Nauroy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Nauroy
Nauroy
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Jean-Jacques Froment
2020-2026
Code postal 02420
Code commune 02539
Démographie
Gentilé Nauroisien(ne)s
Population
municipale
703 hab. (2017 en diminution de 1,54 % par rapport à 2012)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 57′ 15″ nord, 3° 15′ 21″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 152 m
Superficie 6,27 km2
Élections
Départementales Canton de Bohain-en-Vermandois
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Nauroy
Géolocalisation sur la carte : Aisne
Voir sur la carte topographique de l'Aisne
City locator 14.svg
Nauroy
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Nauroy
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Nauroy

Nauroy est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nauroy
Estrées
Bellicourt Nauroy Joncourt
Bellenglise Magny-la-Fosse

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).
Dessin de l'église de Nauroy par Joachim Malézieux en 1874.
Carte postale du village avant la guerre 14.

Toponymie

Le village apparaît pour la première fois au XIIè siècle sous le sous le nom de Nogaridum. L'appellation variera ensuite de manières différentes en fonction des transcriptions latines: Nouroi, Villa de Noeroi, Noueroi, Nourroi, Norroir, Noroy, sdaint-Léger de Noroy, Nouroir sur la Carte de Cassini vers 1750 [1].
Religion : le protestantisme
En 1691, alors que la France connaît les rigueurs de la révocation de l'édit de Nantes (1685), le village, ainsi que six autres localités environnantes (Hargicourt, Jeancourt, Templeux-le-Guérard, Lempire, Vendelles et Montbrehain), voit une partie de ses habitants se convertir au protestantisme à la suite des visites du prédicant itinérant Gardien Givry. Les prédications clandestines ont lieu au lieu-dit la Boîte à Cailloux, vallon isolé situé sur le terroir d'Hesbécourt[2]. Une communauté protestante restera dès lors implantée dans le village. Le temple est aujourd'hui désaffecté.

Carte de Cassini

Sur la Carte de Cassini ci-contre datant du XVIIIè siècle, Nauroy est une paroisse. Un moulin à vent en bois existait au sud vers Étricourt. Étricourt (Ostricourt en 1158 dans un cartulaire de l'Abbaye du Mont-Saint-Martin puis Estricourt et Étrecourt) était au Moyen-Age plus important que Nauroy avant d'être un hameau au XVIIIè siècle et une simple ferme aujourd'hui [3].
Joachim Malézieux (1851-1906) a écrit en 1874 dans son livre "Promenades dans le Vermandois " un historique sur Nauroy et Étricourt consultable sur le site de la Bibliothèque Nationale [4].

En 1875, une sucrerie propriété de Gondreron et Cie fonctionne à Etricourt.[5]

La guerre de 1914-1918
Le 28 août 1914, moins d'un mois après la déclaration de guerre, Nauroy voit l’arrivée des premiers Allemands[6] après la retraite de l'armée française.
Pendant toute, le village se trouve en arrière du front, qui est stabilisé à une vingtaine de kilomètres à l'ouest, vers Péronne. Pendant cette période, les habitants connaissent la dure loi des occupants. Des arrêtés de la kommandantur obligent, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, la population à fournir sous peine de sanctions : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien. Ce n'est que début octobre 1918 que le village sera libéré par les troupes britanniques après de violents combats et des bombardements qui occasionneront de nombreux dégâts aux constructions.

Après l'armistice, nombre d'habitants ne reviennent pas s'installer dans la commune, mais, grâce aux indemnités pour dommages de guerre, commencent une nouvelle vie en d'autres lieux. Pour les autres débute une longue période de plus de dix ans de reconstruction des habitations (maisons provisoires), des fermes, des bâtiments publics, des routes. De 1 199 habitants en 1911, Nauroy n'en comptait plus que 576 en 1921, soit moins de la moitié.

Le 17 octobre 1920, vu les souffrances endurées par la population pendant les trois années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune se voit décerner la Croix de guerre 1914-1918[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Nauroy est membre de la communauté de communes du Pays du Vermandois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Bellicourt. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[8].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Quentin, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[9]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Bohain-en-Vermandois pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[9], et de la deuxième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[10].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
années 1880   Désiré François Laugée[11]    
Les données manquantes sont à compléter.
maire en 1968 ? André Vatin PCF Agent SNCF
mars 2001 mars 2014 Jean Harnoux[12] PCF  
mars 2014[13] En cours
(au 6 juin 2020)
Jean-Jacques Froment SE Employé
Réélu pour le mandat 2020-2026[14]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2017, la commune comptait 703 habitants[Note 1], en diminution de 1,54 % par rapport à 2012 (Aisne : -1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9008381 0111 0351 1711 2411 2761 3001 319
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3311 3831 3291 3041 2681 1801 1971 1681 220
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2441 2021 199576796736733606638
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
663666683685728681683683714
2017 - - - - - - - -
703--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Léger du XVe siècle grandement endommagée pendant la Grande Guerre et reconstruite dans un style néo-roman par l'architecte M.Bonnemaison et l'entrepreneur L.Vatin en 1926. Les baies sont ornées de verrières de la maison Bottu datant de 1926.
  • Temple protestant[19] construit en 1867, rue Bernard Palissy : le temple a servi au culte protestant pendant plus d'un siècle[20] puis a porté le nom d'église Saint Louis de culte catholique gallican[21], jusqu'en juin 2015. Actuellement en restauration, il abrite des expositions temporaires d'art contemporain et un atelier de céramique permanent. Il est ouvert au public lors des journées du patrimoine[22].
  • Monument aux morts.
  • Au cimetière, tombe de guerre de la Commonwealth War Graves Commission.
  • Calvaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Désiré François Laugée (1823-1896), peintre et poète, maire de Nauroy dans les années 1880.
  • Georges Laugée (1853-1937), artiste peintre, fils du précédent, situa à Nauroy une part de son œuvre dédiée à la vie des paysans aux champs. Sa fille Désirée Françoise se maria à Nauroy le 18 juillet 1914 avec le professeur Edmond Eggli (de) (1881-1956).
  • Joachim Pierre Joseph Malézieux (1851-1906), né à Nauroy, dessinateur et poète, auteur de nombreux dessins des églises de la région[23].
  • Maurice Vernes (1845-1923), théologien français, né à Nauroy

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f241.image.r=Saint-Martin-des-Pr%C3%A9s
  2. Louis Rossier, Histoire des Protestants de Picardie, Grassart, Paris, 1861, p. 267.
  3. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57832542/f12.image.r=Nauroy
  4. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57832542/f4.image.r=Nauroy
  5. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5702838h/f129.image
  6. « Cartographie 1914-1918 - Carte des positions au 28 aout 1914 », sur www.carto1418.fr (consulté le 15 novembre 2019)
  7. http://memorialdormans.free.fr/CommunesCroixDeGuerre14-18.pdf
  8. « communauté de communes du Pays du Vermandois - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 20 avril 2020)
  9. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Nauroy », sur le site de l'Insee (consulté le 20 avril 2020).
  10. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 20 avril 2020).
  11. [1]
  12. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  13. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 8 août 2014)
  14. « Jean-Jacques Froment entame un nouveau mandat à Nauroy avec une équipe un peu changée », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juin 2020) « Jean-Louis Caire est le nouveau premier adjoint de Jean-Jacques Froment. Il succède à Romain Gajenski ».
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  19. Temple protestant
  20. Eglise Saint Louis Nauroy sur journees-du-patrimoine.com
  21. culte Catholique Gallican
  22. journées du patrimoine.
  23. http://www.peintres-et-sculpteurs.com/biographie-48-malezieux-joachim-pierre-joseph.html

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :