Beaurevoir

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Beaurevoir
La mairie
La mairie
Blason de Beaurevoir
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Bohain-en-Vermandois
Intercommunalité Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Éric Limpens
2014-2020
Code postal 02110
Code commune 02057
Démographie
Gentilé Bellovisiens
Bellovisiennes
Population
municipale
1 452 hab. (2014)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 59′ 50″ nord, 3° 18′ 35″ est
Altitude Min. 97 m
Max. 152 m
Superficie 21,73 km2
Localisation

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Beaurevoir est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Un lieu-dit Genève se trouve sur la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beaurevoir
Villers-Outréaux Serain
Gouy Beaurevoir Prémont
Estrées et Joncourt Montbrehain Brancourt-le-Grand

Histoire[modifier | modifier le code]

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Jeanne d'Arc, prisonnière de Jean de Luxembourg, fut transférée du château de Beaulieu au château de Beaurevoir, château du Vermandois.

Elle y fut d'abord traitée avec douceur. Elle fut accueillie par une tante de Jean de Luxembourg et par Jeanne de Béthune, l'épouse de Jean. Pieuses et charitables, Jeanne leur fit grande impression. Elles lui offrirent une robe, mais Jeanne refusa de quitter sa vêture masculine[1].

Jeanne recevait des visites, notamment celle d'Aymon de Macy, et fut tenue au courant de la situation critique de Compiègne et des pourparlers pour la vendre aux Anglais. Elle prit la résolution de tenter une nouvelle évasion, malgré ses "voix" (selon ses déclarations) qui lui conseillèrent la prudence.

Elle était claustrée au dernier étage d'une tour d'angle, haute d'environ 30 mètres ; la muraille était à pic et s'achevait dans un fossé à sec. L'étroite fenêtre de la geôle n'était pas grillagée, Jeanne s'y glissa et, selon ses déclarations, se recommanda à sainte Catherine. Elle tomba lourdement dans le fossé ; à moitié évanouie, elle entendit des gens crier : elle est morte. Des gardes accoururent, elle reprit conscience. Dans leur saisissement de la trouver encore en vie, l'un ne put que dire : Vous avez sauté ?

On la porta dans sa cellule, où, courbatue, elle resta étendue sur un grabat, incapable de boire et de manger durant trois jours.

Les juges de Rouen profitèrent de cette évasion manquée pour l'accuser d'avoir voulu se suicider[2]. Cependant, le réquisitoire définitif ne fit pas allusion au suicide.

L’ancienne voie ferré[modifier | modifier le code]

De 1900 à 1950, Beaurevoir a possédé deux gares; la principale, située dans le bas du village, aujourd'hui rue François Molet et qui est de nos jours transformée en habitation; la seconde était une simple halte située le long de la Chaussée Brunehaut et qui desservait le hameau de Ponchaux comme on peut le constater sur la photo de l'horaire des trains. De cette halte, il ne subsiste aucune trace aujour'hui. Elles faisaient partie du réseau de chemin de fer de Guise au Catelet, ligne à voie métrique dite « d'intérêt local » reliant Le Catelet-Gouy à Bohain puis Guise. Elle servait pour le transport du courrier, des marchandises, des betteraves vers la sucrerie de Bohain et surtout des habitants et des ouvriers qui se rendaient soit à Bohain , pour travailler dans les usines textiles, soit au Catelet pour rejoindre Saint-Quentin ou Cambrai par la ligne du Cambrésis. De nos jours, il est difficile de comprendre l’énorme impact qu’a eu cette voie ferrée sur l’évolution du village. En 1900, les chemins n’étaient pas goudronnés, le seul moyen de déplacement était la charrette à cheval réservée aux paysans, il fallait donc aller à pied. Pour cette raison, la plupart des habitants ne quittaient jamais leur village : on naissait dans son village, on travaillait dans son village, on se mariait dans son village, on mourait dans son village. L’arrivée du chemin de fer a donc été une révolution pour la commune.
Après 1945, le trafic décline, du fait de l’essor du transport des marchandises par camion et des voyageurs par autobus. Le Département de l’Aisne, propriétaire de la ligne, décide de son déclassement le 1er janvier 1951.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Quentin du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la deuxième circonscription de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton du Catelet[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est désormais rattachée au canton de Bohain-en-Vermandois.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Pays du Vermandois, créée fin 1993.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1973 1989 Robert Michel    
1989 1995 Jean Brouet    
1995 2001 André Lefebvre    
2001 mars 2008 Gérard Potterie    
mars 2008[5] en cours
(au 23 juillet 2017[6])
Éric Limpens DVD Agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[7]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Sept éoliennes sont en construction a l'été 2017 sur le secteur du hameau Ponchaux. Trois supplémentaires sont alors envisagées dans la commune, avec un avis favorable de la municipalité[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 452 habitants, en diminution de -4,91 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 160 1 123 1 211 1 275 1 390 1 423 1 543 1 704 1 803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 831 1 937 2 036 2 155 2 155 2 058 2 011 2 010 2 109
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 175 2 221 2 300 1 691 1 761 1 501 1 468 1 197 1 277
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 264 1 342 1 317 1 442 1 425 1 498 1 534 1 483 1 452
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Josquin des Prés, compositeur de musique,
  • Jeanne d'Arc
  • Henry Nicolas Oudinet de Beaurevoir, exempt[Quoi ?] des gardes de Monsieur[Lequel ?]
  • Gabriel Hanotaux
  • Alfred Marichelle (1866, Beaurevoir - après 1919, Paris) organiste, compositeur et professeur d'harmonie, de fugue et de contrepoint à l'école Niedermeyer. Il a formé quelques-uns des plus grands organistes français. Plusieurs de ses compositions ont été publiées dans la collection "Les Maîtres Contemporains de l'Orgue" publiées aux Éditions Maurice Sénart en 1912. Son fils Léon a lui aussi été organiste.
  • Christophe Marichelle (Beaurevoir, 1869 - Loango (Congo), 1929) missionnaire et dialecticien. Orphelin à l'âge d'un an, il est recueilli par son oncle maternel, prêtre à la cathédrale de Laon. Il suit ses études théologiques au petit séminaire de Liesse. Il est ordonné prêtre des missions étrangères et part en mission au Royaume de Loango au Congo pour évangéliser les populations locales de la tribu Vili. Durant son sacerdoce, il apprend leur dialecte et en publie une grammaire et un dictionnaire français-vili unique encore à ce jour.
  • François Molet, né le 17 mars 1905 à Beaurevoir, cultivateur et père de famille de 4 enfants, a été fusillé le 7 avril 1942 au Mont Valérien. Une rue de Beaurevoir porte son nom[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or aux trois maillets de sinople.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. A son procès, Jeanne d'Arc reconnu, quand les juges l'interrogèrent à ce propos : Si j'eusse dû le faire (quitter sa tenue de guerre), je l'aurais fait à la requête des dames de Beaurevoir, plus qu'à celle de toute autre dame qui fût en France, excepté ma reine.
  2. L'acte d'accusation, dans son article VII, précise : Tu as dit que tu avais volontairement et de ton plein gré, sauté de la tour de Beaurevoir, aimant mieux mourir que d'être remise aux mains des Anglais et que de vivre après la destruction de Compiègne, et que, malgré la défense que t'en avaient faite sainte Catherine et sainte Marguerite, tu n'avais pu t'empêcher de te précipiter.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Les maires de Beaurevoir », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 11 octobre 2017).
  5. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  6. a et b « Le parc éolien pourrait encore s'agrandir à Beaurevoir : Et de dix ? La société qui s’apprête à monter sept éoliennes sur la commune demande à en ajouter trois autres », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  7. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. http://Mont%20Valérien http://mont-valerien.blog4ever.com/