Vrykolakas
Les vrykolakas (en grec moderne : βρικόλακας ou βρυκόλακας vrikólakas, en aroumain : vurculatsili, en roumain : vârcolaci, en bulgare : Върколак Vyrkolak, en russe : Врыколак vrykolak) parfois transcrit broucolaque en français[1] sont, dans les Balkans et les pays slaves, des revenants corporels, l'équivalent local des zombies. Ils sont différents des vampires, apparus plus tard, car les vrykolakas ne vident pas les vivants de leur sang et ne les transforment pas en spectres, mais les méthodes pour s'en débarrasser sont pratiquement les mêmes que pour les vampires.
Le "vrykolakas"/"vârcolac" serait très proche du cauque-mar français du XVIIIe siècle, qui a donné le mot cauchemar. Il s'agit de traditions anté-chrétiennes liés au culte des ancêtres et à la crainte des revenants et des morts-vivants, qui ont perduré sous forme de superstitions jusqu'à nos jours. Les éclipses de lune sont censées être l'œuvre des vrykolakas dont le souffle mortel, fait de péchés non-expiés, se manifesterait ainsi[2].
Les ethnologues[3] considèrent les Vrykolakas, comme la tradition des Коледа/Colinde ou celle des Martenitsa/Mărțișor, également communes à plusieurs pays, comme un héritage thrace (substrat commun aux divers pays balkaniques).
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Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
- Joseph Pitton de Tournefort, dans le compte rendu d'un exorcisme à Myconos en 1723
- Ioan Godea, Dictionnaire ethnologique, Ed. Etnologică, Bucarest 2007, 837 p.
- Dimitar Marinov, Rites et folklore, t.I et II, Sofia 1984 et Kristo Vakarelski, Ethnologie bulgare, Sofia, 1977.