Missile Pluton
| Pluton | |
Un tracteur-érecteur-lanceur en position de transport |
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| Présentation | |
|---|---|
| Fonction | Missile nucléaire préstratégique |
| Constructeur | SNIAS |
| Déploiement | 1974 à 1993 |
| Caractéristiques | |
| Moteur | Un étage, combustible solide |
| Masse au lancement | 2 423 kg |
| Longueur | 7,63 m |
| Diamètre | 0,65 m |
| Vitesse | 1 100 m/s |
| Portée | comprise entre 20 à 120 km |
| Charge | Ogive nucléaire AN52 à puissance variable, 10 et 25kt sélectionnable |
| Guidage | Inertiel |
| Précision | de 200 m en portée minimale à 400 m en portée maximale |
| Plateforme de lancement | Châssis de char AMX-30 |
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Le missile Pluton était un système balistique nucléaire à courte portée lancé d'une rampe lance-missile montée sur un châssis chenillé AMX-30. Cet équipement constituait la force de dissuasion tactique nucléaire (préstratégique) de l'armée de terre française pendant la Guerre froide entre mai 1974[1] et 1993.
Sommaire |
Caractéristiques [modifier]
Le Pluton venait en remplacement du missile Honest John américain. Il avait une portée opérationnelle de 17 à 120 km avec un écart circulaire probable de 150 m et emportait une charge de 15 ou 25 kilotonnes. Cette courte portée ne permettait pas de frapper au-delà de l'Allemagne de l'Ouest ou du territoire français, ce qui a conduit au développement du missile Hadès, à plus longue portée.
Le missile, créé par la Société nationale industrielle aérospatiale était composé de trois parties assemblées juste avant le tir.
- la munition.
- le vecteur.
- le cœur nucléaire introduit juste avant le lancement.
Ces deux éléments étaient acheminés séparément sur le site de lancement pour plus de sécurité.
Le système était relativement léger, ce qui permettait son déploiement dans des conditions difficiles. Un drone CT.20 était capable de fournir des informations de dernière minute sur la cible avant le tir, ce qui faisait du Pluton un système opérationnel sur le terrain des opérations.
Mise en œuvre [modifier]
Cinq régiments du Nord de la France étaient équipés de huit lanceurs Pluton (6 opérationnels plus 2 de réserve) chacun soit au total 40 lanceurs :
- 3e régiment d'artillerie à Mailly-le-Camp ;
- 4e régiment d'artillerie à Laon :
- 15e régiment d'artillerie à Suippes ;
- 32e régiment d'artillerie à Oberhoffen ;
- 74e régiment d'artillerie à Belfort.
- 19e régiment d'artillerie, 2ème batterie à Draguignan (83), pour l'École d'application de l'artillerie, champs de manœuvres: Canjuers
Le projet d'une version améliorée, Super-Pluton, a été abandonné en faveur du projet Hadès, et le Pluton vieillissant a été progressivement écarté, jusqu'à son retrait complet en 1993.
Notes et références [modifier]
- « La division des engins tactiques hier et aujourd'hui », Aérospatiale, no 51, Février-mars 1975, p. 3
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- (fr) Page et galerie photo sur Chars français
- Une qualification d'arme nucléaire mouvementée, Henri Lehn