Itancourt

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Itancourt
Itancourt
La mairie et la fontaine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Intercommunalité Communauté de communes du Val de l'Oise
Maire
Mandat
Régis Nollet
2020-2026
Code postal 02240
Code commune 02387
Démographie
Gentilé Itancourtois(es)
Population
municipale
1 031 hab. (2017 en diminution de 5,06 % par rapport à 2012)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 27″ nord, 3° 20′ 45″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 122 m
Superficie 7,11 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Quentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Ribemont
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Itancourt
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Itancourt

Itancourt est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Itancourt se trouve au sud-est de Saint-Quentin.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Itancourt est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Quentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 120 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village apparaît pour la première fois en l'an 1298, sous la dénomination de Aintencourt. L'orthographe évoluera encore de nombreuses fois en fonction des différents transcripteurs: Ayntencort, Étencourt, Ataincourt, Ytencourt, Intencourt, Intancourt, Aytancourt, ensuite Itencourt avec un e sur la Carte de Cassini au milieu du XVIIIè siècle, puis l'orthographe actuelle Itancourt au XIXè siècle [5].
Carte de Cassini
La carte de Cassini montre qu'au XVIIIè siècle, Itancourt (écrit Itencourt) est une paroisse qui n'est traversée par aucun chemin empierré. Deux moulins à vent en bois, disparus de nos jours, sont représentés au nord du village.
Un calvaire en pierre est symbolisé à l'ouest.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, la ligne Hindenburg (tranchée allemande) traverse le village. À l'issue de celle-ci, Itancourt sera entièrement rasée. Les habitants devront reconstruire.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le village sera presque immédiatement occupé par les Allemands dès la « Blitzkrieg » et abandonné par ses habitants au cours de « l'exode ». À l'armistice voulu par le maréchal Pétain dès le , les habitants reviendront et devront cohabiter avec l'occupant. Fin , la 28e division d'infanterie américaine, composant avec la 4e division d'infanterie et la 5e division blindée, le Ve corps de la 1st US Army, progresse rapidement en direction du Nord de la France. La 28e DI délivre Noyon, Chauny jusque Saint-Quentin et les villages environnants dont Itancourt, début .

En 1972, un concours de labour organisé à Itancourt est inauguré par le ministre de l'Agriculture du gouvernement « Messmer », Jacques Chirac.

En , Xavier Bertrand (élu local), ministre de la Santé, et Jean-François Lamour, ministre des Sports, inaugurent le complexe sportif du Parc de la Marquette. En , le maire de la commune Julien Dive se fait élire député en remplacement de Xavier Bertrand, et devient alors le plus jeune député-maire de France en exercice à 30 ans.

Passé ferroviaire du village[modifier | modifier le code]

Carte postale de la gare.
La gare actuelle

De 1874 à 1966, Itancourt a été traversé par la ligne de chemin de fer de Saint-Quentin à Guise. qui passait à l'ouest du village et se dirigeait vers Mézières-sur-Oise.
Chaque jour, cinq trains s'arrêtaient dans chaque sens devant cette gare pour prendre les passagers qui se rendaient soit à Saint-Quentin, soit à Guise (voir les horaires) [6] .
A une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises.
La gare en bois avant 1914, fut détruite par les Allemands en 1918; elle a été reconstruite dans les années 1920 en brique avec un étage.
A partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la gare a été fermée en 1966; elle est devenue actuellement une habitation .
En 2020, la ligne est toujours en service mais elle n'est plus utilisée qu'épisodiquement par le Chemin de fer touristique du Vermandois jusqu'à la gare d'Origny.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune d'Itancourt est membre de la communauté de communes du Val de l'Oise, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Mézières-sur-Oise. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[7].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Quentin, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[8]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Ribemont pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[8], et de la deuxième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[9].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977[11] 1991 Henri Lapicki    
1991 2001 Jean-Claude Pinchon    
2001 2014 Maurice Coutte[12]    
2014[13],[14] juillet 2017[15] Julien Dive LR[16] Député de l'Aisne (2e circ.) (2016[17] → )
juillet 2017 En cours
(au 28 mai 2020)
Régis Nollet[15]   Réélu pour le mandat 2020-2026[18]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2017, la commune comptait 1 031 habitants[Note 3], en diminution de 5,06 % par rapport à 2012 (Aisne : -1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800825845885932848864907901
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
808829790786779797782779689
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
698657637388443448456416512
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5405666717519981 0481 1111 1201 129
2013 2017 - - - - - - -
1 0701 031-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • On peut, aujourd'hui encore, visiter aux abords du village les vestiges de la Grande Guerre (blockhaus, boyaux de tranchées, etc.).
  • Stèle du Maréchal Leclerc de Hautecloque qui rend hommage à la 2e Division Blindée et ses exploits pour la libération de la France.

Activités associatives, culturelles, touristiques, festives et sportives[modifier | modifier le code]

Village fleuri : trois fleurs attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[23].

La commune compte une vingtaine d'associations dont les deux plus anciennes sont :

- le club de football fondé en 1930, les « Écureuils d'Itancourt », devenus aujourd'hui l'Entente Itancourt-Neuville, évoluent en Promotion d'Honneur du District de l'Aisne ;

- l'association de l'Espérance qui a été créée en 1932 par l'abbé Jean-Le-Gal et qui avait pour mission de dispenser les patronages. Cette association fait office de nos jours de comité des fêtes et est propriétaire de la salle des fêtes construites en 1977 et baptisée salle « Jean Le Gal ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  5. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f189.item
  6. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ligne_Saint-Quentin-Guise-La_Fert%C3%A9-Chevresis_Horiare_1923_Horaire_1956.jpg
  7. « communauté de communes du Val de l'Oise - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 20 avril 2020)
  8. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune d'Itancourt », sur le site de l'Insee (consulté le 20 avril 2020).
  9. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 20 avril 2020).
  10. « Les maires de Itancourt », FranceGenWeb (consulté le 24 août 2014).
  11. « Mairie d'Itancourt », SeLoger.com (consulté le 24 août 2014).
  12. Réélu pour le mandat 2008-2014 : Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  13. Hervé Avisse, « Julien Dive entre en campagne : Julien Dive, ancien responsable des jeunes UMP de l'Aisne, emmènera la liste d'opposition au maire sortant lors des prochaines élections municipales », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  14. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  15. a et b Nasséra Lounassi, « Régis Nollet devient le nouveau maire d'Itancourt », sur L'Aisne nouvelle, (consulté le 8 août 2017).
  16. « Aisne/Législative partielle : Dive (LR) désigné », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  17. AFP, « La droite remporte trois législatives partielles : Aisne : le candidat LR Julien Dive élu député face au FN », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  18. « Une réélection dans un fauteuil pour Régis Nollet à la tête de la mairie d'Itancourt », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 31 mai 2020) « Régis Nollet était le seul à se présenter et il va donc se succéder au poste de maire de la commune, ce lundi 25 mai ».
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  23. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]