Mistral (missile)
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| Mistral | |
| Présentation | |
|---|---|
| Fonction | missile sol-air à très courte portée |
| Constructeur | MBDA |
| Déploiement | 1988 |
| Caractéristiques | |
| Moteur | Moteur à poudre (2 étages) |
| Masse au lancement | 18,7 kg[1] |
| Longueur | 1,80 m[2] |
| Diamètre | 90 mm[2] |
| Envergure | 180 mm |
| Vitesse | supérieur à Mach 2,7[1] |
| Portée | plus de 5 km[2] |
| Altitude de croisière | 3000 m[1] |
| Charge | 3 kg[1] d'Hexolite, billes de tungstène |
| Guidage | infrarouge passif[2] |
| Précision | 93 % SSKP[N 1],[1] |
| Détonation | fusée de proximité ou impact |
| Plateforme de lancement | Fantassin, hélicoptère, navire |
| modifier |
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Le Mistral est un missile surface-air de conception « tire et oublie », infrarouge passif et d’une grande simplicité d’emploi. Il est utilisé dans une grande variété de systèmes d’armes ayant pour objet la défense antiaérienne à basse et très basse altitude.
Il est fabriqué par Matra (puis MBDA), sa première version a été mise en service dans l'armée française en 1989. Plus de 16 000 missiles ont été vendus ou commandés.
Sommaire |
Missile [modifier]
Le missile a une portée de plus de 5 000 mètres, son autodirecteur est infrarouge passif (le missile se guide en fonction des sources de chaleur)[2].
Sa première version (S1) a été livrée en 1989, la deuxième version (M2) en 1997 ; elle a été développée pour être adaptée au Tigre[3].
La maîtrise d’œuvre est assuré par MBDA[1] (anciennement Matra Baé Dynamics). D’autres entreprises interviennent pour des parties du missile :
- FORIR (en Belgique) pour le conteneur logistique,
- CSA (en Espagne) pour le tube tactique,
- Sagem Défense Sécurité pour le système de guidage[4],
- Nexter (anciennement GIAT Industries) pour la charge militaire,
- Snecma Propulsion Solide pour l’ensemble propulsif,
- MBDA pour le calculateur[5].
Système d'arme [modifier]
Le système était à l'origine composée du missile et d’un poste de tir appelé Trépied. Il comprend un viseur clair, un calculateur et éventuellement une caméra thermique, un interrogateur ou une aide à la désignation[6].
Depuis la munition s’est insérée dans plusieurs lanceurs :
- les SADRAL et SIMBAD sont embarquées sur des bâtiments de la marine nationale,
- système ASPIC sur véhicule Peugeot P4 de l’armée de l’air,
- montage PAMELA sur véhicule ACMAT ou TRM 2000 pour l’armée de terre,
- Multi Purpose Combat Vehicle : Renault Sherpa 3 équipé de 4 Mistral[7]. Développé depuis 2006, premières livraisons en 2013[8]
- système AATCP pour les hélicoptères Gazelle et Tigre HAP pour l’armée de terre[3],
- lanceur SADRAL pour la Marine (poste de tir à 6 missiles semi-automatique)[2].
Ces systèmes sont développés par MBDA (sauf PAMELA et ASPIC qui sont développés par Thales)[2].
Le Mistral peut également s’utiliser dans le cadre du programme plus global Maillage anti-aérien des radars tactiques contre hélicoptères et aéronefs à voilure fixe (MARTHA)[9].
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Un lanceur SIMBAD sur un bâtiment de classe Mistral
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Montage Aspic sur Peugeot P4
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AATCP sur Tigre HAP
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SADRAL sur la frégate Dupleix
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Montage PAMELA sur un ACMAT
Pays utilisateurs [modifier]
Les missiles Mistral sont utilisés par 24 pays dans le monde; certains équipements (ATLAS, ALBI) sont destinés uniquement à l’export[10].
Espagne
Belgique : Bataljon Artillerie (plateau Lombardsijde)
Brésil
France : L'armée de terre alignait 210 lanceurs et l'armée de l'air 60, soit 270 au total en 2005. Ce chiffre va passer à 204, soit la perte de 66 lanceurs après la réorganisation en cours en 2011. L'armée de l'air va abandonner ce système d'armes et l'artillerie possèdera dix batteries sol-air : quatre au sein de l'unique régiment spécialisé, le 54e régiment d'artillerie et six autres réparties à raison d'une batterie dans chacun des régiments d'artillerie de six brigades (mécanisées, légères blindée, parachutiste et de montagne). Chacune de ces batteries aura trois sections à six postes de tir chacune - soit dix-huit postes de tir Mistral par brigade. La batterie aéroportée (35e RAP) devrait conserver quatre sections, soit 24 postes de tir. Le 54e RA devra fournir deux groupements sol-air à deux batteries pour le compte de chacune des deux brigades blindées.
En 2009, la CIA a tenté d'acquérir discrètement des missiles Mistral appartenant à l'armée chypriote, car le renseignement américain n'était jusqu'à présent pas parvenu à s'en procurer[11].
Notes [modifier]
- Single-Shot Kill Probability, probabilité de toucher en un seul coup.
Sources [modifier]
- (en) Mistral 2, sur www.mbda-systems.com. Consulté le 1er juillet 2010
- (fr) Mistral, Fiche technique, sur www.ixarm.com. Consulté le 8 septembre 2010
- (fr) Mistral, Présentation, sur www.ixarm.com. Consulté le 8 septembre 2010
- (fr) Systèmes Avioniques & Navigation : Guidage > Senseurs, sur www.sagem-ds.com. Consulté le 1er juillet 2010
- (fr) Mistral, Architecture industrielle, sur www.ixarm.com. Consulté le 8 septembre 2010
- (fr) Mistral, Equipements et munitions, sur www.ixarm.com. Consulté le 8 septembre 2010
- MBDA Unveils Multi Purpose Combat Air Defense Vehicle, Defense Talk, 15 juin 2010. Consulté le 28 mai 2011
- Mystery Order for Multi Purpose Combat Vehicle, Armed Forces International, 22 février 2011. Consulté le 28 mai 2011
- Martha, Présentation, sur www.ixarm.com. Consulté le 8 septembre 2010
- (fr) Mistral, Pays équipés, sur www.ixarm.com. Consulté le 8 septembre 2010
- Câble diplomatique américain 09STATE52499, sur www.wikileaks.ch