Homblières

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Homblières
Homblières
La mairie.
Blason de Homblières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Saint-Quentinois
Maire
Mandat
Francine Gomel
2020-2026
Code postal 02720
Code commune 02383
Démographie
Population
municipale
1 441 hab. (2020 en diminution de 3,42 % par rapport à 2014)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 02″ nord, 3° 21′ 55″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 135 m
Superficie 14,29 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Quentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Quentin-3
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Homblières
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Homblières
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Homblières
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Homblières

Homblières est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Homblières est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Quentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 120 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (87,2 %), zones urbanisées (7,8 %), forêts (4,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est au presbytère d'Homblières que fut reçue le la délégation allemande venue pour négocier l'armistice par des officiers français[8] et être entrée au contact des lignes françaises à La Capelle. Ce point de passage avait été communiqué aux autorités allemandes après leur demande d'ouvrir des négociations.

La délégation sera ensuite convoyée à Tergnier en voiture où les attendait un train spécial qui les amena jusqu'au lieu connu maintenant sous le nom de clairière de Rethondes dans la forêt de Compiègne où se déroula la négociation et la signature de l'armistice le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération du Saint-Quentinois dans le département de l'Aisne.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Quentin du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Saint-Simon avant d'être transférée en 1923 dans le canton de Saint-Quentin. Celui-ci a été scindé par décret du et la commune rattachée au canton de Saint-Quentin-Sud[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est désormais intégrée au canton de Saint-Quentin-3.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, créée fin 1999 et qui et qui succédait au district de Saint-Quentin, créé le , rassemblant à l'origine 11 communes afin notamment de créer et développer des zones industrielles[10].

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sous réserve de certaines dérogations bénéficiant aux territoires de très faible densité), le préfet de l'Aisne a adopté un nouveau schéma départemental de coopération intercommunale par arrêté du [11] qui prévoit notamment la fusion de la communauté de communes du canton de Saint-Simon et de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, aboutissant au regroupement de 39 communes comptant 83 287 habitants[12].

Cette fusion est intervenue le , et la commune est désormais membre de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Fernand Odant[14] socialiste Brodeur et apiculteur[15]
1901   Eugène Lobry   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Philippe Brasset UDF Agriculteur
mars 2008 avril 2014 Bernadette Bleuse[16]    
avril 2014[17],[18] mzi 2020 Hughes Van Maele DVD Agriculteur
mai 2020[19] En cours
(au 28 mai 2020)
Francine Gomel    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].

En 2020, la commune comptait 1 441 habitants[Note 3], en diminution de 3,42 % par rapport à 2014 (Aisne : −1,93 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8138158398849281 0661 1151 2401 244
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2761 3081 2621 1581 2691 1921 1161 2171 209
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1511 1151 066726742759712679750
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8208919151 2231 4951 4621 4391 4991 470
2020 - - - - - - - -
1 441--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne.
  • Monument aux morts commémorant la guerre de 1870 et monument commémorant les guerres du XXe siècle.
  • Presbytère (lieu où dînèrent les plénipotentiaires allemands le ).
  • Parc de l'abbaye Sainte-Hunegonde.
  • Porche de l'abbaye (seul vestige de l'édifice).
  • Statue de sainte Hunegonde.
  • Croix de 1898.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pia Colombo (1934-1986), chanteuse et comédienne, épouse du chanteur Maurice Fanon, est née et décédée à Homblières ;
  • Charles-François d'Hallencourt de Dromesnil (1674-1754), abbé d'Homblières ;
  • Jean-Louis Bruneaux, industriel ardennais, né le 30 brumaire an IV () à Homblières, fils de l'instituteur, il n'a pas vingt ans lorsqu'il devient « ...contremaître de la fabrique en coton de monsieur Abraham Dumez maire de cette commune... » quelques années plus tard il part faire fortune à Rethel (Ardennes)... En attendant une biographie, suivre le lien Vassy-sous-Pisy (Yonne) ;
  • Jules Eugène Rondeaux (1871-1935), directeur d'école à Homblières et secrétaire de la mairie. L'école primaire de la commune porte son nom depuis 2016[23].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Homblières Blason
Échiqueté d'or et d'azur ; au chef d'azur chargé de cinq fleurs de lis d'or[24].
Détails
Les armes adoptées par la commune d'Homblières reprennent celles de l'abbaye[25]
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Informations présentées au Mémorial de l'Armistice, sur le site de la clairière de l'Armistice à Compiègne.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Loïc Rossignol, « Mise en place d'un service de transport à la demande : position de l'exploitant » [PDF], sur https://dumas.ccsd.cnrs.fr, (consulté le ), p. 25.
  11. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2016 portant Schéma départemental de coopération intercommunale de l'Aisne » [PDF], Approbation du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, Préfecture de l'Aisne (consulté le ).
  12. « Schéma départemental de coopération intercommunale » [PDF], Intercommunalité dans l'Aisne, Préfecture de l'Aisne, (consulté le ), p. 34 et 41-44.
  13. Préfecture de l'Aisne, « Arrêté n°2016-1077 en date du 15 décembre 2016 portant fusion de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin et de la communauté de communes du canton de Saint-Simon - Recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Aisne du mois de décembre 2016 - Partie 2 » [PDF], sur http://www.aisne.gouv.fr/, (consulté le ), p. 55-59.
  14. Maire pendant presque 40 ans. Démis de ses fonctions par l'État Français, il se réfugie dans le Cantal et redevient maire uniquement après la libération.
  15. Décoré du mérite agricole du fait de ses participations à des congrès et surtout des expositions en France et à l'étranger.
  16. « Bernadette Bleuse, ancienne maire d’Homblières, n’est plus : Première magistrate de la commune de 2008 à 2014, elle est décédée mercredi 17 novembre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Elle a été élue pendant trois mandants successifs : première adjointe de 1995 à 2008 aux côtés du maire Philippe Brasset et maire de 2008 à 2014 ».
  17. « Homblières : Hugues Van Maële veut succéder à Bernadette Bleuse : Élu au conseil municipal en 1995, adjoint au maire depuis 2003, Hugues Van Maële est à la tête de la liste « Ensemble pour Homblières » puisque Bernadette Bleuse, maire, ne brigue pas un nouveau mandat », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  18. « Homblières : Hugues Van Maële a ceint son écharpe tricolore : Après avoir effectué un mandat de maire, Bernadette Bleuse ne s’est pas représentée aux suffrages des électeurs », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  19. « Francine Gomel reçoit l’écharpe de maire à Homblières », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Francine Gomel, enfant du village, a été élue maire de la commune d’Homblières ».
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  23. « Homblières : hommage à Jules Eugène Rondeaux », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne) « Directeur d’école né à Parfondru en 1871 et nommé instituteur à Homblières en 1913, où il a aussi assuré les fonctions de secrétaire de mairie. Jules Eugène Rondeaux a assisté à l’arrivée des Allemands et a secondé au mieux le maire, Augustin Evrard, durant cette période difficile. (...) Sur décision des autorités allemandes, il a été obligé de quitter Homblières en avril 1917. Il n’y est revenu que le 1er septembre 1919. Jules Eugène Rondeaux décède à Homblières le 16 janvier 1935 à 64 ans ».
  24. « 02383 Homblières (Aisne) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).
  25. Armorial de l'Église de France de Jacques Meurgey page 19