Vendelles

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Vendelles
Vendelles
La mairie et l'ancienne école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Saint-Quentin-1
Intercommunalité Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Stéphane Pruvost
2014-2020
Code postal 02490
Code commune 02774
Démographie
Gentilé Les Vendellois
Les Vendelloises
Population
municipale
114 hab. (2015 en augmentation de 3,64 % par rapport à 2010)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 41″ nord, 3° 08′ 15″ est
Altitude Min. 78 m
Max. 123 m
Superficie 5,28 km2
Localisation

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Vendelles est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vendelles
Jeancourt Le Verguier
Bernes Vendelles Maissemy
Vermand

Histoire[modifier | modifier le code]

Religion : le protestantisme[modifier | modifier le code]

En 1691, alors que la France connaît les rigueurs de la révocation de l'édit de Nantes (1685), le village, ainsi que six autres localités environnantes ( Hargicourt, Jeancourt, Nauroy, Lempire, Templeux-le-Guérard et Montbrehain), voit une partie de ses habitants se convertir au protestantisme à la suite des visites du prédicant itinérant Gardien Givry. Les prédications clandestines ont lieu au lieu-dit la Boîte à Cailloux, vallon isolé situé Sur le terroir d'Hesbécourt[1]. Une communauté protestante restera dès lors implantée dans le village. Le temple est aujourd'hui désaffecté.

La guerre 1914-1918 à Vendelles[modifier | modifier le code]

Comme d'autres villages de la région, Vendelles est sorti meurtri de la Grande Guerre car le village a été entièrement rasé en 1917 par les Allemands.
Le 28 août 1914, soit moins d'un mois après la déclaration de guerre, l'armée française bat en retraite vers l'ouest et les Allemands arrivent à Vendelles[2]. Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en mars 1917. Le front se situant à une vingtaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne, l'activité des occupants consistait principalement à assurer le logement des combattants (dans chaque maison, les habitants n'avaient droit qu'à une pièce pour vivre, le reste de la maison étant réservé aux troupes d'occupation et aux soldats en repos), le fonctionnement d'un lazaret (hôpital militaire) et l'approvisionnement en nourriture. Des arrêtés de la Kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien. Voici des extraits d'un arrêté de la kommandantur d'Holnon valable pour 25 communes de la région: " Holnon le 22 juillet 1915. Tous les ouvriers et les femmes et les enfants de 15 ans sont obligés de faire travaux des champs tous les jours aussi dimanche de quatre heure du matin jusque huit heure du soir... Après la récolte les fainéants seront emprisonnés 6 mois... Les femmes fainéantes seront exilées à Holnon pour tavailler. Après la récolte, les femmes seront emprisonnées 6 mois... Les enfants fainéants seront punis de coups de bâton.De plus le commandant réserve de punir les ouvriers fainéants de 20 coups de bâton tous les jours...Les ouvriers de la commune Vendelles sont punis sévèrement".(voir le document entier sur Gallica en cliquant sur le lien ci-après[3]).
En février 1917, le général Hindenburg décida de la création d'une ligne défense à l'arrière du front ; lors du retrait des troupes allemandes, tous les villages seraient détruits pour ne pas servir d'abri aux troupes franco-anglaises. Dès le 15 février, les habitants du Vendelles furent emmenés à la halte du chemin de fer, installés dans des wagons à bestiaux, emmenés à Saint-Quentin et dispersés dans des lieux occupés, jusqu'en Belgique. En mars 1917, avant du retrait des troupes allemandes sur la ligne Hindenburg, le long du canal de Saint-Quentin, les maisons ont été pillées et incendiées, le village a été systématiquement détruit. L'église, le temple, la mairie, l'école et toutes les maisons ont été dynamités et les arbres sciés à 1 m de hauteur[4].
Le village, vidé de ses habitants,est resté occupé par les Allemands et a été repris le 31 mars 1917 après de durs combats par les troupes britanniques[5].
Les ruines du village seront plusieurs fois reprises par chaque camp et n'est que le 13 septembre 1918 que Vendelles sera définitivement libéré par les Britanniques.[6]
Après l'armistice, de nombreux habitants ne revinrent pas s'installer à Vendelles et, avec les dommages de guerre, commencèrent une nouvelle vie dans d'autres lieux. Pour ceux qui furent de retour commença une longue période de plus de 10 ans de reconstruction des habitations (maisons provisoires), des fermes, des bâtiments publics, des routes. De 223 habitants habitants avant la guerre, Vendelles n'en comptait plus que 109 en 1921, soit la moitié en moins.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les 4 années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune s'est vu décerner la croix de guerre 1914-1918 (France) le 17 octobre 1920[7]. Dans le cimetière, sur le monument aux morts sont inscrits les noms des 5 Vendellois morts pour la France[8].

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La halte de Vendelles – Le Verguier[modifier | modifier le code]

De 1880 à 1956, Vendelles a possédé une halte située sur la ligne de Chemin de fer de Vélu-Bertincourt à Saint-Quentin, qu'on dénommait en picard « 'ch'tiot Vélu », qui appartenait à la Compagnie des Chemins de fer du Nord. Ouverte en 1880 cette ligne a fonctionné jusqu'au 1er janvier 1956 pour le trafic voyageurs et au 1er janvier 1970 pour le fret. La gare la plus proche était celle d'Hervilly à 2 km vers Roisel et la gare de Bihécourt à 4 km vers Vermand.
Cette halte située entre Vendelles (à 1 km) et Le Verguier (à 2 km), juste sous le pont était un simple abri en briques recouvert de tôles construit juste à côté de la voie comme on le voit sur la photo. Le train s'arrêtait 4 fois par jour dans le sens Vélu - Saint-Quentin et 3 fois en sens inverse. À une époque où le chemin de fer était le seul moyen de déplacement, cette halte était très utilisée par les habitants pour se rendre à Roisel, Vermand ou Saint-Quentin et servait aussi au transport des marchandises et encore des betteraves jusqu'à la râperie de Montigny.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1876 après 1877 Marié[9]    
mars 2001 mars 2008 Ludovic Lizere    
mars 2008[10] 2014 Jean Kovarik    
2014[11] en cours
(au 12 mai 2014)
Stéphane Pruvost SE Professeur des écoles

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2015, la commune comptait 114 habitants[Note 1], en augmentation de 3,64 % par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
230196244268323330333324309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
318319345328326315337314309
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250242223109156160155139159
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
133139129119121127110109114
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Deogratias, vitraux de Paul Charavel.
  • Temple protestant, actuellement désaffecté.
  • Mairie.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]