Levergies

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Levergies
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Bohain-en-Vermandois
Intercommunalité Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Bernard Nuttens
2016-2020
Code postal 02420
Code commune 02426
Démographie
Population
municipale
555 hab. (2015 en diminution de 5,45 % par rapport à 2010)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 40″ nord, 3° 18′ 48″ est
Altitude Min. 94 m
Max. 155 m
Superficie 7,67 km2
Localisation

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Levergies est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Levergies
Joncourt Ramicourt
Magny-la-Fosse Levergies Sequehart
Lehaucourt Lesdins

Histoire[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après la bataille des Frontières du 7 au 24 août 1914, devant les pertes subies, l'état-major français décide de battre en retraite depuis la Belgique. Dès le 28 août, les Allemands s'emparent de Levergies et poursuivent leur route vers l'ouest.[1] Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en octobre 1918. Pendant toute cette période le village restera loin des combats, le front se situant à une quarantaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne puis le long de la ligne Hindenburg à partir de mars 1917[2].
Pendant plus de 4 ans, le village servira de base arrière pour l'armée allemande. Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir: blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien.
En septembre 1918, l'offensive des Alliés sur la ligne Hindenburg porte ses fruits, les Allemands cèdent du terrain peu à peu. Les habitants de Levergies sont évacués vers l'arrière par les Allemands. Après de durs combats, la 32è division britannique s'empare du village le 30 septembre 1918. "Communiqué britannique du 1er octobre 1918:"Hier après-midi, notre attaque au nord de saint-Quentin a continué et nos troupes ont enlevé Levergies après de durs combats dans le voisinage du village[3]". Les corps de soldats tués lors de ces affrontements reposent dans le cimetière militaire situé route de Joncourt[4]. L'église et les habitations ont subi de nombreux dégâts suite aux bombardements[5].
Peu à peu, les habitants évacués sont revenus, mais la population de 871 habitants en 1911 n'était plus que de 619 en 1921. Alors commença une longue période de reconstruction de la mairie, des maisons, de la voie ferrée et des routes.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le 26 octobre 1920[6]. Sur le monument aux morts sont inscrits les noms des 33 soldats levergeois morts pour la France au cours de cette guerre[7].

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L'ancienne voie ferrée[modifier | modifier le code]

De 1892 à 1954, Levergies a possédé une gare située rue de La-Dessous. Elle faisait partie du réseau de chemin de fer d'intérêt local desservant le Cambrésis dans le département du Nord ainsi que le nord du département de l'Aisne. Elle était sur la ligne Le Catelet-Gouy / Saint-Quentin-Cambrésis longue de 25 km. Elle servait pour le transport du courrier, des marchandises, des betteraves et surtout des Joncourtois qui se rendait à Saint-Quentin.

De nos jours, la gare est devenue une habitation ; le support de la réserve d’eau existe toujours ainsi que l'emprise de l'ancienne voie, qui devenue sentier de randonnée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Philippe Ducatteau    
mars 2008[8] 2014 Muriel Roussos    
2014 avril 2016[9] Angélique Decaudin SE Employée
mai 2016[10] en cours
(au 30 décembre 2016)
Bernard Nuttens SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2015, la commune comptait 555 habitants[Note 1], en diminution de 5,45 % par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 554 887 1 004 1 099 1 122 1 088 1 176 1 232
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 210 1 274 1 255 1 185 1 105 1 060 1 050 1 132 1 021
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
942 975 871 619 675 555 530 440 509
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
534 512 536 566 601 577 601 581 555
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Médard.
  • Monument aux morts.
  • Au cimetière communal, un deuxième monument aux morts et des tombes de guerre de la Commonwealth War Graves Commission.
  • Oratoire et croix de chemin sur la hauteur de la D 71, à la limite communale avec Lesdins.
  • Pigeonnier de ferme.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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