'Henri Chivot et Alfred Duru)
  • 1879
La Marocaine, opéra-bouffe (livret de Paul Ferrier)
La Fille du tambour-major, opéra-comique (livret d'Henri Chivot et Alfred Duru)
  • 1880
Belle Lurette, opéra-comique (livret d'Ernest Blum, Édouard Blau et Raoul Toché) - opus posthume
  • 1881
Les Contes d'Hoffmann, opéra fantastique (livret de Jules Barbier) - opus posthume, orchestration achevée par Ernest Guiraud
Mademoiselle Moucheron, opérette-bouffe (livret d'Eugène Leterrier et Albert Vanloo) - opus posthume

[modifier] Analyse de l'œuvre

Tombe d'Offenbach au Cimetière de Montmartre

Les ouvrages scéniques d'Offenbach reflètent la joie de vivre et l'insouciance du Second Empire. Sous le couvert de l'humour, ils n'en véhiculent pas moins une certaine critique politique (La Périchole, Le Roi Carotte, Barkouf) et des propos souvent immoralistes (apologie du ménage à trois dans La Belle Hélène (1864), du cocuage réciproque dans Orphée aux Enfers) :

Pâris :
Quand on est deux, l'hymen est une chaîne
Dont il est malaisé de supporter le poids ;
Mais on la sent peser à peine,
Quand on est trois.
Hélène :
Ah ! Délicieux ! Délicieux ! »

Offenbach, grâce aux livrets de Meilhac et Halévy, utilise de manière dérisoire la mythologie grecque, faisant des dieux et des héros des êtres superficiels, idiots ou débauchés, reflets à peine voilés de la haute société et de ses mœurs légères :

Hélène :
Et quand je traverserai la foule, du haut de mon char, j'entendrai, comme tout à l'heure, une voix qui sortira des rangs du peuple et qui dira : « ce n'est pas une reine, c'est une cocotte[3] !... »

Et la très suggestive danse d'Agamemnon (Acte III, scène 5) :

Allons, çà, dépêchez... ça presse...
Regardez l'état de la Grèce.
C'est une immense bacchanale,
Et Vénus, Vénus Astarté
Anime la ronde infernale...
Tout est plaisir et volupté !
Vertu, devoir, honneur, morale,
Par le flot tout est emporté !...

Le détournement de l'Antiquité lui permet ainsi de faire de violentes critiques de l'hypocrisie, du décorum (« Tout pour le décorum ! », mot d'ordre de Jupiter) et de la bêtise de l'époque :

Rois et peuple de la Grèce, il ne s'agit pas aujourd'hui, comme dans nos luttes habituelles, de lancer le disque d'une main sûre, ou de diriger un char dans la carrière. Cette journée est spécialement consacrée aux choses de l'intelligence... Des hommes forts, nous en avons : le bouillant Achille est fort, les deux Ajax sont forts. Et moi-même... Ce que nous n'avons pas, ce sont des gens d'esprit.

La Belle Hélène

C'est sans doute parce que les opéras-bouffes d'Offenbach font rire des travers humains, qui ne sont pas seulement propres à cette époque, que certaines de ses œuvres ont conservé cette même force comique de nos jours.

Mais son œuvre contient également des morceaux lyriques d'une rare perfection, d'autant plus étonnants qu'ils se placent souvent au milieu de bouffonneries. Ces passages évoquent souvent avec une grande tendresse ou avec malice l'amour éprouvé par ses héroïnes, souvent de charmantes « cocottes », jouets de la fatalité, comme la blonde Hélène :

Hélène :
Là, vrai, je ne suis pas coupable...
Et, ma foi, je n'y comprends rien,
Rien, car il était adorable,
Roi des rois, ce prince troyen !
De Vénus il était l'élève,
Et cependant j'ai résisté...

La Belle Hélène

[modifier] Postérité

Nombre de partitions originales d'Offenbach n'ont pas survécu, ce qui explique la diversité des orchestrations utilisées au cours du XXe siècle, la seule référence étant la partition chant-piano, quand celle-ci était publiée. Depuis les années 1990, les éditions Boosey & Hawkes ont entrepris la publication de l'intégralité des œuvres du compositeur (partitions d'orchestre, chant-piano et livret) au travers de l'Offenbach Edition Keck, supervisée par le musicologue Jean-Christophe Keck[4].

Le 15 juillet 2004, alors qu'on la croyait détruite, la partition d'orchestre de l'opéra fantastique Les Contes d'Hoffmann a été retrouvée dans les archives de l'Opéra national de Paris. Cette partition, créée le 10 février 1881, avait disparu dans l'incendie de la salle Favart, le 25 mai 1887 ; la partition de la version allemande fut également réduite en cendres lors de l'incendie du Ringtheater de Vienne, en décembre 1881, conférant à l'œuvre une réputation « maudite ».

Le 3 mars 2009, le bâtiment des archives municipales de Cologne, où étaient conservés plusieurs manuscrits originaux d'Offenbach ainsi que la partition autographe du Tristan und Isolde de Richard Wagner, s'effondre causant la perte de nombreux documents[5].

[modifier] Citations et avis

  • En 1869, Richard Wagner - qui, après avoir loué son confrère, s'est fâché avec lui suite aux caricatures dont il avait fait les frais - écrit dans ses Souvenirs sur Auber : « Offenbach possède la chaleur qui manque à Auber ; mais c'est la chaleur du fumier ; tous les cochons d'Europe ont pu s'y vautrer. »[7]
  • En 1876, Albert Wolff écrit dans la préface de Notes d'un musicien en voyage, publié par Offenbach à son retour des États-Unis : « [...] Il y a de tout dans son inépuisable répertoire : l’entrain qui soulève une salle, les gros éclats de rire qui plaisent aux uns, l’esprit parisien qui charme les autres et la note tendre qui plaît à tous, parce qu’elle vient du cœur et va droit à l’âme. »[8]

[modifier] Adaptations

La popularité d'Offenbach s'est manifestée, dès son époque, par l'adaptation de nombre de ses thèmes musicaux par d'autres compositeurs pour le ballet, la plus célèbre étant la Gaîté parisienne réalisée par Manuel Rosenthal pour les Ballets russes, ou dans le cadre d'ouvertures « de concert ». Ces ouvertures, bien plus développées que les originales, ont souvent été spécialement composées pour les créations allemandes ou autrichiennes des œuvres.

Une importante quantité de musiques de danse (quadrilles, polkas, valses) a été fournie par les « arrangeurs » de l'époque, parmi lesquels Arban, Louis-Antoine Jullien, Olivier Métra, Philippe Musard, Léon Roques ou Isaac Strauss.

D'autres arrangements ont été réalisés dans des circonstances particulières : c'est le cas des Contes d'Hoffmann, laissés inachevés à la mort du compositeur et « complétés » par plusieurs musiciens tels Ernest Guiraud, Raoul Gunsbourg, Karl-Fritz Voigtmann ou Fritz Œser avant que les partitions d'origine ne soient retrouvées par les musicologues Michael Kay et Jean-Christophe Keck dans les années 1990.

Cette habitude ne s'est pas démentie au fil des siècles. Parmi les principales adaptations, on peut citer :

[modifier] Bibliographie

  • Jacques Offenbach, Offenbach en Amérique. Notes d'un musicien en voyage, 1877
  • Arnold Mortier, Les Soirées parisiennes de 1874, 1875 - Préface de J. Offenbach
Études sur Offenbach
  • Siegfried Kracauer, Offenbach ou le Secret du second Empire, Paris, 1937.
  • Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach, Paris, 2000.
  • Philippe Luez, Jacques Offenbach, musicien européen, Anglet, Séguier, 2001.
  • Claude Dufresne, Offenbach ou la Joie de vivre, Perrin, 1998.

[modifier] Discographie sélective

Bien des œuvres d'Offenbach ne sont plus jouées en France. Les « grands classiques » mis à part, seuls des extraits sont en général disponibles. Certaines ne sont même disponibles que dans des adaptations en langue étrangère tel Robinson Crusoé, une des rares œuvres du compositeur créée à l'Opéra-Comique, uniquement en version anglaise (direction Alun Francis chez Opéra Rara).

Néanmoins, depuis la mise en chantier de l'édition critique chez Boosey & Hawkes, on assiste à la publication de nouveaux enregistrements ou d'enregistrements historiques, la plupart réalisés par l'ORTF dans les années 1950-1960, jusque lors indisponibles.

[modifier] Œuvres originales

Parmi les enregistrements historiques reparus en CD dans les années 1980, la plupart sont des productions de l'ORTF. Parmi elles :

  • Barbe-Bleue avec Henri Legay, Christiane Gayraud, Aimé Doniat, René Terrasson, Jean Doussard (dir.), Bourg
  • Barbe-Bleue avec Anna Ringart, Janine Capderou, Michel Sénéchal, Jean Giraudeau, Luis Masson, Michel Fusté-Lambezat (dir.) et Pépito avec Mady Mesplé, Yves Bisson, Albert Voli. Catherine Comet (dir.), UORC
  • Les Bavards et Ba-ta-clan avec Lina Dachary, Huguette Boulangeau, Aimé Doniat, Raymond Amade, René Terrasson, Marcel Couraud (dir.), Erato, 1967
  • La Belle Hélène avec Danièle Millet, Charles Burles, Jean-Christophe Benoît, Michel Dens, Jean-Pierre Marty (dir.), EMI, 1970
  • La Chanson de Fortunio, Lischen et Fritzchen et La Leçon de chant électromagnétique avec Lina Dachary, Freda Betti, Michel Hamel, Joseph Peyron, Jean-Claude Hartemann (dir.), Bourg
  • La Chanson de Fortunio et Madame l'Archiduc avec Lina Dachary, Jeannette Levasseur, Dominique Tirmont, Pierre Miguel, Jean-Claude Hartemann (dir.), Musidisc
  • Le Château à Toto et L'Île de Tulipatan avec Lina Dachary, Monique Stiot, Raymond Amade, Dominique Tirmont, Joseph Peyron (dir.), EJS
  • La Créole avec Huguette Boulangeot, Lina Dachary, Aimé Doniat, Michel Hamel, Marcel Cariven (dir.), Bourg – Version révisée par George Delance et Albert Willemetz en 1934[9]
  • Croquefer ou le Dernier des paladins et Tromb-al-ca-zar, Alfred Walter (dir.), TPL
  • L'Île de Tulipatan ; Pomme d'Api, Emmanuel Koch (dir.), TPL
  • Croquefer ou le Dernier des paladins, Les Deux Aveugles et Le Violoneux, Louis-Vincent Bruère (dir.), Bourg
  • Geneviève de Brabant, Marcel Cariven (dir.), Bourg
  • La Fille du tambour-major, avec Christiane Harbell, Étienne Arnaud, Louis Musy, Richard Blareau (dir.), Accord, 1962
  • Madame Favart, avec Suzanne Lafaye, Lina Dachary, Camille Maurane, Joseph Peyron, Marcel Cariven (dir.), Musidisc
  • La Périchole avec Suzanne Lafaye, Raymond Amade, Raymond Noguera, Igo Markewitch (dir.), EMI, 1959
  • Le Pont des soupirs avec Claudine Collart, Monique Stiot, Michel Hamel, Aimé Doniat, Joseph Peyron, Jean Doussard (dir.), Bourg

Une Anthologie d'enregistrements rares (début du XXe siècle) en 4 volumes est parue également aux éditions Forlane en 1997.


Le chef d'orchestre Michel Plasson a été le premier à réenregistrer avec des distributions prestigieuses les grandes œuvres d'Offenbach dans les années 1970-1980, la plupart chez EMI :


Parmi les autres enregistrements « modernes » , on peut citer :


Le chef d'orchestre Marc Minkowski a entrepris depuis une dizaine d'années l'enregistrement de plusieurs œuvres-maîtresses, mises en scène par Laurent Pelly et basées sur le travail de l'édition critique OEK :


Parmi les œuvres instrumentales, on peut citer :

  • Concerto pour violoncelle et orchestre dit « Concerto militaire » avec le violoncelliste Jérôme Pernoo, Archiv Produktion, 2006
  • Ballade symphonique, Jean-Christophe Keck (dir.), Orchestre national de Montpellier, Accor, 2006 – Ouvertures, préludes et mélodrames (La Vie parisienne, Barbe-Bleue, Les Bergers, Ba-ta-clan, La Périchole, Orphée, Sur un volcan, Souvenirs d'Aix-les-Bains).*
  • Le Papillon, Richard Bonynge (dir.) Decca, 1973

[modifier] Adaptations

La Gaîté Parisienne est certainement l'adaptation la plus enregistrée (d'où généralement une confusion du public avec l'œuvre originale d'Offenbach).

On peut citer :

  • Manuel Rosenthal (dir.), Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, EMI Classics ;
  • Arthur Fielder (dir.), Boston Pops Orchestra, RCA, 1954 ;
  • Herbert von Karajan (dir.), Philharmonia Orchestra, EMI Classics ;
  • André Previn (dir.), Orchestre symphonique de Pittsburgh, Philips Classics, 1994 ;
  • Yutaka Sado (dir.), Orchestre philharmonique de Radio-France, Warner, 2006 ;

Parmi les autres adaptations, on trouve :

  • Offenbachiana (+ Gaîté Parisienne), Manuel Rosenthal (dir.), Orchestre de l'Opéra de Monte-Carlo, Naxos, 1997
  • Offenbachiana, Manuel Rosenthal (dir.), Orchestre de l'Opéra de Paris, Accord, 2002
  • Operetten Zauber, Josef Drexler (dir.), Orchester der Wiener Staatsoper, Elite Special, 2005 – Enregistrement de l’Offenbachiana de 1869.
  • La Belle Hélène, ballet (+ Gaîté Parisienne), Robert Blot (dir.), Orchestre de l'Opéra de Paris, EMI Classics, 1957
  • Offenbach Overtures, Bruno Weil (dir.), Wiener Symphoniker, Sony, 1993 – Ouvertures de concert et ouvertures originales.
  • Offenbach in America, Arthur Fielder (dir.), Boston Pops Orchestra, RCA, 1956 – Ouvertures de concert et musique de danse.
  • Folies dansantes chez Jacques Offenbach, Jean-Christophe Keck (dir.), Solistes de l'Orchestre Pasdeloup, Orphée 58, 2008 – Quadrilles et fantaisies par Strauss, Métra, Marx et Dufils.

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Jacques_Offenbach.

[modifier] Notes et références

  1. Détourné plus tard en french cancan, danse totalement étrangère à Offenbach.
  2. D'où les modifications radicales subies par l'œuvre dès sa création sur ordre du directeur de l'Opéra-Comique. Il faudra près d'un siècle et les travaux de plusieurs musicologues pour retrouver la forme originelle voulue par le compositeur (cf. article détaillé).
  3. Hélène est la fille de Jupiter, qui séduisit Léda en prenant l'apparence d'un cygne
  4. Site de l'OEK
  5. « Deux disparus dans l'effondrement des archives de Cologne », Le Monde (03/03/09)
  6. Léon Tolstoï, Journaux et Carnets, tome I : 1847-1889, La Pléiade, Gallimard, 1979, p. 413, cité dans Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach, Gallimard 2000.
  7. Louis Schneider cité in Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach, op. cit.
  8. Jacques Offenbach, Offenbach en Amérique. Notes d'un musicien en voyage, Calmann Lévy, 1877.
  9. Cette version passe de 17 numéros musicaux à 30.
  10. L'édition critique de Jean-Christophe Keck (la plus récente à ce jour) n'a quant à elle pas encore été enregistrée bien que représentée, entre autres, à l'Opéra de Lyon sous la direction de Marc Minkowski, mise en scène de Laurent Pelly. La publication d'une édition commune Kaye/Keck est prévue par les éditeurs Schott/Boosey & Hawkes.


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