Montbrehain

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Montbrehain
Montbrehain
La mairie.
Blason de Montbrehain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Bohain-en-Vermandois
Intercommunalité Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Gabriel Dirson
2014-2020
Code postal 02110
Code commune 02500
Démographie
Gentilé Les Montbrehainois, les Montbrehainoises
Population
municipale
836 hab. (2015 en augmentation de 3,59 % par rapport à 2010)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 03″ nord, 3° 21′ 05″ est
Altitude Min. 116 m
Max. 156 m
Superficie 9,9 km2
Localisation

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Montbrehain est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montbrehain
Beaurevoir Prémont
Ramicourt Montbrehain Brancourt-le-Grand
Sequehart Fontaine-Uterte Fresnoy-le-Grand

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montbrehain viendrait de « mons », montagne et de « brehain », vieux mot celtique qui signifie stérile : soit « montagne stérile ». Monbrehain au XIXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bourg de l'ancien Vermandois, autrefois de l'intendance d'Amiens, des bailliage et élection de Saint-Quentin, diocèse de Noyon, aujourd'hui du canton de Bohain, arrondissement de Saint-Quentin, diocèse de Soissons[1]. Site sans doute détruit en 406 lorsque les Vandales envahirent la Gaule belgique[1].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après la bataille des frontières du 7 au 24 août 1914, devant les pertes subies, l'état-major français décide de battre en retraite depuis la Belgique. Dès le 28 août, les Allemands s'emparent du village et poursuivent leur route vers l'ouest[2]. Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en octobre 1918. Pendant toute cette période Montbrehain restera loin des combats, le front se situant à une quarantaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne. Le village servira de base arrière pour l'Armée allemande.
Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien.

En septembre 1918, l'offensive des Alliés sur le front de Péronne porte ses fruits, les Allemands cèdent du terrain peu à peu. Le 3 octobre, venant de Beaurevoir les troupes australiennes se heurtent, à l'armée allemande. Pendant trois jours va se dérouler ce que les Australiens appellent la bataille de Montbrehain : « La dernière action impliquant l'infanterie australienne sur le front occidental pendant la Première Guerre mondiale. Après la rupture de la ligne Hindenburg, l'attaque de Montbrehain, le 5 octobre 1918, représentait une tentative d'enfreindre le système complexe des défenses allemandes basé sur le système de ligne de tranchées de Beaurevoir. Avançant tôt le matin du 5 octobre, la 6e brigade AIF réussit à occuper le village et prit ainsi 400 prisonniers allemands. L'action a réclamé 430 victimes australiennes. Il y avait plus de 500 morts, car le village était tenu par les mitrailleurs allemands, qui se battaient désespérément jusqu'au bout et qui étaient pour la plupart tués par des baïonnettes australiennes, tandis que les chars écrasaient les nids des mitrailleuses. Dans un cas, dans une grande carrière où quarante morts ont été comptés quarante mitrailleuses et soixante prisonniers ont été pris. » (traduction du texte « Battle of Montbrehain » sur le site de l'armée australienne)[3],[4].

La population a été déportée quelques jours plus tôt pour servir d'otages aux troupes allemandes durant leur retraite. Au cours de ces combats, six civils (personnes âgées ayant refusés d'être évacués) ont été tués à leur domicile par les bombardements qui ont provoqué de nombreuses destructions. La défense du secteur fut ensuite confiée le 6 octobre aux troupes américaines et Montbrehain devint le quartier général de la 30e division américaine. Au cours de ces combats, six civils ont été tués à leur domicile par les bombardements qui ont provoqué de nombreuses destructions. La défense du secteur fut ensuite confiée le 6 octobre aux troupes américaines et Montbrehain devint le quartier général de la 30e division américaine. Après l'armistice, peu à peu, les habitants évacués sont revenus, mais la population de 1 608 en 1911 ne sera plus que de 1 296 en 1921.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions,
[5] la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 le 17 octobre 1920[6]. Les soldats australiens et britanniques tués lors de cette bataille reposent dans les trois cimetières militaires. Sur le monument aux morts sont inscrits les noms des 50 Montbrehainois Morts pour la France et des 65 civils[7].

Religion : le protestantisme[modifier | modifier le code]

En 1691, alors que la France connaît les rigueurs de la révocation de l’édit de Nantes (1685), le village, ainsi que six autres localités environnantes ( Hargicourt , Jeancourt, Nauroy, Lempire, Vendelles et Templeux-le-Guérard), voit une partie de ses habitants se convertir au protestantisme à la suite des visites du prédicant itinérant Gardien Givry. Les prédications clandestines ont lieu au lieu-dit la Boîte à Cailloux, vallon isolé situé sur le terroir d'Hesbécourt[8]. Une communauté protestante restera dès lors implantée dans le village. Le temple est aujourd'hui désaffecté.

L'ancienne voie ferrée[modifier | modifier le code]

De 1900 à 1951, Montbrehain a possédé une gare située près de l'étang, dans le bas du village (de nos jours, la gare, magnifiquement rénovée et devenue une habitation, est située rue de Verdun). Elle faisait de la ligne de chemin de fer de Guise au Catelet, ligne à voie métrique réalisée sous le régime des « voies ferrées d'intérêt local » reliant Le Catelet-Gouy à Bohain puis Guise. Elle servait pour le transport du courrier, des marchandises, des betteraves et surtout des habitants et des ouvriers qui se rendaient soit à Bohain, pour travailler dans les usines textiles. À Bohain, les voyageurs pouvaient utiliser la ligne à grande vitesse Paris Erquelinnes. Elle se trouve à environ 6 km de Bohain. Une partie de la voie est transformée en chemin de randonnée dans la direction de Ramicourt.
Après 1945, le trafic décline, du fait de l'essor du transport des marchandises par camion et des voyageurs par autobus. Le département de l'Aisne, propriétaire de la ligne, décide de son déclassement le 1er janvier 1951.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1877 après 1879 Camart[9]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 12 mai 2014)
Gabriel Dirson DVD Retraité de l'enseignement
Réélu pour le mandat 2014-2020[10],[11]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2015, la commune comptait 836 habitants[Note 1], en augmentation de 3,59 % par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4811 5111 4941 4931 7951 8181 8651 9052 023
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9642 0742 0471 9221 9221 8251 7071 5671 598
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5701 6041 6081 2961 3641 2751 2441 0841 176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 1211 064986926898909822809835
2015 - - - - - - - -
836--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin.
  • Temple protestant, rue du Temple, construit en 1926 en remplacement de l'ancien construit en 1820 et détruit au cours de la Première Guerre mondiale.
  • Monument aux morts.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Montbrehain.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

Parti : au premier d’azur aux trois poissons d'or posés en pal, au second d'or aux trois fasces de gueules, à la plante arrachée de sinople, les feuilles d'argent brochant sur le tout.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Montbrehain, abbé du Mont Saint Martin, mort en 1436[1].
  • P.-Fr. Lévêque, militaire intrépide du temps de l'Empire[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]