Brancourt-le-Grand

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Brancourt-le-Grand
Brancourt-le-Grand
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Bohain-en-Vermandois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Fabrice Herbin
2014-2020
Code postal 02110
Code commune 02112
Démographie
Gentilé Les Brancourtois
Population
municipale
573 hab. (2016 en diminution de 7,58 % par rapport à 2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 37″ nord, 3° 22′ 56″ est
Altitude 126 m
Min. 120 m
Max. 159 m
Superficie 13,14 km2
Localisation

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Brancourt-le-Grand est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Brancourt-le-Grand
Beaurevoir Prémont
Montbrehain Brancourt-le-Grand Bohain-en-Vermandois
Fresnoy-le-Grand
Entrée de Brancourt-le-Grand.


Histoire[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après la bataille des Frontières du 7 au 24 août 1914, devant les pertes subies, l'état-major français décide de battre en retraite depuis la Belgique. Dès le 28 août, les Allemands s'emparent du village et poursuivent leur route vers l'ouest.[1] Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en octobre 1918. Pendant toute cette période, Brancourt restera loin des combats, le front se situant à une quarantaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne, puis, le long de la ligne Hindenburg à partir de mars 1917. Le village servira de base arrière pour l'armée allemande.
Dans son livre Orages d'acier, l'écrivain allemand Ernst Jünger raconte ses jours de repos passés dans le village : « On nous débarqua à Bohain et nous prîmes nos cantonnements à Brancourt. Cette région, que nous touchâmes souvent encore par la suite, a une population agricole, mais un métier est dressé dans presque chaque maison. J'avais mon logement chez un couple qui possédait une fort jolie fille. Nous nous partagions les deux pièces que comprenait la maisonnette, et le soir, je devais traverser la chambre de la famille... »
Des arrêtés de la Kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien.
En septembre 1918, l'offensive des Alliés sur la ligne Hindenburg porte ses fruits, les Allemands cèdent du terrain peu à peu. Après la sanglante bataille de Montbrehain remportée par l'les forces australiennes, ce sont les Britanniques et les Américains qui continuent la lutte contre les Allemands. Brancourt est libérée par la 30e division américaine le 8 octobre 1918 après de durs combats. Les soldats alliés tombés lors de ces affrontements reposent au cimetière militaire britannique. L'église, la mairie et quelques habitations ont subi quelques dégâts.
Peu à peu, les habitants évacués reviennent, mais la population de 1 040 en 1911 n'est plus que de 819 en 1921.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions[2],la commune s'est vu décerner la Croix de guerre le [3]. Sur le monument aux morts sont inscrits les noms des 39 Brancourtois morts pour la France au cours de cette guerre[4].

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L’ancienne voie ferrée[modifier | modifier le code]

De 1900 à 1951, Brancourt-le-Grand a possédé une gare située un peu à l'écart du village, route de Fresnoy-le-Grand (de nos jours, la gare est devenue une habitation au milieu de la verdure). Elle faisait de la ligne de chemin de fer de Guise au Catelet, ligne à voie métrique réalisée sous le régime des « voies ferrées d'intérêt local » reliant Le Catelet-Gouy à Bohain puis Guise.Elle servait pour le transport du courrier, des marchandises, des betteraves et surtout des habitants et des ouvriers qui se rendaient soit à Bohain , pour travailler dans les usines textiles. A Bohain, les voyageurs pouvaient utiliser la ligne à grande vitesse Paris Erquelinnes. Elle se trouve à environ 4 km de Bohain.
Après 1945, le trafic décline, du fait de l’essor du transport des marchandises par camion et des voyageurs par autobus. Le département de l’Aisne, propriétaire de la ligne, décide de son déclassement le 1er janvier 1951.

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Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1877 après 1879 Dejardin[5]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Raymond Simon    
mars 2008[6] En cours
(au 12 mai 2014)
Fabrice Herbin DVG Ouvrier
Réélu pour le mandat 2014-2020[7]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Brancourt-le-Grand Blason D'azur à deux crosses d'abbé d'or passées en sautoir, accompagnées en flancs et en pointe de trois épis de blé du même et en chef d'une colombe d'argent en vol.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2016, la commune comptait 573 habitants[Note 1], en diminution de 7,58 % par rapport à 2011 (Aisne : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3471 2631 2841 2121 5881 6151 6441 6831 666
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7001 7461 7031 6061 6061 5081 5051 4111 240
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1771 1551 040819781778720644723
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
739706618577569636626620573
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles-François Bonneville, né le 13 mars 1803 à Brancourt-le-Grand, négociant, émigre sur l'île de Marie-Galante en 1832. Il y devient un notable : maire de Grand Bourg, conseiller général, président de la Chambre d'agriculture. Il est l'artisan du renouveau de la culture du coton longue soie sur l'île[12].
  • Eudoxe Irénée Mignot, archevêque d'Albi de 1899 à 1918.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles liés[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.carto1418.fr/19140828.php
  2. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b85934804?rk=536483;2
  3. http://memorialdormans.free.fr/CommunesCroixDeGuerre14-18.pdf
  4. https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&id=203686&individu_filter=CORBIZET&rubrique=monuments
  5. Almanach...Matot-Braine, Reims, 1879, p270.
  6. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  7. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. Philippe et Jacqueline Nucho-Troplent, Vie quotidienne à Marie Galante, Éditions L'Harmattan