Chieftain
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| Char Chieftain2 | |
Un ancien Chieftain jordanien en démonstration au musée des blindés de Lešany. |
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| Caractéristiques de service | |
|---|---|
| Service | 1966–1995 (dans la British Army) |
| Utilisateurs | Royaume-Uni, Iran, Irak, Jordanie, Koweït et Oman |
| Conflits | Guerre Iran-Irak et durant l'invasion du Koweït |
| Production | |
| Concepteur | Leyland |
| Année de conception | 1956-1961 |
| Constructeur | Vickers Defence Systems Ltd. |
| Production | plus de 1 500 exemplaires |
| Caractéristiques générales | |
| Équipage | 4 hommes : conducteur, canonnier, chargeur, chef de char |
| Longueur | 7,5 m (9,99 m avec canon) |
| Largeur | 3,5 m |
| Hauteur | 2,9 m |
| Masse au combat | 55 t |
| Blindage et armement | |
| Blindage | de 16 à 195 mm |
| Armement principal | 1 canon rayé de 120 mm modèle L11 (62 obus) |
| Armement secondaire | 2 mitrailleuses L7 de 7,62 mm (6 000 coups embarqué)
Mk. 1 & 2 : une arme de pointage L21A1 de 12,7 mm (300 coups) |
| Mobilité | |
| Moteur | moteur diesel polycarburant Leyland L60 750 ch (551,6 kW) |
| Transmission | David Brown TN12 |
| Suspension | boggies à ressorts horizontaux modèle Horstmann |
| Vitesse sur route | 48 km/h (32 km/h en tout-terrain) |
| Puissance massique | 13,6 ch/t |
| Réservoir | 950 ℓ |
| Autonomie | 500 km |
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Le FV 4201 Chieftain est un char de combat principal britannique de deuxième génération conçu par la Royal Ordnance Factory, dans les années 1960 qui resta en service, dans les forces britanniques, de 1966 à 1995. Lors de son introduction, le Chieftain était considéré comme le char le mieux armé et le mieux blindé en service dans les rangs de l'OTAN.
Sommaire |
Développement [modifier]
Description [modifier]
L'arrangement général du véhicule est classique et est similaire aux précédents chars britanniques, outre le fait que le conducteur soit dans une position semi-allongée. Sa tourelle profilée abrite le chargeur, assis à gauche du canon, tandis qu'à sa droite se trouve le tireur, le chef de char étant installé derrière lui, légèrement en hauteur. L'arrière de l'engin est occupé par le moteur polycarburant Leyland et sa transmission. L'armement est constitué d'un canon de 120 mm et de deux mitrailleuses de 7,62 mm. Durant son service dans l'armée de terre britannique, onze modèles de Chieftain se sont succédé.
Caractéristiques techniques [modifier]
Armement principal [modifier]
Le Chieftain est armé d'un canon à âme rayée L11 d'une longueur de 55 calibres (6,6 m) et d'un calibre de 120 mm. Il est dérivé du canon américain du même calibre, le M58 équipant précédemment les chars lourds Conqueror britannique et M103 américain, mais contrairement au M58 (désigné « L1 gun » sur le Conqueror) qui utilise des douilles en laiton, le L11 utilise des charges ensachées, plus communément appelées « gargousses. » Le L11 est capable d'engager des cibles à une distance supérieure à 2 500 m.
Un manchon thermique L6A3 enveloppe le canon, permettant de garder le tube à température constante, peu importe les conditions climatiques. Le dispositif de frein de tir est assuré par deux cylindres à fonctionnement hydraulique, la pièce retournant à sa position initiale à l'aide d'un vérin pneumatique.
Armement secondaire [modifier]
La tourelle dispose d'une mitrailleuse L8A1 de 7,62 mm coaxiale tandis qu'une mitrailleuse L37A1 du même calibre est montée sur la coupole rotative No 32 du chef de char, elle commandée à distance depuis l'intérieur de la tourelle, la visée s'effectuant à l'aide d'un gros épiscope No 37 (agrandissement de 1 à × 10).
Une arme de pointage L21A1 est accolée à gauche du canon, elle n'est présente que sur les premiers modèles de Chieftain (Mark 1 & 2 respectivement). Tirant des balles traçantes en rafale de trois coups à 240 coups/minute, elle est alimentée par une bande de 98 cartouches (300 coups au total), sa portée pratique est de 2 400 m.
Six lance-grenades fumigènes de 66 mm à déclenchement électrique sont installés de chaque côté de la tourelle, chacun ayant une couverture de 100 °.
Optiques et conduite de tir [modifier]
Le tireur dispose du viseur télescopique AV, No. 1, Mk 2 plus communément appelé TLS (Tank Laser Sight).
Blindage [modifier]
La caisse et la tourelle sont en acier laminé, les différents éléments sont moulés d'une seule pièce avant d'être assemblés entre-eux par soudure.[1] À l'instar du Centurion, son prédécesseur, le blindage du Chieftain est très incliné, augmentant l'épaisseur du blindage à traverser tout en améliorant les chances de faire ricocher les obus. Lors de sa conception, le Chieftain devait être en mesure de résister sur l'arc frontal à un obus-flèche en acier BM-6 de 115 mm tiré depuis un T-62 à une distance de 1000 mètres seulement.
Au tout début des années 1980, les Chieftain Mark 9 & 10 reçurent le blindage additionnel Stillbrew, conçu par le Colonel Still et John Brewer, tous deux membres du Military Vehicles and Engineering Establishment (MVEE). Son développement à été influencé par la guerre Iran-Irak où les Chieftain iraniens se sont montrés vulnérables face aux charge creuse de gros calibre.[2]
Installé sur la face avant de la tourelle et maintenu en place à l'aide de boulons, le blindage Stillbrew était composé d'une carapace faite de plaque d'acier et de titane séparée du char par d'épaisses feuilles de caoutchouc. Ce blindage supplémentaire fonctionnait à la manière d'un blindage espacé voir même comme un blindage réactif non explosif et non énergétique (NERA).
Ce tableau répertorie l'épaisseur réelle du blindage ainsi que l'augmentation de l'épaisseur horizontale offerte par le blindage incliné.
| Zone concernée | épaisseur réelle | angle d'inclinaison par rapport à l'horizontale | épaisseur à l'horizontale |
|---|---|---|---|
| Manteau du canon | de 125 à 140 mm | 30 ° | de 250 à 280 mm |
| Face avant de la tourelle | 195 mm | 30 ° | 390 mm |
| Flanc gauche de la tourelle | de 120 à 196 mm | 55 ° | de 146 à 239 mm |
| Flanc droit de la tourelle | de 120 à 196 mm | 65 ° | de 132 à 216 mm |
| Arrière de la tourelle | 35 mm | ||
| Toit de la tourelle (avant) | 45 mm | 5 ° | 516 mm |
| Toit (milieu) | 25 mm | ||
| Toit de la tourelle (arrière) | 25 mm | 10 ° | 143 mm |
| Glacis avant | 85 mm | 18 ° | 275 mm |
| Avant de la caisse | 76 mm | 45 ° | 107 mm |
| Côtés de la caisse | 38 mm | 80 ° | 40 mm |
| Arrière de la caisse | 35 mm | 84 ° | 37 37 mm |
| Plage arrière du compartiment moteur | 20 mm | ||
| Plancher | 16 mm | 85 ° | 18 mm |
| Déports de caisse | 50 mm | 60 ° | 57 mm |
Motorisation [modifier]
Tous les Chieftain furent motorisés par le moteur à deux temps à cylindres opposés Leyland L60. De conception relativement similaire au moteur d'avion Junkers Jumo 205, le L60 avait une cylindrée de 19 litres, il avait la particularité d'être polycarburant suite à une exigence de l'OTAN décrétée à l'époque de sa conception. Le moteur possédait 12 pistons répartis dans 6 cylindres disposé en ligne par groupe de 3, l'échappement des gaz brûlé était réalisé à l'aide d'un compresseur Roots. Le démarrage s'effectuait à l'aide d'un petit moteur Coventry-Climax H-30 à trois cylindres développant 37 chevaux pour une cylindrée de un litre, il sert aussi de groupe auxiliaire de puissance en alimentant la génératrice et la pompe hydraulique.
La mise au point d'un moteur polycarburant à cette époque s'est avérée très difficile et le Leyland L60 a très vite souffert d'une mauvaise réputation en raison de sa mauvaise fiabilité. Sur les premiers modèles tels que les Chieftain Mark I, la puissance développée ne dépassait pas les 585 chevaux. À partir du Mark II, le moteur sous la désignation de L60 Mark 6A fut gonflé pour atteindre les 650 chevaux. Plus tard, la puissance du L60 Mark 7A atteindra respectivement 720 puis 750 chevaux à 2100 tours/min avec le Mark 8A sur le Chieftain Mark V.
Histoire opérationnelle [modifier]
Versions [modifier]
Chieftain Mark 1 : 40 chars d'écolage produits entre 1965 et 1966.
Chieftain Mark 2 : Modèle original du Chieftain propulsé moteur d'une puissance de 650 ch. Équipements NBC installés dans la nuque de la tourelle. Un snorkel remplace la jupe de flottaison. Entré officiellement en service en 1967.
Chieftain Mark 3 : Nouvelle coupole rotative pour le chef de char. Doté d'un groupe auxiliaire de puissance plus performant. L'entreposage des munitions est optimisé. L'adjonction ultérieure de divers équipements supplémentaires lui donne l'appellation non officielle de Mk. 4. Modèle entré en service en 1969.
Chieftain Mark 4 : Essentiellement un Mk. 2 modifié proposé aux israéliens, le moteur L60 était gonflé à 585 chevaux. Le Mark 4 à été testé en Israël pendant plus de 2 ans entre 1967 et 1969, avant la fin des négociations.
Chieftain Mark 5 :
Chieftain Mark 6-9 :
Chieftain Mark 10 :
Chieftain Mark 11 :
Chieftain Mark 12 :
Chieftain Mark 13 :
Khalid/Shir 1 :
Shir 2 :
Chieftain 900 :
Mobarez : version améliorée des Chieftain Mk. 3 & 5 iranien, avec de nouvelles jupes latérales et un nouveau moteur de 850 ch.
Variantes [modifier]
FV4204 ARV :
FV4205 AVLB :
Chieftain AVRE :
Chieftain Marksman : variante anti-aérienne équipée de la tourelle Marksman.
Chieftain Sabre :
Utilisateurs et nombre d'exemplaires reçus [modifier]
- Iran : 832 chars et 44 d'autres versions (dépannage, porte-pont) reçues entre 1971 et 1979 avant la révolution iranienne
- Royaume-Uni : 495
- Jordanie : 274 livrés entre 1981 et 1985
- Koweït : 175 en 1975
- Oman : 27
Notes et références [modifier]
Liens externes [modifier]
- [1] Diagramme montrant l'épaisseur du blindage du Chieftain