Bernes

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Bernes
Bernes
La mairie, avec le monument aux morts,
dans la cour.
Blason de Bernes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Péronne
Intercommunalité communauté de communes de la Haute-Somme
Maire
Mandat
Jean Trujillo
2014-2020
Code postal 80240
Code commune 80088
Démographie
Gentilé Bernois
Population
municipale
353 hab. (2015 en augmentation de 18,06 % par rapport à 2010)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 35″ nord, 3° 05′ 58″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 114 m
Superficie 7,61 km2
Localisation

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Liens
Site web www.bernes-80.fr

Bernes est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bernes
Roisel Hervilly
Hancourt Bernes Vendelles
Pœuilly Vermand

Limitrophe du département de l'Aisne, ce village du Vermandois, tourné vers l'agriculture, est desservi par la route départementale 15 (RD 15). Il comporte le hameau de Fléchin.

Le territoire s'étale sur un plateau argileux très favorable aux exploitations agricoles, entre les vallées de la Cologne et de l'Omignon[1].

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Le hameau de Fléchin, composé de 2 fermes et d'une quinzaine de maisons, est situé à 1 km au sud sur la route de Pœuilly.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les noms de Bagerna en 820, de Baierna en 1100 et celui de Baerne sont relevés au fil du temps[2]. Sa signification pourrait se rapprocher de Bernil, avec le sens de fort, puissant à l'époque romane[2],[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Mathieu de Béthencourt, chanoine de Saint-Quentin donne son fief seigneurial de Bernes au chapitre de son établissement religieux en 1204.

La famille primitive de Bernes en conserve la partie restante[2].

Le château se trouvait en face de l'église, il n'en subsiste que des traces de souterrains[2].

En 1898, le village compte une sucrerie de moyenne importance, quelques ouvriers tissent encore la toile et le rideau[1].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La guerre 1914-1918[modifier | modifier le code]

Comme d'autres villages de la région, Bernes est sorti meurtri de la Grande Guerre car le village a été entièrement rasé en 1917 par les Allemands. Des 23 communes qui composaient le canton de Roisel, seules 2 ont échappées à la destruction Vraignes-en-Vermandois et Tincourt-Boucly qui ont servi a hébergé la population évacuée des autres villages avant leur destruction[3].
Le 28 août 1914, soit moins d'un mois après la déclaration de guerre, l'armée française bat en retraite vers l'ouest et les Allemands arrivent à Bernes[4]. Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en mars 1917. Le front se situant à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Péronne, l'activité des occupants consistait principalement à assurer le logement des combattants et l'approvisionnement en nourriture. Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien. En février 1917, le général Hindenburg décida de la création d'une ligne défense à l'arrière du front ; lors du retrait des troupes allemandes, tous les villages seraient détruits pour ne pas servir d'abri aux troupes franco-anglaises. Dès le 15 février les habitants furent évacués, emmenés à Vraignes. En mars 1917, avant du retrait des troupes allemandes sur la ligne Hindenburg, le long du canal de Saint-Quentin, les maisons sont pillées et incendiées, le village est systématiquement détruit. L'église, la mairie, les écoles et toutes les maisons sont dynamitées et les arbres sciés à 1 m de hauteur[5].

Bernes, où près de 600 habitants vivaient paisiblement vant la guerre, est totalement détruit. L'église n'est plus qu'un amas de ruines; Les Maions, les granges ont été minées, dynamitées , incendiées. Près du cimetière civil,reposent plus de 250 soldats allemands [6]".

Le village, vidé de ses habitants, reste occupé par les Allemands ; il sera le théâtre de nombreux combats en mars-avril 1917. Les ruines du village seront plusieurs fois reprises par chaque camp et ce n'est qu'aux alentours du 10 septembre 1918, lors de la bataille de la ligne Hindenburg que Bernes et Fléchin seront définitivement libéré par les britanniques[7].

Les habitants revinrent s'installer dans le village et alors démarra une phase de reconstruction, qui durera presque une décennie, menée par une coopérative de reconstruction, administrant la perception des droits de guerre. De 590 habitants avant la guerre en 1911, Bernes n'en comptait plus que 336 en 1921.
Les noms des 24 soldats bernois morts durant ce conflit figurent sur le Monument aux Morts[8].
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions[9], la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le 27 octobre 1920[10].

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1968 1989 Jean Carpeza    
1989 2005 Robert Leroy    
2005 2008 Daniel Canel    
mars 2008[11] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean Trujillo   Réélu pour le mandat 2014-2020[12],[2]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune a été primée à plusieurs reprises au concours des villes et villages fleuris.


Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2015, la commune comptait 353 habitants[Note 1], en augmentation de 18,06 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
688589651668670686683691703
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
707691712709735680640586598
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
614665590336356363375318338
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
315321277306349331302298294
2013 2015 - - - - - - -
346353-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pour l'année scolaire 2016-2017, la commune gère une école maternelle et élémentaire de 46 élèves, située en zone B[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin. L'église primitive se trouvait dans le cimetière. Elle a été détruite en 1917 et reconstruite à l'identique après les hostilités, dans le centre du village[18].
  • La Vierge du souvenir. À la mémoire de deux habitants du village[19].
  • Monument aux morts. Il se trouve devant la mairie, dans la cour qui, fermée par une grille, est aussi la cour de récréation de l'école.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Bernes.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d'azur à la tête de lion d'or, arrachée de gueules[20].

La commune ne porte, ni n'a porté officiellement ces armes, qui ne sont pas davantage celles d'une famille suzeraine du lieu. Mais elles sont avérées par l'usage, et conservent le mystère de leurs origines.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Échos de Bernes, bulletin municipal, Jean-Paul Prévot, conseiller municipal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Notice historique et géographique rélisée par l'instituteur, M. Brieux, 1898, Archives départementales de la Somme, Amiens. Lire la notice en ligne sur le site des archives départementales.
  2. a, b, c, d et e Site communal.
  3. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5455364v/f138.image.r=vraignes?rk=257512;0
  4. http://www.carto1418.fr/19140828.php
  5. http://www.carto1418.fr/target/19170316.html
  6. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96291051/f277.image.r=bernes
  7. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k816737c/f1.item.r=fl%C3%A9chin.zoom
  8. https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&id=3454061&individu_filter=LESAGE&rubrique=monuments
  9. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8593481j/f1.item.zoom
  10. http://memorialdormans.free.fr/CommunesCroixDeGuerre14-18.pdf
  11. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 15 juillet 2008)
  12. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. Le site de l'éducation nationale.
  18. Des éléments Art Déco dans l'église.
  19. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 259 (ASIN B000WR15W8)
  20. http://labanquedublason2.com/

Ouvrages[modifier | modifier le code]