Dimitri Kitsikis

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Dimitri Kitsikis

Dimitri Kitsikis (Δημήτρης Κιτσίκης), né le à Athènes, est un historien, turcologue, géopoliticien et professeur de relations internationales à l'université d’Ottawa (Canada), depuis 1970. Il est membre de la Société royale du Canada depuis 1999. Il est également poète de langue française et grecque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dimitri Kitsikis a obtenu son doctorat en Sorbonne (université de Paris) en 1962. Sa thèse intitulée Propagande et pressions en politique internationale, préparée sous la direction de Pierre Renouvin, fut publiée en 1963, par les Presses Universitaires de France. Il est le descendant d’une grande famille grecque orthodoxe d’intellectuels et de personnalités politiques présents dans la vie publique de la Grèce, depuis le XIXe siècle. Son père Nicolas Kitsikis[1], né à Nauplion, professeur et recteur de l’École Polytechnique d’Athènes, était le plus célèbre ingénieur civil de Grèce, sénateur et député[2]. Son oncle, Constantin Kitsikis (1893-1969), architecte, frère cadet de Nicolas, fut également professeur à l'École Polytechnique d'Athènes. Son grand-père, Dimitri Kitsikis (1850-1898), s’était établi à Athènes en 1865, venant de Lesbos, son île natale. Dans la capitale grecque, il se maria à Cassandre (Κασάνδρα), la sœur du député Dimitri Hatsopoulos (Δημήτριος Χατσόπουλος), 1844-1913, de Karpenisi[3]. Dimitri Kitsikis est vraiment un Panhellène, ayant des ancêtres provenant de toutes les régions de la Grèce. Sa mère, la fameuse féministe et combattante de l’ELAS contre l’occupation allemande, Béata Kitsikis, née Pétychakis, à Hérakleion (Crète), descendait d’une riche famille crétoise et de nobles italo-grecs, orthodoxes et catholiques, de Trieste[4]. Son père, Emmanuel Pétychakis, monta une usine de boissons minérales au Caire, en Égypte et son parâtre, Aristide Stergiadis (Ἀριστείδης Στεργιάδης, 1861-1949) était Haut-commissaire de Grèce à Smyrne de 1919 à 1922[5]. La deuxième femme de Kitsikis, Ada (Ἀδαμαντία) Nikolarou, est fille d’un agriculteur de la cité historique et byzantine de Mystra, près de Sparte, dont il a deux enfants, Agis et Kranay. Lui-même est un admirateur de l'Empire byzantin. Panhellène, certes, mais également Hellène cosmopolite : il est citoyen de France et du Canada, en plus d’être citoyen grec[6].

Pendant la Guerre civile grecque, lorsqu'il avait douze ans, il avait été envoyé comme interne dans un lycée parisien, par le directeur de l'Institut français d'Athènes, Octave Merlier[7], parce que sa mère avait été condamnée à mort, en tant que combattante communiste, par un tribunal militaire[8]. Il demeura 23 ans en France, en compagnie de sa femme anglaise Anne Hubbard, avec laquelle il s'était marié en 1955[9], en Écosse, et qui lui donna deux enfants, Tatiana et Nicolas. Il fut expulsé de l'Université française, à cause de sa participation active, en tant que maoïste, à l'insurrection étudiante de mai 1968[10]. En effet, depuis 1958, Dimitri Kitsikis voyageait en Chine populaire, où il était devenu un maoïste convaincu[11]. Sur l’invitation de l'Université d’Ottawa, il s’installa dans la capitale canadienne, en tant que professeur agrégé, puis professeur (full professor) et, en 1996, il fut promu professeur émérite. Depuis 1965, il vit et travaille aussi bien à Paris, qu’à Ottawa et à Athènes[12]. Adolescent déjà, il avait une idée fixe. Il voulait réconcilier, non seulement Grecs et Turcs, mais les unir dans une confédération gréco-turque, et faire revivre sous une forme moderne l’Empire ottoman[13]. Chrétien orthodoxe convaincu, il étudia la religion turque du bektachisme- alévisme[14], et il essaya de jeter un pont entre les deux religions, afin de créer une base sur laquelle l’union entre Athènes et Ankara serait effectuée. Kitsikis croit en la possibilité d’une collaboration des différentes religions, comme cela s’était produit dans le système des millets de l'Empire ottoman, et c’est la raison pour laquelle il collabora étroitement avec les chiites d’Iran[15], les juifs d’Israël[16], et les vaishnaves hindouistes de l’Inde[17]. Son fils aîné Nicolas est un vaishnave depuis 1984, et est installé avec sa femme hindoue, dans la communauté vaishnave de Gainesville, en Floride. Bien qu’il soit membre de l'Église orthodoxe de Grèce, il reste solidaire du mouvement des Anciens Calendaristes, dont les adhérents rejettent l’utilisation du calendrier grégorien (nouveau), et ont une attitude traditionnelle à l’égard de la pratique chrétienne. Tout comme l’orthodoxie avait surmonté l’hérésie de l’iconoclasme, au cours du IXe siècle, en rétablissant la vénération des icônes, il est convaincu que l’ancien calendrier sera adopté à nouveau par celles des églises orthodoxes qui l’avaient rejeté[18].

Depuis les années 1970, il enseigne dans les universités d’Occident, l’histoire de la Chine et de la Turquie, ainsi que les idéologies politiques, et la géopolitique[19]. Ses livres ont été traduits dans un grand nombre de langues et des articles le concernant ont été publiés en chinois, en turc, dans les langues balkaniques, en allemand, en français, en anglais, en espagnol, en portugais et en russe[20]. Il a également enseigné dans les universités Boğaziçi à Istanbul, Bilkent à Ankara, et Gediz à Smyrne, où il est devenu un des amis et conseillers les plus intimes du président de la République turque, Turgut Özal[21]. En Grèce, il a travaillé comme chargé de recherche au Centre National de la Recherche Sociale (EKKE), et il a enseigné au Deree College, l’université américaine d’Athènes[22].

En tant que personnalité publique en Grèce, il fut l'ami et le conseiller intime du président Constantin Karamanlis, pendant les années 1960 et 1970[23]. Il contribue régulièrement avec des articles aux revues grecques et, depuis 1996, publie à Athènes la revue trimestrielle grecque Ἐνδιάμεση Περιοχή, qui signifie région intermédiaire et qui se rapporte au modèle de civilisation que lui-même a conçu. «Endiamési Périochi, Ἐνδιάμεση Περιοχή» or “Intermediate Region”[24].

La «Bibliothèque et Archives Nicolas Kitsikis» de son père se trouve installée dans la résidence familiale d’Aristide Stergiadès (1861-1949), à Hérakleion (Crète). La statue de Nicolas Kitsikis se dresse à l’entrée du port d’Hérakleion, qu’il avait construit en 1920, en tant qu’ingénieur civil[25]. De même l’État grec a honoré Dimitri Kitsikis en 2006, en créant et en finançant la «Fondation de Droit public et la Bibliothèque Dimitri Kitsikis»[26].

Philosophie, pensée, poésie et réalisations[modifier | modifier le code]

Dimitri Kitsikis à son bureau, au palais présidentiel de Çankaya Köşkü, Ankara, 1990

Depuis les années 1960, Kitsikis est le théoricien reconnu, d’abord en Grèce, puis en Turquie, de l’idée de confédération gréco-turque qu’il a poursuivie, en influençant des dirigeants, des hommes politiques, des journalistes, des artistes et des intellectuels dans les deux pays[27]. Ses livres en turc connurent un grand succès en Turquie et le premier ministre de Turquie, Mesut Yilmaz, en fit l’éloge[28]. Il garda un contact étroit avec Constantin Karamanlis, et Turgut Özal[29], ainsi qu’avec les dirigeants chinois Mao Zedong et Deng Xiaoping[30]. Ses livres provoquèrent un des plus grands débats de l’historiographie grecque. Ils furent discutés au parlement grec[31]. Dans ses livres est remis en question l’esclavage des Grecs sous le joug ottoman, ainsi qu’une série de faits enseignés dans les écoles et les universités grecques, comme « l’école secrète »; il remit en cause l'idée que les éléments orientaux de la culture grecque soient d'origine turque, démontrant au contraire qu'il s'agissait d'éléments existant avant l'arrivée des Turcs en Anatolie[32]. Bien que son père, Nicolas Kitsikis, fût un homme politique de gauche, sénateur, député et maire élu d’Athènes, Dimitri Kitsikis a une aversion pour le système parlementaire qu’il considère comme étant tout à fait étranger au modèle grec d’un gouvernement par le peuple ou laocratie, λαοκρατία[33].

En France, d’après Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle, il fut le fondateur en Histoire des Relations Internationales, de cette branche de la propagande et des pressions qui en firent une arme de politique étrangère[34]. Il a ouvert la voie à l’étude de la technocratie en relations internationales[35]. Kitsikis considère que, depuis toujours, la religion a joué un rôle capital en politique étrangère et pour cette raison il a essayé, au travers de conférences et d’autres moyens, de promouvoir la collaboration entre les quatre grandes religions du judaïsme du christianisme, de l’islam et de l’hindouisme[36]. Il a organisé le dialogue de l’orthodoxie avec les chiites d’Iran, les hindouistes de l’Inde, et il a collaboré avec les juifs d’Israël et les fondamentalistes catholiques du Québec, tout en s'opposant fermement à toute manifestation d'antisémitisme. Avec l’aide de ses anciens étudiants, il publia, en français, une revue trimestrielle intitulée Aquila (aigle), avec l'aigle bicéphale en couverture, ayant pour objectif de promouvoir dans les cercles catholiques du Québec l’idée impériale byzantine. Enfin, il a étroitement collaboré avec le mouvement sunnite musulman de Fethullah Gülen. Partout et toujours, l’hellénisme planétaire est présent dans son œuvre et son enseignement[37].

Il a créé un modèle[38]pour l’étude systématique des trois idéologies politiques du libéralisme, du fascisme et du communisme, et il a écrit abondamment sur l’histoire de la Chine. Il a créé la branche de la photohistoire[39].

Il est un poète reconnu, grâce à ses six ouvrages de poésie qui ont été publiés par les éditions Pierre Jean Oswald, Naaman, Kedros, Hestia et Akritas[40]. En 1991, il reçut le premier prix de poésie Abdi Ipekçi, du nom du directeur du grand journal turc Milliyet, qui fut assassiné par des terroristes[41]. Certains de ses ouvrages de poésie, dont Omphalos (1977), L’Orocc dans l’âge de Kali (1985) et le Paradis perdu sur les barricades (1989-1993), furent inclus dans une anthologie de 32 poètes canadiens[42], et son œuvre poétique fut aussi incluse dans le Dictionnaire des citations littéraires de l’Ontario français, depuis 1960[43]. Sa poésie fut également utilisée dans les livres du peintre Georgette Kambani[44].

Kitsikis considère la langue grecque comme la pierre angulaire de la civilisation planétaire, et pour cette raison il estime que c’est un honneur d’écrire en grec. Il croit que le traitement de la langue doit être ôté des mains des philologues grecs qui sont en train de la détruire. Il défend l’écriture polytonique et l’orthographe traditionnelle, ainsi que la liberté d’écrire le grec en utilisant n’importe quelle forme, ancienne ou nouvelle. Seules des formes jamais utilisées dans la littérature, d’Homère à nos jours, peuvent être considérées comme incorrectes selon lui[45].

Il est l'inspirateur de quatre concepts qui ont révolutionné l’histoire de l’espace gréco-turc :

a) la «Région Intermédiaire» de civilisation (Ἐνδιάμεση Περιοχή), s’étendant de l’Adriatique à l’Indus, entre l’Occident euro-américain et l’Orient indo-chinois. Une thèse de doctorat, publiée en allemand, prit pour sujet ce nouveau concept[46] et la Société royale du Canada, reconnaissant l’originalité de cette théorie, a élu Kitsikis, au fauteuil de membre régulier de l’Académie canadienne, en 1999[47].

b) Le parti oriental en Grèce, dans le contexte du couple antagoniste parti oriental - parti occidental (Ἀνατολικὴ Παράταξις-Δυτικὴ Παράταξις)[48].

c) Hellénoturquisme (Ἑλληνοτουρκισμός), en tant qu’idéologie et en tant que fait de civilisation des derniers mille ans[49].

d) Origine bektachie-alévie de la dynastie ottomane, dont l’islamisation a été imposée par les Européens, en même temps que la sécularisation et l’occidentalisation[50].

En 2007, parut son livre, intitulé Histoire comparée de la Grèce et de la Chine de l'antiquité à nos jours. Il s'agit du seul ouvrage jamais publié, qui étudie les rapports entre les deux civilisations et non seulement dans l'antiquité, mais pendant trois millénaires, jusqu'à aujourd'hui. Cette étude développe deux concepts majeurs : le caractère planétaire de la civilisation gréco-chinoise et son expression politique, pendant 2500 années, à savoir l'empire œcuménique, en tant que modèle idéal d'organisation[51].

Fondation publique Dimitri Kitsikis[modifier | modifier le code]

La « Fondation publique Dimitri Kitsikis », à Athènes, a été formellement établie par décret présidentiel no. 129, A 190 (p. 3425, 3430-3431). Le décret présidentiel, publié le 15 septembre, 2008, dans le Journal officiel de la République hellénique (ΦΕΚ), se trouve au lien ci-dessous :
Journal officiel de la République hellénique (ΦΕΚ) A 190

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuel G. Chalkiadakes, Τὸ Τεχνικὸ Ἐπιμελητήριο τῆς Ἑλλάδας στὸ Μεσοπόλεμο. Σύσταση, λειτουργία, ἐξέλιξη. Ὁ ρόλος τοῦ Νίκου Κιτσίκη, Athènes, ΤΕΕ, 2003.
  2. Evangelos Ath. Kouloumpis, ΤΕΕ. Ἐνημερωτικό Δελτίο. Νίκος Κιτσίκης. Χιλιοστὸ ἀφιέρωμα, Athènes, 1978.
  3. Γεώργιος Ἀλ. Φαρμακίδης, Δημήτριος Χατσόπουλος, 1844-1913 - Ατhènes, 1965.
  4. Elle Pappa, Νίκος Κιτσίκης. Ὁ ἐπιστήμονας, ὁ ἄνθρωπος, ὁ πολιτικός, Athènes, ΤΕΕ, 1986.
  5. ΤΕΕ/ΤΑΚ, Τὸ κτίριο Γερωνυμάκη-Στεργιάδη, Hérakleion, 2008.
  6. Papyros-Larousse, Athènes, vol. 8, 1966. -Ὑδρία, Μεγάλη Γενική Ἐγκυκλοπαίδεια, Athènes, vol. 33, 1984, -Δ. Σιατόπουλος, Γραμματολογικὴ καὶ Βιογραφικὴ Ἐγκυκλοπαίδεια τῆς Ἑλληνικής Λογοτεχνίας, Athènes, 1981. -Greek Who's Who 1965, Athènes. -Who's Who 1979. Βιογραφικὸ Λεξικὸ προσωπικοτήτων, Athènes, 1979. -Who's Who. Ἐπίτομο Βιογραφικὸ Λεξικό, Athènes, Metron, depuis 1992 - Hübners Who is Who, Verlag, Greece, depuis 2007. -Who's Who in the Balkans, Athènes, Metron. - The International Who's Who, London, Europa Publications, à partir de 1995 -Canadian Who's Who, Toronto, University of Toronto Press, à partir de 1993 - Directory of American Scholars, USA. Dictionary of International Biography, Cambridge, GB. Men of Achievement, Cambridge, GB, depuis 1979. -Who's Who in the Commonwealth, Cambridge, GB. -International Who's Who of Intellectuals, Cambridge, GB. -The Directory of Distinguished Americans, USA, Personalities of America, USA, Biography International, USA. -World Who’s Who, 2008, Routledge Encyclopedia of Philosophy.
  7. Les réfugiés grecs d'Anatolie et le Centre d'Études micrasiatiques d'Athènes, Turcica, vol. 17, 1985, p. 227.
  8. Ν. Μπατιστάτος, "Ἀπέδειξαν πὼς ἡ Ἑλλάδα δὲν εἶναι ψωροκώσταινα", Ριζοσπάστης, 12 janvier, 2003.
  9. "Runaway Anne Has a Double Wedding", Scottish Daily Express, 31 août 1955.
  10. D. Kitsikis, Συγκριτικὴ Ἱστορία Ἑλλάδος-Κίνας, Athènes, Herodotos, 2007.
  11. Τότε, numéro 39, hiver 1992, Ares Moraites, "Τί μᾶς ἑνώνει καὶ τί μᾶς χωρίζει μὲ τὸν Δ. Κιτσίκη" interview à Moraites et Alexandrou.
  12. Greek Who's Who 1965, Athènes.
  13. Ἐποπτεία, septième année, juin, 1982, no. spécial de P. Dracopoulos et Νέα Κοινωνιολογία, numéro 9, été 1990, "Ἑλλάς-Τουρκία", no. spécial ; article de Néoclis Sarres.
  14. D. Kitsikis, Ἡ σημασία τοῦ μπεκτασισμοῦ-ἀλεβισμοῦ γιὰ τὸν ἑλληνισμό, Athènes, Hecate, 2006.
  15. "Μεταξὺ δύο πυρῶν ἡ Ἑλλάδα", interview à A. Balle, Τρίτο Μάτι, no. 16-17, été 1992.
  16. Amy Singer, Aspects of Ottoman History, Jérusalem, The Hebrew University, 1994.
  17. T.D. Singh & Ravi Gomatam, Synthesis of Science and Religion, The Bhaktivedanta Institute, Bombay, 1988.
  18. D. Kitsikis, The Old Calendarists and the Rise of Religious Conservatism in Greece, Etna, California, Center for Traditionalist Orthodox Studies, 1995.
  19. Université d’Ottawa, faculté des arts, site web du département d’histoire, corps professoral.
  20. Voir la liste des œuvres ci-dessous
  21. Jean-Marie Joly, «Pas un tapis volant, mais presque», Gazette, Université d'Ottawa, vol.II(7), 23 novembre 1990.
  22. Voir le Who's Who ci-dessus, référence no. 5.
  23. Dans une interview accordée à Yeni Aktüel, journal d’Istanbul, (25 septembre, 2007) quand le professeur Antonis Liakos fut interrogé par le journaliste turc, pour savoir d’où Karamanlis prenait ses idées concernant la collaboration gréco-turque, il répondit : “de Kitsikis.”
  24. Voir le site web correspondant de Intermediate Region.
  25. Voir le site web correspondant. Le buste du Nikos Kitsikis est l’œuvre de la sculptrice Aspasia Papadopéraki.
  26. Voir le site web correspondant.
  27. Parmi les publications concernant le même sujet, voir dans Τότε, "Θέμα τοῦ τουρκικοῦ τύπου ἡ συνέντευξη Κιτσίκη", no. 42, mai-juin, 1993. Un dialogue d’une heure entre le métropolite Hiérothéos Vlachos et le père Georgios Metallinos, professeur, fut retransmis à la radio de l’église de Grèce, le 27 février 1994, sur le seul sujet de la pensée de Kitsikis. Dans la revue Πάντα, Athènes, décembre 1994, "Ἡ πολιτικὴ σκέψη τοῦ Δημήτρη Κιτσίκη- Αζίζ Νεσίν καὶ Δημήτρης Κιτσίκης, οἱ δύο ἐκφραστές τοῦ ἑλληνοτουρκισμοῦ στὶς δύο ὄχθες τοῦ Αἰγαίου".
  28. La revue Nokta, Istanbul, 31 mars – 6 avril 1996, p. 45, déclaration de Mesut Yılmaz.
  29. G. Alexandrou, Ἑλληνοτουρκικὴ ὁμοσπονδία. Τὰ ἀπόκρυφα σχέδια τοῦ κ. Ὀζάλ, Greek Forum, dix-septième année, numéro 9/195, octobre 1990, p. 60-63 et Ἐπίτομο Βιογραφικὸ Λεξικό, 2004, Athènes, Metron, p. 417.
  30. Voir in Νέα, 27-28 janvier 1958, in Πολιτικὴ Οἰκονομικὴ Ἔρευνα, 14 janvier 1959 et in Τεχνικὰ Χρονικά, 15 février 1959
  31. "Περὶ Ὀθωμανικῆς Αὐτοκρατορίας", Ἡ Καθημερινή, 18 décembre 1988.
  32. D. Kitsikis, Ἱστορία τῆς Ὀθωμανικῆς Αὐτοκρατορίας, Hestia.
  33. Voir ses nombreux articles critiquant le système parlementaire dans la revue Ἐνδιάμεση Περιοχή (Région intermédiaire). Également, "Ἡ ἑλληνική Λαοκρατία", in Τρίτο Μάτι, numéro 90, novembre, 2000, et son livre, Τὸ Βυζαντινὸ πρότυπο διακυβερνήσεως καὶ τὸ τέλος τοῦ κοινοβουλευτισμοῦ, Esoptron, 2001.
  34. Pierre Renouvin & J.-B. Duroselle, Introduction à l'histoire des Relations internationales, Paris, Armand Colin, 1964, p. 406-407. Également, J.-B. Duroselle, Bulletin de la Société d'Histoire moderne, Paris, no. 66(1), 1967, p. 14. Voir aussi Maurice Baumont, « La Grèce en 1919-1920 », Le Monde, Paris, 16 janvier 1964, p. 2, et Τὸ Βῆμα, 17 janvier 1964.
  35. D. Kitsikis, Le rôle des experts à la Conférence de la Paix de 1919. Gestation d'une technocratie en politique internationale, Ottawa, Éditions de l'Université d'Ottawa, 1972 et University of Toronto Quarterly, été 1973, p. 462-463.
  36. Dialogue of Civilizations, Téhéran, 1999. Également, Mevlana Celaleddin Rumi and Intercultural and Civilization Dialogue Proceedings, Toronto, Canadian Intercultural Dialogue Centre, 2008. Voir aussi, Τὸ μέλλον τοῦ τουρκικοῦ Ἰσλάμ, Τρίτο Μάτι, numéro 109, janvier 2003.
  37. Aquila, Québec, depuis l’été 1998. Également, Cahiers de Jeune Nation, Québec, à partir d’avril 1992. Voir aussi, D. Kitsikis, "Ἑλληνοκεντρισμὸς καὶ παγκοσμισμός", Τρίτο Μάτι, janvier 2000.
  38. D. Kitsikis, "Τὸ μοντέλο τῆς τρίτης ἰδεολογίας", p. 233--253, in Ἡ τρίτη ἰδεολογία καὶ ἡ Ὀρθοδοξία, Athènes, Hestia, 1998.
  39. "Ἡ Φωτοϊστορία" , p. 64-72 in Τότε, numéro 30(3), janvier 1988.
  40. Voir les œuvres ci-dessous. Également, Costas G. Missios, Ἀνθολόγιο Λεσβίων ποιητῶν, vol. 10, Mytilene 1998, p. 152-155 et D. Siatopoulos, Γραμματολογικὴ καὶ βιογραφικὴ ἐγκυκλοπαίδεια τῆς ἑλληνικῆς λογοτεχνίας, Athènes, 1981, vol. 2, p. 154.
  41. Premier prix İpekçi en poésie : voir Meydan-Larousse, ek 3, 1992, vol. XV, (Abdi Ipekçi ödülü), Istanbul.
  42. H. Bouraoui et J. Flamand, Écriture franco-ontarienne d'aujourd'hui, Ottawa, Les Éditions du Vermillon, 1989.
  43. M. et P. Karch, Ottawa, Éditions L'Interligne, 1996.
  44. Γεωργία Καμπάνη, Ποιητικὴ καὶ Εἰκαστικὴ Ἀνθολογία. Διάλογος ποίησης καὶ ζωγραφικῆς, Athènes, Costas Spanou Éditions, 2006. Également, Georgette Kambani, Poèmes, peintures, symboles, Ottawa, Les Éditions du Vermillon, 1998.
  45. Voir les articles correspondants dans les revues Ἐνδιάμεση Περιοχή et Τρίτο Μάτι. Dans la deuxième, Kitsikis accepte de contribuer à condition que ses articles soient publiés en grec polytonique. Voir la lettre correspondante, page 70 du numéro 109, janvier 2003.
  46. P. Davarinos, Geschichtsschreibung und Politik ("historiographie et politique"), Düsseldorf, Heinrich Heine University, 1995. Également, P. Davarinos, « Die Historische Theorie der Zwischenregion in Osten und Westen », Journal of Oriental and African Studies, vol. 10, 1999, p. 131-143.
  47. Robert H. Keyserlingk, "Dimitri Kitsikis", p. 125-130 in Royal Society of Canada, numéro 52, Ottawa, 1999.
  48. "Ἡ ἀνατολικὴ παράταξη στὴν Ἑλλάδα", Τότε, numéro 27, août 1985.
  49. Aris Moraïtis, "Γιατί δημοσιεύονται στὸ Τότε οἱ ἀπόψεις τῶν ἑλληνοτουρκιστῶν", Τότε, numéro 48, mai-juin 1994. Également, "Ἑλληνοτουρκισμός", Τρίτο Μάτι, numéro 38, septembre 1994, et, "Τὰ σχέδια τοῦ Ἑλληνοτουρκισμοῦ", Τύπος τῆς Κυριακῆς, Athènes, 14 avril, 1996. Également, "Tanınmış Yunanlı Tarihçi Kitsikis ["Le célèbre historien grec Kitsikis"], Nokta, Istanbul, 31 mars - 6 avril, 1996, p. 44-49. Père G. D. Metallenos, Ἡ ρωμαίϊκὴ πλευρὰ τοῦ ἑλληνοτουρκισμοῦ", Τότε, no. 45, novembre – décembre, 1993. I. Loukas, "Τεκτονικὲς οἱ ρίζες τοῦ ἑλληνοτουρκισμοῦ", Τότε, no. 42, mai – juin, 1993. Également, Costas Chatziantoniou, "Τὸ μετέωρο βῆμα τῆς τουρκολαγνείας. Μία ἀπάντηση στὴ θεωρία τοῦ ἑλληνοτουρκισμοῦ", Τότε, no. 48, mai – juin 1994.
  50. D. Kitsikis, Ἱστορία τῆς Ὀθωμανικῆς Αὐτοκρατορίας, Hestia. Également, "Ἡ συμμαχία Ἑλλάδας-Ἀλεβίδων-Ἰσραήλ θὰ διαλύσει τὴν Τουρκία", interview accordée à Aris Moraitis, Τότε, numéro 57, novembre – décembre 1995.
  51. Ἱστορία Ἑλλάδος-Κίνας ἀπὸ τὴν ἀρχαιότητα μέχρι σήμερα, Athènes, Herodotos, 2007.

Œuvres de Dimitri Kitsikis[modifier | modifier le code]

(Les articles ne sont pas inclus)

  1. Propagande et pressions en politique internationale. La Grèce et ses revendications à la Conférence de la Paix, 1919-1920– Paris, Presses Universitaires de France, 1963.
  2. Yunan propagandası –İstanbul, Meydan Neşriyat, 1964. (deuxième édition : İstanbul, Kaynak Kitaplar, 1974)
  3. « La Grèce électorale », International Guide to Electoral Statistics (sous la direction de Stein Rokkan et Jean Meyriat), Paris, Mouton, 1969.
  4. « La question chypriote », Encyclopaedia Universalis – Paris, vol.4, 1969.
  5. « De la Grèce byzantine à la Grèce contemporaine », Encyclopaedia Universalis – Paris, vol. 7, 1970
  6. « Information et Décision. La Grèce face à l’invasion allemande dans les Balkans, 1940-1941», in La Guerre en Méditerranée – Paris, Centre national de la Recherche scientifique, 1971.
  7. « Nationalisme dans les Balkans : Étude comparée des révolutions turque de 1908 et grecque de 1909 », The Canadian Historical Association. Historical Papers 1971.
  8. Le rôle des experts à la Conférence de la Paix. Gestation d’une technocratie en politique internationale - Ottawa, Éditions de l’Université d’Ottawa, 1972.
  9. « Évolution de l’élite politique grecque », Social Stratification and Development in the Mediterranean Basin (sous la direction de M. B. Kiray) –Paris et le Havre, Mouton, 1973.
  10. Ἡ Ἑλλάς τῆς 4ης Αὐγούστου καί αἱ Μεγάλαι Δυνάμεις. Τά ἀρχεῖα τοῦ Ἑλληνικοῦ Ὑπουργείου Ἐξωτερικῶν, 1936-1941 - Athènes, Ikaros, 1974. (deuxième édition : Athènes, Eleuthere Skepsis, 1990).
  11. « Greece », Balkanistica (sous la direction de Kenneth E. Naylor) – Ann Arbor, Slavica Publishers, 1974.
  12. « Éleuthère Vénizélos », Hommes d’État célèbres – Paris, (sous la direction de François Crouzet, professeur à la Sorbonne, Éditions Mazenod, vol. 5, 1975.
  13. Omphalos, Poème – Paris, Pierre Jean Oswald, 1977.
  14. Ἑλλάς καί ξένοι, 1919-1967. Ἀπό τά ἀρχεῖα τοῦ Ἑλληνικοῦ Ὑπουργείου Ἐξωτερικῶν - Athènes, Hestia, 1977.
  15. Συγκριτικὴ Ἱστορία Ἑλλάδος καὶ Τουρκίας στὸν 20ό αἰῶνα - Athènes, Hestia, 1978. (deuxième édition : Hestia, 1990. troisième édition: Hestia, 1998).
  16. « Grande Idée et hellénoturquisme. Essai d’interprétation nouvelle de l’histoire néo-grecque », Actes du IIe Congrès international des Études du Sud-Est européen, 1970 – Athènes, Association internationale des Études du Sud-Est européen, 1978, tome III.
  17. Ὀμφαλός, Ποίημα - Athènes, Kedros, 1979.
  18. « Greece : Communism in a Non Western Setting », Communism and Political Systems in Western Europe (sous la direction de D. E. Albright) – Boulder (Colorado), Westview Press, 1979, XXII.
  19. Yırmı Asırda Karşılaştırmalı Türk-Yunan Tarihi – İstanbul, Türk Dünyası Araştırmaları Dergisi, II-8, 1980. (Histoire turco-grecque comparée au vingtième siècle).
  20. Ἱστορία τοῦ ἑλληνοτουρκικοῦ χώρου ἀπό τόν Ἐ. Βενιζέλο στὸν Γ. Παπαδόπουλο, 1928-1973 - Athènes, Hestia, 1981. (2nd édition : Hestia, 1995).
  21. « The Turkish-Greek War, 1919-1922, in World Perspective », International Conference on Atatürk. Proceedings - Vol. 2, doc.43, Istanbul, Bogaziçi University Press, 1981.
  22. « Bulgaria in Balkan History between the Two World Wars » , Pervi Mejdunaroden Kongres po Bulgaristika Dokladi (Première conférence internationale d’Études bulgares), Sofia, Bulgarian Academy of the Sciences, 1982.
  23. L’ Orocc, dans l’âge de Kali. Poème – Sherbrooke (Québec), Naaman, 1985, illustré.
  24. L’Empire ottoman – Paris, Presses Universitaires de France, 1985. (Collection « Que sais-je ? », no. 2222). Deuxième édition, 1991. Troisième édition, 1994.
  25. « L’espace ottoman dans l’esprit de Charles de Moüy, dans la deuxième moitié du XIXe siècle », L’Empire ottoman, la République de Turquie et la France (sous la direction de H. Batu) –Paris - Istanbul, Isis, 1986.
  26. « Κύπρος 1955-1959 : Τριτοκοσμικὴ συνειδητοποίηση καὶ ἐπιπτώσεις ἐπὶ τῆς Ἑλλάδος », Cypriot Studies Society. Proceedings of the 2nd International Cypriological Conference – vol. 3, Nicosia, 1987.
  27. Greek Synthetic Thought. An Opposition to Western Divisive Thought of the Renaissance – San Francisco, Bhaktivedanta Institute, 1988.
  28. Ἱστορία τῆς Ὀθωμανικῆς Αὐτοκρατορίας, 1280-1924 - Athènes, Hestia, 1988, 244 pages (deuxième édition, 1989, troisième édition, 1996.
  29. « Populism, Eurocommunism and the Communist Party of Greece », Communist Parties in Western Europe (sous la direction de Michael Waller et Meindert Fennema) – Oxford, Blackwell, 1988.
  30. « Le degré de puissance de l’Empire ottoman, au cours de la première guerre mondiale», La Moyenne Puissance au XXe siècle (sous la direction de J.-C. Allain) – Paris, Institut d’Histoire des Conflits contemporains, 1988.
  31. El Imperio otomano – Mexique, Fondo de Cultura Econόmica, 1989.
  32. Ὁ Ἄνδυς στὸν καιρὸ τῆς Καλῆς. Ποίημα - Athènes, Hestia, 1989. (Illustré par Georgette Κambani).
  33. « Les Turcs et la mer Égée : essai de géohistoire », Turquie, Moyen-Orient, Communauté européenne (sous la direction de J. Thobie) – Paris, L’Harmattan, 1989.
  34. « Dimitri Kitsikis, œuvre poétique », Écriture franco-ontarienne d’aujourd’hui (sous la direction de H.Bouraoui and J.Flamand) – Ottawa, Les Éditions du Vermillon, 1989.
  35. Ἡ τρίτη ἰδεολογία καὶ ἡ Ὀρθοδοξία - Athènes, Akritas, 1990. (deuxième édition, Hestia, 1998).
  36. «Ὀθωμανικὴ Αὐτοκρατορία», and «Τουρκία», Παγκόσμια Ἱστορία - Athènes, vol. II, Ekdotike Athenon, 1990.
  37. Le paradis perdu sur les barricades. Poème – Athènes, Akritas, 1993. (Illustré par Mürşide İçmeli, peintre turque).
  38. « The Spreading of Western Satanism in Islamic and Orthodox Societies », First International Symposium on Orthodoxy and Islam – Téhéran, Iran, Center for International Cultural Studies, 1994.
  39. « Les anciens calendaristes, depuis 1923, et la montée de l’intégrisme en Grèce », Grèce : identités, territoires, voisinages, modernisations, (sous la direction de P.Y. Péchoux), édition spéciale de CEMOTI, no. 17, 1994.
  40. « Le concept de relations internationales et le service diplomatique ottoman au XXe siècle », Aspects of Ottoman History (sous la direction d'Amy Singer) – Jérusalem, The Hebrew University - Magnes Press, 1994.
  41. The Old Calendarists and the Rise of Religious Conservatism in Greece – Etna, California, Center for Traditionalist Orthodox Studies, 1995.
  42. « Faith as Seen by Jean-Jacques Rousseau and its Impact on Westernized Third World Societies », Second International Symposium on Orthodoxy and Islam 1992, Athens – Téhéran, Iran, Center for International Cultural Studies, 1995.
  43. « Alevism as a Link between Orthodoxy and Islam », Third International Symposium on Orthodoxy and Islam 1994, Tehran – Téhéran, Iran, Center for Internationl Cultural Studies, 1995, IV-97
  44. Πτώση. Ποίημα - Athènes, Ἀκρίτας, 1996. (Illustré par Georgette Κambani, peintre grecque).
  45. O Império otomano – Porto, Portugal, Rés Editora, 1996.
  46. « Ἡ εὐρωπαϊκὴ σκέψη τοῦ Παναγιώτη Κανελλόπουλου », Nέα Ἑστία, Ἀφιέρωμα στὸν Παναγιώτη Κανελλόπουλο 1902-1986, (Nea Hestia, ’à la mémoire de Panagiotes Kanellopoulos, 1902-1986 ) - Athènes, Hestia, 1996
  47. Türk-Yunan İmparatorluğu. Arabölge gerçeği ışığında Osmanlı Tarihine bakış – İstanbul, İletişim Yayınları, 1996. (L’empire turco-grec. Un point de vue de l’histoire ottoman au travers du prisme de la Région Intermédiaire).
  48. Ἐνδιάμεση Περιοχή – Revue trimestrielle publiée et dirigée par Dimitri Kitsikis, depuis l’automne 1996
  49. Osmanlijsko carstvo – Belgrad, Yugoslavia, Platon Éditions, 1998.
  50. « Ἐνδιάμεση Περιοχὴ καὶ Ἑλληνισμός : ἀνθρωπογένεση καὶ ἀνθρωποσυντέλεια », deuxième conférence panhélladique (sous la direction d'Anastos Dimitropoulos) – Olympie, 1998.
  51. « Δημήτρης Κιτσίκης, Λέσβιος ποιητής », Ἀνθολόγιο Λεσβίων ποιητῶν, (anthologie des poètes lesbiens), sous la direction de Costas G. Missios – Mytilène, 1998, vol. 10.
  52. « The Intermediate Region : A Common Civilization between the Adriatic Sea and the Indus River », Dialogue of Civilizations ? – Téhéran, Iran, 1999.
  53. « Multiculturalism in the Ottoman Empire : The Alevi Religious and Cultural Community », Multiculturalism and the History of International Relations from the 18th Century up to the Present (sous la direction de Pierre Savard et Brunello Vigezzi) – Milan, Editioni Unicopli & Les Presses de l’Université d’ Ottawa, 1999.
  54. « Women in Christian and Muslim Families », Woman and Family in Christian Orthodoxy and Islam - (Fourth International Congress on Orthodoxy and Islam, Athens, 1997) – Athènes, Publications of the Greek Iranian League, 1999.
  55. « Géopolitique de la Région intermédiaire », Société Royale du Canada. Académie des Lettres et des Sciences humaines. Présentations – Ottawa, vol. 52, 1999.
  56. Османската империя - Димитри Кицикис - ИК Кама, 2000 -Osmanskata Imperija – Sofia, Bulgaria, Kama Éditions, 2000.
  57. « Ἡ Ἐνδιάμεση Περιοχή », Γεωπολιτικὴ καὶ Ἑλλάδα (La géopolitique et la Grèce, sous la direction de K. Kouros) – Athènes, Esoptron, 2001.
  58. Τὸ Βυζαντινὸ πρότυπο διακυβερνήσεως καὶ τὸ τέλος τοῦ κοινοβουλευτισμοῦ, Athènes, Esoptron, 2001.
  59. « La structure politico-religieuse de la synallélie, en tant qu’antithèse du système occidental », Constructions identitaires et pratiques sociales (sous la direction de Jean-Pierre Wallot) – Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, 2002.
  60. Pour une Étude scientifique du fascisme – Nantes, Ars Magna Éditions, (Les Documents), 2005.
  61. Jean-Jacques Rousseau et les origines françaises du fascisme – Nantes, Ars Magna Éditions, (Les Documents), 2006.
  62. Le national-bolchevisme – Nantes, Ars Magna Éditions, (Les Documents), 2006.
  63. На перекрестке цивилизаций: Поль Лемерль, История Византии. Димитрис Кицикис, Османская империя. Весь Мир, 2006 г. - Na perekrestke tsivilizatsiy : Istorija Vizantii- Osmanskaja Imperija (Paul Lemerle-D. Kitsikis) – Moscou, Éditions Ves Mir , 2006. (Carrefour des civilisations : histoire byzantine - histoire ottomane).
  64. Ἡ σημασία τοῦ μπεκτασισμοῦ-ἀλεβισμοῦ γιὰ τὸν ἑλληνισμό - Athènes, Hekate, 2006.
  65. Συγκριτικὴ Ἱστορία Ἑλλάδος-Κίνας ἀπὸ τὴν ἀρχαιότητα μέχρι σήμερα - Athènes, Herodotos Éditions, 2006.
  66. « Anti-Atatürk : A Psychological Portrait of Stergiadès, “Dictator of Ionia” in 1919-1922, the Greek that failed to Conquer Turkey », Proceedings of the 2nd International Conference of Eastern and African Studies, Gastoune, 2007.
  67. La montée du national-bolchevisme dans les Balkans. Le retour à la Serbie de 1830 – Paris, Avatar Éditions, 2008.
  68. « Introduction : Beauté du mal », in Jacques Flamand, Décombres de la beauté, Ottawa, Éditions du Vermillon, 2008.
  69. « Rumi, the Spirit of the Intermediate Region » in Symposium on Mevlana Celaleddin-Rumi and Intercultural and Civilization Dialogue-Proceedings, Toronto, Canadian Intercultural Dialogue Centre, 2008.
  70. « Ἀριστείδης Στεργιάδης » in Τὸ κτίριο Γερωνυμάκη-Στεργιάδη στὴ συνοικία Σουλτὰν Ἰμπραΐμ, Ἡράκλειο, Κρήτη, (la résidence Géronimakis-Stergiadès dans le quartier de Sultan Ibrahim, Hérakleion, Crète), ΤΕΕ/ΤΑΚ, 2008 (Illustré).
  71. « Stergiadès : l’homme d’une mission impossible, 1919-1922 », in Aux vents des puissances (Jean-Marc Delaunay, éd), Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2008.
  72. « Foreword », in Misbah Islam, Decline of Muslim States and Societies, Philadelphia, Xlibris, 2008.
  73. « Ottomanism and Fethullah Gülen: From Utopia to Reality », in Dreaming for a Better World. Contributions of the Gulen Movement, Carleton University, Ottawa, October 24, 2009 (Intercultural Dialogue Institute).
  74. «Grèce. Le Synaspismos tiraillé entre social-démocratie et anarchisme» in "Les gauches radicales", Grande Europe, no. 16, janvier 2010, la Documentation française (special issue).
  75. Ἐθνικομπολσεβικισμός. Πέραν τοῦ φασισμοῦ καὶ τοῦ κομμουνισμοῦ. Ἡ ἐπιρροή του στὰ Βαλκάνια - Athens, Hellenike Anodos, 2010.
  76. « Foreword », in Kemal Karpat & Yetkin Yıdırım eds, The Ottoman Mosaic: Exploring models for Peace by re-Exploring the Past, Seattle, Cune Press, 2010.
  77. Saint Nicodemos the Hagiorite - Christian Morality - Belmont, Massachusetts, Institute for Byzantine and Modern Greek Studies, 2012. (Contribution a la traduction)
  78. "Ἡ μαχομένη ἱστορικὴ λογοτεχνία στὸν Μεσοπόλεμο: ἀπὸ τὸν Δημήτρη Γληνό, στὸν Γιάννη Κορδᾶτο καὶ τὸν τὸν Γιάννη Ζέβγο", edited by Ἀθανάσιος Θ. Φωτόπουλος, Ἡ Νεοελληνικὴ Λογοτεχνία στὸν Μεσοπόλεμο. Ἱστορικὴ καὶ φιλολογικὴ προσέγγιση. (Πρακτικὰ Συνεδρίου, Πύργος Ἠλείας, 14-16 Μαΐου 2010),'Εκδόσεις Ἀναζήτηση, Πύργος Ἠλείας, 2012.
  79. "India-Spiritual Planet", in Abstracts of Presentations at the Three-Day International Seminar on the Importance of Early Indian Cultural Heritage in the Making of a Better World, Kolkatta, Indian Museum, 2012.
  80. "The Science of Popular Uprisings", edited by Dr. Murat Aktaş, The Arab Uprisings & The Struggle of Soft Powers in the Middle East, Ankara, Nobel, 2012. "Πρόλογος στὴν ἑλληνικὴ ἔκδοση", στο Alexander Dugin, Η τετάρτη πολιτκή θεωρία, Αθήνα, Έσοπτρον, 2013.
  81. "Πρόλογος στὴν ἑλληνικὴ ἔκδοση", στο Alexander Dugin, Η τετάρτη πολιτκή θεωρία, Αθήνα, Έσοπτρον, 2013.(Introduction à l'édition grecque du livre d'Alexandre Dugin, La quatrième théorie politique).




Articles de revue[modifier | modifier le code]


Dimitri Kitsikis collabore régulièrement depuis 1999 à la revue Τρίτο Μάτι, ainsi qu’à la revue Ἐνδιάμεση Περιοχή, depuis 1996. Il a également publié des articles savants dans les revues suivantes : Revue historique; Revue d'Histoire moderne et contemporaine; Revue d'Histoire de la Deuxième Guerre Mondiale; Revue française de Science politique; Problems of Communism; Turcica; CEMOTI-Cahiers d'Études sur la Méditerranée orientale et le Monde turco-iranien; Social History; Bulletin de la Société d'Histoire moderne; Informations universitaires en Relations internationales; Aquila; Revue d'Histoire diplomatique; Journal of Oriental and African Studies; Cahiers de Jeune Nation; Journal-Institute of Muslim Minorities Affairs; Diplomatiques; The Patristic and Byzantine Review; Relations internationales; Études internationales; Diplomatie; Ἀρχεῖον Οἰκονομικῶν καὶ Κοινωνικῶν Ἐπιστημῶν, Καινούρια Ἐποχή, Νέα Οἰκονομία, Βιομηχανικὴ Ἐπιθεώρηση, Τεχνικὰ Χρονικά, Πολιτικὴ Οἰκονομικὴ Ἔρευνα, Τότε, Πάντα, Παράδοση, Ἀρχιτεκτονική, Ἐποχές, Νέα Ἑστία, Σύγχρονα Θέματα, Ἑλληνοκινεζικὰ Χρονικά, Orthodox Tradition; Eurasia; The Greek Review of Social Research; Toplum ve Bilim; Aktüel; Moderne Welt-Zeitschrift für Internationale Beziehungen; Grande Europe; etc. Également, plusieurs centaines d’articles de journaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Ησαΐας Κωνσταντινίδης, Δημήτρης Κιτσίκης. Γεωπολιτικὴ βιογραφία, Αθήνα, Εκδόσεις "Ίδρυμα Δημήτρη Κιτσίκη", 2013. ISBN 978-618-80404-7-2 (Esaïas Konstantinidis, «Dimitri Kitsikis: une biographie géopolitique»)

Liens externes[modifier | modifier le code]