Levergies

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Levergies
Levergies
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Bernard Nuttens
2020-2026
Code postal 02420
Code commune 02426
Démographie
Gentilé Levergeois(es)
Population
municipale
544 hab. (2018 en diminution de 4,06 % par rapport à 2013)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 40″ nord, 3° 18′ 48″ est
Altitude Min. 94 m
Max. 155 m
Superficie 7,67 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Quentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bohain-en-Vermandois
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Levergies

Levergies est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Levergies
Joncourt Ramicourt
Magny-la-Fosse Levergies Sequehart
Lehaucourt Lesdins
Panorama du village depuis Sequehart.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Levergies est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Quentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 120 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).

Toponymie
Levergies apparaît pour la première fois en 1220 sous le nom de Vergie dans un cartulaire de l'abbaye de Vermand puis le nom s'écrira de nombreuses manières différentes en fonction des transcripteurs: Levregies, Le Vergie, Levregiez, Levregye, Levergyes, puis Le Vergie au XVIIIe siècle sur la Carte de Cassini[5]. Au XIXe siècle, le village prendra l'orthographe actuelle.

Carte de Cassini

Sur la Carte de Cassini ci-contre datant du XVIIIe siècle, Levergies est une paroisse.
Au nord, le hameau de Presel avait une ferme qui appartenait à l'abbaye de Saint-Prix de Saint-quentin [6].
La ferme de Senacourt dons les terres était située sur la paroisse de Levergies a été détruite vers 1750 [7].

A un kilomètre du village s'élevait ,avant la Révolution, une statue de six pieds représentant Saint Maurand sur un piédestal en pierre...Quatre ormes donnaient ombrage aux pèlerins..."[8].

Un dicton picard circulait au XVIIIe siècle concernant les habitants du village:

A L'vergies / Pover zeins / Queudron vuid / Grind' marlmite / Erien d'eins
A Levergies / Pauvers gens / Chaudron vide / Grande marmite / Rien dedans[9]

La guerre de 1914-1918
Après la bataille des Frontières du 7 au , devant les pertes subies, l'état-major français décide de battre en retraite depuis la Belgique. Dès le , les Allemands s'emparent de Levergies et poursuivent leur route vers l'ouest.[10] Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en . Pendant toute cette période le village restera loin des combats, le front se situant à une quarantaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne puis le long de la ligne Hindenburg à partir de [11].
Pendant plus de 4 ans, le village servira de base arrière pour l'armée allemande. En , l'offensive des Alliés sur la ligne Hindenburg porte ses fruits, les Allemands cèdent du terrain peu à peu. Les habitants de Levergies sont évacués vers l'arrière par les Allemands. Après de durs combats, la 32è division britannique s'empare du village le . "Communiqué britannique du :"Hier après-midi, notre attaque au nord de saint-Quentin a continué et nos troupes ont enlevé Levergies après de durs combats dans le voisinage du village[12]". Les corps de soldats tués lors de ces affrontements reposent dans le cimetière militaire situé route de Joncourt[13]. L'église et les habitations ont subi de nombreux dégâts suite aux bombardements[14].
Peu à peu, les habitants évacués sont revenus, mais la population de 871 habitants en 1911 n'était plus que de 619 en 1921. Alors commença une longue période de reconstruction de la mairie, des maisons, de la voie ferrée et des routes.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le [15]. Sur le monument aux morts sont inscrits les noms des 33 soldats levergeois morts pour la France au cours de cette guerre[16].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

L'ancienne voie ferrée

De 1892 à 1954, Levergies a possédé une gare située rue de La-Dessous. Elle faisait partie du réseau de chemin de fer d'intérêt local desservant le Cambrésis dans le département du Nord ainsi que le nord du département de l'Aisne. Elle était sur la ligne Le Catelet-Gouy / Saint-Quentin-Cambrésis longue de 25 km. Elle servait pour le transport du courrier, des marchandises, des betteraves et surtout des Joncourtois qui se rendait à Saint-Quentin.

De nos jours, la gare est devenue une habitation ; le support de la réserve d’eau existe toujours ainsi que l'emprise de l'ancienne voie, qui devenue sentier de randonnée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Levergies est membre de la communauté de communes du Pays du Vermandois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Bellicourt. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[17].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Quentin, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[18]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Bohain-en-Vermandois pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[18], et de la deuxième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[19].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 mars 2008 Philippe Ducatteau    
mars 2008[20] 2014 Muriel Roussos    
2014 avril 2016[21] Angélique Decaudin SE Employée
mai 2016[22] En cours
(au 28 mai 2020)
Bernard Nuttens SE Réélu pour le mandat 2020-2026[23]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25].

En 2018, la commune comptait 544 habitants[Note 3], en diminution de 4,06 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5505548871 0041 0991 1221 0881 1761 232
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2101 2741 2551 1851 1051 0601 0501 1321 021
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
942975871619675555530440509
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
534512536566601577601581549
2018 - - - - - - - -
544--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Médard.
  • Monument aux morts.
  • Au cimetière communal, un deuxième monument aux morts et des tombes de guerre de la Commonwealth War Graves Commission.
  • Oratoire et croix de chemin sur la hauteur de la D 71, à la limite communale avec Lesdins.
  • Pigeonnier de ferme.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  5. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques », sur Gallica, (consulté le 16 août 2020).
  6. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques », sur Gallica, (consulté le 16 août 2020).
  7. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques », sur Gallica, (consulté le 16 août 2020).
  8. « Vie de saint Maurant,... extraite des Bollandistes ; par M. l'abbé Gobaille,... », sur Gallica, (consulté le 16 août 2020).
  9. « Dictons et sobriquets populaires des départements de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme / par Ylliatud [A.-J. Dutailly] », sur Gallica, (consulté le 16 août 2020).
  10. http://www.carto1418.fr/19140828.php
  11. http://www.carto1418.fr/target/19170316.html
  12. « Le Petit journal », sur Gallica, (consulté le 16 août 2020).
  13. https://www.aisne14-18.com/visiter/PCUPIC002FS000DH/detail
  14. « Carte spéciale des régions dévastées. 13 SE, Cambrai [Sud-Est] / [Service géographique de l'armée] », sur Gallica, (consulté le 16 août 2020).
  15. http://memorialdormans.free.fr/CommunesCroixDeGuerre14-18.pdf
  16. https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&id=203698&individu_filter=BOUDINIER&rubrique=monuments
  17. « communauté de communes du Pays du Vermandois - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 20 avril 2020)
  18. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Levergies », sur le site de l'Insee (consulté le 20 avril 2020).
  19. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 20 avril 2020).
  20. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  21. « Levergies : Angélique Décaudin quitte ses fonctions de maire », L'Aisne nouvelle, (consulté le 30 décembre 2016)
  22. « Levergies : Bernard Nuttens devient le nouveau maire du village », L'Aisne nouvelle, (consulté le 30 décembre 2016)
  23. « Angélique Décaudin revient au conseil municipal de Levergies, Bernard Nuttens reste maire », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 31 mai 2020) « Bernard Nuttens a été réélu maire, mais son équipe compte une invitée surprise en la personne d'Angélique Décaudin ».
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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