Lehaucourt

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Lehaucourt
Lehaucourt
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Michel Pinçon
2020-2026
Code postal 02420
Code commune 02374
Démographie
Gentilé Haucourtois(es)
Population
municipale
877 hab. (2017 en diminution de 5,7 % par rapport à 2012)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 14″ nord, 3° 16′ 50″ est
Altitude 87 m
Superficie 9,37 km2
Élections
Départementales Canton de Bohain-en-Vermandois
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Lehaucourt
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Lehaucourt

Lehaucourt est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue du village depuis la Route de Cambrai.

Lehaucourt est un village périurbain du Vermandois situé à 9 km au nord de Saint-Quentin et une trentaine de kilomètres au sud de Cambrai. Sa limite ouest est constituée par l'ancienne route nationale 44 (actuelle RD 1044).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lehaucourt
Bellenglise Magny-la-Fosse Levergies
Pontruet Lehaucourt Lesdins
Gricourt Omissy

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Lehaucourt est traversée par le canal de Saint-Quentin. Le tunnel du Tronquoy y a sa sortie nord[1].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune, instituée par la Révolution française sous le nom de Lehaulcourt en 1793, puis de Le Haucourt en 1801[2], est renommée Lehaucourt[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1874, et donc avant les destructions de la Première Guerre mondiale, Joachim Malézieux indiquait «  C'est un village très pauvre, qu'aucune route fréquentée ne traverse. 11 y a, auprès d'un abreuvoir, sur une espèce de place publique, un énorme tilleul qu'on affirme être un arbre de la liberté ; mais il est certain que son âge a dû lui permettre d'assistei, déjà vieux, à la grande épopée de la révolution. Peut-être est-ce un de ces jalons plantés par Cassini pour sa carte de France. Peut-être est-ce tout simplment un arbre que l'indifférence ou l'absence de propriétaire a respecté.

Non loin de cet arbre s'élève la modeste église du village. Le portail qui ne manque pas d'un certain caractère est surmonté de deux arcades à jour qui devaient contenir autrefois de petites cloches carillonnant à l'air libre. À présent, les cloches sont dans le comble de l'église. Le portail a dû être construit au XVIe siècle. Le mur de la nef au nord contient des arcades ménagées de façon à permettre un agrandissement dans l'avenir ; agrandissement devenu maintenant problématique.

Sous les maisons du village, il existe une quantité de petits souterrains s'enlrecroisant et aboutissant â des salles assez spacieuses. Ce sont des caves de guerre, que justifie très-bien la proximité de l'ancien château-fort du « Tronquoi », lequel fut souvent et bien ravagé. Les habitants du pays nomment ces souterrains: Les muches, mot essentiellement picard qui veut dire : cachettes[4] ».

Première Guerre mondiale

Le canal de Saint-Quentin était dans le secteur de Lehaucourt une section de la Ligne Hindenburg[5]

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[6] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [7].

Un camp de travail accueillit au début de l'entre-deux-guerres un contingent de travailleurs chinois employés au déblaiement des ruines et la construction, mais également au déminage des terres, au nettoyage des tranchées ou enfin pour déterrer les dépouilles de soldats[8].

Au XXIe siècle, le village est devenu une commune ouvrière frappée à la fois par la crise agricole et la désindustrialisation de l'industrie textile et de la macanique (avec notamment la fermeture de l'usine Motobécane de Saint-Quentin[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Quentin du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la deuxième circonscription de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton du Catelet[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Bohain-en-Vermandois.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Pays du Vermandois, créée fin 1993.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections présidentielles de 2017, les électeurs ont voté à 65 % pour Marine Le Pen[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1954[10]   Arthur Pétreaux    
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 1977 Clotaire Galopin    
mars 1977 23 octobre 2019[11] Raymond Froment PCF Retraité
Chevalier de la Légion d'honneur
Conseiller général du Catelet (2001 → 2015)
Décédé en fonction le 23 octobre 2019
décembre 2019[12] En cours
(au 12 juillet 2020)
Michel Pinçon PCF Réélu pour le mandat 2020-2026

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée d'agglomération et de jumelage.

La commune est jumelée avec Drapeau de la Croatie Gornja Stubica (Croatie)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2017, la commune comptait 877 habitants[Note 1], en diminution de 5,7 % par rapport à 2012 (Aisne : -1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460432457495612654647723770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
770793757747701630612592583
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
551568506360497383367351349
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
387428760764803832770761930
2017 - - - - - - - -
877--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

En 2017, la municipalité a suscité l'installation d'un médecin roumain, pour succéder au départ en retraite de son prédecesseur[9].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2017, la commune a un tissu commercial en difficulté, avec notamment une pharmacie et un salon de coiffure[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église vers 1870.
Dessin de Joachim Malézieux (1851/1906)
  • Église Saint-Géry, reconstruite après la guerre de 1914-1918.
  • Monument aux morts[16].
  • Le canal de Saint-Quentin et un bout du tunnel du Tronquoy.
  • Croix de chemin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ho Yong Qi, travailleur chinois arrivé en France en 1917, lors de la Première Guerre mondiale. Il participa à l’effort de guerre puis à la reconstruction de voies ferrées dans l’Aisne, où il fonda sa famille, épousant une habitante de Lehaucourt[8],[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Canal de Saint-Quentin : Inauguré par Napoléon en avril 1810. », Ecluses et port, Office du tourisme du Cambrésis (consulté le 25 octobre 2019).
  2. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Décret du , Journal officiel du .
  4. Joachim Malézieux, Promenades dans le Vermandois : Le Chemin des Bannis, Thorigny, Lehaucourt, Magny-la-Fosse, Nauroy, la corde « ed Leune », l'ancien souterrain, Saint-Quentin, Librairie du Vermandois, , 15 p. (lire en ligne), p. 6-7, lire en ligne sur Gallica.
  5. « La ligne Hindenburg », Le Tamatave - édition de la Guerre, no 476,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2019), lire en ligne sur Gallica.
  6. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  7. Journal officiel du 23 octobre 1920, p. 16308.
  8. a et b Nadia Nejda, « Les travailleurs chinois mis à l’honneur à Saint-Quentin : Une conférence au cinéma est prévue mais aussi une inauguration d’un monument au parc d’Isle, mardi 27 novembre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2019).
  9. a b c et d Luc Chaillot, « Lehaucourt, le village malheureux qui vote Le Pen », L'Est républicain,‎ (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2019).
  10. Annuaire de l'arrondissement de Saint-Quentin de 1954.
  11. « Maire depuis 1977, conseiller général et chevalier de la Légion d’honneur, Raymond Froment est décédé : Élu à Lehaucourt depuis l’âge de 29 ans, l’ancien conseiller général communiste est décédé à 77 ans », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2019) « Conseiller général de l’ex canton du Catelet, il avait reçu la Légion d’honneur le 1er juin 2013. ».
  12. « Michel Pinçon succède sans surprise à Raymond Froment à la mairie de Lehaucourt », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne)
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  16. « Lehaucourt (02420) », France (Aisne), sur https://monumentsmorts.univ-lille.fr, (consulté le 25 octobre 2019).
  17. Isabelle Boidanghein, « Hauts-de-France : un monument pour les travailleurs chinois à Saint-Quentin : La ville de Saint-Quentin (Aisne) rend hommage demain à ces 145 000 civils arrivés en France à partir de 1916 », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2019).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.