Morcourt (Aisne)

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Morcourt
Morcourt (Aisne)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Saint-Quentin-2
Intercommunalité CA Saint-Quentinois
Maire
Mandat
Jean-Pierre Menet
2014-2020
Code postal 02100
Code commune 02525
Démographie
Gentilé Les Morcourtois
Les Morcourtoises
Population
municipale
574 hab. (2017 en diminution de 3,53 % par rapport à 2012)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 37″ nord, 3° 19′ 23″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 134 m
Superficie 6,07 km2
Localisation
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Morcourt
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Morcourt
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Morcourt

Morcourt est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Morcourt a un village homonyme Morcourt (Somme), commune de 287 habitants située sur la rive gauche de Somme en amont d'Amiens.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Morcourt (Aisne)
Lesdins Remaucourt
Omissy Morcourt (Aisne) Homblières
Saint-Quentin Rouvroy (Aisne)
Entrée de Morcourt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).
Photo de la mairie de Morcourt en 1919.

Toponymie
Le village apparaît pour la première fois en 1145 sous le nom de Maurincurtis dans un cartulaire de l'Abbaye d'Homblières. L'orthographe variera ensuite de nombreuses fois en fonction des différents transcripteurs: Morocurt, Moricurtis, Morecurt, Territorium de Mourecourt, Mourcourt, Moircourt, Maurcourt, Moriencourt en 1596, Maurecourt sur la Carte de Cassini vers 1750 et enfin l'appellation actuelle Morcourt au XIXè siècle [1].


Carte de Cassini
La carte de Cassini ci-contre montre qu'au milieu du XVIIIè siècle, Morcourt est situé sur la rive gauche de la Somme. Une importante retenue d'eau avait été créée pour faciliter la pêche; à son extrémité existait un moulin à eau représenté par une roue dentée.


Première guerre mondiale
Après la bataille des frontières du 7 au 24 août 1914, devant les pertes subies, l'état-major français décide de battre en retraite depuis la Belgique. Le , les Allemands s'emparent du village et poursuivent leur route vers l'ouest [2]. Dès lors commença l'occupation qui dura jusqu'en octobre 1918. Pendant toute cette période, Morcourt restera loin des combats, le front se situant à une quarantaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne. Le village servira de base arrière pour l'armée allemande.
En , le général Hindenburg décida de la création d'une ligne défense à l'arrière du front ; cette ligne Hindenburg de fortifications s'appuie sur le canal de Saint-Quentin. Morcourt est dons située juste à l'arrière de cette ligne. En , devant l'offensive des Alliés sur le front les Allemands cèdent du terrain peu à peu. Le , les troupes anglo-françaises se heurtent à à l'armée allemande. Pendant plusieurs jours, le village sera l'objet de nombreux combats [3]. Le village sera finalement libéré le 4 octobre 1918 par le 47è bataillon de chasseurs alpins [4].
Au cours de ces combats, les bombardements ont provoqué de nombreuses destructions comme le montre l'état de la mairie à la fin de la guerre sur la photo ci-contre[5]. Après l'Armistice, peu à peu, les habitants évacués sont revenus, mais la population de 480 habitants en 1911 ne sera plus que de 310 en 1921 . Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le [6]. Sur le monument aux morts sont inscrits les noms des 20 soldats de la commune Morts pour la France ainsi que d'une victime civile [7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération du Saint-Quentinois dans le département de l'Aisne.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Quentin du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Saint-Quentin. Celui-ci a été scindé par décret du et la commune rattachée au canton de Saint-Quentin-Nord[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est désormais intégrée au canton de Saint-Quentin-2.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, créée fin 1999 et qui et qui succédait au district de Saint-Quentin, créé le 9 février 1960, rassemblant à l'origine 11 communes afin notamment de créer et développer des zones industrielles[9].

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sous réserve de certaines dérogations bénéficiant aux territoires de très faible densité), le préfet de l'Aisne a adopté un nouveau schéma départemental de coopération intercommunale par arrêté du 30 mars 2016[10] qui prévoit notamment la fusion de la communauté de communes du canton de Saint-Simon et de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, aboutissant au regroupement de 39 communes comptant 83 287 habitants[11].

Cette fusion est intervenue le , et la commune est désormais membre de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois[12].

Politique locale[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission de 4 conseillers municipaux (dont deux maires-adjoints) en conflit avec le maire début juin 2017[13], l'effectif du conseil municipal est devenu inférieur au minimum légal, entraînant l'organisation d'élections municipales le 3 et éventuellement le 10 septembre 2017, puis, par voie de conséquence, l'élection du maire de la commune pour la fin de la mandature[14].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1839   Daniel Octave Dambrun     
Les données manquantes sont à compléter.
1986 22 juin 2009[16] Jean-Jacques Licette   Décédé en fonction
18 septembre 2009[16] En cours
(au 2 juillet 2017[17],[13])
Jean-Pierre Menet SE Fonctionnaire
Réélu pour le mandat 2014-2020[18]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Village fleuri : trois fleurs attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[19]. En 2015, la commune n'est plus classée à ce concours[20].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].

En 2017, la commune comptait 574 habitants[Note 1], en diminution de 3,53 % par rapport à 2012 (Aisne : -1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312304283332425466487516505
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
528588572537523493515501458
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
468468480310436435433412439
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
429398586562580578563602574
2017 - - - - - - - -
574--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

L'association Sports et Loisirs organise course nature, « À la découverte des sources de la Somme ». La 7e édition a eu lieu en juillet 2016, autour de deux circuits, de 19 et de 10 km comprenant beaucoup de chemins qui ont emmené les concurrents à la découverte des sources de la Somme (fleuve)[24].

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces et services[modifier | modifier le code]

La commune ne comprend plus de commerces, si ce n'est un café. Celui-ci assure depuis 2015 la fonction de point poste, habilité aux fonctions postales (vente de timbres à usage courant, d’enveloppes prêtes à poster et d’emballages Colissimo, dépôt des objets y compris recommandés, affranchissement, retrait de lettre et colis en instance, services de proximité)[25].

Activités industrielles[modifier | modifier le code]

Une zone industrielle est située à Rouvroy-Morcourt.

Elle comprend notamment l’usine Décapage de l’Aisne, PME de 18 salariés en 2015 implantée sur le site depuis 1987, spécialisée dans élimination de peintures et laques sur tout type de métaux (bras d’essuie-glace, jantes, pièces d’assemblage de voiture, etc.)[26],[27].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Médard, reconstruite après la Première Guerre mondiale.
  • Monument aux morts.
  • Stèle d'un soldat mort au Sénégal, 1885.
  • Sur la mairie, une plaque commémorant des déportés évadés, 1944.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f231.image.r=Saint-Martin-des-Pr%C3%A9s
  2. http://www.carto1418.fr/19140828.php
  3. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6235393r/f17.image.r=morcourt?rk=64378;0
  4. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6235393r/f21.image.r=morcourt?rk=64378;0
  5. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Remaucourt_Cartes_des_r%C3%A9gions_d%C3%A9vast%C3%A9es.jpg
  6. http://memorialdormans.free.fr/CommunesCroixDeGuerre14-18.pdf
  7. https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&id=197456&individu_filter=DESCHATRES&rubrique=monuments
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Loïc Rossignol, « Mise en place d'un service de transport à la demande : position de l'exploitant » [PDF], sur https://dumas.ccsd.cnrs.fr, (consulté le 12 janvier 2017), p. 25.
  10. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2016 portant Schéma départemental de coopération intercommunale de l'Aisne » [PDF], Approbation du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, Préfecture de l'Aisne (consulté le 6 janvier 2017).
  11. « Schéma départemental de coopération intercommunale » [PDF], Intercommunalité dans l'Aisne, Préfecture de l'Aisne, (consulté le 6 janvier 2017), p. 34 et 41-44.
  12. Préfecture de l'Aisne, « Arrêté n°2016-1077 en date du 15 décembre 2016 portant fusion de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin et de la communauté de communes du canton de Saint-Simon - Recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Aisne du mois de décembre 2016 - Partie 2 » [PDF], sur http://www.aisne.gouv.fr/, (consulté le 23 décembre 2016), p. 55-59.
  13. a et b Câlin Loos, « Vers de nouvelles élections à Morcourt », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 23 juillet 2017).
  14. Camil Loos, « Les élections auront lieu le 3 septembre à Morcourt : Suite à la démission d'un tiers du conseil municipal de Morcourt, début juin, des élections complémentaires vont avoir lieu le 3 septembre », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 23 juillet 2017).
  15. « Les maires de Morcourt », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 23 juillet 2017).
  16. a et b G. B., « Morcourt / Élection municipale Jean-Pierre Menet, nouveau maire », L'Union l'Ardennais,‎ (lire en ligne, consulté le 9 août 2014).
  17. « Morcourt : un projet de vidéoprotection à l’étude dans la commune », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  18. « Morcourt : trois nouveaux adjoints au maire entrent au conseil : Jean-Pierre Menet, maire sortant réélu, l’avait promis lors de la dernière cérémonie des vœux : « Je me représente avec une nouvelle équipe composée de beaucoup de nouveaux… », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  19. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎
  20. « Toutes les communes fleuries », sur http://www.villes-et-villages-fleuris.com (consulté le 15 janvier 2017).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  24. {{Article Morcourt : les sources de la Somme pour Lenin et Rabeuf |périodique=L'Aisne nouvelle |date=6/7/2016 |url texte=http://www.aisnenouvelle.fr/region/morcourt-les-sources-de-la-somme-pour-lenin-et-rabeuf-ia16b108n391239 |consulté le=15 janvier 2017 }}.
  25. « Morcourt : enfin un point Poste dans le village », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  26. Laura Oudart, « Morcourt : Décapage de l’Aisne investit pour monter en puissance : La PME artisanale, présente à Morcourt depuis 28 ans, va mettre en marche son tout nouveau four, à la pointe de la technologie. Un tremplin pour passer au niveau supérieur », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  27. Olivier de Saint Riquier, « Morcourt: l’incendie fait exploser le voisinage », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  28. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Morcourt_Calixte_de_La_Place1.jpg
  29. « Sépulture Pointier / Choquart », Les cimetières, sur Société académique de Saint-Quentin (consulté le 15 janvier 2017).